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On a volé mon poisson d’avril!
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Vous ne me croirez pas, mais je le dis quand même.
Chaque 1er avril, j’aime bien jouer au poisson d’avril. C’est mon plaisir coquin. L’an dernier, j’ai annoncé ici que Guy A. Lepage quittait la barre de Tout le monde en parle. Quelques poissons avaient mordu.
Cette année, j'avais prévu annoncer en grandes pompes, le 1er avril, le retour de Marie-France Bazzo à la radio. Pas à Radio-Canada, mais bien au 98,5FM.
J’avais même imaginé une petite phrase d’intro à saveur piscicole du genre : « Tel le saumon qui remonte jusqu’au lieu de sa naissance pour se reproduire, Bazzo revient à la radio… »
Eh bien… On a volé mon poisson d’avril!
Extrait d'un communiqué émis par le 98,5 FM :
Montréal, le 28 mars 2008 – À compter du 18 avril et ce, jusqu’au 20 juin, Marie-France Bazzo reprendra le micro, une fois par semaine, au 98,5 FM, pour une intervention dans l’émission de Paul Arcand Puisqu’il faut se lever.
À tous les vendredis, vers 9h25, Marie-France Bazzo présentera son billet culture et société, où elle analysera à sa façon un ou plusieurs événements de l’actualité.
« Nous sommes vraiment enchantés de cette collaboration. Marie-France est une communicatrice unique, qui apportera sa touche dans l’émission grâce à sa personnalité et une grille d’analyse qui lui est propre », a tenu à souligner Yves Bombardier, directeur général du 98,5 FM.
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Ça manque à ma télé
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Comment faire pour qu'une émission culturelle soit un reflet fidèle et pertinent des multiples expressions artistiques du moment? La question revient souvent.
Elle m'est revenue cette semaine lorsque j'ai appris la mort de Méchant Contraste!
Animé par Matthieu Dugal et diffusé sur les ondes de Télé-Québec, ce magazine à teneur sociale et culturelle débusque aux quatre coins de la province des sujets qui étonnent et détonnent. Le conformisme vs la contre-culture. L'art anarchiste. Le marketing de la musique classique. Le théâtre saguenéen. Les effets pervers de la pub verte. La représentation médiatique de la femme.
Depuis quatre ans, cette émission a acquis de la maturité. Les critiques l'aiment. Et sans grands efforts de promotion, Méchant contraste! réussit tout de même à attirer une moyenne de 50 000 téléspectateurs par semaine. Une marque honorable pour Télé-Québec.
On s'explique donc mal le retrait de cette émission. Martin Roy, le nouveau directeur des programmes de la chaîne - celui qui a aussi tiré la plogue sur le plus gros succès de Télé-Québec, Ramdam -, dit vouloir changer la formule de Méchant contraste! pour en faire une sorte d'Enjeux panquébécois qui aborderait des sujets sociaux de façon "plus journalistique". Attendons de voir.
D'ici là, tout un pan de la culture locale perd une belle vitrine. Il faudra compter sur Ça manque à ma culture qui, à mon avis, manque surtout d'intérêt.
Mais revenons au propos initial. Pourquoi la culture a-t-elle tant de mal à se frayer un chemin jusque sur les plateaux de télévision? Peut-être faudrait-il poser la question autrement. Le petit écran est-il un transmetteur de culture?
Lorsqu'on effleure la question, on ne peut s'empêcher de rappeler la glorieuse époque des émissions culturelles de Radio-Canada. Les Beaux Dimanches et les téléthéâtres. Ah! Que c'était donc plus mieux jadis qu'aujourd'hui!
Il est vrai qu'aux balbutiements de la télévision, les jeunes intellectuels qui s'étaient emparés de la chaîne d'État voulaient rapprocher la Grande Culture des masses laborieuses.
Or, ce fut un rêve éphémère. Naguère, si des téléthéâtres purent rassembler plus d'un million de téléspectateurs, c'est d'abord parce que le public était captif d'un seul poste. L'arrivée des émissions plus frivoles de Télé-Métropole, en 1961, brisa le monopole radio-canadien et révéla la véritable nature de la télévision: le divertissement.
