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Un blogue sur les coulisses de la télé, sur les dessous de la presse écrite, sur l'envers d'Internet, sur les arcanes de la radio. Bref, un blogue sur les médias. Signé Steve Proulx.
October 2008 - Messages
31 octobre 2008, 10:50
Guerre des médias, épisode 421

Nouvel épisode dans la guerre des médias. Il concerne cette fois-ci le japanouille-à-barbichegate.

Cette fois, c’est le rédacteur en chef du ICI, Pierre Thibault, qui monte au front. Dans son édito, publié à la fois dans le ICI et dans le Journal de Montréal de ce matin, il défend la liberté d’expression et explique que Quebecor avait acheté une demi-page de publicité dans La Presse pour «rétablir les faits» concernant la chronique de Falardeau, publicité qui s’est vue refusée «par les hautes instances dirigeantes du quotidien ».

M. Thibeault en profite pour défendre son journal, qui offrirait, selon lui, «un arc-en-ciel de points de vue et de choix éditoriaux [...] les plus variés et les plus pertinents de la presse culturelle montréalaise.»

Nelly Arcan, par exemple. L’an dernier, sur le plateau de Tout le monde en parle, la madame a d'ailleurs avoué qu’elle disait «n’importe quoi» dans sa chronique au ICI.

Comme quoi ça prend de tout pour faire un bel arc-en-ciel de points de vue. Même du n’importe quoi.
Bravo.
 

*

Sérieusement, je ne comprends pas ces journalistes et ces chroniqueurs qui utilisent leur tribune pour dire: "Nous on est meilleur que vous, gnagnagna". Un peu de réserve, franchement.

Le public fait autant confiance aux journalistes qu'aux agents immobiliers, paraît-il. Ce n'est pas en tartinant nos textes de pitchs de vente à deux sous qu'on changera cette perception.
 


30 octobre 2008, 8:15
70 ans après l’invasion martienne
Cela fait 70 ans, aujourd’hui, qu’Orson Welles causait un chaos social en faisant croire à la population américaine que les martiens envahissaient la Terre. Je parle bien sûr de l’adaptation radiophonique du roman de H.G. Wells, La Guerre des Mondes.

Si vous avez le goût de vous plonger dans une petite ambiance rétro en cette soirée d’Halloween, écoutez (format .mp3) l’œuvre d’Orson.


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29 octobre 2008, 5:06
Pelures de banane 2.0

Désormais, la trame narrative d'une campagne électorale sera picotée d'anecdotes cocasses et de faux pas bidonnants que l'on prendra plaisir à visionner entre amis, avec les collègues du bureau, sur l'iPhone.D'un côté, il y a eu notre beigeasse élection fédérale. De l'autre, il y a la présidentielle américaine.

Le premier événement a été presque aussi palpitant qu'une attente chez le dentiste. Le deuxième a fourni autant de rebondissements à la minute qu'un épisode de 24.

Dans les deux cas cependant, on peut parler d'élections YouTube.

Ici comme chez nos voisins d'en dessous, les stratèges politiques ont vu dans le célèbre site de partage vidéo un moyen pas cher de vendre leur salade sans devoir se farcir ces damnés journalistes (et leur fâcheuse manie de poser des questions gênantes).

Le responsable de la section Actualité et Politique de YouTube, Steve Grove, écrivait récemment que le site représentait la "plus grande assemblée publique locale (town hall) au monde."

Les candidats, bien entendu, ont sauté dans le train.

Aux dernières élections fédérales, tous les grands partis avaient leurs chaînes YouTube. Ils ont diffusé des discours de leur chef, des publicités négatives, des messages de candidats devant des unifoliés. Bref, leur propagande.

Aux États-Unis, les McCain et Obama se sont aussi youtubisés.

Selon le site TechPresident.com, les millions de visionnements des milliers de clips YouTube concernant Barack Obama ont totalisé 14,5 millions d'heures d'écoute!

John McCain a fait moins bien. En terme de visibilité youtubique, il cumule seulement 488 000 heures d'écoute.

Or, quel a été l'effet YouTube sur ces deux élections? Voyons voir...

Sur la chaîne YouTube du Parti libéral du Canada, un clip où Stéphane Dion présente son programme électoral a été vu 67 fois. On peut parler ici de confidentialité.

