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Stéphane Chénier
Stéphane Chénier
September 2004 - Messages
30 septembre 2004, 2:23
«Ici demeure un être humain. » - Philippe Roth
Sa célèbre phrase concernant l'affaire Monica Lewinski. Roth dans ses écrits s'en prend au puritanisme américain. Voulant faire figure d'anticonformiste peut s'avérer louable dans des circonstances de domination de la morale judéo-chrétienne. Roth s'attaque aux moeurs de l'Amérique. Par contre, il n'oublie pas d'émettre son opinion dans la politique officielle de l'Oncle Sam. Rappelez-vous " La Bête qui meurt " une cubaine qui est bloquée sexuellement parlant. Et ce n'est pas pour rien qu'il a choisi comme personnage Consuelo; parce qu'elle est cubaine et que Roth est contre la politique de Cuba, il est contre Fidel Castro, il est contre ce qui sonne socialiste. Alors, il se sert de son talent incontestable d'écrivain pour aligner les images liées aux émotions pour attaquer ce avec quoi il n'est pas d'accord. Mais c'est son point de vue. Demandons-nous pourquoi il ne s'attaque pas à la POLITIQUE intérieure et extérieure de son gouvernement comme il se plaît à le faire à l'encontre de Cuba? « ICI DEMEURE UN ETRE HUMAIN. » Partout demeurent des êtres humains: Roth dans son oeuvre ne l'ignore pas concernant les pratiques sexuelles et leurs déchirement, mais il le tait en ce qui a trait aux humains qui choisissent de vivre à l'écart de la politique fasciste américaine.
29 septembre 2004, 10:52
Coffee and Cigarettes
Avoir l'impression de voir des personnalités connues dans un moment de leur vie quotidienne est agréable. Tom Waits est très naturel ainsi que Cate Blanchet dans son propre rôle. Mais tout d'abord, Coffee and Cigarettes se veut être vu pour le jeu simple des acteurs. Ici pas question de les voir plonger dans un rôle de composition complexe. On à l'impression qu'ils sont en plein " workshop ", qu'on leur donne un thème avec très peu de direction, et qu'ils improvisent. L'improvisation est amenée avec le respect de l'autre, ou des autres avec qui l'on joue. Elle n'est pas là pour une performance mettant notre talent individuel de l'avant au détriment du jeu des participants. C'est ce que ce film m'a fait ressentir. Coffee and Cigarettes est un film à voir pour ceux qui s'intéressent à la vie quotidienne des gens.
27 septembre 2004, 8:22
Sens De La Vie, rendez-vous! Vous êtes cerné.
Comment fait-on pour interroger le sens de la vie? À qui s'adresse-t-on? On peut s'interroger sur le sens de la vie. Mais interroger le sens de la vie; nous n'aurons aucune réponse. Dis-moi Sens De La Vie, quel est le sens de la vie? Quel est ton sens? Échos, échooooooooo... Alors je pars interroger Absurde. Absurde dis-moi quel est le sens de la vie? Absurde me répond: " Demande-le à Sens De La Vie. " Très bien. Chapitre suivant, je suis en quête de Sens De La Vie. Je me promène les bras brinquebalants. Et je brinquebale, je brinquebale au bout de mon corps ma tête complètement embrouillée. Soudain je vois un livre dans un grain du sol: Le Rendez-vous par Christine Benoît. Attention! il y a trou. Je me retourne: Merci N.W. Un trou? Nom de Dieu! Bouchons-le ce trou! L'auteure me répond:" Débrouillez-vous." Mais c'est ce que je fais, j'y arrive, je me débrouille, je me désembrouille. Et j'en arrive à comprendre que votre livre est une question pour nous et que vous, vous êtes en attente d'une réponse à cette question: Quel est le sens de la vie? Et puis c'est nous qui payons. Étrange.
27 septembre 2004, 1:21
Daniel Boucher
Peut-être que ces paroles sont trop " full " jouales. Peut-être qu'il parle comme il écrit ou l'inverse. Toutefois on ne peut lui enlever l'énergie qu'il a de nous transmettre cette fougue qui manque tant à plusieurs artistes. Cette fougue est imprégnée d'une envie de crier qu'il faut vivre à tout prix. Et moi c'est cela que j'aime de Daniel Boucher. Mais pas juste cela. Il y a aussi sa musique qui me fait voyager au plus profond de moi-même et qui souvent me dit de me battre, de ne pas me laisser vaincre. Vous rappelez-vous de ses arrangements musicaux pour la chanson de Félix Leclerc " Le chant d'un patriote " et de son interprétation? Puissant comme élévation de l'âme. Sa musique parle à un peuple. Et ce peuple c'est nous, le peuple québécois. Beaucoup encore aujourd'hui se suicide. Et Daniel Boucher, à mon humble avis, veut leur dire de s'accrocher, de vivre pour la vie et pour rien d'autre; de vivre avec la vie et de la changer au lieu de mettre un terme à nos jours. Si ce n'est que pour ça qu'il fait de la musique, c'est déjà un pas énorme pour notre bien-être collectif.
