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Bitcheries derrière le micro
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"Le cancer " atteint tout le monde qui n'a pas de principes. Ils ne pensent qu'à une chose, au succès à tout prix. Évidemment ce cancer n'attaque que ceux et celles qui veulent accéder au pouvoir. La satyre fait la critique de ces gens qui n'hésite pas à s'écraser les uns les autres: Au plus salaud la poche. Il y a des gens qui ne possèdent aucun humanisme. Ils préfèrent se fermer le coeur et foncer dans le " tas ". Me, myself and i est leur leitmotiv.
Mais qu'arrive t-il aux guerriers de l'individualisme qui ne réussissent pas à se hisser sur les plus hautes marches du podium de la société capitaliste ? Le vol ? La corruption ? La dépression ? La fuite dans une secte ? Un abonnement à vie à Vidéotron ? Le suicide ?
Pendant que tout le monde se tape dessus, le patron dort tranquille. Car il sait que le goulot d'un entonnoir c'est très étroit.
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Ne me faites pas rire
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Vous soulevez que l'on compare Duteurtre à Molière. Dites-nous vos sources s'il vous plaît. Il est facile d'affirmer qu'on a déjà comparé un tiers à Molière, ou à Shakespeare ou à Michel Tremblay; cela fait vendre les livres. Molière dépeignait les moeurs bourgeoises de son époque. Molière par son théâtre voulait divertir et instruire. Molière à déjà vu plusieurs de ses pièces interdites par la monarchie. Les rois de son époque détenaient les rênes du pouvoir. Mais Duteurtre semble, selon votre article, ne condamner aucune classe sociale en particulier; à la fois, il les condamne toutes: La journaliste " de gauche " fait un virage à droite, en se convaincant que son PDG est un rebelle; pourquoi ? Parce que maintenant elle est à l'aise jusqu'à la fin de ses jours. Lorsque tous les altermondialistes goûteront au pouvoir que l'argent procure, ils feront, eux aussi, un virage à droite. Votre discours est le même qui depuis des années est tenu pour décourager ceux et celles qui hésitent à se joindre au mouvement de gauche. Et cela n'empêche pas qu'il y ait de plus en plus de gens qui se joignent à la gauche. Toujours selon vos mots, Duteurtre semble vouloir inséminer, dans nos supposés faibles cerveaux de vaches incapables de prendre des décisions justes, l'hésitation; que doit-on choisir la collaboration ou la résistance ? Avez-vous lu " L'armée des ombres " de Joseph Kessel ? Il me vient à penser que non, car vous n'hésiteriez pas à résister. À moins que vous vous retrouviez dans le personnage de La Rebelle et que Kessel et son armée des ombres vous le teniez en très basse estime, tellement basse que pour vous elle est six pieds sous terre. Molière voulait divertir et instruire. Et vous que voulez-vous ?
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Existentialiste
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Peut-être un constat de ses propres limites ? Notte semble vouloir fuir ses origines, ne pas s'accrocher au temps passé et vouloir vivre le présent. Vivre le présent avec des réminescences du passé qui assaillent. Fuir ce passé douloureux. Regarder ici et maintenant, défendre ce l'on fait au présent, faire sa place dans la société, et la maintenir. Nous sommes en danger. Une peur nous submerge. L'ordre que nous chérissons s'ébranle; perdrons-nous nos avantages ? Comment les choses en sont arrivées à ce point ? Nous avons un pouvoir. Chaque jour davantage il s'étiole. Laissant paraître nos limites. Alors peur, anxiété, angoisse sont maintenant notre lot quotidien. Mais demain, oui, demain, de quoi sera-t-il fait ? Pourrons-nous être heureux ? Et comment ? Un roman mélancolique inscrit dans la réalité d'une certaine couche de la société, inquiète du présent et du futur.
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Un taux de participation de 54,5%
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Ce taux place les États-Unis au 139e rang des " démocraties " sur une possibilité de 172. Quand on accuse son adversaire de fraudes ( les Républicains aussi bien que les démocrates l'ont fait dans cette élection ), cela a comme conséquence d'influencer les gens à ne pas se rendre voter. Avec ce qui est arrivé aux élections de 2000 en Floride, et que malgré que Gore est reçu un demi-million de plus de vote que Bush et que ce dernier est tout de même été élu comme président, on peut comprendre que les gens n'ait pas confiance en leur système électoral.
Kerry est pour la guerre en Iraq, Bush c'est bien évident, c'est lui qui l'a déclenché. Kerry est pour le blocus contre Cuba, Bush aussi, il l'a même renforci.
J'ai l'impression que les votes que Kerry recevra seront des votes pour montrer que les gens sont contre Bush plutôt que pour les politiques de Kerry; ce sera un voter "contre" au lieu d'un voter "pour". Aux États-Unis , il y a un fort besoin d'une refonte vraiment démocratique du système électoral. La Floride n'a pas encore réglé ces " problèmes " informatiques, le Collège Électoral ( organisme constitutionnel qui élit le président et le vice-président. ) est critiqué de toutes part.
