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Quotidien à l'ère fasciste
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Mussolini prit le pouvoir en 1922 et fût pendu par la résistance en 1943. De 1919 à 1922, l'Italie vit une grave crise sociale, économique et politique. Mussolini brise les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat (Confindustria et Confagricoltura). Ettore Scola avec " Concurrence déloyale " exploite cette époque sous l'angle de l'amitié et de l'ironie sociale.
Le film débute la journée du 12 février 1938. 16e années de l'ère fasciste. Umberto Melchiori ( Diego Abatantuono ) est victime de concurrence déloyale de la part du commerçant installé tout à côté de lui. Leone DellaRocca ( Sergio Castellitto ) de religion juive aime le commerce et n'a aucun scrupule à imiter les idées marketings de son voisin de façon tout de même assez rigolote. Umberto aimerait bien se débarrasser de ce concurrent déloyal. Dans un moment d'égarement et influencé par la pensée régnante culturelle, il tombe dans une attaque anti-juive. Par la suite, il corrigera son erreur courageusement en refusant de jouer le rôle de collaborateur et par de belles preuves d'amitié.
Scène intense où Castellito et son père ( Jean-Claude Brialy ) se retrouvent chez le commissaire fasciste pendant la saisie de leur radio ( on saisissait les biens des juifs d'après la loi appelée " Les mesures sur la race "). Dans cette scène Brialy et Castellito jouent remarquablement les personnes outrées.
Ce que je reproche à la réalisation est que l'on montre les fascistes de façon grossière et non subtile. À ce niveau, elle tombe dans la caricature. Ces derniers manquent d'étoffe et leur jeu est à tout moment théâtral.
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Valeur sûre ?
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Regardez bien chers lecteurs, cet entrefilet n'est produit que pour vous influencer à acheter le livre ( fort probablement que certains le savent sans avoir besoin de mon apport ). Et il ne fait pas dans la subtilité. On vous dit que l'auteur a été deux fois finalistes pour le Prix du Gouverneur général et qu'en plus il vient de recevoir le Prix des Écrivains francophones d'Amérique. J'ai déjà lu des Prix du Gouverneurs tel que du Louis Hamelin et c'était d'un ennui insurmontable. Fallait le lire à l'aide d'un dictionnaire. Et j'ai lu quelque part qu'il écrivait justement en s'aidant du dictionnaire.
Toutes les personnes non critiques et influençables se diront: " Je vais aller l'acheter car c'est une valeur sûre " Mais l'est-il vraiment ? Peut-être que oui mais... Dommage que nous n'ayons pas eu droit à un article élaboré et profond; nous aurions pu en discuter.
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Jeux de rôle virtuel à l'aube de la quarantaine
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Ça me semble intéressant. Mais ce qui m'apparaît étrange c'est le fait d'être intéressé par les jeux de rôle à la veille de la quarantaine. Comment expliquer ce phénomène ? Le refus du monde extérieur car nous nous sentons trop à court pour lui répondre d'une façon adéquate; l'idée de n'avoir aucune forme de contrôle sur notre vie dans le monde réel. Et nous nous disons que dans le jeux virtuel au moins là je pourrai faire, la majeure partie du temps, ce que je veux. Oui que la majeure partie du temps, car contrairement à l'écriture - où nous décidons tout, où nous sommes en quelque sorte Dieu - avec le jeu virtuel en ligne d'autres joueurs entre en contact les uns avec les autres. Alors le drame peut se présenter si nous sommes incapable de demeurer réaliste dans le jeu; incapable de comprendre et d'accepter qu'il existe des variantes hors de notre contrôle et que ce n'est pas la fin du monde.
Vital... sera-t-il gagnant ou perdant ?
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Du Bukowski là-dessous ?
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À vous lire, on dirait du Bukowski au féminin. Ce dernier a dépeint la misère d'une partie des laisser-pour-contre du système capitaliste américain. Les boulots minables succédant aux boulots minables, les bagarres de bar, la violence physique et mentale, l'ivrognerie comme résultat à ne pas chercher plus loin que le bout de son nez, le sens critique soufflé par une contre-culture à tout vent.
Irina Egli semble cadrée dans cette peinture. Déprime et Déboires aurait pu en être le titre ( comme tous les livres de Bukowski d'ailleurs ) toujours si je me fie à ce que vous en rapportez. Les valeurs humaines triomphantes, tout en incorporant une ou des intrigue intéressantes, à ce qu'il me semble c'est de cela dont nous avons besoin aujourd'hui. Nous évoluons dans un monde difficile, où nous sommes obligés de nous battre pour que nos conventions collectives représentes vraiment nos intérêts. À mon humble avis, nous avons besoin plutôt d'une littérature inspirante que d'une littérature qui glorifie la philosophie de l'abattement et de l'écrasement. Nous serions un peuple beaucoup moins déprimé si nous faisions la promotion d'une littérature alternative allant à l'encontre des valeurs néo-libérales et des comportements tragiques qui en découlent.
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