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Stéphane Chénier
Stéphane Chénier
June 2005 - Messages
30 juin 2005, 12:19
La misandrie de Katie. Et de son auteure ?
Mais qu'est-ce qui a fait naître chez l'héroïne de Louise Desjardins un tel mépris des hommes ? Parce que c'est bien cela qui domine dans cette oeuvre : " Pourtant, Dieu sait si l'amour de Tony m'a rendue malheureuse et celui de René encore plus et si mes petites amours m'ont déçue, Marcel et sa poésie, Noël et sa pipe de hasch. Le seul amour qui dure, me suis-je dit, c'est l'amour de mes filles, l'amitié de Violette et Martine. " Aucune figure de femme dans ce livre ne nous apparaît pour contrebalancer la misandrie de Katie. La figure masculine nous apparaît sous les traits de son père alcoolique et coureur de jupon, de Tony son premier mari qui possède les mêmes défauts que son père, Noël son amant de transition névrosé et qui ne fait montre d'aucun savoir-vivre. Et pour renforcer encore plus son mépris, sa mère dans un premier temps devient folle du aux nombreuses infidélités de son père et pour terminer elle en meurt. So Long est un livre écrit par une femme qui semble en avoir bavé à cause des hommes. Je ne dirais pas que c'est une écriture au féminin, car ce n'est pas l'ensemble des femmes auteures qui place la gent masculine au premier rang de l'ennemi à abattre. Les féministes à oeillère devraient aimer cette lecture et les hommes influençables et émotivement fragiles auront envie de jouer du scalpel avec leurs bijoux de famille.
28 juin 2005, 5:25
La misandrie de Katie. Et de son auteure ?1
Mais qu'est-ce qui a fait naître chez l'héroïne de Louise Desjardins un tel mépris des hommes ? Parce que c'est bien cela qui domine dans cette oeuvre : " Pourtant, Dieu sait si l'amour de Tony m'a rendue malheureuse et celui de René encore plus et si mes petites amours m'ont déçue, Marcel et sa poésie, Noël et sa pipe de hasch. Le seul amour qui dure, me suis-je dit, c'est l'amour de mes filles, l'amitié de Violette et Martine. " Aucune figure de femme dans ce livre ne nous apparaît pour contrebalancer la misandrie de Katie. La figure masculine nous apparaît sous les traits de son père alcoolique et coureur de jupon, de Tony son premier mari qui possède les mêmes défauts que son père, Noël son amant de transition névrosé et qui ne fait montre d'aucun savoir-vivre. Et pour renforcer encore plus son mépris, sa mère dans un premier temps devient folle due aux nombreuses infidélités de son père et pour terminer elle en meurt. So Long est un livre écrit par une femme qui semble en avoir bavé à cause des hommes. Je ne dirais pas que c'est une écriture au féminin, car ce n'est pas l'ensemble des femmes auteures qui place la gent masculine au premier rang de l'ennemi à abattre. Les féministes à oeillère devraient aimer cette lecture et les hommes influençables et émotivement fragiles auront envie de jouer du scalpel avec leurs bijoux de famille. Mais pas moi.
26 juin 2005, 10:25
Lassant à rendre malade
Que peut-on trouver de si captivant à un tel premier roman ? Monsieur Alain Jaubert utilise jusqu'à écoeurement pour le lecteur le style littéraire de l'énumération. On ne peut utiliser un style littéraire à satiété sans risquer de perdre l'intérêt du récepteur. Est-ce que quelqu'un l'a mis en garde ? Non. Il a même gagné la bourse Goncourt du premier roman. Les rigolos. Chez moi ça provoque le rire. Il est vrai que je ne siège pas au Goncourt moi. Je ne connais pas les raisons qui ont motivé leur choix. Peut-être la notoriété d'Alain Jaubert a joué en sa faveur ( Journaliste scientifique, chroniqueur musical, réalisateur de plusieurs documentaires, auteurs de la série télévisée " Palettes " ) ? D'après moi, ils n'ont jugé que sur la forme. J'en ai lu des livres et des livres et il est vrai que je n'ai jamais lu quelqu'un qui empruntait ce style sur autant de pages. C'est original certes, mais ça ne vaut pas tant de reconnaissance.