27 septembre 2004, 5:19
Quête de sens
Le sens de la vie. Sujet abstrait à première vue. Et même pour plusieurs existentialistes, sujet sans réponse. Déprimant, non? Pour Madame Laurin le sens de la vie est-il de faire le pont entre les différentes sortes d'art? Le but qu'elle poursuit, est-ce celui d'aller à la rencontre de l'art en attente à l'intérieur de cette dimension non-explorée qu'elle désire enjamber? Ne serait-ce pas justement ce que nous attendons, nous les amateurs d'art, la découverte d'un art qui serait la quintessence de tous les arts réunis? Si c'est le but qu,elle poursuit, ce serait tout une découverte pour l'art moderne. Et si elle le découvre, alors qu'elle nous le partage pour qu'on puisse en savoir le contenu. Madame Laurin se sert de la danse. D'autres artistes passent par un autre médium artistique pour explorer leur art, ou pour décrire ce qu'ils ressentent, ou pour nous sensibiliser à des causes, ou pour nous partager leurs découvertes. Pour Madame Laurin oui c'est la danse. Mais un autre artiste pourrait faire le pont entre les différentes sortes d'art, évbidemment vous allez dire. Mais est-ce que pour eux ce le but ultime serait de répondre à la question quel est le sens de la vie? Pour Ginette Laurin la quête de ce pont est peut-être le sens de la vie. Du moins la sienne.
26 septembre 2004, 10:34
Encore une histoire d'amour impossible
La forme de Monsieur Mongeon semble excellente. Je me fouts d'être populaire ou pas, j'irais à contre-courant des autres intervenants, parce que je sens que cela est nécessaire. Pourquoi encore une histoire d'amour impossible dans le milieu junkie? Oui on explore également le milieu des drogués. Et alors avec " Moi, Christiane F... 13 ans drogué et prostituée" et ses descendants, ne n'en avions pas déjà assez su? " Christiane F..." était aussi une histoire sans jugement; l'ancien ministre québécois dont j'ai oublié le nom et qui a écrit un livre sur l'enfer qu'il a connu dans la drogue était aussi une histoire sans jugement. Espérons qu'à son prochain titre Monsieur Mongeon nous fera connaître un autre monde, un peu moins glauque et désespéré.
26 septembre 2004, 9:45
Banalisation de la folie?
Nous sommes malheureux, en manque d'amour. Des êtres humains se jettent dans la violence. Une violence non-gratuite, mais explicable. Que fera t-on de ceux qui souffrent atrocement et qui en retour font souffrir atrocement? Laisser aller la souffrance ou bien mettre des énergies au service des psychopathes? Accepter le sado-masochisme ou bien le punir ? Si nous voyons ces fous au pouvoir de nos sociétés, là c'est une autre paire de manche. Ce que nous acceptons en littérature à cause de notre côté voyeur qui se régale de sang, nous ne devons l'accepter dan la vraie vie. Acepterions-nous le viol de notre soeur, qui son corps vient d'être découvert affreusement mutilé? Acceptons-nous le viol des enfants? La pédophilie? L'inceste? Non. Et ce parce que nous pouvons faire la part des choses. Mais sommes nous tous dans la possibilité de faire cette part?
25 septembre 2004, 2:00
VAN SCHENDEL, Le Grand Parcours, Dis-moi que je t'aime et la revue Texte: je suis gâté.
