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Changement qualitatif
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La chasse aux pédophiles est ici prétexte à un changement qualitatif qui s'opérera dans la psyché de quelques banlieusards. Ces êtres sentiront qu'il est préférable de se parler au lieu de sauter trop vite aux conclusions: On a déjà pendu des gens pour découvrir quelques années plus tard que ce n'était pas eux les responsables: Souvenez-vous de l'affaire Coffin et des conclusions précipitées des attentats du 11 septembre, beau prétexte pour, jusqu'à maintenant, envahir l'Afghanistan et l'Irak.
Morin a choisi comme toile de fond les évènements du 11 septembre 2001. Les gens de cette banlieue ne sont curieusement pas affectés par ces évènements. Mais il ne faut pas se surprendre car, sauf pour Sylvie Léonard, tout le monde ici ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Que leur petit monde a de la valeur, rien d'autre. En parallèle au 11 septembre ces quelques banlieusards vivent leur névrose personnelle ( angoisse, obsession sexuelle, l'envie maladive, etc. ) mais aussi collective: Des pédophiles vivent dans mon quartier et ils vont certainement s'en prendre à mes enfants. " Parents en alerte" est heureusement là qui veille, prêt à dénoncer les "futurs" récidivistes. Le "pédophile" après avoir fait son temps sort de prison. Il revient dans son quartier voulant reprendre avec sa femme. Mais la pression sociale tel un étau se resserre autour de lui, tout comme cette psychose collective contre les musulmans. On condamne avant même d'avoir jugé sans préjugé, et surtout que par intérêts égoïstes poussant jusqu'au génocide.
Contrairement à la majorité de ses autres films Robert Morin nous signale qu'il y a une lumière au bout du tunnel, et ce n'est pas un train, mais plutôt l'étoile qui pointe le Nord. Par contre, le changement qualitatif sera amené trop brusquement. Il aurait été plus intéressant de nous l'offrir avec plus d'art et de psychologie.
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Briser la monotonie
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Paysages désolés déteignant sur les habitants. Les fonctionnaires suédois à la queue leu leu, attachés à leurs roulottes fabriquées dans le même moule, débarquent en Norvège. Ils s'en viennent observer des vieux garçons pour la recherche de la cuisine qui leur conviendra parfaitement. Les fonctionnaires ne doivent en aucun cas parler à leur hôte leur ayant été assigné.
Cette vie uniforme rappelle de gros boeufs qui jour après jour tirent la charrue en ligne droite jusqu'au moment où on leur indique d'autres ordres à exécuter. Vie homogène, sans stimulation, sans excitation. Oui des êtres désolés comme leurs paysages. Du moins en ce qui concernent ces deux êtres que nous suivons: Isak et Nilsson. Isak est celui qui est observé par Nilsson mais... En tout cas faut voir et non décevoir. Nilsson observe avec pusillanimité jusqu'au moment où l'amitié appelle ces hommes qui ont l'intelligence de leur fragilité.
Nilsson observe avec pusillanimité jusqu'au moment où l'amitié appelle ces hommes qui ont l'intelligence de leur fragilité. Puis la bonté des sentiments fera place au malaise. On aura du plaisir. Comme nous dit le réalisateur faut se rapprocher pour se comprendre; ne plus jouer au bébé; descendre de notre chaise haute quoi.
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L'obscurantisme encore une fois
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"Les mots pour moi sont des guides. Je les laisse aller devant" Original mais il y a quelque chose comme en suspens. Le commun des mortels se pose la question: qu'entend-elle par là ? Tout au long de l'entrevue c'est d'un ennui pathétique; rien mais rien d'intéressant... je m'excuse, j'oubliais le passage où la poète nous dit en exergue qu'il est important de lire un peu de tout, ça nous ouvre les horizons - c'est comme pour les voyages -. Merci pour ce conseil. Il est probable que je me trompe, elle doit certainement dire des choses intéressantes: elle est en lice pour le Prix du Gouverneur Général: "D'où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous? [...] " J'ai la réponse, il faut bien car le journaliste ne nous dit pas clairement ce que l'auteure pense à propos de cette question existentielle maintes fois à nos oreilles rabattues depuis des siècles et des siècles: Nous venons de Dieu, nous sommes sur terre pour vivre comme des enfants de Dieu et nous terminerons au Paradis. Cé ti pas beau ça ? À moins que ce ne soit du côté de Darwin qu'il faut chercher la réponse à ces questions: Primo l'évolution de l'espèce vous connaissez ? Deusio je crois que nous sommes des êtres humains avec tout ce que cela comprend de complexités. Tertio eh! bien avant de terminer au cimetière cela dépend de notre capacité à faire intervenir la volonté soit de vivre comme des animaux sauvages où seul le plus fort triomphe et les autres tant pis pour eux ou bien comme nous sommes, i.e. des êtres h-u-m-a-i-n-s.
J'ai tenté d'éclairer là où à mon avis il le fallait. L'obscurantisme me fait grincer des dents, dans ces moments le clavier m'est tellement libérateur.
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