24 juin 2005, 1:13
L'affaire Chaoulli et la nécessité d'être unis
L'affaire Chaoulli a été entendue à la Cour Suprême le 8 juin 2004: «l'absence d'un accès en temps opportun à des services de santé assurés par la province, de pair avec les restrictions législatives à l'accès à des soins privés, constituent une atteinte à l'article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés. L'article 7 de la Charte stipule que «chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale. Le 9 juin de cette année, à 4 voix contre 3, la Cour Suprême du Canada a déclaré que les régimes et assurances de soins de santé privés sont constitutionnels. Avec cette cause on a vu que le but était de trouver une légitimité pour permettre aux monopoles d'avoir un plus grand accès au «marché de la santé. Notre système de santé public est en train d'être détruit au profit d'un système privé. Aux États-Unis plus de 45 millions d'individus ne sont pas couvert par une assurance santé. Les monopoles privés de la Santé des États-Unis veulent venir ouvrir des succursales ici et ils demandent à tous les paliers de gouvernements de travailler à faciliter leur implantation. Plus de gens mourront faute de ne pas avoir les moyens de payer leurs frais d'hôpitaux. Il ne faut pas que l'on ressemble aux États-Unis où le côté mercantile l'emporte sur le côté humain. Nous avons besoin de nous organiser pour protéger nos acquis et pour bâtir un monde meilleur avec une Constitution moderne dans laquelle nous pourrons enchâsser le droit de poursuivre tout élu et gouvernement qui ne s'acquitte pas de son obligation de fournir les ressources qui nous sont collectivement nécessaires. Rentrons-nous dans la tête que divisés nous ne sommes rien, mais qu'unis nous sommes invincibles.
18 juin 2005, 2:40
Des preuves s'il vous plaît
Le problème avec l'étude de Jean Forest est qu'il ne pousse pas plus loin que de citer des thèses pour appuyer ses dires. Lorsque l'on fait du journalisme d'enquête, il faut avoir des preuves irréfutables de ce que l'on avance, sinon vaut mieux ne pas aborder le sujet. Et ne s'appuyer que sur des thèses ne constitue pas des preuves. Il nous faut des documents d'archives, des rapports présentés par telle ou telle organisation sociale, culturelle, politique ou autres, des entretiens donnés par des dirigeants de pays, de banques, etc. Sinon ce n'est pas du journalisme honnête; ce n'est que du journalisme de propagande. Le discours de Jean Forest est incisif, mais lorsque l'on voit ses sources on ne peut que penser à la maxime disant: " Quand la caravane passe, les chiens aboient ". Il aurait dû être plus patient avant de sortir son livre, nous y aurions tous gagné au change. De plus pourquoi dans son entrée en matière parler de Charlie Rose, Noam Chomski et Michael Moore et omettre de parler de Michel Chossudovsky. Chossudovsky est professeur d'économie politique, conférencier et conseiller auprès de pays en développement, d'organismes internationaux et des Nations Unies, en plus il élève sa voix partout où il se présente pour les opprimés contre le néolibéralisme. Forest nous dit que plus personne écoute la gauche ( Charlie Rose, Noam Chomski et Michael Moore ) Permettez-moi de rire de lui et je ne crois pas que je serai le seul.
17 juin 2005, 10:28
Une facilité de conteur mais...
William Boyd possède un grand talent de conteur. À ce niveau, il est remarquable, et pourrait sans aucun doute faire la leçon à plusieurs écrivains. Quand nous parlons de livre, par contre, nous devons aussi aborder ce qui y est véhiculé. Dans le recueil " la femme sur la plage avec un chien " Boyd, avec la majorité de ces nouvelles, semble vouloir s'adresser à une quantité, non négligeable, d'homme sur le dos desquels la famille et le travail pèsent. Il va sans dire que tout père peut s'ennuyer dans la routine quotidienne. Mais quelle alternative acceptable propose à ces hommes l'écrivain Boyd ? Aucune. Il les tourne plutôt vers la distraction éphémère et dangereuse qu'est l'adultère. Pour la plupart, ses héros ne pensent qu'à satisfaire leur appétit sexuel: seul stimuli acceptable pense notre écrivain: Dans une nouvelle il veut s'envoyer Tanja, dans une autre c'est l'athlète que le héros est venu interviewer qui passe près de venir garnir son tableau de chasse. Un peu plus avant dans le recueil on a droit à un vieux de soixante-quinze ans faisant le décompte de ses conquêtes. Puis les enfants du héros ou bien ceux qu'il rencontre bien malgré lui, ne sont que des bâtons dans les roues de leur superbe carrosserie casanovienne. On a qu'à lire la nouvelle où Tanja lui présente Pascal et quand ce dernier l'appel maman l'appétit sexuel du héros est scié en deux. J'ai lu qu'il y avait des passages humoristiques, mais où sont-ils ? J'ai eu beau porter une attention particulière, tout ce que j'ai vu ce n'est que des héros embourgeoisés pour qui prime le Me Myself and I.
17 juin 2005, 5:08
Nouvelles grises
Après avoir lu " Insulaires " de Christiane Lahaie, la première impression qui s'empare de moi en est une de tristesse. Chaque nouvelle est dominée par un romantisme sombre et brumeux. J'ai particulièrement aimé " Bridge over the River Cam " dans laquelle deux amoureux se suicident en s'immergeant dans la Cam. La fin est noire et romantique. Christiane Lahaie aborde aussi la vie de tous les jours à Londres; la vie de touristes et de travailleuses, comme celle qui ramasse le corps des morts pour ensuite les acheminer à la morgue. Elle parle des alertes à la bombe, des bobbies qui sont aux aguets, de châteaux en ruine mais surtout d'amour. De belles nouvelles à lire par temps gris.
