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Stéphane Chénier
Stéphane Chénier
February 2006 - Messages
17 février 2006, 1:03
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... s'avère un plaisir pour quelqu'un qui comme moi a reçu plus de coups de coeur à le lire que l'inverse. Tout d'abord, je vous dis que je ne suis pas d'accord que vous le compariez à Houellebecq. Pourquoi le rapprocher de quelqu'un d'aussi raciste ? Djian à déjà confié en entrevue qu'il aimait l'écriture de Houellebecq mais jamais il n'a dit qu'il partageait ses idées. Djian sait installer une atmosphère dans laquelle les frissons vous naissent sur la peau. Que ce soit dans Zone Érogène, Maudit Manège ou 37/2 le Matin. Il possède l'art de l'écriture fiévreuse tout en nous entretenant de la vie quotidienne de gens pour la plupart ordinaires. De plus, il peut nous parler de ses petits boulots survivances, de sa recette de chili préparée en compagnie de bonNEs amiEs ou pour une nouvelle amoureuse, de ses heurs et malheurs avec l'écriture et surtout de ses déboires en amour. Je sais, les mauvais coups amoureux ce peut être tragique, mais même dans ces moments l'écriture de Djian fait montre de tendresse. De lui ne lisez pas Sotos aussi mauvais que Le Rêve de Zola: On dirait une stupide commande.
13 février 2006, 7:09
Jean-Claude Lamy
Je n'ai lu jusqu'à la fin qu'une biographie réalisée par Jean-Claude Lamy : " Prévert les Frères Amis " et une sur Brassens que j'ai feuilletée. Tout d'abord, sur les Prévert très ordinaire comme lecture . Il ne fait que chronologiquement nous parler du parcours de Jacques et Pierre Prévert , débutant à l'enfance et jusqu'à leur mort. Le style est très ennuyant. Dans la biographie sur Brassens : Il appelle Patachou, Lady Patachou. Pourquoi anoblir son surnom ? Vient le moment ou notre intérêt se transforme en Schumacher. Par moment, on se dit : " Wow ! ces grands hommes ont eu une vie des plus intéressantes " Mais justement voilà le problème avec le biographe Lamy : On dirait qu'il s'évertue à fabriquer un homme ou une femme - Françoise Sagan - et l'ériger en espérant que les gens en fasse un culte de la personnalité. Mais son écriture et sa construction sont tellement débonnaires que son contenu en souffre beaucoup; nous ne ressentons pas le désir en une traite de nous rendre jusqu'au bout. Nous le laissons de côté pour y revenir longtemps après et ce petit manège dure des mois sinon des années. Après tout, cela est bien mieux ainsi.
13 février 2006, 6:02
Encore le mal de vivre ?
À première vue, ce nouveau titre me semble déprimant. Avec une phrase telle que : " il n'y a pas un seul endroit au monde où nous sommes chez nous " comment ne pas sentir une certaine lassitude de la vie s'emparer de nous ? Qui sommes-nous ? Pourquoi vivons-nous ? Autant de questions existentielles que l'on se pose quand du matin au soir nous nous jugeons, et le monde autour, banal. Oui l'écriture de Jens Christian Grøndahl est précieuse et magnifique sans être trop ampoulée. Mais de lui je n'ai lu que " Bruits du coeur ", lequel d'ailleurs je n'ai pas terminé : trop triste, trop existentiel à vide. " Sous un autre jour " ne m'apparaît pas tellement différent que ce dernier, du moins pour l'émotion qui s'en dégage. Ai-je vraiment besoin de cette lecture pour me sentir revigoré moi un ogre de livres ? Oui car j'adore avaler tous genres confondus, mais ce sera pour plus tard car entre vingt et vingt-cinq titres m'attendent et que la grande majorité est de la littérature qui donne vraiment envie de vivre sans s'arrêter.
7 février 2006, 2:20
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... s'avère un plaisir pour quelqu'un qui comme moi a reçu plus de coups de coeur à le lire que l'inverse. Tout d'abord, je vous dis que je ne suis pas d'accord que vous le compariez à Houellebecq. Pourquoi le rapprocher de quelqu'un d'aussi raciste ? Djian à déjà confié en entrevue qu'il aimait l'écriture de Houellebecq mais jamais il n'a dit qu'il partageait ses idées. Djian sait installer une atmosphère dans laquelle les frissons vous naissent sur la peau. Que ce soit dans Zone Érogène, Maudit Manège ou 37/2 le Matin. Il a l'art de l'écriture fiévreuse tout en nous entretenant de la vie quotidienne; de gens pour la plupart ordinaires. De plus, il peut nous parler de petits boulots qu'il occupe pour survivre, de sa recette de chili préparée en compagnie de bonNEs amiEs ou pour une nouvelle amoureuse, de ses heurs et malheurs avec l'écriture et surtout de ses déboires en amour. Je sais, les mauvais coups amoureux ce peut être tragiques, mais même dans ces moments l'écriture de Djian fait montre de tendresse. De lui ne lisez pas Sotos aussi mauvais que Le Rêve de Zola: On dirait une stupide commande.
5 février 2006, 2:47
Une vision de la déchéance humaine
Que peut-on voir dans ce film sinon que les rapports humains nous apparaissent extrait du même moule ? Nous assistons par le biais de l'oeil du réalisateur Ulrich Seidl à des scènes dominées par la violence psychologique et physique, l'absence d'espoir, et la débauche sexuelle. Pour tous la vie est aliénante. L'ennui influence les personnages à être sadique ou à accepter qu'on le soit envers eux. Rien n'est beau dans la petite bourgeoisie autrichienne. Tout est laid, irrespectueux et plus que triste. L'auteur nous le montre sans tabous que s'en est presque intenable. Une femme se fait battre et humiliée par son petit ami. Elle a la chance de se venger. Mais elle l'aime. Une auto-stoppeuse accablée par des problèmes de santé-mentale, énerve les automobilistes par ses discussions et interventions assommantes et sans tact. L'un d'eux se venge d'elle de façon nazie ( oui nazie, et si vous voyez le film vous verrez que je n'exagère pas ) Regardez bien, semble nous dire Ulrich Seidl, vous verrez qu'ici l'humanisme fout le camp. Il est sans pitié pour cette classe de gens. Mais son regard nous rend t-il vraiment compte de leur réalité ? N'y a t'il personne d'humain dans la petite bourgeoisie autrichienne ? J'en doute fortement.
Stéphane Chénier
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