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February 2008 - Messages
29 février 2008, 5:37
Odeur de grève au Journal de Montréal

Ça sent la grève au Journal de Montréal. C’est ce que nous apprend la dernière édition du magazine Le Trente.

La rédaction [du Journal de Montréal] compte en effet maintenant 20 cadres pour 65 journalistes, soit un patron pour 3 scribes. Du jamais vu.


Il semble que ce soit la nouvelle stratégie de Quebecor lorsqu’elle flaire le conflit syndical : nommer des cadres (non-syndiqués) qui assureront la production du quotidien advenant une grève ou un lock-out des journalistes.

Le bulletin syndical [publié par le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal] rapporte ainsi que certains de ces nouveaux cadres auraient même été recrutés avec la promesse qu’ils retrouveraient leurs fonctions syndiquées « après le conflit ».
Voilà qui ressemble étrangement à ce qui s’est passé au Journal de Québec.


Depuis un peu plus de 10 mois, le Journal de Québec paraît chaque jour, malgré l’absence de ses 252 travailleurs en lock-out (qui eux publient le journal gratuit MédiaMatinQuébec).

Ce tour de force est rendu possible grâce au travail d’une dizaine de cadres de la rédaction qui « font le travail qui était effectué, avant le déclenchement du conflit, par trente-cinq journalistes, seize pupitreurs, onze photographes et trois statisticiens. »



Connaissez-vous l'agence Nomade?

Le Journal de Québec est aussi alimenté par des journalistes de Canoë, ainsi que par de mystérieux scribes de l’agence Nomade, une agence de presse « mise sur pied à la suite du lock-out » (Le Trente), par Sylvain Chamberland, ex-directeur chez TVA et qui avait été nommé, en août 2005, vice-président pour le développement des affaires/média de Quebecor Média.

Au sujet de l'énigmatique agence Nomade, voici ce que le rédacteur en chef du Journal de Québec (qui alimente son quotidien des textes produits par cette agence) en disait, sous serment devant la Commission des relations de travail:

Je sais que l’agence Nomade a des employés, mais je ne sais pas qui ils sont. Ce n’est pas pertinent. Je n’ai pas besoin de le savoir », a-t-il dit, provoquant l’étonnement de Me Morin, qui semblait se demander comment le patron de la rédaction d’un journal pouvait se ficher ainsi de la provenance des textes.


Selon le Registre des entreprises du Québec, l’agence Nomade est enregistrée au 4621, rue Hutchison à Montréal (à quelques pas du Dairy Queen de l'avenue du Parc) et ses activités sont la «production de contenus multiplateformes» et la «consultation en communication». Pas de numéro de téléphone. Pas de site Internet.

Si vous avez plus de détails... je suis curieux! 


29 février 2008, 1:35
Leçon de remplissage

Petit passage comique d'un article sur le financement de Radio-Canada, paru dans La Presse ce matin. Quand faut remplir de l'espace, toutes les tactiques sont bonnes!

Selon le président du comité, le conservateur Gary Schellenberger, Radio-Canada devrait avoir accès aux ressources dont elle a besoin pour rester accessible à la vaste majorité des Canadiens.

"Radio-Canada doit avoir accès aux ressources dont elle a besoin pour rester un service accessible à la vaste majorité des Canadiens", a affirmé le président du comité, le conservateur Gary Schellenberger.

Vous en conviendrez comme moi, le deuxième paragraphe nous aide vraiment à préciser l'idée émise dans le premier paragraphe...
27 février 2008, 4:09
J'aime André Sauvé

Ouvrez grands les yeux, chers lecteurs, parce que vous ne verrez pas ça souvent.

Aujourd'hui, je fais une entorse à mon guide de déontologie en militant ouvertement en faveur d'un artisan notre culture. Et j'ai nommé: André Sauvé.


Depuis quelques semaines, ce collaborateur à l'émission 3600 secondes d'extase essuie des critiques négatives de la part de chroniqueurs sans scrupules.

Pourtant, plusieurs de mes contemporains ainsi que moi-même trouvons cet humoriste absolument rafraîchissant. Même que, si ce n'était pas de lui, ma blonde aurait déserté depuis longtemps la nouvelle émission de Marc Labrèche.

