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Stéphane Chénier
Stéphane Chénier
December 2004 - Messages
26 décembre 2004, 5:55
De l'un à tous
Intéressante la démarche de Keene. Partir d'un fait divers, puis au fil du déroulement de l'histoire, trouver les moyens de le rattacher à l'humanité ( de l'individualité, à la collectivité. ) Une myriade de gens croit qu'elle est seule à endurer le problème qu'elle vit. Elle se croit couper de tous. Seule dans son coin. Mais ce qui l'uni à l'autre, est cette même souffrance qui peut porter le même nom: Chômage, abus physiques et moraux, dépression, enfance négligée et/ou abandonnée, itinérance, alcoolisme, drogues et autres supplices de la vie. Le travail de Denis Lavalou et Marie-Josée Gauthier est respectueux du texte. Lavalou nous dit qu'il ne veut pas que d'un travail formaliste. Il désire avec le jeu de la scénographie appuyer le texte. Pas la forme pour la beauté de la forme, mais la forme pour dévoiler les préoccupations des auteurs. Une pièce à voir pour constater que nous ne sommes pas seuls, et, que maintenant, il y a des gestes à poser pour vivre plus heureux seul et ensemble.
25 décembre 2004, 8:40
Ne somme-nous qu'un petit peuple ?
Un autre de ces livres ayant comme but de nous faire pleurer. Il en pleut de ces livres. Arlequin pourrait en témoigner. Je ne sais pas si vous vous rappelez Céline Dion tenant un rôle dans une mini-série Des fleurs sur la neige. Abandonnée par sa mère, elle est coup sur coup battue, violée et abusée. De quoi faire pleurer même W. Bush: mais ça ne l'empêcherait pas d'être ce qu'il est. Faut vraiment être voyeur pour aimer ce genre littéraire. Partout des gens meurent. Quelle est la famille qui n'a pas été confrontée à la mort d'un ou de plusieurs des leurs ? Monsieur Monette a suivi ce chemin parce qu'il sait que cela est vendeur. Il ne veut qu'exploiter nos sentiments, jouer sur nos cordes sensibles. Mais il y a des québécois qui voient clair dans son jeu. Et je suis fier de compter parmi eux.
25 décembre 2004, 6:48
Cruauté
Les enfants peuvent faire montre de cruauté, pareil aux adultes. Ce ne sont pas tous de petits anges. C'est une vision naïve que de le penser. Un enfant se fait montrer le tableau. L'enfant tremble. Il prend la craie. Le professeur donne ses explications. Toutes ces paires de yeux dans son dos. Faut pas se tromper. Le professeur continue de donner ses explications. C'est le brouillard. Faut pas je me trompe. À la récréation on va rire de moi. Simon va Peut-être me pousser. Je vais tomber. Et les filles vont rire de moi. Le professeur veut savoir si je l'écoute. Je me tourne. Je regarde le sol. Oui j'écoute. J'ai chaud. J'ai mal à la tête. Des enfants peuvent être aussi capables que Ludovic d'impressionner les autres par leur courage. Toutefois, ils ne sont pas tous comme lui. J'ai vu des enfants se faire ridiculiser car ils avaient tellement peur de se rendre au tableau qu'ils pissaient dans leur culotte. Et le professeur en rajoutait en humiliant encore plus l'enfant. Certaines écoles éduquent les enfants au respect de soi et des autres, à l'entraide, au partage. Beaucoup de professeur(e)s prennent des antidépresseurs ou des médicaments naturels pour pallier aux manques dues à la faute des commissions scolaires et du gouvernement. Alors, pas tous mais des professeurs déversent leurs frustrations envers certains enfants au lieu de frapper aux bons endroits.
25 décembre 2004, 1:17
Les classiques, toujours des réponses ?
Les classiques peuvent nous apprendre comment nous traiter les uns les autres. Du moins si l'on fait l'effort de mettre à jour le positif humanitaire de l'ouvre. Le livre de Manguel joue-t-il ce rôle ? Il se pourrait qu'oui. À nous de le découvrir. Mais une chose: pourquoi Kipling comme humaniste ? Kipling écrivait de la littérature colonialiste. Il vantait les mérites de l'armée colonialiste britannique. De plus, les peuples colonisés étaient dépeint comme des arriérés ayant besoin du " secours " de la couronne britannique. Est-ce que Manguel veut jouer au redresseur de torts envers ce dernier ? Y'a-t-il des choses que l'on ignore pouvant jouer en faveur de Rudyard Kipling ? Quelles réponses pourrait donner la littérature colonialiste aux maux dont sont affligés les temps modernes ?