15 juin 2005, 1:44
Oui, une oeuvre fraîche...
Mais également dure: " La maison était tellement tranquille avant le changement d'horaire du frère-roi ( son frère le plus vieux ) Il n'y avait personne pour nous bosser, personne pour nous passer au cash, personne pour nous dire d'éteindre, de fermer la porte du réfrigérateur, la porte d'entrée à cause des mouches, de fermer nos gueules à cause des voisins" Le livre de Suzanne Marcil est truffé de moments de violence mais vêtu d'un style narratif plaisant et portant à réflexion. N'importe qui provenant d'un quartier pauvre peut retrouver son enfance dans " Ce n'est rien " Nous y voyons la pauvreté culturelle, par le biais des yeux de Lulie, d'une famille qui aurait bien besoin de vacances prolongées et même indéfinies. C'est une famille de travailleurs pour laquelle les enfants ne sont que des boulets et une famille qui croule sous l'ennui. Les enfants doivent faire " gaffe " sinon les " taloches " peuvent revoler. Vacances je disais, mais aussi elle aurait grand besoin de stimulis intellectuels, histoire d'augmenter son niveau de connaissances des rouages de la vie. Malheureusement, il y a trop de ces familles plongées dans le métro-boulot-dodo. Dans " Ce n'est rien " se côtoient des mots comme " conne " et " grosse vache ": donc elle emprunte autant à la culture populaire française que québécoise. Ce n'est pas vilain, c'est très québécois mais rarement transposé en littérature.
13 juin 2005, 12:57
Désinstitutionalisation
À la fin des années '80 début '90 il y a eu de la part du gouvernement le début d'un désinvestissement dans la santé mentale. Nous parlions d'intégration dans la société des personnes atteintes de maladie mentale. Est apparue une soixantaine de maisons prodiguant des soins aux personnes présentant des troubles de santé mentale. Le but était de montrer que notre gouvernement posait un geste humain. Par de beaux discours vulgarisés pour la population et intellectualisés à l'intérieur de mes cours de travail social, on nous a fait avaler la pilule. À la même époque, nous avons changé l'appellation " bénéficiaire " au profit de " client ". Le réalisateur ( et travailleur social ) du film Love-moi, Marcel Simard s'est objecté considérant que le côté mercantile prenait le dessus, même dans l'appellation, sur l'être humain. On appelle ceux et celles travaillant dans ces Maisons créées " IntervenantEs en milieu de vie ( I.M.V. ) ". Pas nécessaire de posséder un diplôme dans le domaine pour travailler comme I.M.V.. Mais ils sont moins bien payés: dépendamment des Maisons la différence peut osciller entre 3$ et 4$. Déjà que les I.M.V. avec diplôme, et ayant un poste permanent, leur salaire est en deçà de 15 dollars de l'heure. En majorité, ces travailleurs ne sont pas syndiqués. Donc, difficile de faire respecter ses droits sans une bonne convention collective signée par les deux parties. Pourquoi parler de ces travailleurEs dans cette réaction ? Pour avoir un portrait d'ensemble. On ne peut pas être sensibilisé pour la santé mentale sans parler en même temps de ceux et celles qui travaillent auprès de ces personnes. Beaucoup de ces travailleurs souffrent à un moment ou l'autre de leur carrière de " burn-out ": le " burn-out " ou épuisement professionnel touche majoritairement ce domaine. Notre gouvernement a pensé à court terme, sans exiger des ressources adéquates pour ces travailleurs: Entre travailleurs en santé mentale et bénéficiaires, la ligne peut être mince.
9 juin 2005, 10:06
Fumisterie
Trop souvent en art contemporain le message est plus travaillé que l'oeuvre visuelle. Le message est celui qui contient les mots nous expliquant ce que l'artiste a " voulu " communiquer aux pauvres " incultes " que nous sommes. Tout d'abord, lorsque nos pas nous guident à travers les dédales d'un musée, il ne faut pas lire ce que l'auteur a voulu nous dire; il faut lire après avoir vu. Et par la suite, si nous sommes suffisamment stimulés, nous pouvons patienter pour la prochaine visite guidée. Hier, au MAC, j'ai vu les " archères " ( excusez ma féminisation non-officielle: le Petit Robert devrait s'ajuster ) de Fiona Tan ( pas que ce volet de l'exposition, heureusement. J'ai trouvé cela nul. Tout au long voir des archères en plans rapprochés et fixent ( en plus, par moment on ne leur voit que le derrière de la tête ! ) ça ne m'excite pas l'intellect. Le message dit que dans " Saint Sebastian " que Tan allie " regard critique et vision poétique ": J'ai réfléchi et je n'ai absolument rien vu qui me permettrait d'être en accord avec une telle affirmation. J'ai titré " Fumisterie ", car le message trop souvent en art contemporain nous fait prendre des vessies pour des lanternes; il s'évertue à nous faire croire des choses complètement absurdes.