"Essentiellement, la télévision cherche surtout à divertir. Elle s'est avérée un assez mauvais vecteur de contenus de type pédagogique", explique en entrevue Michel Lemieux, sociologue et auteur de La Télé cannibale (Écosociété). "Il faut relier tout ceci à la structure de la télévision, explique-t-il. Les gens y consacrent énormément de temps. Ainsi, pour que les téléspectateurs restent aussi longtemps devant leur téléviseur, les producteurs doivent mettre en ondes des émissions très légères, pas trop compliquées."
Voilà pourquoi, selon le sociologue, les émissions culturelles ont tendance à verser dans l'amusement hypocalorique.
La culture est en faillite à la télévision généraliste. Tenez, l'unique magazine culturel de Radio-Canada, On fait tous du show business, est balayé dans les marges les moins courues de la grille horaire: le dimanche à 15 h. J'appelle cela une abdication.
"Il ne faut pas compter sur la télévision généraliste pour documenter de nouveaux courants culturels, dit Michel Lemieux. Elle ne l'a jamais fait. Le cœur du problème vient du fait que les cultures en train de s'inventer, de se former, ne sont jamais spectaculaires. La télévision ne fait que ramasser la culture lorsqu'elle est déjà faite."
Et ARTV? La chaîne culturelle grappille à peine 1 % des parts de marché. Si on y trouve quelques émissions culturelles originales (Mange ta ville, Viens voir les comédiens, Cabine C), force est de constater qu'ARTV connaît plus de succès lorsqu'elle remet à l'antenne de vieilles séries pigées dans les archives de Radio-Canada.
Que l'on vire le sujet de tous les bords, le constat est le même: la télévision n'est pas un lieu privilégié d'expression culturelle. Elle prend la culture au rebond, lorsque celle-ci devient populaire. C'est tout.
Il faut s'y résoudre. Les poètes, artistes visuels, chorégraphes, chanteurs d'opéra et comédiens de théâtre qui ne jouent pas dans Virginie manqueront toujours à notre télé...
Méchant contraste!, à Télé-Québec, les lundis à 19 h.
Plusieurs entrevues sont archivées sur le site de l'émission: http://www.mechantcontraste.telequebec.tv
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La bibliothèque à Dickner
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J’ai eu toutes sortes de collections. Une collection de sachets de sucre, de caricatures de moi-même, d’Almanach du peuple, de photos peu avantageuses de politiciens, d’artefacts du Parc Belmont, de timbres et de dinosaures en plastique.
Voilà que je me suis lancé dans une curieuse collection: je photographie des bibliothèques célèbres.
Je cherche encore la signification de ce hobby. Pour l'instant, j'accumule.
Voici un extrait de la bibliothèque de Nicolas Dickner, auteur de Nikolski, que les hasards de la vie m’ont fait rencontrer récemment…
On y trouve…

Et plus bas, le rayon des classiques…
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Le tramway revient sur Ontario
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Quand un nid-de-poule rend nostalgique. 
Cette anfractuosité trouvée aujourd’hui sur la chaussée de la rue Ontario, angle Pie-IX, laisse voir le rail sur lequel glissait le tramway jusqu’en 1959...
Trace d’une époque que je n’ai jamais connue.
En septembre dernier, mes députés Louise Harel et Réal Ménard proposaient de ramener le tramway sur Ontario.
On risque de l’attendre encore longtemps.
Par contre, en enjambant ce rail aujourd’hui, il m’a semblé entendre, au loin, le grincement d’un p’tit char… 
Photographie d'un tramway arrivant à l'angle des rues Saint-Laurent et Ontario Est. Source.
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Lu et vu cette semaine
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Bien mastiquer avant publication L’essence du journalisme moderne serait désormais la « mise en forme rapide de contenus de seconde main, conçus pour servir les intérêts politiques et commerciaux de ceux qui le fournissent. » C’est ce que soutient le journaliste Nick Davies dans son essai Flat Earth News, paru en Angleterre seulement. Le blogueur Philippe Couve en parle ici.
5 ans déjà Une superbe rétrospective en ligne préparée par l’agence de presse Reuters pour les cing ans de la guerre en Irak.