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Trop de sacres
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La mise en scène ça va, la scénographie ça va, mais là où je décroche c'est au niveau du langage du personnage de Christian Bégin. Je ne suis pas du tout d'accord avec l'article lorsqu'il dit qu'avec Circus Minimus Bégin mérite son titre d'auteur dramatique. Ce n'est pas en sacrant de façon agressive deux à trois fois dans la même phrase que cela confirme un talent d'auteur dramatique. La seule chose que cela dit c'est que l'auteur a voulu se défouler en sortant de ses gonds à coups de " estie" et de " tabarnaque ". Cela ne change en rien le monde en la faveur de la majorité. Au lieu de nous gagner, on décroche. Des gens sont sortie de la salle, j'ai retenu ma compagne en plus de moi. À la fin Bégin revenait saluer le public. À la deuxième fois qu'il soit revenu nous saluer, par politesse des gens ont commencé à se lever en applaudissant.
À cause du ton agressif, et de la quantité industrielle de sacres, j'ai trouvé la pièce exaspérante. Pour moi et d'autres, que j'ai entendu à la sortie de la pièce, son message, à la Claire Brétécher dans les Frustrés, n'a pas passé, et la faute en revient à lui l'auteur. Je suis prêt à lui donner encore sa chance car l'intention était fort louable même si le spectacle laissait irrévocablement à désirer.
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Sur le chemin de la qualité
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Enfin une artiste qui ne cherche pas à faire commercial. Faire commercial peut psychologiquement s'expliquer: Le besoin d'être reconnue à tout prix car on ressent un profond manque d'amour et d'estime de soi; gagner sa vie et ne pas être toujours plongé dans la misère. Mais attention, on s'accroche en tant qu'artiste au commercial, dirais-je même au succès commercial, et on ne veut plus décrocher ( si peu en décroche ). De plus, le succès n'est pas assuré. Certains foncent sans jamais réussir à être reconnu par la culture de masse ( la culture cheap ). La culture de masse, cela en dit beaucoup sur l'état de notre culture. Et qui contrôle les médiums culturels ? Et bien ceux qui ne pensent qu'aux profits maximums; qu'au profit individuel. Quand la majorité de la population possèdera une forte culture, beaucoup de ces " commercials " disparaîtront; et nous aurons la chance d'avoir des textes non creux et plus travaillés.
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Qu'est-ce qu'un paysage ?
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Après le passage de l'humain, le paysage est-il encore paysage ? Lorsque la nature offre à nos yeux une partie d'un pays, Le Petit Robert nomme cela un paysage. Lorsque les États-Unis décident d'envahir un pays pour se protéger de Dieu sait quoi, on nomme cela préserver la DÉMOCRATIE. Concernant l'exposition de Edward Burtynsky, " Paysages Manufacturés " le MACM nous suggère de redéfinir le mot paysage. Le respect de l'origine des mots n'a plus d'importance; le respect des racines latines ou grecques on s'en fout, car le MACM en a décidé ainsi ( Oncle Sam aussi ) Soyons à la mode: Galvaudons les mots, déstructurons le langage, amusons-nous comme des petits fous, fuck that et fuck all. Perdons-nous dans les méandres de l'humeur des décideurs. Bla Bla Bla
L'exposition de Edward Burtynsky, " Paysages Manufacturés " nous présente une soixantaine d'oeuvres. Burtynsky n'est pas le MACM; Burtynsky s'adonne à la photographie d'art. Burtynsky montre la nature après le passage de l'homme. Il y a des clichés magnifiques, comme ceux de la carrière de granit du Vermont. Mais, à mon humble avis, la majeure partie de ses photos manquent d'un petit quelque chose... Je suis comme un chien idiot devant l'océan, à me demander devrais-je me jeter à l'eau ?