Le chef libéral a obtenu beaucoup plus de succès avec un extrait d'une entrevue accordée à CTV, et relayée sur YouTube, dans laquelle on le voit reprendre trois fois une entrevue à cause d'une question qu'il ne comprend pas. Bilan: 260 000 visionnements.

Un clip téteux dans lequel Stephen Harper salue l'ouverture des Québécois envers lui-même a été téléchargé 691 fois.

En revanche, un montage embarrassant où l'on entend le même Harper copier, mot pour mot, un discours de l'ex-premier ministre australien John Howard a été visionné plus de 116 000 fois.

Et bien sûr, tout le monde a vu le fameux clip La culture en péril.

Premier constat: YouTube s'avère beaucoup plus efficace en tant qu'amplificateur de bourdes qu'en tant que plate-forme de communication politique sans filtre. Pour tout dire, YouTube peut vite devenir, pour celui qui sollicite des votes, une pelure de banane qui glisse beaucoup... et longtemps.

On en vient aux mêmes conclusions lorsqu'on regarde l'effet YouTube sur la présidentielle américaine. Sauf que là-bas, puisqu'ils sont 10 fois plus nombreux qu'ici, l'impact de certains clips a pris des proportions dingues.

En quelques semaines d'existence publique, la candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, est devenue LA sensation YouTube. Les extraits les plus dévastateurs de son entrevue catastrophique avec Katie Couric ont été visionnés des millions de fois. Par ailleurs, l'imitation désopilante qu'en a faite Tina Fey à Saturday Night Live a été pratiquement plus populaire que Palin elle-même. Les clips de Tina Fey génèrent tous une orgie de clics.

Un montage du documentariste de gauche Robert Greenwald qui veut prouver les contradictions de John McCain a été vu 7,6 millions de fois. Un clip de 10 minutes qui remet en question la citoyenneté américaine d'Obama? Plus de trois millions de visionnements.

Et si j'avais plus d'espace, je vous parlerais du tsunami viral provoqué par un quidam du nom de Joe le plombier...

L'arrivée de la télévision a fait de la politique une affaire d'image. YouTube pousse cette logique un cran plus loin. C'est la politique "Drôle de vidéos".

Désormais, la trame narrative d'une campagne électorale sera picotée d'anecdotes cocasses et de faux pas bidonnants que l'on prendra plaisir à visionner entre amis, avec les collègues du bureau, sur l'iPhone. Des boulettes dont on discutera dans les grands médias en général et chez Christiane Charette en particulier.

C'est que YouTube exploite à merveille le plaisir de l'un de voir l'autre se casser le cou. Or, comme l'écrivait récemment le chroniqueur Web du Globe and Mail Ivor Tossell, "ce qui fait un bon clip viral n'est pas nécessairement ce qui fait une démocratie en santé."

Méditons là-dessus.

HYPERLIENS /

TechPresident.com

http://www.techpresident.com/blog/entry/32071/how_much_is_youtube_worth_to_obama_and_mccain

Programme électoral libéral

http://ca.youtube.com/watch?v=h0r59BNQpGw

L'entrevue catastrophique de Stéphane Dion à CTV

http://ca.youtube.com/watch?v=6xbs7wXvh2Q

Le fédéralisme d'ouverture de Stephen Harper

http://ca.youtube.com/watch?v=_JBik5hdRS4

Stephen Harper copie le premier ministre australien

http://ca.youtube.com/watch?v=L8YwJC_nBgw

Sarah Palin parle de politique étrangère à CBS

http://www.youtube.com/watch?v=nokTjEdaUGg

Best of Sarah Palin on YouTube

http://www.thestar.com/article/508762

McCain's YouTube problem just became a nightmare

http://www.youtube.com/watch?v=GEtZlR3zp4c&feature=channel

Obama Citizenship

http://ca.youtube.com/watch?v=gA6_k3NtXZs

Chronique d'Ivor Tossell

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20081016.tossell1017/BNStory/Technology/home


29 octobre 2008, 2:20
Dehors, les vieux!

Ma plus récente chronique du magazine Le Trente, recyclée ici pour vous...

L’autre jour, un vieux journaliste que je connais un peu m’a raconté avec quel raffinement son nouveau patron l’a accueilli au moment d’être engagé, il n’y a pas très longtemps, par un gros quotidien d’ici. «Il m’a invité à dîner et, quand je suis arrivé au restaurant, la première chose qu’il m’a dite c’est: "Toi, crisse, t’es chanceux d’être icitte! Parce que des vieux, j’en veux pus!”.»