25 décembre 2004, 11:58
Devenir Trophoux
Vous savez sûrement qu'on en dit de ces choses sur Yvan Ducharme. Depuis nombre d'années on s'évertue à le provoquer pour qu'il sorte de l'ombre. Mais pourquoi ? Un artiste nous donne son oeuvre. Nous on veut voir celui qui l'a créé. On veut le voir et entendre en entrevue. Mais s'il préfère ne pas être sous les feux de la rampe, il doit certainement avoir ses raisons. Et ses raisons ne nous regardent pas. J'espère que lorsqu'il mourra, les vautours des médias ne voudront pas aller à la recherche des gens qu'ils l'ont côtoyé. Oui on apprendrait les répercussions que le choix de Réjean Ducharme a eues sur eux. Puis avec les années l'assouvissement de ce bas instinct ne serait qu'un souvenir ingrat. L'artiste nous donne son oeuvre, prenons ce qu'il nous donne et laissons-lui sa vie privée.
24 décembre 2004, 12:48
Geneviève deviendra adulte grâce à sa rencontre avec le Nord
Geneviève a seize ans. Dans le Nord elle traîne avec elle sa culture du sud. Après moult drames, elle deviendra adulte au contact de l'île de Tayara. Ce livre part du point de vue de l'héroïne. Pour aider à la crédibilité d'un point de vue de jeune femme, Jean Désy a la chance de compter sur le fait que sa propre fille est à peine un peu plus vieille que Geneviève. Ce dernier, qui possède un doctorat en médecine et un en littérature québécoise, aborde la culture du Nunavik sans tomber dans une vision folklorique. On assistera au choc de deux cultures: celle amérindienne puis celle du sud influencée par la culture américaine. Jean Désy place l'humain au centre de ses préoccupations. Il a créé un cours intitulé : " Souffrance, littérature et humanisme ". Il y a de ces livres qui font du bien et dans lesquels on apprend de belles choses. L'île de Tayara est de ceux-là.
23 décembre 2004, 7:24
Le jeu du miroir
On ne peut passer à côté du jeu de DiCaprio. Son jeu est profond mais pas tout au long du film. Exemple: Lorsqu'au début du film, dans les escaliers de son aéroport, avant de monter à son bureau, on le voit en compagnie de son comptable et bien il supposé montrer qu'il est le patron, mais j'ai senti qu'il a décroché. Bof ! ce n'est qu'une toute petite chose. Pour son allure juvénile, et bien on l'oublie au cours du déroulement de l'action. Je l'ai trouvé très fort. Surtout lorsqu'il s'enferme dans sa salle de visionnement: vous verrez ( pour ceux qui n'ont pas encore vue ) il est très touchant. On dirait que c'est à la mode d'aborder la carrière de " grands personnages " sous l'angle de leur maladie mentale. " Un homme d'exception ", " Ma vie en cinémascope " et maintenant " The Aviator " ( y'en a d'autres ). Vont-ils nous servir la vie de " Louis Riel " ? Voyez-vous sa maladie mentale, c'est ce qui nous rend Howard Hughes sympathique. La photographie de " The Aviator " est magnifique. La scène du procès est drôle, mais par moment un peu trop ridicule: Hughes aurait mérité plusieurs outrages au Tribunal, mais en détenant un fort pouvoir économique, c'est lui qui vient à mettre le sénateur sur la défensive, et pendant un bon moment. ( le sénateur ne ramène même pas Hughes à l'ordre. Il vient à le laisser parler ) En fait c'est ce qu'il le sauve. Le sénateur est embarrassé et Hughes triomphe. Wouach ! méchant contre méchant: résultat, un méchant gagne. Et ce grâce à un jeu de miroir.