Mouvement Dès le 13 avril, Marie-Louise Arsenault remplacera Raymond Cloutier à la basse de l’émission littéraire Vous m’en lirez tant, à la Première chaîne de Radio-Canada. Cayouette pleure Cloutier.
La science en marche BigDog, un robot développé par Boston Dynamics, grimpe des dunes, marche dans la neige et traverse un parking glacé sans tomber. Qui sait, vous pourrez peut-être un jour voir ce robot, financé par le Defense Advanced Research Project Agency (DARPA), sur un champ de bataille près de chez vous?
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René, l'infopub
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"Sois pas triste, René, un jour on fera des séries télé sur toi."
La première saison de la minisérie René, diffusée à l'automne 2006, avait laissé au public une impression de coït interrompu en s'arrêtant juste avant que le Parti Québécois accède au pouvoir.
Tant qu'à avoir commencé le travail, aussi bien le terminer. C'est maintenant chose faite.
Cette seconde partie, en quatre épisodes d'une heure, boucle la boucle. René, le destin d'un chef raconte la consécration politique et la chute de Lévesque. Les années 1976 à 1985. De grosses années péquistes qui ont connu l'élection du PQ en 1976, l'affaire des Yvette, le Référendum de 1980, la nuit des longs couteaux, l'éjection de René par son propre parti et son retour à la vie de simple citoyen.
On retrouve un René Lévesque (Emmanuel Bilodeau) plus grisonnant. Autour de lui gravitent de grandes figures: Jacques Parizeau (Germain Houde), Claude Charron (François Chénier), Lise Payette (Dominique Pétin). Le psychiatre Camille Laurin (Benoît Gouin) veut lancer une "psychothérapie collective" pour régler les problèmes d'identité des Québécois. Claude Morin (Guy Nadon) vend des informations à la GRC, ce qui donne à l'œuvre des airs de roman d'espionnage.
Bref, il y a là matière à péripéties, à intrigues, à frissons. J'ajouterais même une chose: cette série donne le goût du pays.
En dramatisant les luttes de ce demi-dieu de la mythologie locale, un homme qui s'est battu au péril de sa santé pour l'indépendance de son peuple, René pourrait faire repartir la fournaise à rêves chez certains souverainistes refroidis par les étapismes du PQ moderne.
Au visionnage de presse la semaine dernière, le réalisateur Pierre Houle (Bunker, le cirque, Omertà) se défendait bien d'avoir voulu mythifier Lévesque.
N'empêche, le seul fait de lui consacrer une minisérie de 6,4 millions de dollars et de la diffuser d'un océan à l'autre à heure de grande écoute est, en soi, un geste "mythificateur".
Dans nos sociétés télévisuelles, on mythifie plus efficacement au petit écran qu'en érigeant des statues.
Certes, les faits sont rapportés avec rigueur. Dans René, nous sommes loin des enjolivures et des inventions "scénaristiques" de la fabuleuse "vraie histoire" des Lavigueur, présentée à la SRC cet hiver.
Il s'agit néanmoins d'un récit dramatique. Et il est dans la nature du récit d'avoir un penchant pour le héros.
Lévesque, dans la minisérie, est un héros beurré d'humilité, dont les quelques travers ne font que rendre plus crédibles ses extraordinaires qualités humaines. Il poursuit sa quête, la souveraineté du Québec, malgré les embûches et les vilains qu'il rencontre sur sa route. Parmi ceux-ci: Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada, confiné au rôle de fendant de service. Dans René, il n'apparaît que pour asséner un coup dans les côtes de notre héros, au tournant d'une réplique cinglante.
Forcément, en suivant ce récit, même le plus rouge des fédéralistes finira par prendre pour René. Forcément, on comprend et on respecte sa quête. Forcément, plusieurs quitteront cette série avec l'envie d'un Québec libre.
Je ne suis pas en train de le déplorer, comprenez-moi bien. Je constate seulement la force d'influence du récit par rapport à l'exposé factuel.
C'est d'ailleurs ce que démontre Christian Salmon dans son essai Storytelling (La Découverte). Sachez-le, pour rallier des gens à votre cause, lâchez les slogans, les arguments et les "conversations nationales": racontez-leur plutôt une histoire avec des bons et des méchants.