Bienvenue à bord, vieille branche!

Il n’empêche que cette anecdote révèle une réalité: il y a du jeunisme dans nos médias.

Des langues sales m’ont confié que les patrons préféraient les jeunes pour une bonne raison. Parce que les puceaux du hard news obéissent au doigt et à l’œil, avec en prime l’entrain au bout du crayon.

 La suite ici.


29 octobre 2008, 2:15
Du renvoyou pour souper

Je sais que je suis vendu d'avance, mais admettez que la pub de Voir pour le Guide Restos mérite une mention pour l'originalité...


27 octobre 2008, 10:43
Rire et Délire

 

François Maranda, animateur de la nouvelle émission du matin à TQS, Deux laits, un sucre, parodie ici la voix de Bruno Landry faisant le doublage de l'émission de vidéos drôles Rire et délire.

Et, ironie du sort, il se moque de son nouvel employeur par la bande!

J'essaie de savoir d'où ça vient ce truc...
 


27 octobre 2008, 9:29
Wassup! Reloaded...
Voici probablement un truc qui fera le tour du monde très vite. Repéré chez Dominic Arpin, le retour de la célèbre pub Wassup de Budweiser, 8 ans plus tard:

[...] bien des choses ont changé depuis. Les États-Unis sont frappés par une récession, ils s’enlisent toujours dans un conflit en Irak et s’apprêtent à nommer un nouveau président.

Jusqu’ici, le meilleur message pro-Obama que j’ai vu.
27 octobre 2008, 4:48
Une affaire de lunettes

Une observation comique.

Pour Pierre Falardeau, Radio-Canada (rebaptisée Radio-Cadenas) est un repère de fédéralistes qui veulent nous vendre les Rocheuses à chaque bulletin de nouvelles.

Pour André Arthur, c'est l'inverse. Aujourd’hui, il demandait à ses téléspectateurs de leur nommer UN seul commentateur entendu régulièrement à Radio-Canada qui ne soit pas « anti-américain, indépendantiste et socialiste ».

Comme quoi la vision que l’on a des choses dépend toujours des lunettes qu'on porte…

NOTE: Ah oui, pour la question d'Arthur: John Parisella. Ça fait un. En connaissez-vous d'autres?
 


24 octobre 2008, 12:46
Voyage sur le bras de Cheerios


Au printemps dernier, pendant dix longues semaines, ma blonde m’a forcé à manger chaque matin des Cheerios au miel et aux noix. Parce que c’est un mielleux de bon choix? Nenni.
Parce qu’il y avait une bête promotion : en accumulant dix coupons imprimés à l’intérieur de la boîte, on gagnait une nuit gratuite dans un des hôtels participants.

Faque, c’est ça. Je dors à l’hôtel Clarion demain, dans la capitale du ROQ, sur le bras du général Mills. Et j’ai fait promettre à ma blonde qu’on ne reparlerait plus jamais de cette histoire après.

Tout ça pour dire que je vous blogue quelques trucs avant de partir…

Julie Couillard
C’est Jean Barbe qui doit être content, lui qui disait à Guy A. dimanche dernier que Tout le monde en parle ne faisait pas vendre tant de livres que ça. Un exemple récent lui donne raison. Julie Couillard, dont la présence à TLMEP a fait arriver Le Banquier en deuxième dans la guerre des cotes d’écoute du dimanche soir, n’a vendu jusqu’ici que 5000 exemplaires de son histoire. C’est peu. Imaginez, mon petit livre sur le Parc Belmont s’est à peu près aussi bien vendu. Et je ne suis pas passé à Tout le monde en parle.
Je vois des similitudes entre le livre de Julie Couillard et le film Le cas Roberge cet été.
Malgré d’intenses couvertures médiatiques, ces deux « produits » n’ont absolument pas intéressé le public. Que faut-il en penser? Que les médias donnent beaucoup d’importance à des trucs dont à peu près tout le monde se fout? J’y réfléchis.