Alors, j'ai lancé un groupe sur Facebook: J'aime André Sauvé.

Fans d'André Sauvé, unissons-nous!

(En passant, je ne connais pas André Sauvé, je ne l'ai jamais rencontré de ma vie. Mais j'aime ce qu'il fait.)

 

Mise à jour

 

Sur le groupe Facebook, Yannick offre cette excellente prestation d'André Sauvé. Si quelqu'un sait où c'est passé ce truc!!

 


27 février 2008, 2:11
Bouillon de poulet aux nouvelles

 

"Visiblement, plusieurs de mes contemporains sont en manque de bouillon de poulet pour l'âme."

Le portail Internet Yahoo! Québec m'a invité l'autre jour à poser une question au public.

Saisissant l'occasion de jeter des ponts entre ces deux continents que sont les "médias" et la "masse", j'y suis allé franchement: "Selon vous, quels sujets sont négligés par les médias?"

102 personnes ont répondu.

Sans prétendre à aucune valeur scientifique, ce petit sondage a tout de même donné d'intéressantes réactions.

Charles souhaiterait un reportage sur le phénomène du mobbing (le harcèlement de personnes par un groupe). Un certain Eldorado aimerait que les médias s'intéressent davantage aux courses de motos et Claudie voudrait entendre parler des "femmes célibataires, vu le manque d'hommes disponibles".

Bien sûr, de valeureux soldats du Grand Complot ont déploré le silence des médias à propos des ovnis, des francs-maçons, des Illuminati, des chemtrails (mystérieuses traînées de fumée dans le ciel) et de la société secrète Skull and Bones (qui compte le fils et le père Bush parmi ses membres honoraires).

Bon.

Au-delà de ces sujets bien précis, j'ai toutefois relevé une tendance lourde: près du tiers des répondants trouvent que les médias ne couvrent pas suffisamment les bonnes nouvelles.

"Ce qu'on appelle l'actualité devient un ramassis de scandales et de drames, écrit Stéphane. Si on en vient à croire que tout ce qui est vrai est mauvais, on est condamné à placer nos espérances dans l'utopie."

"On veut plus d'Amélie Poulain, de belles images, d'espoir", renchérit Lucie.

En vrac, on souhaite des topos sur les couples heureux, les réussites, la recette du bonheur et sur des gens ordinaires qui aiment la vie.

On prend des notes.

Visiblement, plusieurs de mes contemporains sont en manque de bouillon de poulet pour l'âme.

Or, malgré tous les bons sentiments qui animent ceux qui voudraient plus de rose bonbon au Téléjournal, l'affaire est que ce sont les mauvaises nouvelles qui poussent le public à s'informer.

Je m'explique.

En septembre dernier, le Pew Research Center for the People and the Press publiait les résultats d'une vaste étude sur les préférences du public américain en matière d'information, de 1986 à 2007. Une synthèse de 165 sondages menés depuis deux décennies à travers le pays. Du sérieux.

Premier constat: les goûts du public sont étonnamment stables.

Les consommateurs d'information suivent avec le plus d'attention les nouvelles concernant les catastrophes (d'origine humaine ou naturelle), l'argent (surtout le prix de l'essence), les guerres, le terrorisme et la violence en général.

Voilà les super-catégories de mauvaises nouvelles qui ont le plus captivé les Américains au cours des 20 dernières années.

Est-ce parce que les médias se drapent dans les drames que le public se voit contraint de s'y intéresser? Pas sûr.

Considérons un deuxième constat de cette étude: le pourcentage des Américains qui disent suivre de "très près" l'actualité est passé de 30 % dans les années 80 à 23 % dans les années 90, pour enfin remonter à 30 % au cours de la décennie 2000.

Pourquoi ce creux dans les années 90? L'auteur de l'étude, Michael Robinson, soutient qu'il est dû au calme relatif de cette décennie. En revanche, la population s'est remise à s'informer plus intensément depuis 2001; avec le 11 septembre, l'économie américaine mal portante, la guerre en Irak, etc.

D'où cette conclusion: les gens lisent moins les journaux et regardent moins les nouvelles lorsque tout va bien. Par contre, lorsqu'ils sentent que leur sécurité est menacée, que la boule est sur le point de péter, c'est du côté des médias qu'ils se tournent pour trouver des réponses à leurs inquiétudes.