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Aucune once de malice
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Une femme, dans l'Angleterre du début des années cinquante, vient en aide aux gens pauvres de sa communauté. Cette aide est désintéressée. La satisfaction qu'elle en retire c'est le bonheur de voir les gens se sentir un peu mieux malgré leur misère. Elle gagne sa vie comme bonne pour une famille riche. Imelda Staunton nous apparaît dans la peau d'une femme heureuse; d'une femme qui a trouvé sa voix et s'en porte grandement bien. Elle bouge sans arrêt, elle s'attelle toujours à une tâche avec joie: Elle fredonne des airs musicaux, tout en souriant sans cesse. Vera Drake, ce film de Mike Leigh, traite de l'avortement en Angleterre dans les années cinquante. Le juridique jugeait l'avortement comme un crime depuis 1861. Vers la fin du film nous comprendrons que Vera n'était pas la seule à pratiquer cette aide aux femmes désespérées. Plusieurs comédiens jouent leur rôle de façon magistrale: j'irai jusqu'à dire que tous le joue de façon magistrale. Tous sauf Imelda Staunton. Par rare moment son jeu est affecté. Je crois que la faute en incombe à Mike Leigh. Le film à des longueurs qu'on aurait pu couper au montage. On a l'impression qu'il veut trop faire mélodramatique. Une impression du film " Le Téléphone Pleure " nous saisit jusqu'à nous ennuyer. C'est vraiment dommage car non nécessaire. Certains plans nous semblent interminables; nous comprenions le message, pourquoi en rajouter ? Peut-être que les tenant de la droite américaine ont besoin qu'on insiste; et là était probablement le but de Leigh; qui sait ?
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Nous tirer de cette mort
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Peu de film parlent de nos angoisses avec une telle force d'évocation. Tout d'abord, 21 grammes me fait penser à un plongeon: Naomi Watts tombe dans la drogue car elle a perdu tragiquement ses enfants et son mari. Sean Penn a besoin d'un nouveau coeur et ce nouveau coeur l'amènera à remettre en question sa relation avec Charlotte Gainsbourg. Bénicio Del Toro tentera de se racheter aux yeux de la société et de Dieu.
Le montage loin du classicisme nous interroge, nous captive, nous déconnecte, et pour certains nous fait abandonner tout recours à la compréhension car nous savons que les choses se placeront d'elles-mêmes.
C'est un film sombre, sinistre et tragique aux personnages ténébreux. Monté de mains de maître par l'ex jeune loup de la pub mexicaine. C'est un film prenant pieds non dans l'eau de rose mais dans son extrême, l'encre dostoïevskienne.
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Santé mentale
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Le désir de devenir écrivain peut être influencé par le désir de satisfaire un manque de reconnaissance; donc, un manque d'amour. Le manque d'amour peut être un manque d'amour démesuré. Démesuré parce que l'être est marqué par un passé de souffrances profondes; par l'ignorance, de son entourage, de ses besoins vitaux en bas âge. Alors quand l'être grandit et grandit, il peut-être toujours pris dans son inconscient, si non aidé par un thérapeute ( pédopsychiatre, psychiatre, psychologue et autres professionnels de la santé mentale ). Marie-Sissi Labrèche qui a avoué publiquement avoir recours à ce genre d'aidant et prendre de l'effexor ( un antidépresseur ), fait partie de ces écrivains qui soulèvent la question de l'écrivain et de son simple, c'est-à-dire de l'écrivain pris dans son entier d'être humain. Le livre de Jacques Garneau me semble aborder la question de la folie multiple. Mais n'oublions pas que livre est écrit avec la vision d'un homme subjectif; donc d'un homme pris dans son entier. Un livre que je lirai. Merci.
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Série +
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Moi, ça me dit que ceux qui liront ce livre n'ont pas, dans leur forfait du câble, Série +. C'est un bon canal pour les amateurs de clichés du genre policier. De plus, vous seriez gâtés pour moins cher que le prix du livre. Bon je sais que vous allez vous insurger en prétextant qu'un mois plus tard vous n'entrerez plus dans votre argent. Mais attention: Combien pour ces livres dépensez-vous à la longue ? Série + est un bon investissement, car qui plus est la trame change d'émissions en émissions, que les bons clichés des bons et des méchants nous restent.
Pour les lecteurs plus exigeants ( et une chance qu'ils sont nombreux ), je vous recommande Denis Lehanne: Profondeur dans la description psychologique des personnages, critique du bcbégisme, tendresse, amitié. Lehanne nous nous montre avec art d'où viennent les problèmes avec lesquels les personnages sont pris dans leur fort intérieur.; il nous montre que les états psychologiques ont une origine, et que cette origine n'est pas inscrite dans notre ADN mais qu'elle a des fondements environnementaux.
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Exaltation
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D'ici quelques jours, je quitte pour Québec. Merci pour toutes ces renseignements alléchants. Rubens, l'église Saint-Roch avec sa musique sacrée viendront m'enrichir culturellement sous peu.
