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L'expression est d' Arthur Rimbaud qui vénérait plus que quiconque la poésie
de son contemporain Beaudelaire. Un ¨véritable Dieu¨ disait-il à propos de lui.
Mais ce que le jeune Rimbaud aimait en Beaudelaire, c'était la révolte et le
renouveau dans l'oeuvre de son prédécesseur. Rimbaud traitait de cabochard le
bon vieux Victor Hugo; trop romantique et trop verbeux à son goût. C'est tout dire!
Charles Beaudelaire a donc été une source inaltérable d'inspiration pour Rimbaud
mais aussi pour bon nombre de poètes français qui devaient éclore à la fin du 19e
siècle et tout au long de la première tranche du 20e siècle.
Les fleurs du mal, considérée comme l'oeuvre majeure de ce premier poète moderne,
aura subi les foudres de la censure publique de son époque. Mais, elle aura marquée
à jamais l'histoire de la poésie française.
Que l'on décide de célébrer les 150 ans de cette oeuvre de génie par un spectacle
alliant poésie, musique et théâtre, cela est tout à l'honneur du Centre d'Arts d'Orford.
Quand Léo Ferré a eu la bonne idée de mettre en musique des poèmes tirées des Fleurs
du mal, il savait très bien que ce geste serait marquant. De savoir qu'il sera donc possible
d'entendre des poèmes de Beaudelaire mis en musique par Ferré ou par Debussy dans le
cadre d'un spectacle diriger par Lorraine Pintal, cela devrait suffire à attirer son lot de
mélomanes et d'amoureux de l'oeuvre beaudelairienne.
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