23 décembre 2004, 4:34
De générations en générations
Je me souviens du spectacle que Bowie a donné en 1987, au stade olympique. Le titre de la tournée était " The Glass Spider Tour ". En tout début de show, une araignée géante tenue par ses fils, glissait du plafond tout doucement. Puis au contact du sol elle s'arrêtait . Notre idole descendait d'un escalier fort lumineux, planté au ventre de l'arachnide. Les 70 miles spectateurs criaient comme des demi-dieu hystériques acclamant le Dieu suprême. Ce fût la seule fois que je pu me permettre de voir mon idole en personne. On eu droit à une soirée éclatante, d'illusions cosmiques, de plaisirs intenses. Je ne lirai pas cette biographie. On parlera de ses moments de junkie. Quoi ? manque-t-on de Jim Morrison, ou de Kurt Cobain à se mettre sous la dent ? A-t-on besoin d'une nouvelle icône pour influencer la génération que je suis, dans l'espoir qu'elle laissera faire ses enfants s'ils ont des problèmes de consommation de drogue ? Pourquoi le souvenir que les artistes nous lèguent devrait être entaché par des frasques de jeunesse ? Veut-on dire aux parents: " Vos gueules. Vivre et laisser vivre. Fuck l'éducation " ?
22 décembre 2004, 4:52
Votre texte est à couper le souffle!
Juste votre texte est presque une épopée. De l'action d'un paragraphe à l'autre, triomphant de la déprimante platitude qu'il nous est donné de lire d'habitude. Oui les dessins de Philippe Delaby sont réalistes, très léchés, par contre, peut-être trop beauté plastique. Mais ses touches donnent un côté beaucoup plus sensuel qu'auquel nous sommes habituées avec le dessinateur de Thorgal. Jean Dufaux crée des dialogues très crédibles: le lecteur n'achoppe sur aucune phrase. Pour les amateurs d'action en bd, vous ne vous ennuierez jamais: du début à la fin Dufaux vous tient; il a le sens du suspens. Il est très prolifique. Il a déjà produit une bd sur Balzac, une sur Hemingway, une sur Pasolini, il a écrit des pièces de théâtres pour jeune public et des nouvelles ( je crois qu'il a commencé par ce genre. Même s'il a attendu plusieurs années pour sortir le deuxième cycle de La Complainte des landes perdues ) il n'a pas chômé. Et n'oubliez pas les amis que c'est le cinquième tome. Toutefois, s'il n'aurait rien produit depuis plusieurs années, peut-être cet état aurait été dû à d'excellentes raisons personnelles.
21 décembre 2004, 12:06
Je suis ébahi
Une force vibratoire se dégage de l'une et l'autre des poétesses. La première pour ses images plus heureuses, colorées de vers aux mots réalistes. La deuxième pour ses images mais aussi pour la force qui émerge des vers créés après une introspection de soi ( à mon avis ). Oui Kim Doré devrait être finaliste pour le prix Émile-Nelligan, elle le mérite. Mais qui seront les autres finalistes ? Aura-t-on droit à une bonne cuvée ?
20 décembre 2004, 10:53
J'en salive !
Je suis passé sur le site de Nanowrimo. J'ai coché pour que l'on me remette en mémoire de m'inscrire l'an prochain. Mais je crois que ce n'est qu'en anglais qu'il faut écrire. Existe-t-il un pendant en français ? Si rien de telle dans notre langue n'existe, je le créerais. Mais ça me prendrait de l'aide. Je trouve que c'est une excellente idée. J'aime écrire avec d'autres gens ( même s'ils ne sont que virtuels ) . Ça me permet d'écrire plus souvent. S.v.p. si quelqu'un avant moi monte un site semblable en français, tenez-nous au courrant ( beaucoup de gens semblent intéressés ) . Toutefois, je me demande de quelle façon on pourrait se tenir au courrant ? Avez-vous une réponse ? Peut-être que le Voir pourrait faire un retour sur la question: une idée comme ça.
20 décembre 2004, 3:15
Atoca, oups!.... en tout cas.