Voilà pourquoi, par la bande, la série René, le destin d'un chef est une belle infopub pour le mouvement indépendantiste. Appelons cela du marketing indirect.
Bien sûr, il ne faut pas le dire trop fort.
La série, produite en anglais et en français, est tout de même diffusée sur les ondes de Radio-Canada/CBC, un réseau pancanadien financé par des fonds fédéraux.
Vous comprendrez que de mettre à l'antenne d'une télévision d'État une série qui use de la puissance du récit pour célébrer le projet souverainiste... c'est un peu délicat.
René, le destin d'un chef, à Radio-Canada dès le mardi 25 mars, 20 h.
TÉLÉ /
Alors que Québec fête son 400e anniversaire, il serait temps de trancher la question une fois pour toutes. Québec a-t-elle bel et bien été fondée par Samuel de Champlain... ou plutôt par son patron, un protestant du nom de Pierre Dugua de Mons? Dans cette série en deux épisodes, des historiens bousculent le mythe du "fondateur unique" de la ville de Québec. Enquête Champlain, à Historia, dès le 20 mars, 20 h.
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Pourquoi chroniquer?
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Revenons sur le passage d’Avard à Tout le monde en parle.
L’auteur des Bougon y est allé d’un coup de gueule sur l’omniprésence des chroniqueurs, forcés de fabriquer une opinion quotidienne pour remplir l’espace qui lui est attribué dans un journal. Il a écorché par la bande les blogueurs professionnels, ceux rattachés à un média. Pierre Cayouette relate l’essence de ses propos ici.
Forcément, je me suis senti interpellé. Je gagne tout de même ma vie en vendant chaque semaine 4500 caractères d’opinions à un hebdo culturel. Et je blogue en plus.
Aussi, je me questionne fréquemment sur l’état de chroniqueur.
Non, je ne me considère pas comme un chieux d’opinions contraint à livrer son avis à trois balles afin de remplir l’espace libre autour des pubs du journal.
Mon job de chroniqueur, je le compare davantage à celui d’un cartographe.
De nos jours, le globe a été cartographié jusque dans ses moindres recoins. Pourtant, le cartographe a toujours du boulot. Il met à jour les cartes existantes. Il crée des cartes spécialisées : des cartes de végétation, des cartes de courants marins, des cartes du climat mondial. Il offre de nouvelles lectures du monde.
Je me vois comme un cartographe de la planète Médias.
Chaque jour, j’observe la carte du monde médiatique connu et je choisis de mettre en relief certains aspects afin d’offrir un point de vue nouveau, et si possible original.
C’est là, à mon avis, la tâche du chroniqueur.
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Trop de blogues?
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Trop de blogues?
Le compte-rendu d’une étude sur les habitudes de lecture des journaux (sur le Web et sur papier). Je l’ai lue jusqu’à la fin. Deux conclusions étonnantes :
«Les textes sont davantage lus sur Internet que dans les versions papier des journaux et ce, peu importe leur longueur.»
Et…
"[…] les gens dont ont a sondé les habitudes posaient peu les yeux sur les blogues ou le contenu multimédia. […] [La chercheure Sara Quinn] avance une opinion personnelle dans le cas des blogues. «Je crois qu'il y a trop de blogues, dit-elle. On pense que les lecteurs veulent savoir à tout prix ce que les autres pensent.»
Je ne sais pas pour les autres, mais moi je pense comme elle.
Je prédis d’ailleurs un avenir pour les blogues: ils se regrouperont pour former des « super-blogues » alimentés quotidiennement par des « super-blogueurs » spécialisés dans plusieurs domaines : sport, culture, finances, politique, vins, mode.
Dans le temps, on appelait cela des « journaux ».
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Pardonnez-moi mon père, car j’ai pollué
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Le Vatican s’en fiche certainement, mais je dois avouer que je suis rarement sur la même longueur d'onde que lui. Cette fois, par contre, je le suis.
Le siège social de l’Église catholique a décidé de mettre à jour sa liste des péchés capitaux, vieille de quinze siècles.