Pierre Falardeau
Malgré ce que j’écrivais il y a deux jours sur mon patriote préféré Pierre Falardeau, je dois tout de même admettre que j’ai lu sa chronique de cette semaine dans le ICI. Et je l’ai aimée. Il donne un aperçu de la culture québécoise, que l’on résume trop souvent à Céline Dion et à la poutine. J’en ai eu la fierté québécoise ragaillardie. J’ai fini par me lasser du Falardeau amer. Mais j’aime beaucoup le Falardeau passionné. Comme quoi, changer de disque de temps en temps… Sa chronique n’est pas sur le site du ICI On peut la lire en .pdf en téléchargeant la dernière édition du journal sur son site Web.

Monsieur Showbizz
Avez-vous vu, à Infoman, la parodie de Monsieur Showbizz par Pierre Brassard? Pissant. Et douce revanche de la part de l’ex-animateur de Flash, défunte émission de TQS que le Monsieur S. en question est sensé remplacer…

22 octobre 2008, 1:25
La capitale du ROQ

Si le "malaise québécois" est nourri par la montréalisation des médias, est-il loisible de penser qu'on pourrait aider à panser cette fracture en médiatisant davantage les régions?

Flash-back. 2004.

Accusé d'utilisation ordurière d'ondes publiques, le CRTC décidait de couper le sifflet à la station de Québec CHOI Radio X, où sévissait alors l'ineffable Jeff Fillion. Le 22 juillet, à grands coups de "Liberté!", 35 000 "X" descendaient dans les rues de la Vieille Capitale pour protester contre la décision du CRTC.

Only in Quebec City.

Tenez-vous bien, il paraîtrait que ce moment a marqué une étape importante dans l'évolution du Québec contemporain. Sérieux.

Un jeune journaliste de La Presse, Jean-François Cloutier, l'a écrit noir sur blanc à la page 32 de son essai Jeff Fillion et le malaise québécois.

Dans son bouquin, Cloutier prétend que la controverse suscitée par CHOI en 2004 illustre à merveille une tendance lourde, soit l'écart grandissant entre Montréal et les régions.

C'est de plus en plus évident: il y a deux Québec.

Celui de Montréal, avec son urbanité, sa population multiethnique, sa vigueur économique, sa célèbre "clique du Plateau" et son attitude d'insulaire qui lui fait regarder de haut tout ce qui ne commence pas par "514".

Puis, il y a le Québec "des régions", le ROQ (Rest of Québec) à forte majorité blanc, francophone, catholique et vieillissant. Un Québec dont la ville de Québec est indiscutablement la capitale.

Ainsi, plusieurs Montréalais ne se reconnaissent pas dans ce ROQ qui réélit Josée Verner et Maxime Bernier, qui boit les paroles d'André Arthur et défend Jeff Fillion jusque dans la rue.

Tenez, en janvier 2008 dans le magazine L'Actualité, Guy A. Lepage disait se définir avant tout comme Montréalais et déclarait: "J'ai plus de complicité et d'intérêts en commun avec des gens qui vivent à San Francisco, Barcelone, Stockholm ou New York qu'avec des gens des régions du Québec." Ce n'est pas rien.

En revanche, plusieurs personnes de Québec, Rivière-du-Loup, Saguenay ou ailleurs ont l'impression d'être laissés pour contre laissées-pour-compte.

Sans tout expliquer, on peut supposer que la montréalisation des médias n'est pas étrangère à ce désarroi. C'est que les médias de nos jours sont devenus les principales places publiques. "Au Québec, le petit écran a remplacé l'Église. [...] Être coupé des médias aujourd'hui, c'est être coupé du monde", écrit Jean-François Cloutier dans son livre.

Or, quand on vit dans le ROQ, qu'on est inondé de nouvelles de Montréal, qu'un vox pop sur deux est enregistré devant le métro Mont-Royal et que les journaux locaux sont pauvres et/ou rares..., on peut fort bien se demander si on existe vraiment.

Dans un récent rapport sur l'état de la situation médiatique dans la province, le Conseil de presse du Québec s'est d'ailleurs fait dire par des citoyens de partout en région que les enjeux régionaux étaient souvent ignorés dans les médias nationaux. D'où cette perception qu'il ne se passe rien à l'extérieur de Montréal. "Pour être reconnus et acquérir une notoriété importante, lit-on dans ce rapport, les citoyens estiment devoir se déplacer vers les grands centres urbains."

Hors de l'île, point de salut.