Voilà que je suis gâté. Et c'est gratuit. Van Schendel à trois voix. Pomerlo tu me verras mercredi soir. Pas avant. Pas comme dans le Déserteur. En plus on aura droit à plein de belles voix. Je le répète: c'est gratuit, gratuit, gratuit, gratuit. Le Grand Parcours. J'ai manqué Hélène Monette, Jean-Paul Daoust et l'iranien Hossein Sharang. Merde de merde. Jean-Paul Daoust est tellement théâtral. Tranquille Jean-Paul... je n'en suis pas... je suis aux femmes. Mais c'est jusqu'au 3 octobre. Mes oreilles se sustenteront avec tous les autres poètes. Dis-moi que je t'aime. Je te le dirais bien, mais je te croirais pas. Encore une activité gratuite. Une mise en lecture avec les comédiens. Le 24 septembre. Le 24! Ah! non je l'ai raté. Pourquoi ne pas m'avoir téléphoné? Je suis qu'un petit nouvelliste; vaut pas la peine de me mettre au courant; c'est très méchant ça. TEXTE: Les auteurs pour le #1 sont: José Acquelin François Barcelo Danielle Roger ( Magnifique Danielle! ) David Homel Jean-François Chassay Marie-Hélène Poitras Edgar Omar Avilés Ana Maria Scherer Marco Lucchesi Claire Varin ( Oh! la belle Claire ) Daniel Paradis Gregory Lemay Brigitte Caron Gille Marcotte Danielle Roger à fait parvenir une nouvelle écrite à Buenos Aires. Claire Varin une nouvelle sur le Brésil et... pour les autres ce serait trop long. La littérature c'est comme manger un bonbon collé au fond d'une poche. Un plaisir cochon. À qui ai-je emprunté une partie de cette image? Ah! à une poète. Vous souvenez-vous des poèmes écrit sur la façade du métro Mont-Royal? C'était dans le cadre de l'évènement Nuit Blanche sur Tableau Noir, juste avant sa démolition. C'était écrit: " J'taime comme un bonbon collé au fond d'une poche." C'est t'y pas beau ça. Simple et romantique moderne. Vendredi le 24 avait le lieu le lancement du #68 de Brèves Littéraires. La directrice en est Claire Varin. J'y ai lu une de mes nouvelles. On s'est bien amusé. Fallait que je le souligne.
25 septembre 2004, 3:50
Interprétation
Bravo pour " Désert ". C'est comme un peu de légèreté. On se promène. Nos sens sont interpellés. Puis on voyage vers notre inconscient. Quelque chose émerge. Un souvenir se rattache à la chose vue ou ressentie. On ne sait vers où il nous portera. Mais on s'abandonne, tout de même. C'est ça la beauté. Du moins, disons que cet état contribue à la beauté de la vie. On peut le comparer à l'amour. L'amour sans peur, sans insécurité. L'amour avec un lâcher-prise total. L'art ne peut nous faire de mal. Notre interprétation qui est souvent l'enfant de nos souvenirs peut lui nous faire souffrir. Toutefois, si on explore sans appréhension la beauté on grandit en ayant l'impression que jamais on ne finira de croître. De tout coeur, je vous souhaite cette rencontre.
24 septembre 2004, 12:53
Les histoires de notre quotidien passé
Les livres D'André Lachance sont très accessibles. Le langage est simple, les histoires sont très bien racontées. De plus, ils contiennent une mine de renseignements fort utiles pour qui, comme moi, veut écrire des nouvelles ( ou autres forme littéraire ) sur cette période. J'ai chez moi JUGER ET PUNIR EN NOUVELLE-FRANCE et CRIMES ET CRIMINELS. Je vais me procurer VIVRE À LA VILLE EN NOUVELLE-FRANCE et les autres titres qu'ils me manquent. Dans JUGER ET PUNIR EN NOUVELLE-FRANCE, j'ai été révolté d'apprendre le triste sort qui fut réservé à la jeune Marie-Anne Lahaye. Lachance nous parle de la pauvreté de l'époque et de ses conséquences. Comme avoir trop d'enfant et être obligé d'en placer pour pouvoir survivre. La jeune Marie-Anne qui n'avait que treize ans quand elle fut placé chez le marchand François Gauthier et que ce marchand l'accuse de lui tourner autour quand c'est lui qui la persécute. Qui va t-on croire ? Une servante, ou un marchand. Qui plus est que dans l'histoire il y a un bébé de mort. En tout cas lisez Lachance, d'intéressantes chroniques de la vie quotidienne de nos ancêtres.
23 septembre 2004, 12:08
Ça me fait de la peine
J'aime beaucoup Patrice Desbiens et j'ai beaucoup aimé votre article Monsieur Despatie. Je sens un peu de tristesse dans les paroles de Patrice. J'ai envie de chiâler. Peut-être que je le ferais. Moi je veux te revoir Patrice, je veux que tu remontes sur scène, je veux que tu lises pendant une heure ou deux ou toute une soirée. Oui je veux entendre les autres poètes aussi et aussi longtemps je m'en fout, je le veux c'est tout. Tu te sens mieux dans ton écriture, génial ! Ça, ça me rend moins triste. J'ai hâte de voir ce qui nous attend. Je m'excuse pour les lecteurs fallait que je me laisse aller un peu. Une chose que je peux vous dire: Si vous n'êtes pas allé à la Sala Rosa en 2003, à la soirée hommage à Patrice Desbiens, vous avez manqué quelque chose. Plusieurs poètes rendaient hommages à Patrice Desbiens dont: Danielle Roger, Robbert Fortin, Jean-Paul Daoust, Louis Hamelin, José Acquelin, Hélène Monette, Yves Boisvert, Paul Chamberland, Christine Germain, Richard Gingras, Geneviève Letarte, Geneviève Lauzon et je ne me souviens plus. C'était une très belle soirée. Je vais aller acheter Grosse Guitare, m'écraser dans mon salon avec ma gang de chats et écouter, écouter, écouter...
