September 2005 - Messages
|
|
|
Réflexions à la messe
|
Un peu endormant. Même étant québécois, je ne me suis pas retrouvé dans cette nouvelle. Ai-je la même identité que d'autres contributeurs ? Je ne crois pas. Je fais parti d'une autre génération; une génération plus jeune. Alors, à quoi me rattacher dans ce texte ? Est-ce que quelque chose de cette oeuvre m'a fait vibrer ? ...... Je cherche....... Je cherche encore.......
On a doit à des réflexions marquées par la culture religieuse profonde de l'auteur, du style : " À l'heure qu'il est, mes poignées de main stratégiques ont peut-être évité un vol d'auto, un génocide et un avortement. " Éviter un avortement, comme si cela était quelque chose de bien. Merde, évoluons un peu ! Et même un vol d'auto peut être justifiable si ce larcin est pour fuir des cinglés qui veulent nous faire la peau. Je sens encore trop de respect de l'auteur au niveau des idées religieuses reçus. Et dire qu'il y en a qui l'a juge rebelle. Un moment donné faut que notre réflexion nous porte vers des idées humanistes, pour le bien de la collectivité et pro-choix s'il vous plaît. À lire les commentaires, on dirait que seulement moi semble s'être aperçu de ces fanfaronnades judéo-chrétiennes.
Et il y a de la confusion, dans ses réflexions à la messe. Exemple: Au début de la nouvelle, sa mère est supposée être vivante : " Et il y avait ma mère. " et nous apprenons quelques lignes plus loin qu'elle est morte depuis sept ans. Nous sommes dans le même lieu, à la messe, sans changer de jour et la mère décède sur un coup de tête de l'auteur. À moins que la mère soit déjà morte et que la personne qui lui dit : " - Non, non, Alice, faut pas que tu croques, c'est le corps du Christ! Croque pas, laisse fondre, tranquillement. " n'est autre que Julien. Je ne sais pas. Mais une chose est certaine, c'est que cette partie n'est pas claire. À mon humble avis, il faut que l'auteur fasse attention à l'unité de lieu et de temps.
|
|
|
|
Des silences chargés de significations
|
Rarement voit-on au niveau de la nouvelle d'ici ou d'ailleurs, autant de forces au niveau du non-dit. Il n'est pas nécessaire de toujours s'ouvrir la bouche ou d'écrire plein de mots, pour faire sentir ce que nous voulons communiquer. Si l'on ne regarde pas plus loin que le nombre de mots de cette nouvelle, on passe à côté de la beauté de la profonde relation qui semble s'établir entre l'homme et l'enfant. Sans que cela ne soit proprement dit, nous comprenons très bien que l'enfant avec son regard sur les choses; la façon qu'il comprend la situation, il veut créer une relation avec l'homme. Mais l'homme trop prit par son besoin de création est agacé par la présence de l'enfant. Or, car il faut bien faire avec la présence de l'autre, il glisse vers la politesse et finit par communique verbalement. Puis comme une pichenette d'humour, non-voulu par l'enfant mais dont lecteurs et lectrices s'aperçoivent, la nouvelle ( que je trouve d'un style peu vu et tout à fait exquis ) se clot sur un quiproquo verbal. Au-delà de ce quiproquo, nous remarquons que l'enfant sans en être conscient fait un beau compliment au peintre.
|
|
|
|
Voltaire Côté
|
Bon récit, très bien mené mais ne respecte pas le genre. Où est l'humour ? Il aurait été préférable que l'auteur l'inscrive dans la catégorie générale.
|
|
|
|
Non mais c'est d'un ennui !
|
Pourtant le texte commençait bien avec une observation intéressante sur le passé de Bob. Je croyais que MG était pour créer quelques situations qui nous prendraient à contre pied. J'ai aimé l'idée que Bob se sort de sa torpeur et devient un militant de la cause verte. Mais l'auteur a manqué de souffle assez rapidement, et c'est malheureux : Comme s'il avait une idée en tête et qu'il avait hâte d'y arriver. À ne pas prendre assez notre temps, on saborde le travail entamé. Aussi beaucoup de fautes d'orthographes, d'accord de verbe. Pas drôle, je n'ai pas ri.
|
|
|
|
Malheureusement ça ne lève pas
|
Le personnage n'est pas assez travaillé, cela donne lieu à plein de clichés sur les obèses. Tout le monde à déjà entendu parler ou lu quelque part que les " gros " mangent mal; se gavent de cochonneries, de bières, et squattent dans leur salon devant la télé les samedis soirs.
Je ne sais pas en quoi ici nous pouvons parler d'humour ? Désolé mais c'est plein de lieux communs; il n'y a aucune originalité. De plus, nous n'assistons à aucun crescendo nous faisant passer du sourire au rire. Je le répète, faudrait travailler l'originalité et aussi se procurer un bon livre sur les figures de style et mettre les enseignements qu'il prodigue en pratique.
|
|
|
|
Un style moderne au contenu de perdition
|
Le personnage est décadent: Il pratique une fellation au revendeur de drogue en échange d'une dose; il n'a pas dormi depuis trente heures: à cause de l'extasie ? du crystal-meth ? ou/et quoi d'autre (s) ? La conscience du personnage l'appelle: " ...et je me dis que cette fêlée qui porte mon nom est en train de devenir dangereuse pour elle-même. " Mais la suite du texte, nous démontre qu'il tait cette voix et nous plongeon dans l'inconscience et la recherche du plaisir immédiat.