Désormais, aux péchés capitaux de la gourmandise et de la luxure -pour lesquels je me confesse- il faudra ajouter sept autres péchés « sociaux » incluant la pollution et l’accumulation d’une richesse excessive.
Voilà des péchés plus modernes pour lesquels il y a une vraie réflexion morale à faire.
Car s’il est plutôt simple pour un bon chrétien de ne pas se laisser emporter par la colère ou de réprimer ses envies, comment s’adaptera-t-il en sachant que l’épandage de pesticides chimiques sur son beau gazon ou la conduite de son VUS sont désormais considérés comme des péchés? Changera-t-il ses habitudes?
J'ai connu des gens qui sont prêts à empêcher leurs enfants de passer l’Halloween, car c’est une fête païenne. Jusqu’où changeront-ils leurs habitudes de consommation pour ne pas décevoir leur Église?
Des milliers des croyants américains ont manifesté contre l’avortement et la recherche sur les cellules souches, feront-ils la même chose pour les politiques polluantes de leur président?
On a souvent dit que l’environnementalisme frisait parfois le fanatisme religieux. L’Église catholique a sauté sur l’occasion. J’ai hâte de voir les résultats...
*L’image fait partie d’une série de publicités de Harvey Nichols.
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L'agence de PKP
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C’est maintenant clair, Quebecor veut faire de Nomade (voir autre texte) une agence de
presse «totalement dédiée aux différentes plateformes de
Quebecor Média». C'est ce que Le Soleil et MédiaMatinQuébec rapportent aujourd'hui.
Le patron de l’agence Nomade, Sylvain Chamberland, un ex-vice-président au développement de Quebecor, l’a confirmé hier devant la Commission des relations de travail sur sur l’utilisation de briseurs de grèves au Journal de Québec. Selon Le Soleil:
«Pierre-Karl Péladeau m’a téléphoné et m’a dit : “J’ai un projet et j’aimerais qu’on puisse regarder ça.” Le projet consistait à vérifier la pertinence de lancer une agence de presse qui fournirait du contenu à Quebecor Média. J’y ai vu une occasion d’affaires», a expliqué Chamberland à la commissaire Myriam Bédard.
«Après avoir fait le tour des médias de Quebecor, j’ai constaté qu’il était saugrenu de continuer à faire affaire avec La Presse Canadienne puisqu’on dépense une fortune pour un contenu qui ne nous appartient pas et qui ne nous procure aucun avantage différentiel», a-t-il poursuivi. La Presse Canadienne (PC) est une agence de presse nationale, indépendante, qui existe depuis 1917 et qui survit grâce aux revenus de ses abonnés (les grands médias du pays).
Il s’agit d’une source d’information impartiale et, à mon avis, de grande qualité.
Cela dit, à la lueur des informations dévoilées aujourd'hui, doit-on comprendre que l’empire Quebecor souhaite éventuellement se passer des services de la Presse Canadienne?
Pour la PC, perdre les revenus d'abonnement de Quebecor serait un dur coup.
Le National Post, quotidien anglophone propriété du géant CanWest, s’est déjà retiré de La Presse Canadienne afin de s’abreuver au service de presse interne de CanWest, CanWest News Service. Quebecor veut-il faire de même?
Même si M. Chamberland a soutenu qu’il est «saugrenu [pour Quebecor] de continuer à faire affaire avec La Presse Canadienne», le patron de la PC, Eric Morrison, reste calme. En entrevue téléphonique, il m’a dit être «très confiant que Quebecor continuerait à soutenir la Presse Canadienne». À son avis, Quebecor n’a «aucun plan de quitter la Presse Canadienne».
L'avenir nous le dira...
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À quand le téléroman?
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Avez-vous lu ce matin le dernier épisode du meilleur téléroman en ville? Ben oui, vous savez, le procès qui oppose les producteurs de la minisérie Félix Leclerc à Radio-Canada (et son dir. des programmes Mario Clément)?
Johanne Larue, ancienne chargée de projet à la SODEC, a relaté la crise
«violente et soudaine» piquée par le couple dans son bureau en mai
2003. M. Fournier et Mme Raymond demandaient pour une deuxième fois un
financement pour leur film Je n'aime que toi. [...]
