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' Histoires d'hiver ' : Un film qui a tout pour séduire les Québécois
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Non "Histoires d'hiver" n'est pas un film que l'on pourrait qualifier de génial. Bouvier n'a rien inventé de nouveau et on ne se surprend pas constamment à dire mon Dieu comme c'est brillant. Nous sommes en 1967, c'est l'époque de la guerre au Vietnam. On aborde cet évènement par le biais d'un professeur d'anglais quelque peu marginal et excentrique noyé dans la religion du hockey et des valeurs familiales étroites. Nous ne pouvons pas dire que ceux qui remettent la société en question ont le beau rôle dans ce film et qu'ils sont très intelligents. Pour preuve le non tactique professeur d'anglais impatient a changer les choses et qui se casse la gueule, et aussi cette adolescente qui tient un discours politique qu'elle est la seule à comprendre. Ce qui est bien raconté dans ce film de François Bouvier est cette belle histoire d'amour du hockey et celle qui se développe entre Martin et Véro. La majorité des jeunes québécois a collectionné des cartes de hockey, a rêvé de serrer la main aux joueurs qu'elle préférait et a voulu d'un adulte qui la comprendrait. Bouvier parle de notre passion érigée en religion ( mais qui emprunte graduellement la voie d'un simple divertissement; notre équipe ne nous fait plus autant vibrer et cela nous rend nostalgique ) avec un art efficace. On se retrouve facilement dans cette histoire, très nous. Les femmes ne sont pas en reste. L'image de la mère est présente, celle de la femme séductrice et séduisante, de l'adolescente qui aime et qui choisit. Je ne peux passer sous silence le jeu impeccable de Denis Bouchard et en plus quel personnage attachant. Dommage qu'il n'est pas été récompensé pour sa prestation.
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Scènes de la vie grise
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Travelling à l'intérieur d'un appartement parisien en bordel. Une femme ou un homme de ménage serait le bienvenu. Ce sera une femme. Et même une jeune femme. Plutôt jolie. Laura.
Jacques est une quadragénaire émergeant à peine d'un divorce. Il est ingénieur en son, riche, mélomane. Laura, 18 ans, veut vivre selon ses désirs pour ne pas dire ses caprices, sans trop penser au lendemain. On ne sait pas à quel milieu social elle appartient : On l'imagine pauvre ( elle fait des ménages et se cherche un endroit où rester ). Bien entendu une relation se nouera entre eux.
Ce film est tirée d'un roman de Christian Oster. La réalisation de Claude Berri est ennuyante et parsemée de clichés. Le jeu de Bacri est excellent. Celui de Émilie Dequenne est naturel. Elle a reçu pour cette prestation le Prix d'interprétation féminine à Cannes en 1999, ex aequo avec Séverine Caneele.
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Coup de coeur
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Lisa Moore est auteure en résidence à l'Université Mémorial de Terre-Neuve. À la fin de son roman, dans ses remerciements, elle souligne qu'il est important d'avoir une aide financière pour mener une vie d'écrivain. En exergue elle aborde également l'importance du support moral et technique. Tout le monde sait que la vie d'écrivain demande beaucoup de force morale et une certaine endurance physique, des connaissances et du partage techniques ainsi que du talent, mais Lisa Moore est la seule qui à ma connaissance dit sans détour que l'apport financier est important. Heureusement pour la littérature qu'elle a pu bénéficiée de cet apport.
« Alligator » est un roman touchant, intelligemment raconté allant directement aux émotions ressenties par les différents personnages : Elle nomme ces émotions, en plus de les dépeindre, sans dentelles romantiques influencés par le dix-neuvième siècle mais plutôt par un romantisme moderne. Nous voyons une scène d'amour naissant dans un cours prénatal, se poursuivant dans un Tim Horton, nous voyons l'adolescente sensible à la nature et révoltée du non respect qui lui est démontré, nous côtoyons l'amour, la désespérance, la mort, l'illusion dans un style épuré et précis rappelant Joyce Carol Oates et Raymond Carver mais à mon avis supérieur à ce dernier par la précision du sentiment décrit.
La force de ce roman réside aussi dans les images dépeintes: " Il avait chiffonné sa serviette de papier pour en faire une boule serrée, avait levé le poing et laissé tomber la serviette. Ils l'avaient tous les deux regardée se déchiffonner sur la table. La serviette s'était ouverte comme une fleur qui éclot au ralenti dans un fillm." De ces descriptions visuelles, sans dentelle, réalistes, légères et précises, l'auteure nous en fait fréquemment cadeau.
Lisa Moore est une écrivaine à suivre à la trace, à lire et à étudier pour notre plus grand plaisir.
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