Voilà pourquoi on a l'impression que les médias ne colportent que des mauvaises nouvelles.

C'est que les bonnes nouvelles, peu de gens y prêtent vraiment attention.

TELE /

Centième émission d'Il va y avoir du sport. Les débatteurs étoiles s'obstineront (Paul Arcand, Louise Beaudoin, Pascale Navarro, Jean Barbe, Lise Ravary et Mathieu Bock-Côté). L'invité: l'animateur de 110 % (l'autre émission de débat) Jean Pagé. À Télé-Québec, le vendredi 29 février, 19 h 30. À TV5, mars est le mois de l'Afrique. Voyez un documentaire sur la journaliste québécoise, écrivaine et scénariste Lucie Pagé, exilée en Afrique du Sud depuis 10 ans. L'Afrique dans la peau, le mardi 4 mars, 21 h. Pour souligner le 25e anniversaire de la mort d'Hergé (le 3 mars), ARTV offre toute une soirée avec le plus célèbre journaliste globe-trotter du monde, Tintin. Le samedi 1er mars, dès 21 h.


25 février 2008, 11:15
Bazzo.tv, une fois par semaine
Pour ceux qui ont regardé les Oscars plutôt que Tout le monde en parle hier, je vous informe du petit scoop que Marie-France Bazzo a livré sur le plateau de Guy A.: Bazzo.tv (Télé-Québec) ne sera plus un rendez-vous quotidien à partir de l’automne prochain. Ce sera une émission hebdomadaire de 90 minutes, logée un soir de semaine.

Vos impressions?


22 février 2008, 10:01
Ne tirez pas sur le journalisme!

Adrian Monck, professeur de journalisme britannique, explique sur son blogue pourquoi le journalisme N’EST PAS la cause du déclin des journaux. Il y va d'une comparaison amusante. Traduction libre :

Le déclin du vaudeville a eu très peu à voir avec la perte d’efficacité des gags et la qualité des saynettes.

Le déclin des ciné-parcs n’était pas non plus la faute des scénaristes hollywoodiens…


La suite ici.

Et pour les amateurs de vaudeville...

 


22 février 2008, 8:01
Le discours monolithique

Une bande d'économistes ont lancé une pétition pour dénoncer la façon monolithique dont sont traitées les questions économiques dans l'espace public, dans les médias notamment.



Notre société est plongée en permanence dans un tourbillon d’informations, d’idées et d’opinions portant sur les phénomènes économiques et sur l’évolution qu’il conviendrait de leur imprimer. Certes, l’importance apportée aux questions économiques s’explique par l’urgence des nombreux problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui, lesquels affectent nos vies en profondeur. [...]

Sur toutes ces questions, [...] les économistes bénéficient d’un statut particulier qui leur confère une influence démesurée dans la conduite des « affaires de la Cité », toutes les dimensions de la vie sociale étant abordées à travers le prisme du raisonnement économique. Une question mérite pourtant d’être posée : l’économie est- elle au service de la société ou la société au service de l’économie ? Si, comme nous le croyons, l’économie n’est qu’un moyen au service du bien-être des populations, poser la question, c’est y répondre.

[...] 

L’économie comme domaine du savoir est un vaste ensemble traversé de courants de pensée divers et contradictoires. Les économistes ont, comme tous les êtres humains, des visions du fonctionnement de la société, des opinions politiques, des croyances diversifiées.

Toutefois, depuis quelques dizaines d’années, un discours économique relativement monolithique s’est imposé, au Québec comme ailleurs dans le monde. Il sert d’appui et de rationalisation à un ensemble de politiques qu’on a qualifiées, faute de mieux, de néolibérales. Il serait sans doute plus approprié de parler d’un ultralibéralisme, fondé sur la croyance dans l’efficacité absolue des marchés.

 J'attends la chronique de la sbire du think tank ultralibéral sur le sujet...
 

 

 


 


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20 février 2008, 4:44
J’ai lu une page sur 338…

…et voici mon opinion sur le rapport Castonguay.