Couverture rigide ou souple ? Pour moi, un beau livre se doit d'avoir une couverture rigide. Un beau livre est sensé passé à travers les années. Je ne sais pas si vous vous souvenez de la revue qu'on se procurait en kiosque, " L'histoire du Rock " ? Ça date: début '80 je crois. L'Odyssée du rock raconte les cinquante ans du rock. Un de mes frères à justement le même âge. Serait-ce un beau cadeau à lui offrir ? Vous ne donnez pas assez de détails. Par exemple, il suit l'histoire du rock année après année, et aussi il aborde les événements de l'époque: ça aurait été instructif que vous nous fournissiez un exemple extrait du livre. Je viens de voir sur le site d'Archambault que ce livre coûte 60 dollars sans compter les taxes. C'est de l'argent ça mes amis. Mais halleluïah ! c'est noël ! Faut se mettre dans l'trou, la tradition de consommation l'exige. Mes petits bonyennes, allez pas croire que je n'aime pas mon frère.
18 décembre 2004, 5:18
C'est Claire
Elle ne fait pas dans la dentelle; elle est caustique. Rire de ces intellectuelLEs qui ne font que la révolution dans leur salon ( Les Frustrés ) et qui ne s'occupent même pas de leurs bébés, enfin presque; pour avoir la paix elles sont prêtes à se mettre à quatre pattes ( Les connaisseurs reconnaîtront l'allusion, les autres amusez-vous à la trouver dans Les Frustrés ). Personnellement, Agrippine je ne la trouve pas drôle, et même ennuyante. Avec ce personnage Bretécher critique ceux et celles qui ne le sont pas. C'est déjà de la critique. Toutefois, je me permettrais d'aller plus loin, le but est de cibler ( depuis la naissance d'Agrippine ) un public plus jeune et de créer une culture frustrée et hypocondriaque chez les jeunes. Je connais les jeunes en tant que travailleur et en tant que père. Les ados sont plutôt critiques et même ils le sont sans arrêt. Non plus ils ne sont hypocondriaques. Je ne sais pas où Bretécher a été pigée tout ça. Alors, c'est pourquoi je crois que c'est une culture qu'elle essaie d'inculquer à la jeune génération.
17 décembre 2004, 1:06
Effexor
Marie-Sissi Labrèche nous avait promis un livre sur l'effexor; cet anti-dépresseur qu'elle disait consommer. Est-ce que son prochain livre, attendu en 2005, parlerait de ses aventures rocambolesques avec ce médicament ? Dans un autre idée, moi je lis Marie-Sissi. Mais je dois avouer comprendre pourquoi tant de gens, et même des écrivains reconnus, n'aiment pas la lire. Son écriture est nerveuse, à la limite de nous rendre fou. Cette écriture est un feu roulant étouffant qui me donne l'envie de fermer le livre et de ne plus y revenir. Laisse-moi respirer un peu Marie. Mais son écriture m'obsède. Je n'y peux rien, ça me prend la tête. Elle aime lire Christian Mistral. Moi pas toujours. Mais je le lis. Il me déprime trop souvent. Toutefois il est très intelligent, j'en conviens.
15 décembre 2004, 7:13
Un film remarquemarde !
Merci de m'avoir fait perdre ma soirée; j'adore m'ennuyer. C'est stimulant de se faire violer l'intelligence à répétition. Non mais y'a rien de plus jouissif. J'ai jubilé lorsque j'ai vu l'actrice principale rendre son dernier souffle et se réveiller pour venger son amant ( pourtant il n'est pas catégorisé fantastique. Méchants, vous nous avez joué un vilain tour là ! ). Plusieurs dans la salle ne tenaient plus de tant jouir: vous savez quand on est plus capable de trop d'excitation, on se met à rire. Y'a des gens qui ont gagné l'affiche et la trame sonore du film. Gang de chanceux. Je suis jaloux là. L'animateur de CKOI nous a souhaité de passer une belle soirée. Un petit baveux n'arrêtait pas de le relancer avec des : " Non. " Avez-vous passé une belle journée ? " Lui de rétorquer: " Non. " Que voulez-vous, on ne passe pas tous de belles journées. Faut être franc des fois, ça fait du bien. La photographie du film était trop belle. On aurait dit qu'elle était commandée par une agence de tourisme. Ça me surprendrait que j'ai raison; l'industrie ne se mêle jamais d'art. Ah oui ! J'ai aussi haït les costumes et les accessoires; beaucoup trop magnifiques. Ça m'a fait vomir. Pour ces deux dernières ratées, je ne lui octroie que deux étoiles.
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