September 2007 - Messages
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' Stormy Weather ' : Un scénario qui aurait mérité d'être retravaillé
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Le problème avec ' Stormy Weather ' est que l'on n'arrive pas à faire nôtre les sentiments de la psychiatre, Cora, à l'égard de sa patiente. Il y a peut-être la scène dans laquelle Loa décompense en voulant fuir l'hôpital et qu'on lui injecte, de force, un calmant. Ou bien cette scène où Cora laisse entrer Loa dans le bureau réservé au personnel qui est une chose à ne pas faire si on ne veut pas être trop envahi par les patients: la relation d'aide est le corps de métier où il y a le plus de burn-out. Mais l'un des ultimes pas à ne jamais franchir est de ne jamais donner son numéro de téléphone personnel à un patient; ce que fait, malheureusement, Cora. Ça tout professionnel le sait. Et le film n'arrive pas à nous enlever toute objection surgissant logiquement. Jamais la réalisatrice ne réussit à nous faire ressentir la nécessité de passer outre le code de déontologie. La photographie fait naître en nous un sentiment de solitude. À voir les paysages désolés de l'Islande ajoute à l'isolement des êtres. En début de film la mer se soulève et vient se fracasser sur les falaises occupe tout l'écran. Aussi, il est également intéressant d'attirer notre attention sur la vie des insulaires sans faire que dans le pathétique: La majorité des habitants travaillent dans la seule usine de l'île, on nous dit qu'il y a aussi un peu d'activités touristiques, le mari de Loa se soûl pour geler l'ennui et Loa veut fuir car, on le devine, elle a besoin d'être stimulée pour se sentir un peu plus vivante. Ce qui est humain dans ce film est malgré que Loa soit affligée d'un problème de santé mental, c'est qu'elle n'est pas ostracisée par les insulaires: Elle travaille comme tout le monde, elle a un mari qui n'a aucun problème de santé mentale et qu'il l'aime, elle a un bébé ( dont sa belle-mère prend soin ). Malgré ses points positifs ' Stormy Weather ' laissent les amateurs de films humanistes sur leur appétit. À moins de se stimuler en jouant à interpréter sans aucune assise.
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Novo
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Se pourrait-il qu'il y ait des films qui nous ennuis profondément ? Pourtant cela ne devrait pas exister. Mais pourtant il faut faire avec. ' Novo ' est une comédie (et non un drame ) érotique faiblement pimenté et surtout sans grand intérêt. Seul le jeu de caméra et le montage sont par moment intéressants : Images aux déroulements ultrarapide que vient appuyer une musique sensuelle aux sonorités électroniques feutrées. Le scénario semble absent de trame dramatique. Pourtant elle est là. La femme d'un homme veut qu'il retrouve la mémoire. Alors elle le place dans un lieu de travail à volet thérapeutique. Oui elle est là la trame mais elle disparaît derrière un érotisme gratuit, vide prenant toute la place.
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'Les amants réguliers' :Le fatalisme en politique et en amour
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Tout oeuvre cinématographique, et d'art, est de point de vue. Bien sûr il y a la technique. Mais la technique est là pour servir le propos que l'on veut faire embrasser. Louis Garrel tombe dans des clichés sur la politique et la relation amoureuse. Des clichés qui nous disent qu'on a essayé et qu'il n'y a rien à faire, que tout est foutu. 1968. Paris. Des ouvriers occupent des usines ( nous ne le savons que par le biais de la caméra filmant un journal). Des étudiants, jeunes prolétaires et bourgeois de ' gauches ' montent aux barricades. Puis le soulèvement est maté par les CRS. Les jeunes se sauvent, certains sont arrêtés. Garrel suit un groupe de jeunes ( on dit qu'il a péché dans ses souvenirs pour ce film ) Ils sont sept à huit. Ils sont découragés que la révolution n'est pas eu lieu. Même les adultes se mettent de la partie. Nous irons passés quelques jours à la campagne, ça nous fera du bien. Ils sont moins pathétique que ces jeunes mais ce n'est pas eux qui occupent la place centrale du film. Quand on recule au niveau des bagarres politiques il reste l'amour ou ce qui peut y ressembler. François s'oublie en Lilie. Il ne veut pas q'elle le prenne pour quelqu'un qui est contre la liberté. Alors il lui dit qu'elle peut aller avec qui elle veut, qu'elle ' est libre '. Elle est contente. Lui fini par en mourir. Les amants réguliers, est un film long, très long, déprimant, n'apportant rien pour éduquer et inspirer la jeunesse et les plus vieux, créant l'expectative pour les plus courageux et confortant les fatalistes. Jamais ne naît en nous le désir légitime de crier haut et fort on avance, on avance on ne recule pas; pourtant c'est ce qu'il faut pour que la société avance et cesse de reculer.
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