Alors on voit triompher les : " Je-me-fous-des-sentiments-des-autres, je-me-fou-de-trahir- ma-soeur ( en l'occurrence ) mes-désirs-priment ". Certaines personnes sont conscientes des conséquences de leurs actes, mais elles préfèrent fuir cette voie qui les appelle à emprunter le chemin du respect de l'autre et de soi-même.
Critères d'évaluation, oui critères d'évaluation : Pourquoi ne peut-on pas critiquer les valeurs humaines promues ? Oui les métaphores sont originales, oui le style est unique, mais le contenu est un abîme de perdition.
|
|
|
|
Un bon texte qui aurait mérité plus de travail
|
Dès le début de la nouvelle, l'auteur nous indique le lieu: Musée d'Orsay. Et pour paver la voie au suspens, il nous dit qu'il est 17 heures 58: À peine deux minutes avant la fermeture officielle du célèbre musée ( seulement le jeudi qu'il ferme vers 22 heures ) . Pendant ce temps, le héros est tapis dans les toilettes. Une demi-heure avant la fermeture ( c'est comme cela que ça se passe ): les gardiens commencent le tour des salles pour demander aux gens qui traînent encore de quitter. Dans cette oeuvre de Robinson Rivière nous sommes quelque part entre 1986 ( l'ouverture du musée d'Orsay ) et aujourd'hui. Le héros a 19 ans.
On lit " Faune mon amour " d'un bout à l'autre sans jamais avoir l'impression que l'auteur s'est arrêté en chemin. Le texte coule comme une rivière au cours infini. Par contre, en tant que lecteur critique, nous remarquons plusieurs clichés qui au style de l'auteur jette de l'ombre: " ... a couper le souffle ", «... me laissant le champ libre ", «... suais à grosses gouttes ".
De plus, dans la première phrase, il n'est pas nécessaire de préciser que l'action se déroule à Paris. Il n'y a qu'un seul musée d'Orsay et vu qu'il est le seul, il ne peut pas se trouver dans plus d'un lieu.
Il y a quelques fautes au niveau de la langue: comme par exemple " mi obscurité " prend un trait d'union, ainsi que " mi homme " et " mi bête ".
" Afin de voir où j'avançais, je devais m'essuyer constamment le visage afin de me débarrasser de l'eau qui me dégoulinait jusque dans le creux du nombril. " Cette phrase n'est pas très crédible; on se dit qu'il exagère.
Le texte aurait besoin d'être un peu peaufiner. On sent qu'il a un bon rythme et l'auteur semble posséder une belle culture. Mais certaines erreurs avec un peu plus de travail pourraient être éliminées.
|
|
|
|
Je vous soupçonne d'être jaloux de ce texte
|
Incroyable de lire autant de réactions négatives envers ce texte. Comment ne pas le trouver tout simplement génial. Elora pose l'intrigue dès le premier paragraphe de sa nouvelle. Avec ces mots : " Mal m'en prit " le suspense est déclenché. On veut savoir ce qui arrivera à l'héroïne.
Le 2e paragraphe est dominé par un magnifique descriptif du lieu. Ce paragraphe respire la sérénité et la beauté. Nous le sentons dans tout notre être.
Tout le texte est intelligent qui est plus est sensé. En fait foi l'exemple suivant ( mais il y en a d'autres ): " À m'acharner de la sorte ( frotter les bâtons l'un contre l'autre pour créer du feu ), j'en viens à avoir chaud, très chaud. Mais dès que j'arrête, ma sueur me refroidit. " L'auteur a prit le temps de se plonger dans la peau du personnage, pour savoir comment nous ressentons les répercussions de cette action sur notre peau.
De plus, Élora fait la guerre aux clichés de manière tout à fait poétique. Elle nous offre des trouvailles de petits bijoux: " Les divers tissus de mes vêtements commencent à se cartonner à tour de rôle à mesure que le soleil faiblit. " , " Je suis assise sur un tapis de feuilles enflammées, qui sont pourtant plus froides que jamais. "
Ce texte est très original. Sa forme s'enchevêtre avec son fond et nous est révélé à la tout fin un dénouement surprenant.
Je dois souligner une petite erreur: " Les branches sont envahies, le tapis jadis froid aux couleurs flamboyantes s'enflamme à son tour, je suis encerclée. " Si le tapis s'enflamme l'héroïne ne peut être encerclée par les flammes, les flammes prendront sous elle, lui brûleront les pieds, les jambes et ainsi de suite. Mais ce n'est qu'une minuscule erreur facile à corriger.
|
|
|
|
Fenêtre sur cour
|
L'auteur nous amène dans la vie d'un écrivain " en panne sèche". Pour acquiescer à la demande de son éditeur, il lui faut produire un roman et vite. Une semaine. Impossible qu'un éditeur demande à un auteur de pondre un roman en une semaine. Même Jack Kérouac ( si nous acceptons le mythe du " On the road " ) ne l'aurait pas réussi. Si l'auteur a souhaité faire vraisemblable pour ce point, il aurait été préférable que son personnage soit sous l'effet de drogues quelconques ou qu'il tombe dans le genre fantastique à la Harry Potter ou autres héros de cette littérature. Dans le paragraphe où le héros se prépare pour aller, enfin, comme il l'espère, parler à Julie, je dois préciser qu'à ce moment je me suis demandé où il se trouvait. Dehors? Ou bien encore dans son appartement? Une petite phrase d'éclaircissement pour qu'on suive bien le personnage dans l'espace aurait été appréciée. Je ne sais pas si je peux parler d'originalité. L'histoire m'a par instants trop fait penser à " Fenêtre sur cour ". On sent que l'auteur s'en est inspiré. Ce que j'ai vraiment aimé de ce texte, est son rythme.
|
|