22 septembre 2004, 12:56
La contre-culture américaine
Bukowski a plutôt été reconnu en France qu'aux États-Unis. Son anticonformisme jerk étant apprécié par les français. Il s'est fait reconnaître de l'autre côté de l'Atlantique par le biais de ses frasques à l'émission APOSTROPHE. Il a bu un litre de vin en direct, a insulté les invités en particulier la romancière Catherine Paysan. Pivot l'a fait sortir du plateau. Le lendemain tous les journaux en parlèrent. Son coup de tête eut des répercussions jusqu'à New-York. Il ne faut pas oublier que Buk était un des tenants de la contre-culture américaine en littérature. Comme Kérouac, Ginsberg, Neal Cassidy, William Burrough et Richard Brautigan pour ne nommer que les plus significatifs. Et c'était la guerre au Vietnam. Ceux qui revenaient de là-bas étaient désabusés ou traumatisés. L'Amérique avait besoin d'une nouvelle génération d'écrivains pour parler à celle du moment. On disait que " papa " Hemingway et Faulkner n'étaient plus " dans le coup ". Charles Bukowski voulait faire du bruit, être entendu. Il en parle dans sa correspondance ( si vous faites des recherches vous la trouverez assez facilement ). APOSTROPHE était l'endroit. Une émission aussi guindée quoi de mieux pour se faire entendre en tant qu'anticonformiste. Le documentaire de John Dullaghan devrait aborder cette question. Je déplore qu'il taise le but intéressé de Buk. Ce documentaire vise tout simplement à ce que l'on se penche sur Bukowski en disant qu'il était un bon bonhomme et un grand artiste. Bukowski a le talent de parler aux " perdants ", aux victimes du capitalisme, de son système et de ses guerres de conquêtes. Toutefois ils les confortent dans leur fatalisme. Ils ne leur offre aucune porte de sortie, sinon celle peu glorieuse de se laisser plonger encore plus dans la déchéance.
21 septembre 2004, 12:40
Pourquoi pas
Je viens de débuter la lecture de Mystic River. Un thriller. Laura Lippman fait dans le thriller tout comme Dennis Lehane. J'espère que dans Petite Musique de meurtre qu'il y a aussi autre chose que des sensations fortes. Riches en exotisme. Apprendrons-nous comment vivent les gens à Austin au Texas ? Un peu de moeurs c'est intéressant. Je souhaite que l'intrigue est bien menée et que la psychologie des personnages est crédible. J'ai tellement lu de romans policiers qu'aujourd'hui je suis plus difficile. Je suis certain que vous aussi vous êtes plus difficile. Et peut-être plus que moi.
21 septembre 2004, 12:24
N'importe quoi
Un livre à éviter ? Absolument. Rien de brillant. Rien d'intéressant. C'est comme la violence gratuite dans les films hollywoodiens. Quoi ? veut-il que l'homme traite sa femme comme si elle n'était qu'une moins que rien. C'est d'un stupide incroyable. Ça ne mérite pas que je m'éternise. Y'a tellement de bons livres et celui-ci c'est de la merde s'adressant à des imbéciles heureux.
20 septembre 2004, 1:10
Un livre-perroquet ?
Certain que la sortie de ce livre coincide avec la fin des jeux D'Athènes et que c'est voulu. En ce qui me concerne, je me demande de quoi parle ce livre. On aborde Athènes sous quels angles ? Est-ce un livre de plus sur cette ville ? Est-ce un livre-perroquet ? Un livre-perroquet: Je m'explique: Un livre qui radote. Un livre qui dit ce qui a déjà été dit. Parce que si c'est le cas, je me dis que ce n'est pas nécessaire de l'acheter. On avait qu'à produire une réédition des oeuvres sur Athène. Ah ! le livre est plus beau, il est neuf. On achète ce qui est neuf, même si c'est un contenu ressassé à maintes reprises.
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