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Congorama est un film intelligemment construit tant au niveau du scénario que du montage. Avec l'insertion des différentes ellipses introduisant les points de vue des personnages, nous ne pouvons qu'être enrichis de connaître la, ou les, motivation des protagonistes. Certains se sont peut-être sentis perdus par ce procédé, il faut comprendre, comme pour Alejandro González Inárritu, que le réalisateur veut nous parler du vécu de tous les personnages en lien avec la même situation. Et à la fin nous assistons au dénouement heureux ou malheureux, ou à quelque chose entre les deux. Congorama, quant au scénario, aborde les thèmes du respect de l'environnement avec la voiture hybride qui est un des centres d'intérêt de Michel. Il touche aussi à la beauté des mélanges des cultures : Michel est marié à une congolaise, il est belge et apprend, au début de la quarantaine, que son véritable père est québécois. C'est à ce moment qu'il décide de se mettre en quête de ses origines. Que de beaux moments auxquels nous assistons, entre la culture belge et celle québécoise, incarnée par le personnage de Gourmet, toujours, et celui de Gabriel Arcand, entre autres. Nous rions beaucoup aussi. Mais le rire n'est pas vulgaire. C'est tantôt un rire de situation, tantôt un rire suscité par le fin jeu d'Olivier Gourmet.
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