Voilà peut-être ce qui explique une partie de l'incroyable popularité de Jeff Fillion. Malgré son style discutable, il donnait une tribune aux gens de Québec, canalisait les frustrations d'une population qui ne se sent pas entendue et confortait les "X" dans leur rancœur envers Montréal et ses élites culturelles omniprésentes. Ainsi, selon Jean-François Cloutier, quand ces milliers de personnes ont pris d'assaut les rues de Québec pour sauver CHOI, c'était moins pour défendre les propos de Fillion que par crainte de perdre un "authentique média régional".

Si ce "malaise québécois" est un peu nourri par la montréalisation des médias, est-il loisible de penser qu'on pourrait aider à panser cette fracture en médiatisant davantage les régions?

Pourquoi pas un talk-show enregistré en direct de Sherbrooke ou de Québec? Pourquoi pas une télésérie mettant en vedette des jeunes sexués... de Jonquière?

Ceux qui détiennent des tribunes "nationales" devraient réaliser que nous sommes 7,7 millions de Québécois, et que 5,9 millions d'entre nous n'habitons pas l'île de Montréal.

Si les médias s'intéressaient plus souvent à ce qui se passe au-delà du quadrilatère Saint-Laurent/Sainte-Catherine/Papineau/Mont-Royal, on rapprocherait certainement ces deux Québec.

Et qui sait, peut-être que Guy A. Lepage se découvrirait des intérêts communs avec les gens de Québec... ou même d'Hérouxville?

Jeff Fillion et le malaise québécois, de Jean-François Cloutier, Éd. Liber, 2008, 148 p.

 

Ça me rend tout chose... Vous venez de lire ma 200e chronique Médias dans Voir! Merci à mon rédacteur en chef de me donner cette si belle tribune et à vous, lecteurs, pour vos nombreuses et nourrissantes réactions!


22 octobre 2008, 9:07
Reconnu pour son franc-parler

© Radio-Canada 

Pierre Falardeau est reconnu pour son franc-parler.

Remarquez, cette expression qu’on lui colle souvent ne signifie pas qu’il est reconnu pour la clarté de ses idées, ni pour la pertinence de ses observations ou encore l’acuité avec laquelle il lit notre société.

Il est reconnu pour son franc-parler. Définition, selon Antidote: «Manière de s’exprimer qui ne dénote aucune réserve ni contrainte, liberté totale de parole.»

On s'attend donc à de la bonne franquette verbale lorsqu’on engage Pierre Falardeau. L'hebdomadaire ICI, qui lui donne carte blanche depuis peu dans ses pages, commercialise d'ailleurs le nom du cinéaste en misant sur le fait qu'il n'a pas la langue dans sa poche. Pas de réserve. Pas de filtre. Dis ce que tu veux, mon homme.

Bref, Falardeau a livré la marchandise en écrivant «japanouille à barbiche» pour qualifier David Suzuki.

Voilà du bon franc-parler 100% genuine comme on l'aime.

Et c'est pour cela qu'on paie Falardeau. Pas pour dire des choses pertinentes.

De toute façon, est-ce que quelqu’un s’intéresse encore aux mêmes vieux discours poussiéreux sur les Patriotes et les rancoeurs de la Conquête que Falardeau chique depuis bien avant ma naissance?

Sincèrement, est-ce que quelqu’un dit encore : « Hmmm, je me demande quelle lecture Falardeau fait des événements récents qui façonnent notre monde? »

Falardeau a tout dit ce qu’il avait à dire depuis longtemps. Si ses idées avaient évolué avec le temps, ce serait autre chose… mais non. Il est aussi prévisible qu'un feu de circulation.

Tout ce qui lui reste pour attirer encore l’attention, c’est son franc-parler.

Le drame, c’est qu’il est loin, très loin, d’être la seule grande gueule de notoriété publique à connaître ce triste sort...


21 octobre 2008, 8:19
Tout le monde s'imite

Patrick Lagacé (encore lui) révèle que la nouvelle pub du gouvernement du Québec qui nous dit de manger sainement ressemble étrangement à ce clip trouvé sur Youtube. En effet.

Pascal explique qu'il s'agirait là d'une tendance très populaire dans les bureaux, nommée Office Lip-dub. Comme quoi, au Royaume des cubicules, tout est bon pour garder le moral!