7 juin 2005, 7:07
Désirs refoulés
Si un besoin est longtemps refoulé, le jour où l'occasion se présentera, il peut s'étaler de façon non-contrôlée. C'est ce qui se produit dans Mother de Roger Michell. May apparaît du vivant de son mari comme une épouse et une mère "modèle" jusqu'à l'effacement de sa personnalité, de ses désirs propres. Oui, elle voudra s'enfuir avec l'amant de sa fille. Oui, au détriment de l'amour qu'elle porte à son amant et qu'une mère se devrait de respecter. S'enfuir, mais Darren est certain de ne vouloir s'engager... avec quiconque. May se sent revivre en la présence de Darren: Sa voix douce, sa belle attention, ses sourires et son ardeur sexuelle. Elle voudrait le garder auprès d'elle et en même temps s'éloigner, pour le temps qu'il lui reste à vivre, de l'atmosphère familiale pesante. Mais Darren aime la vie qu'il mène; il s'en contente. May lui proposera de l'argent, elle en possède plus qu'elle en a besoin; la mort sera bientôt là. Mais moi c'est ici que j'achoppe: Darren devient abject. J'aurais aimé que l'on ne tombe pas dans le cliché de l'homme qui lui donne de l'affection et du sexe parce qu'il y a une valeur matérielle qui y est rattachée. Je me demande, si ce côté mesquin du personnage de Darren n'a pas été ajouté après la critique du scénario par les producteurs ( pourtant on aimait son amour désintéressé du début de leur rencontre ) ? Je trouve que cette partie fait légèrement ombrage à l'ensemble de l'oeuvre. C'est vraiment dommage. 3 étoiles et demie
5 juin 2005, 3:32
Mince mais agréable
Ce disque peut s'adresser à un large public: Les paroles sont simples, la musique ne brasse pas, la voix de Kiberlain est claire et douce. N'importe qui peut trouver de telles paroles, peut posséder un peu de talent pour les balades, peut en faisant ses exercices de poses de voix et de diction nous toucher. Je ne dirais pas que "Manquait plus que ça" est un disque de talent, autant du côté de l'interprétation que de la composition musicale: C'est conservateur et réalisé à maintes reprises. Toutefois, il est agréable à entendre... sans plus.
6 juin 2005, 1:32
Comme l'éloge d'une fuite amorale
Première scène, Morvern est étendue par terre dans le salon à côté de son petit ami qui s'est suicidé. Il fait sombre. Seul le clignotement des lumières de l'arbre de noël les éclair. Morvern caresse le corps de son petit ami mort comme si ce n'était que le corps d'un petit animal domestique qu'on avait bien aimé. Puis elle taira cette mort tout le long du film. Juste un moment parvient où elle risque de tout déballer mais... ça meilleure n'allume pas. Quelques scènes plus tard, Morvern découpera son copain en morceaux pour enfin l'enterrer. Sur une cassette sa voix lui demandait ( entre autre chose ) comme dernière volonté de prendre de l'argent dans son compte pour les funérailles. Or Morvern a préféré jouer au boucher macabre et vider le compte pour aller se payer une virée en Espagne. Il voulait aussi qu'elle prenne le manuscrit sur lequel il avait oeuvré et qu'elle trouve un éditeur. Mais elle efface le nom de son petit ami, et met le sien. La durée du film est dominée par le sexe, la drogue, le me myself and i, l'individualisme à outrance, les amitiés tordues, la première occasion qui passe... Quand le soleil se couche et te frappe à gauche l'ombre de ta silhouette est plus grande que nature; comme la vie tu ne pourras jamais l'attraper alors il vaut mieux la fuire: Faire ton nid dans une zone d'ombre: attention risque de déprime.
4 juin 2005, 10:13
Un choc !
Milieu de la délinquance. Deux jeunes. L'un poète, l'autre prostitué. Leur amitié. Fascination, rapprochement, tentation, découverte de son homosexualité, sa non-acceptation, promesse, trahison, éloignement. Le jeune poète seul à Long Island, seul face à lui-même: La prison pour son père. Manquement dans les sphères de l'affection et de l'amour. Sur sa route un pédophile. La place du père. Au pied d'un lit, rapprochement, peine, caresses par le jeune poète; le pédophile: "Non, non, non". Puis l'inattendu...
Stéphane Chénier
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