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Clichés instantanés
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Lors du visionnement d'un film d'humour nous nous attendons à rire, je n'ai souris; et que deux fois. Au moment où Johnny assemble son pistolet et qu'il s'aperçoit qu'il a oublié de bien installer le ressort pour la détente, ainsi que lorsqu'il est pourchassé par des chiens féroces et pour les faire taire, il leur lance des jouets pour bébés, vous savez ces jouets que l'on compresse et qui nous font entendre des onomatopées. Oui je n'ai souris que deux fois et ces scènes se retrouvent dans l'introduction. Pendant tout le reste, je me suis ennuyé car toutes les blagues de situations étaient prévisibles: Cocktail donné en l'honneur de Sauvage ( Malkovich ), Atkinson parle contre Sauvage à Imbruglia, Malkovich se retrouve dans le dos d'Atkinson. Combien de fois avons nous vu et lu une scène semblable ? Et dans ce film, les mimiques d'Atkinson ne sont pas drôles, moi qui pourtant aime bien Mr Bean. Par contre à l'encontre de certains contributeurs, je dois ajouter qu'Atkinson, la grande moitié du temps, est sérieux. On sent un talent sûre : Visage stoïque, profondeur du senti dans ces répliques, corps admirablement habité. À ce niveau Atkinson nous hypnotise. De plus, à combien de répliques à caractère raciste nos oreilles assistent-elles ? Les Anglais sont comme-ci les Français sont comme-ça; des généralités gratuitement méchantes ne tenant compte d'aucuns traits d'unicité humaine. Est-ce que Truffaut est calqué sur Lelouche ? Est-ce que Hitchcock est la copie conforme de Chaplin ? Avec "Johnny English" Peter Howitt a carrément manqué son coup.
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L'Empire: des paroles aux actes.
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En ce moment la Maison Blanche ajuste les degrés de sa lunette pour parfaire son tire médiatique, " diplomatique " et militaire dans le but de nouvelles invasions. Certains diplomates états-uniens photographient des sites militaires " ennemis ", des porte-avions ( USS George Washington, croiseur USS Monterey, destroyer USS Stout et la frégate USS Underwood ) sillonnent les caraïbes ayant pour objectif une éventuelles invasion de Cuba et du Vénézuela.
Patrick Clawson, un expert sur l'Iran et directeur adjoint de la recherche du Washington Institute for Near East Policy, et qui est un partisan de Bush, a dit, à l'endroit de l'Iran, qu'il préférerait le recours au sabotage et autres actions clandestines, telles que « l'accident industriel ».
En janvier dernier, le président français Jacques Chirac a répondu présent à l'appel d'Israël lorsque cet État a demandé l'appui de la communauté internationale occidentale concernant la question de l'Iran: "La dissuasion nucléaire (...) dit Jacques Chirac n'est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques", appartenant à des organisations comme Al-Qaïda par exemple. Mais "les dirigeants d'États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous" et "ceux qui envisageraient d'utiliser (...) des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposeraient à une réponse ferme et adaptée de notre part". AP
Oui souvent ces politiciens sur lesquels nous n'avons aucun contrôle, parle non-clairement mais nous savons tous dans un tel contexte ce que veut dire: " ... une réponse ferme et adaptée de notre part".
Pour Bush et Blair les lois internationales existent pour être violées, la Convention de Genève sur le respect de l'intégrité morale et physique des prisonniers est foulée aux pieds. Et Chirac par ses dernières positions nous indiquent qu'il est prêt à agir anti-démocratiquement non plus en coulisses mais à la face du monde.
Bravo pour ces livres mais il nous faut aller plus loin.
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Avez-vous déjà vu la gueule de Nick Tosches ?
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Pour ne pas jeter du discrédit inutile à son physique de naissance, sachez qu'il est né en 1949. Maintenant à l'aube de la soixantaine, il apparaît sec comme un raisin de Corinthe, la peau du visage trucidée par la vie ( le reste du corps je ne l'ai pas vu; heureusement ), arborant un magnifique dentier et sa grise chevelure mi-longue, non sans charme, est gominée. Maintenant passons à quelque chose de plus intéressant: son écriture.
Nick Tosches manie le clavier magnifiquement :
" Comme l'été 1995 touchait à sa fin, mon esprit revint trente ans en arrière, jusqu'à un autre été que j'avais commencé à voir sous une nouvelle lumière. " Vous vous dites : " Bof! J'ai déjà lu mieux. " ? Alors lisez le paragraphe suivant:
"Satisfaction semblait venir de nulle part : un jet de flammes dans le désert, comme une délivrance, dans les derniers jours de mai. Cette chanson me fit l'effet d'un hymne, le seul hymne qui m'ait excité depuis l'attrait prépubère de la lueur rouge des fusées et des bombes explosant dans les airs."
Ce n'est pas du Balzac mais cette prose prend place dans l'esprit nord-américain d'aujourd'hui. Aujourd'hui et nord-américaine car à sa lecture nous ressentons qu'elle nous ressemble. Qui plus est son souffle nourrit par de longues phrases pourrait ennuyer, au contraire il est à la fois empreint de force et de légèreté. Pour toutes ses raisons et aussi pour son érudition et sa critique sociale Nick Tosches est à lire.
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