[...] «Ils se sont mis à crier debout et à me traiter
de fonctionnaire incompétente», a-t-elle raconté. [...] Après quelques minutes de colère, [Marie-José Raymond] lui aurait dit: «Vous
n'en avez que pour la jeune génération, vous leur lichez le cul». Puis
elle aurait léché la table.
Avez-vous la même image mentale que moi? Ça ressemble à un mauvais personnage de Virginie, non? Écoutez, cette saga est absolument bidonnante. Et je suis d'avis que de là où il est, celui qui doit se bidonner le plus, c'est Félix. Encore chanceux qu'il ne soit plus là pour poursuivre les producteurs de cette minisérie loufoque pour atteinte à sa réputation...
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Un samedi en 2028
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Avis. J'avais pondu une belle chronique sur la mort prématurée de Tout sur moi. Or, lundi soir, à quelques heures de mon deadline, Radio-Canada annonçait la résurrection de la série pour la saison 2009-2010. Bonne nouvelle pour les fidèles de Macha et ses amis. Mauvaise nouvelle pour le chroniqueur qui venait de passer huit heures à disserter sur une histoire qui n'existe plus. Pris de court, j'ai décidé de remplacer mon exposé caduc par une balloune futuriste. Voici donc le paysage médiatique québécois... dans 20 ans!
La Presse du samedi 20 mai 2028. Dans sa chronique, l'incorrigible Pat Lagacé tape encore une fois sur les cols bleus. Page A4, l'ex-premier ministre du Québec Bernard Drainville annonce son retour en politique. Cahier Arts et Spectacles: Céline Dion fête ses 60 ans aux Galeries d'Anjou.
C'est pour moi un indécrottable rituel. Le samedi matin, je lis mon journal. Même si le geste est on ne peut plus rétro, c'est plus fort que moi. J'ai besoin de caresser ces quelques feuilles d'arbres morts.
J'ai pourtant fait des efforts pour évoluer avec mon temps. Je me suis même adapté à la nouvelle orthographe de la langue française. Mais me passer de mon bon vieux journal du samedi? Jamais. À 50 ans, certaines habitudes ne changent pas.
J'ai eu peur, il y a cinq ou six ans, lorsque la rumeur a couru que le plus grand quotidien français d'Amérique cesserait d'être imprimé pour n'être offert que sur le Web. Inutile de vous dire qu'il y a eu une levée de boucliers du côté des rétros de mon espèce. On n'avait pas vu autant de vieux fulminer à l'unisson depuis la Commission Bouchard-Taylor.
La Presse a finalement décidé d'imiter plusieurs grands quotidiens américains. Elle est passée de sept à deux éditions imprimées par semaine (le samedi et le dimanche). Le reste est allé sur le Web.
Mon rituel du samedi matin a eu chaud.
La Presse est le dernier quotidien québécois... à sortir encore d'une presse.
C'est en 2012 que Le Devoir a laissé tomber le papier. Cette année-là, le Voir, un hebdo culturel dans lequel j'ai sévi au début de ma carrière, devenait une communauté de blogues citoyens. Puis, en 2016, une grève au Journal de Montréal a donné à Pierre-Karl Péladeau le prétexte qu'il attendait pour enterrer définitivement le quotidien fondé par son père. PKP a toujours préféré la puissance infinie du câble aux empires de papier. Il a misé sur le bon cheval. Quebecor est le premier fournisseur et distributeur de contenus numériques au pays. Et à présent, c'est sur ce terrain que la partie se joue.
Car il faut le dire, la presse écrite est une goutte d'eau dans l'océan numérique dans lequel baigne désormais la planète médias.
Aujourd'hui, l'information et le divertissement arrivent par un seul tuyau: iTube.
Il faut avoir passé la dernière décennie sur la planète Mars - et encore - pour ne pas avoir entendu parler de la petite boîte de métal brossé qui a changé la face de la télé.
L'iTube donne accès à des milliards d'émissions de télévision en haute définition, lesquelles peuvent être téléchargées et regardées sur n'importe quel téléviseur.
Et dire que tout a commencé par un site Internet de partage vidéo, YouTube.
