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Stéphane Chénier
Stéphane Chénier
October 2006 - Messages
16 octobre 2006, 12:09
' Raising Victor Vargas ': Un film touchant et intelligent
Comment ne pas être touché par cette histoire simple mais tellement complexe ? Comment ne pas être touché par toutes ces thématiques, aussi finement abordées dans ce film, que sont l'éveil à la sexualité, l'amour, l'amitié, le respect de notre culture versus la culture dans laquelle on se retrouve plongée ? Le jeu des acteurs est d'un naturel déconcertant pour des acteurs de cet âge. La grand-mère, pour sa part, semble trop se juger de peur de ce que les cinéphiles diront d'elle. Mais n'est-il pas là le déchirement intérieur sourdant de l'influence de ces deux sociétés, une archi-catholique, l'autre aux moeurs beaucoup plus libérales ? Sollet avait écrit un script de quatre-vingt dix pages, il ne l'a jamais montré aux acteurs; il voulait du vrai; du vécu-acteur-humain. Ces jeunes ont travaillé fort et ils lui ont donné ce qu'il voulait et même plus: car on n'a pas la science humaine infuse non de Dieu. On apprend et apprend sans cesse, c'est cela la beauté de la vie.
8 octobre 2006, 7:37
Un suspense qui s'essouffle
Ce film réalisé par Cronenberg sur un scénario de John Olson librement inspiré de la bande-dessinée du même nom créée par John Wagner et Vince Locke ( dessinateur ), est loin de satisfaire les cinéphiles qui en ont vu d'autres. Et pour causes: La psychologie des personnages est trop superficielle et le dernier tiers du scénario est bâclé. Avant de s'associer à un tel scénario Cronenberg aurait dut suggérer quelques retouches à Olson. Les thématiques de la vengeance, du mensonge, de la rédemption, du pardon, et des liens du sang sont abordées sans recherches profondes et par effet de cause non stimulantes pour le spectateur. Pourtant, avant la dernière demi-heure du film, nous sommes pris par l'intrigue - est-il oui ou non celui qu'il dit être ? - Au moment où nous sommes fixés, l'on s'attend à quelque chose de thrillant; mais ce quelque chose n'arrive jamais et l'on va même jusqu'à tomber dans des clichés maintes fois rabattus. Dommage.
4 octobre 2006, 8:55
' Cinderella man ' : Une leçon de courage à l'époque de la Grande Dépression
' Cinderella Man ' veut nous montrer que malgré n'importe lequel type d'adversité auquel nous faisons face qu'il ne faut jamais baisser les bras. Le film s'ouvre sur un combat entre Tuffy Griffith et James J. Braddock tenu au Madison Square Garden de New-York le 30 novembre 1928. Braddock envoie son adversaire au tapis et c'est le k.o. Les milliers de spectateurs jubilent. Les gens sur la rue lui demandent des autographes. Donc, le réalisateur Ron Howard nous montre que Braddock était très populaire. Braddock est marié et il a des enfants. En 1928 la famille Braddock habite une grande demeure bourgeoise. Les enfants ont même une nounou. Tout va bien: les enfants adorent leur père, Zellweger aime son mari, Braddock aime sa famille et l'argent ne manque pas. Scène lien entre avant et pendant la dépression pour la famille du boxeur: Travelling sur la commode bourgeoise: Montre, croix en or, bijoux, coffret stylisé pour bijoux, liasses de billets de banque, puis travelling au noir, ouverture: dessus de commode pauvre, tout a disparu, remplacé par un partiel bucco-dentaire à une dent; nous sommes le 30 novembre 1933, quatre ans après le début de la Grande Dépression, la famille Braddock habite un appartement très pauvre. Problèmes économiques criant: Les factures impayées forment une pile, on dilue le lait avec une grande quantité d'eau, on mange du baloney, on court après le travail. L'époque de la Grande Dépression est très bien rendue: Des gens couchent sous de vieilles tentes dans des terrains vacants, d'autres pour s'abriter du froid s'installent étroitement entre deux bâtiments, les chômeurs et leur famille traînent les rues, les enfants pauvres jouent dans de vieilles carcasses de voitures, etcetera. Malgré la misère noire et les humiliations Braddock n'abandonne jamais, il continue à vouloir faire vivre sa famille et à garder le même caractère inébranlable; celui d'un combattant. Joe Louis disait de lui qu'il n'a jamais vu de boxeur aussi courageux
2 octobre 2006, 12:46
Prétentieux que cela
Ça me semble d'un ennui et très prétentieux: «Lire de la poésie, c'est consentir à être transformé» Sitôt qu'on commence à me dire de ces phrases pour m'empêcher de développer mon regard critique, je me rebiffe. Lire de la poésie c'est ça et non autre chose nous dit cette auteure à ce que vous nous rapportez. Il y a des poètes qui sont d'un ennui incommensurable et qui nous provoquent des bâillements jusqu'à ce qu'on se décide à les laisser tomber. D'autres nous inspirent à écrire, à combattre ou à partir à l'aventure. Aussitôt que l'on lit de la poésie on ne consent pas à être transformé, on consent tout simplement à lire pour apprendre des choses, pour se divertir ou pour être inspiré. De plus les auteurs qui l'inspirent ne m'inspirent pas, sauf Flannery O'Connor, ils sont des adeptes du négativisme, obsédés par la mort, le néant, le mal de vivre et l'introspection.
2 octobre 2006, 12:05
Un dramaturge avec le fond du texte criant: urgence!
Une écriture forte et singulière est possédée par Daniel Danis: Du québécois, du nous, du de notre culture du côté des enragés; des gens qui sont tannés de sentir qu'ils se laissent faire depuis trop longtemps. William en a par-dessus la tête du maire ( y' a t-il du caractère de Stéphane Gendron là-dessous ? ), il voudra se venger mais... À lire, étudier et comprendre pour s'en inspirer pour aller au-delà.
Stéphane Chénier
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