Souvent je me retrouve à Québec histoire de flâner dans cette " ville la plus européenne d'Amérique du Nord ". Voilà deux ans de cela, en prenant Allo-Stop j'ai été sidéré. Le propriétaire de la voiture, homme d'affaire de son état mental et professionnel, s'érigeait contre la vocation ' trop " culturel de Québec. Il se rendait à ladite ville pour une conférence sur le développement économique de Québec ( faut entendre ici, le développement économique des investisseurs et non de la population ). Il nous entretenait de la beauté diabolique de l'argent qui coulait à flot pour lui et ses sbires de la finance en ce qui a trait à la flambée des prix des loyers à Toronto. On aurait Séraphin venant de gagner plusieurs fois de suite le gros lot. Et maintenant, il se dirigeait à Québec dans le but d'influencer les gens d'affaires. Il était pour leur proposer de biens bonnes idées pour faire fructifier, à des vitesses fulgurantes, leur magot. " Dans l'immobilier, il y a tellement d'argent à faire. Il faut que ces imbéciles comprennent de lâcher la culture un peu et qu'ils investissent là où ça rapporte. Toronto, regardez Toronto... " J'ai commencé à lui faire part de mon opinion, poliment et fermement; j'ai cru qu'il était pour passer par-dessus la banquette et m'assassiner. Mais j'ai continué; j'en avais rien à foutre de lui. J'aurais continué sur le pouce que ça ne m'aurait pas dérangé.
Québec doit se protéger de ces fous furieux; de ces spéculateurs enragés. Québec doit s'accrocher jalousement, comme la mère qui protège ses petits, à son caractère à l'économie abordable et plein de charmes.
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Assommant
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Mais quoi au juste ? Certains commentaires. Je vous en conjure, cessez de vouloir vous cognez dessus et de faire vos snobinards. Le style de Ruhlmann correspondait à la classe sociale riche d'une époque. M. Mavrikakis nous en entretient et c'est louable. On ne peut passer à côté, lorsque l'on se replonge dans l'histoire, de quels meubles s'entouraient les différentes classes sociales. Car cela enrichit nos connaissances d'une époque. Imaginez un film, ou bien un livre qui traiterait de l'époque des meubles Ruhlmann et qu'on irait y fourrer du rococo. Ce serait kitsch et pas très fidèle à l'époque, n'est-ce pas ? De plus, malheureusement pour eux, les néophytes n'y verraient que du feu. Alors, demandons-nous quelle direction emprunterait la culture et sa mère l'éducation.
Personnellement, si je veux écrire sur le 19e siècle, être au courant des instruments oratoires ( et non que les meubles évidemment ) de ce moment de l'histoire m'aide à entrer plus facilement en contact avec l'atmosphère qui y prévalait. Les acteurs eux le costume les aidait à entrer dans leur personnage et de sentir l'époque.
Le compte-rendu de M.Mavrikakis est très bien. Alors, s'il vous plaît ne sombrez pas dans l'hystérie et la méchanceté.
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Un écrivain important du Québec
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Lire Yves Thériault s'est allé à la rencontre du peuple québécois et aussi de la psychologie humaine. Je vous recommande la totalité de ses livres. Pour moi il est l'écrivain le plus important et le plus intéressant que nous ayons engendré. Sa force de conteur capte l'attention. Il ne tombe jamais dans le phrasage. Il ne s'écoute pas écrire pour ensuite tomber dans un narcissisme vulgaire. C'est l'écrivain québécois de l'âme. Il est profondément humain.
On dit qu'il fût obligé, pour gagner sa vie, d'écrire pour les États-Unis des histoires de petits bonhommes verts. Comment, au Québec, fait-on pour empêcher le talent et la culture humaine de se développer et de vivre de son métier d'écrivain ? C'est un outrage au bon sens. S'il n'avait pas été obligé de s'abaisser à cela pour survivre, imaginez les autres titres importants qu'il aurait pu nous laisser.
Yves Thériault ne se démode pas. Son oeuvre dépeint les valeurs et les travers humains avec brio. Lire Yves Thériault aujourd'hui avec ses histoires d'hier, c'est comme le lire hier avec un regard sur aujourd'hui et aussi sur demain.
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Bémol, mais soyons patient.
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Richard Desjardins semble content des arrangements orchestrés par Gilles Bellemare: "Je l'ai complètement laissé aller et je suis très content de l'avoir fait, explique Desjardins, parce que je sentais que si je devais intervenir, je lui nuirais!". Pour moi, ça l'éloigne de lui-même, de ce qu'il est: Plus intime, plus près des gens, plus concentré. Toutefois, je crois que ce qu'il vient de nous montrer vient du fait qu'il n'est pas encore à l'aise dans cette tâche. Il faut lui laisser le temps de s'adapter à jouer avec un orchestre, mais aussi laisser le temps à l'orchestre de s'adapter à lui et qu'elle fasse attention de ne pas se placer au devant de lui. Après tout ce spectacle est supposé être pour les fans de Richard Desjardins.
S'il y avait plus d'artiste comme lui, les choses changeraient non en pire mais en mieux. Desjardins est un grand homme qui a le coeur sur la main, et de ses mains sortent des paroles et des notes qui parlent de l'âme québécoise. Et ce c'est sans compter que Desjardins pose des gestes pour aider à bâtir une société meilleure pour ceux et celles qui sont, pour l'instant, en bas de la pyramide.
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