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Stéphane Chénier
Stéphane Chénier
April 2005 - Messages
29 avril 2005, 8:41
Quand on se cherche
Ce besoin de se connaître de quoi émane-t-il ? Ostracisme est le mot qui me vient. Se sentir banni des autres, de la collectivité. L'ostracisme peut surgir suite à des manipulations politiques: On peut redouter le pouvoir de quelques-uns et vouloir les éloigner à tout prix. Mais dans ce livre l'auteure nous dépeint plutôt une des formes de l'ostracisme familial - au peu que je peux en savoir - : " Léonie fugue une fois, deux fois. La nature virevoltante de leur fille inquiète Motus et Bouche Cousue. " Pour aider à se connaître l'écriture peut sembler un bon outil, évidemment si nous aimons écrire, et plus si nous raffolons des mots. Or ce chemin peut aussi nous plonger plus avant dans notre souffrance malgré notre goût vif pour l'écriture. Puis l'auteure qui en a vu d'autres, persiste à talonner ses monstres, elle se révèle à elle-même, elle se porte en triomphe à ses propres yeux. Et, il se peut sans s'en rendre compte car elle fait acte d'écriture ( c'est son instrument ), qu'elle enfante sa nouvelle moi toute dépoussiérée, qu'elle nous offre après tant de travail.
27 avril 2005, 1:26
" Au sud de nul part "
Réponse au journaliste : Lieu : Un coin du New-Jersey. " ... depuis quand dure ce deuil qui n'est jamais qu'évoqué?" Depuis 5 ans, suite à la mort de sa femme. Mon but n'est pas d'être arrogant avec vous, d'autres et moi sommes par moment aussi dans la lune. Je veux tenir les spectateurs au courant du fait que le réalisateur n'a pas commis cette erreur. Voilà c'est fait. Ce film me donne l'impression de se dérouler - symboliquement - ( comme le titre d'une oeuvre de Bukowski ) au sud de nul part. À cause du lieu, les personnages s'ennuient. Les garçons de Jim à défaut d'avoir des activités stimulantes, foirent avec des copains. Qui plus est, le plus jeune se fout complètement de l'école, il ne semble avoir aucune ambition. Le plus vieux rêve de quitter pour la Floride: Quitte à abandonner famille et copine. Jim ( père interprété par LaPaglia ) est un horticulteur souffrant de la mort de sa femme. Une autre femme lui redonnera le goût à l'amour de la vie. Au sud de nul part ces gens s'emmerdent mais contrairement au livre de Bukowski ils ne sombrent pas dans la déchéance. Avec ce film nous sortons de certains stéréotypes : un homme élevant seul ses enfants, s'occupant des tâches ménagères, de plus il est horticulteur ( et non pompier, flic ou... bandit: Y'en a qui croient que c'est un métier ) Son fils aîné partage les tâches à la maison comme au travail avec lui. Un film à voir. Le réalisateur Josh Sternfeld, a été primé au Festival du Film de New York pour un court-métrage intitulé " Streamers " en 1997.
26 avril 2005, 12:36
Des bons et des méchants
Soyons clairs. Les mauvais traitements infligés aux orphelins de l'époque Maurice Duplessis n'est pas une chose inventée. En tant qu'intervenant et ayant travaillé à la Maison du Père, j'ai rencontré certains de ces orphelins. Certaines personnes en bonne santé furent enfermées avec des déficients intellectuels ou des individus atteints de maladie mentale. Plus il y avait d'enfants, plus les subventions augmentaient pour lesdits orphelinats. On faisait passer les enfants qui étaient sains d'esprit pour des malades mentaux. J'ai la nette impression que l'on veut ouvrir un débat pour que l'on puisse mieux départager les bons des méchants enseignants religieux catholiques. Demandez aux plus vieux de vous dire premièrement combien de bons sont-ils capable de compter et deuxièmement combien de méchants. Je vous garantis qu'il y aura plus de méchants et de loin. N'essayons pas de réécrire l'histoire de ces abuseurs en tous sens pour diluer leur cruauté connue par la société québécoise. L'État de l'époque était responsable des mauvais traitements subits par les enfants. Mais l'État préférait se fermer les yeux. Il aura fallu une grande bataille pour faire connaître au public ce pan noir du passé québécois. Monsieur Bruno Roy et autres se sont bien battus. J'espère que madame Vania Jimenez ne veuille pas faire ombrage à cet épisode de la Grande Noirceur ?
25 avril 2005, 3:31
Une idée comme ça
Ce qui est bien avec ces concours est que tous peuvent s'exprimer. Par contre, je me souviens avoir déjà fait une recherche sur un auteur qui avait remporté la palme au concours littéraire du journal La Presse. Ce quidam ( qui était loin d'en être un dans le paysage plume-et-encre ) était un écrivain professionnel. Comment peut-on se mesurer à un écrivain de métier ? À mon avis, nous n'avons pas une grande chance d'en sortir gagnant. Au concours La Presse beaucoup de gens avaient participé. Ici l'on nous dit que n'importe quel individu peut participer, sauf ceux ayant déjà publié un livre. Donc, un lauréat d'un autre ou bien de plusieurs autres, concours peut soumettre un texte. À quand un concours d'envergure pour les gens ne s'étant jamais mérité de prix littéraire ? Me semble que se serait bien de remonter l'estime de soi de certaines personnes aimant écrire.
7 avril 2005, 2:09
Modèles imposés
Que se passe t-il au Québec depuis quelques années ? On nous avance des modèles. Maurice Duplessis ( non mais Maurice Duplessis ! ), René Lévesque, Jean Duceppe, Willie Lamothe, Monica LaMitraille ( tout un modèle ! ), Alys Robi, Félix LeClerc, maintenant Louis Cyr. Demain Alexi le trotteur, La Bolduc, puis Mémère Bouchard. Le pire c'est que ces personnages nous sont toujours présentés d'une façon larmoyante, jamais réaliste. Je n'aime pas les biographies. Elles sont sans cesse déprimantes. On nous demande de suivre ce modèle et à ce qu'il paraît ce serait la seule voie pour réussir dans la vie. On nous les présente comme des gens ordinaires pour qu'ils nous soient plus accessibles: Plus facile à imiter. Apprenons donc à nous aimer et par le fait même à nous apprécier tel que nous sommes.
Stéphane Chénier
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