Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Stéphane Chénier
Stéphane Chénier
November 2005 - Messages
28 novembre 2005, 1:49
Coupures et implication
Je remercie de tout coeur l'ATSA pour son implication sociale. Étant un ancien intervenant en ex-itinérance pour une résidence affiliée à la Maison du Père, je considère courageux et significativement humain de mettre pour un moment l'art à la portée des plus mal pris de notre société. Avec la désinstitutionnalisation débutée il y a près de vingt ans, la maladie mentale est entrée en contact avec les simples gens, et maintenant souvent nous voyons de ces itinérants vivants avec une psychose ( la plupart des itinérants ) autour de nous. Dans sa grande majorité, à l'année, le peuple québécois est d'une touchante empathie, envers eux. Or, malgré la naissance d'une cinquantaine de résidences en Santé Mentale au Québec, beaucoup de travailleurs et travailleuses de ce domaine n'arrivent pas à combler les besoins des bénéficiaires ( j'omets consciemment la terminologie client qui ne devrait qu'appartenir à la logique marchande ). Au milieu des années '80, le gouvernement voulait réduire ses dépenses dans les services sociaux. En même temps, il n'a pas vu à exiger des résidences ce qui était bon en institution, comme les congés obligatoires dans le but de prévenir les burn-out et la rotation au travail - poste plus calme suivant un poste moins calme -. Conséquences : L'épuisement professionnel arrive premier dans le domaine de l'aide à l'humain. Puis certains de ces travailleurEs deviennent à leur tour des bénéficiaires. L'intervention de l'État dans les services en Santé Mentale a diminué. Le gouvernement en appelle en filigrane au bon coeur des québécois pour mettre sur pied des organismes comme l'ATSA; il sait que des gens et des organismes religieux le feront. Il veut que l'on retourne à l'époque où les acquis sociaux n'étaient pas encore acquis. Où l'église avec ses bons coups mais aussi ses ratés et sa corruption était la seule présente dans ce domaine. Cela montre également qu'il ignore les demandes pressantes de l'itinérance et de ses travailleurEs.
14 novembre 2005, 8:37
Trente-six métiers, une maîtrise en lettres et le Goncourt
Jean Rouaud a exercé plusieurs métiers. Commis voyageur, pompiste, vendeur à domicile... En même temps, il possédait une maîtrise en lettres. Comme quoi, que ce soit au Québec ou en France ou dans une multitude d'ailleurs, des études en littérature sont loin de garantirent une sécurité financière. Mais faut bien manger et survivre. À l'époque de la remise du Goncourt, soit en 1990, Rouaud travaillait comme marchand de journaux dans un kiosque. Rouaud homme effacé comme le personnage central de " Les champs d'honneur ", écrit avec talent et grande sensibilité, devient le temps d'un succès littéraire celui que, sans cesse, l'on reconnaît dans la rue. Il se fait parolier de chansons: " L'or du temps ", interprété par Bruno Pelletier, "Chanter n'est pas jouer" par l'icône Johnny Halliday, "Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez..." par la Grande Juliette Gréco. Grisaille, oui cette grisaille du temps bien rendue par Denis Deprez. Nous la connaissons cette grisaille, juste à se mettre le nez de l'autre côté de la fenêtre, nous les Québécois. Mais laissez-moi vous dire, votre moral ne plongera pas dans les flammes de l'enfer en lisant les mots sous la plume de Rouaud, vous serez éblouis par la grâce de son expression. Mais si je me trompe glissez-le dans un tiroir de la table de chevet et attendez la renaissance du printemps.
14 novembre 2005, 4:58
Les activités ne manquent pas, mais...
Par contre, pas assez de détails: J'aurais aimé une description nous indiquant qui sont ces différents artistes. Nous dire qui ils sont, et ce qu'ils créent ( entre autre pourquoi pas des extraits de certaines de leurs oeuvres ) nous aident à les connaître un peu mieux ( évidemment en demeurant objectif ) Karen Young nous la connaissons pour ses chansons et son implication militante contre la guerre en Iraq et ailleurs. Céline Bonnier et Angèle Coutu sont des comédiennes québécoises connues, mais les autres, ceux qui se sont mérités des prix et les autres comédiennes, nous n'avons pas été en contact avec leurs oeuvres ou leurs créations. Pour ce qui est du livre de Pierre Assouline " Lutétia ", disons qu'il en a mûri l'idée pendant 34 ans. Il voulait un livre qui parle d'un hôtel, les gens qui y sont passés et un moment d'histoire commune du dit hôtel: et ce fût le Lutétia à l'époque de l'occupation allemande et un peu après. Je vous en entretiens, mais pourquoi le Voir ne l'a pas fait ?
8 novembre 2005, 8:35
L'homme qui en sait beaucoup mais qui n'ose pas assez
Il est dit que Monsieur David Suzuki est un vulgarisateur scientifique. Cette affirmation nous indique que ce dernier travaille à se faire comprendre par la grande majorité de la population. Or quand il dit que : " les trois grands partis fédéraux demeurent obnubilés par une théorie qui les limite dans tout: la croissance. " De quelle croissance parle t-il ? La croissance de la géographie canadienne ? Celle de la population de ce pays ? Peut-être de celle de la politique aux intérêts capitalistes de Layton ( oui Layton ), Martin ou Harper ? Pourquoi ne précise t-il pas ? En ce qui concerne les médias, pourquoi encore une fois ne précise t-il pas, en disant comme beaucoup le sait, qu'ils sont monopolisés presque à 100% par les riches-possédants ? Une sommité comme lui en disant ces faits cela aurait de l'impact sur ceux qui l'écoute, et il aiderait à ce que les choses changent plus vite pour le profit de la population. L'état de l'environnement naturel ( il y a l'environnement social aussi ) est lié à des intérêts économiques et politiques égoïstes et égocentriques. Prenons le fait suivant : Vers 1989 deux scientifiques de l'Université de Sherbrooke, MM. Jean-Marc Lalancette et Germain Bélanger, découvrait le procédé Pyral. Grâce à cette découverte nous aurions pu brûler les BPC sans retombées négatives sur la nature ( les dioxines et les furannes, très dangereuses pour le développement de cancers, auraient été détruites ). Mais le gouvernement, sous pression de leurs petits amis riches, a préféré ignorer ce projet sécuritaire et faire brûler les BPC dans l'incinérateur de Senneterre. Monsieur Suzuki, ce fait est un exemple de science qui trouve des solutions, car ne vous en déplaise la science en trouve, mais trop souvent le peuple l'ignore, car on le préfère ainsi, ignorant: il est plus avantageux pour le Conseil du Patronat de le maintenir en cet état.
Stéphane Chénier
Profil complet
Envoyer un courriel