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Pourquoi imaginerait-on Cuba sans politique ?
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Un hommage grandiose à la musique cubaine. Un documentaire nous partageant cette culture trop inconnue. Une musique positive nous insufflant le goût de vivre.
Pour les nostalgiques de la période Fulgencio Batista ( Ce dernier s'est proclamé président en 1940 cela environ sept ans après son coup d'État, mais déjà dans les années 30 il dirigeait en coulisse ) petite éclaircie pour débuter: En février 2004, Washington a interdit au célèbre chanteur cubain du groupe Buena Vista Social Club, M. Ibrahim Ferrer, de se rendre aux États-Unis pour recevoir son prix Grammy. Sa visite aurait été « préjudiciable aux intérêts étasuniens » selon un communiqué des autorités, qui ont invoqué la section 212-f de la loi migratoire. Cette loi concerne les.terroristes, assassins et narcotrafiquants.
Sous Batista Cuba est considéré comme le bordel des États-Unis: Plus de 10 000 prostitués foisonnent à La Havane, des millionnaires états-uniens blanchissent leur argent dans les casinos, entre autre le gangster Lucky Marciano. À cette époque le peuple crève de faim les campagnes sont archi pauvres. Partout les Cubains prennent le chemin de la révolte. Plusieurs sont pendus aux palmiers sur le bord des routes pour décourager les révoltés.
Et maintenant grande éclaircie: Pour ce qui est de la propagande anti-Castro à la Andy Garcia disant qu'il n'y a plus de musique à Cuba, détrompez-vous et je parle en connaissance de cause j'y suis allé à Cuba. À La Havane les groupes pullulent ( ainsi que dans les autres villes que j'ai visitées: Cienfuegos, Santa-Clara, Sancti Spiritus et Trinidad ) ces groupes jouent de la musique traditionnelle et même l'État les aident à endisquer leur propre création. Visitez donc La Floridita, La Bodeguita, les hôtels de tout Cuba et vous verrez combien sont nombreux ces groupes qui nous vendent leurs disques. Tenez en passant le groupe cubain Arauca viendra probablement à Québec en juillet ou en septembre; venez vous rendre compte de leurs compositions.
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Ce n'est qu'un début...
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Les 19, 20 et 21 avril 2001 à Québec a eu lieu le Sommet des Amériques. Ce documentaire politique de Gabriel Anctil ( coréalisé par Benoît Dépot et Nicolas Gagnon ) donne le point de vue de différents militants ( intervenants sociaux, individus et professeurs ) combattants les défenseurs de la Mondialisation.
Aux attaques contre les peuples du monde, avec la ZLÉA entre autres, nous voyons des jeunes de différents horizons politiques prendre la rue et répondre par un Front Commun contre le néo-libéralisme. Les médias monopolisés chantre de la désinformation et de l'idéologie capitaliste sont critiqués.
Gabriel Anctil nous dit sans ambiguïté:
" Je me réclame de la réflexion et de la révolte du Sommet des Amériques qui plus d'un an et demi plus tard, restera pour des milliers d'entre nous l'étincelle qui provoquera tôt ou tard le grand feu de joie d'un monde nouveau.
"J'en appelle à l'utilisation de tous nos moyens pour combattre le lavage de cerveau effectué par les grands propriétaires des médias. Partout des lumières doivent s'allumer et faire comprendre aux autres qu'il faut éteindre celles aveuglantes des télévisions avant d'y voir vraiment clair. La population a grand besoin d'une profonde désintoxication cervicale contre ces pushers du mensonge.
"Formez vos collectifs, projetez vos pensées, écrivez vos idées, criez vos propositions !"
Et surtout travaillons à notre unité car les Sommets organisés par ceux qui ont les mains plongées dans le sang des peuples ne nous donnerons jamais satisfaction sans que nous soyons unis et décidés. Anctil, Dépôt et Gagnon peuvent être fier de leur documentaire.
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