Pour la petite histoire, YouTube a été acquis par Google en 2006. Puis, Google a englouti Apple en 2013. Et c'est dans le ventre de cette nouvelle créature médiatique que naquit l'iTube, coffret magique au coût abordable fusionnant l'interface de partage vidéo de YouTube, la technologie AppleTV et le moteur de recherche Google.
La popularité du truc a été instantanée. Les maisons de production établies ainsi que les ti-counes de tout acabit se sont mis à produire des émissions pour l'iTube.
Forcément, l'industrie télévisuelle a dû s'adapter.
J'étais chroniqueur médias à l'époque et je m'en souviens comme si c'était hier. Le jour où le patron de Radio-Canada, Sébastien Benoît, a annoncé que la société d'État fermait son légendaire canal 2, ouvert depuis 1952. Désormais, toutes les productions radiocanadiennes - incluant la 22e saison de la série-culte Tout sur moi - seraient disponibles uniquement sur iTube.
Après l'annonce de M. Benoît, on eut dit que les journalistes présents à la conférence de presse avaient décidé de garder le silence afin d'entendre le son de la page d'histoire qui venait de tourner...
J'ai mis fin à ma carrière de journaliste quelques mois plus tard. Pour une raison en particulier: un sentiment d'être dépassé.
Ces nouvelles technologies qui se renouvellent à un rythme fou. Cet âge de l'hyperaccès qui donne le mal de mer. De nos jours, les vieux sont dépassés de plus en plus jeunes. J'en sais quelque chose.
Heureusement, je peux encore compter sur l'incorrigible Pat Lagacé. Toujours à la même page. Toujours à taper sur les cols bleus.
Heureusement, il y a encore mon journal du samedi.
Ma bouée dans cette mer agitée...
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Saputo en beau fromage
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Trouvé chez Steve Faguy: Lino Saputo poursuit Le Journal de Montréal, La Presse et Le Globe and Mail pour diffamation. Vous vous souvenez en novembre et décembre dernier les médias s'étaient excités pendant 48 heures avec prétendues relations entre Saputo et la Mafia sicilienne. L'histoire avait fait chuter l'action de Saputo.
Le Journal de Montréal, sous la plume de Michel Auger, publiait alors un article ressortant des boules à mites toutes sortes de liens entre Saputo et les mafieux Bonnano et Cotroni. Il avait écrit que Saputo "aurait été associé à une entreprise de fabrication de ravioli avec les Cotroni." Cet article ne semble plus disponible sur Canoë.
Pour se défendre, Lino Saputo avait dit: "Ici, au Canada, être Italien ou Sicilien et avoir du succès, c'est parce qu'on est dans la mafia."
Enfin, attendons la suite...
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Ma chronique va arriver en retard
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Bon, j'avais prévu écrire une belle chronique sur la mort de Tout sur moi... Mais Radio-Canada vient d'annoncer qu'une troisième saison sera produite. Rappelons que la Société d'État avait tiré la plogue la semaine dernière. Un groupe Facebook pour sauver Tout sur moi avait attiré plus de 3400 sympathisants. Communiqué de Radio-Canada: BONNE NOUVELLE POUR TOUT SUR MOI Lundi 10 mars 2008 – Après examen des montants dévolus dans le cadre du Fonds canadien de la télévision, dont Radio-Canada n’a eu la confirmation que vendredi dernier, la direction générale de la Télévision française annonce qu’il sera possible de produire une troisième saison de TOUT SUR MOI sans compromettre l’équilibre budgétaire de sa programmation dramatique ou de sa grille horaire 2009-2010.
Radio-Canada a avisé aujourd’hui même la maison de production Cirrus Communications de cette bonne nouvelle, rappelant que la décision de mettre un terme à la série était exclusivement liée à des contraintes financières et ne constituait surtout pas un jugement négatif sur la qualité indéniable d’écriture, de réalisation ou de jeu des comédiens qui caractérise cette production. Bon. Ben content pour l'équipe. Mais là, il est 18h20. Ma chronique de jeudi est livrable dans à peu près douze heures et je viens de travailler une journée complète sur une histoire qui n'existe plus. Si vous avez des idées...
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