Vous aimez les jumeaux publicitaires? Simon m'a parlé de ce site: Joe la pompe. Ah! Les coïncidences!


20 octobre 2008, 4:49
Pas de politique pour Esther Bégin
Décidément, 2008 ne sera pas l’année chanceuse d’Esther Bégin (enfin, nous ne sommes qu’en octobre, elle peut encore espérer).

Après avoir été recrutée par TQS pour animer le Grand journal de fin de soirée, elle s’est fait flusher comme ses collègues journalistes il y a quelques mois. Heureusement, elle s’est vite retrouvée à la barre d’une émission d’actualité le week-end au FM 98,5, mais voilà qu’on apprend ici qu’elle a quitté après six semaines seulement, car on lui interdisait de parler de politique.

Une émission d’actualité où l’on ne parle pas de politique. La raison de Corus: c'est parce qu’Isabelle Maréchal parle déjà de politique un peu plus tard.

Isabelle Maréchal. L’avez-vous vue hier à Tout le monde en parle? Oui, oui, celle qui était debout sur une table et qui parlait de ses seins dans une émission heureusement retirée de l’antenne. Celle qui animait Le Grand Journal, Loft Story et qui jouait dans Virginie. Celle qui a dit que les journalistes devraient avouer publiquement leurs allégeances politiques, au diable le devoir de réserve. Celle qui se ferait bouffer tout rond à discuter de politique avec Chantal Hébert.

Pour moi, Isabelle Maréchal est un mystère. Je n’arrive pas à trouver ce qu’on lui trouve d'exceptionnel.

Isabelle Maréchal est le buffet Casa Corfu de la sphère médiatique. Elle fait un paquet de choses, mais rien de vraiment, vraiment bon.

Désolé, mais je trouve très dommage qu’on la préfère à Esther Bégin.

20 octobre 2008, 3:06
L’effet Patrick Lagacé
  • Le clip d’un édito ordinaire de Dany Laferrière sur le site de Bazzo.tv: environ 300 visionnements.
  • Le clip d’un édito de Dany Laferrière sur le site de Bazzo.tv, hyperlié par Patrick Lagacé: 4000 visionnements.


Maintenant, pour le plaisir, mesurons l’effet Steve Proulx:

Avez-vous eu la chance de visionner cette entrevue dans laquelle le maire de Québec Régis Labeaume dit "qu’il battrait" Josée Verner? Elle est ici sur le site de Bazzo.tv.
Et vous constaterez d'ailleurs que, sur le coup, Mme Bazzo ne réagit absolument pas à la déclaration, alors qu'Antoine Robitaille en arrière-plan se demande s'il a bien entendu...


20 octobre 2008, 2:43
Mange ta ville point tévé

 © Crédit photo: John Londono

 
De temps en temps, il faut reconnaître le talent caché.

Talent, car je n’ai pas peur de dire que le magazine culturel Mange ta ville est la meilleure émission du genre, actuellement, à la télé québécoise.
L’émission, animée par Catherine Pogonat, s’est d'ailleurs mérité le Gémeaux du Meilleur magazine culturel à chacune de ses trois années de diffusion. C’est donc, déjà, une «immortelle» de notre télé!

Caché, car ce magazine est diffusé à ARTV et n’a donc malheureusement pas le rayonnement qu’il mérite. Il n’empêche, entre 10 000 et 20 000 téléspectateurs regardent l’émission chaque semaine, ce qui est tout de même à peu près autant que l'auditoire de Ça manque à ma culture (Télé-Québec) la semaine dernière: 12 000.

J’ai déjà entendu Catherine Pogonat dire que son principal problème était que la majorité des gens qui regarderaient normalement son émission n’ont pas le câble.
C’est donc une excellente idée qu’ARTV ait décidé de diffuser la quatrième saison de Mange ta ville en primeur sur le Web.
Dès aujourd’hui, vous pouvez visionner un nouvel épisode sur le site de l’émission (sous l’onglet Web-télé).

Visuellement créatif et fidèle à son concept d'origine, Mange ta ville ausculte un thème dans chaque émission. L’épisode en ligne porte sur l’espace public. On y entend une prestation de Pierre Lapointe devant le Musée d’art contemporain et mon ex-patron chez Urbania, Philippe Lamarre, explique ce que ça mange en hiver, le «design vernaculaire». Super intéressant.


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