Monsieur Castonguay est déçu de ceux qui ont critiqué son rapport sans l’avoir lu.

Il faut dire qu’il fait 338 pages, son rapport.

À une vitesse de lecture normale, cela m’a pris environ 1 minute pour lire une page. À ce rythme, pour passer à travers les 338 pages, il faudrait presque 6 heures de lecture intensive. Et je ne compte pas les pause-pipi.

Or, ce rapport a été déposé hier. Et à 15h44 aujourd’hui, Influence communication publiait déjà son bilan de l'analyse de la couverture médiatique dudit rapport. La firme conclut que le ton de la couverture a été négatif dans 55% des cas, positif dans 26% des cas et neutre dans 19% des cas.

C’est moi où tout va beaucoup, beaucoup trop vite?

Sérieusement, on devrait imposer un délai d’une semaine après la publication d’un rapport public avant que quiconque ait le droit de se prononcer sur son contenu...


20 février 2008, 2:49
De quelle couleur est votre papier hygiénique?

L'autre jour, alors que j'étais au supermarché avec l'autre moitié de mon couple, j'ai aperçu dans notre panier un paquet de 12 rouleaux de papier hygiénique de marque Cashmere. Étonnement.

"Ce n'est pas à nous, ça", lançai-je à ma conjointe de fait en pointant du doigt la marchandise susmentionnée.

Depuis longtemps, voyez-vous, mon couple fait sa part pour l'environnement en achetant du papier de toilette PC Vert fait à 100 % de papier recyclé post-consommation.

"C'est TA cause, a rétorqué ma douce. Moi, en achetant du papier de toilette Cashmere, j'aide les survivantes du cancer du sein."

C'est en effet ce qu'indiquait le ruban rose sur l'emballage.

Bienvenue au supermarché du 21e siècle, pagode de la consommation où, hebdomadairement, la population remplit son frigo tout en exerçant sa conscience citoyenne.

Au rayon des fruits et légumes, on songe maintenant au sort des producteurs biologiques locaux. On choisit son café équitable en ayant une petite pensée pour les travailleurs des coopératives éthiopiennes.

Cependant, certains choix exigent de notre part une vraie gymnastique morale.

Au rayon du papier hygiénique, on prend le ruban rose du cancer du sein (Cashmere) ou le ruban de Möbius du recyclage (PC Vert)? Quelle cause est la plus noble? Pas simple.

Ma blonde connaît au moins quatre victimes du cancer du sein. En revanche, elle n'a jamais vu une forêt boréale rasée par les fabricants de papier de toilette autrement qu'en documentaire.

Elle a donc pris position: Cashmere.

Il y en a qui ont la prise de position facile. Pas moi. Et surtout pour une question aussi délicate que la couleur de mon papier hygiénique... Non, je n'arrive pas à trancher.

Pour ceux que ça intéresse, Cashmere est une marque commercialisée par Kruger, une multinationale montréalaise souvent vilipendée par les écologistes et les communautés autochtones. Greenpeace l'accuse notamment de "détruire la forêt boréale pour fabriquer des produits de consommation courante".

Au cœur des critiques formulées envers Kruger, il y a l'exploitation de l'île René-Levasseur, située à 300 km au nord de Baie-Comeau.

Surnommée "l'œil du Québec" en raison de sa forme, cette île gigantesque abrite une des dernières forêts intactes du Québec.

Or, cette île est devenue le symbole de la lutte entre les tenants de la protection des forêts vierges et les chantres du développement économique.

En 1997, le gouvernement du Québec concédait à Kruger un contrat d'aménagement et d'approvisionnement forestier (CAAF) pour l'exploitation d'un territoire incluant l'île René-Levasseur.

C'est alors que des voix se sont élevées. Les Innus de Pessamit, au nom de leurs droits ancestraux, ont intenté un procès au gouvernement ainsi qu'à Kruger afin que "l'œil" René-Levasseur échappe aux coupes.

En 2005, la Cour supérieure du Québec a donné raison aux Innus. Mais un an plus tard, la Cour d'appel renversait ce jugement et autorisait Kruger à récolter le bois brûlé (par les incendies de forêt) de l'île.

En débarquant sur la Côte-Nord pour exploiter les territoires concédés par Québec, dont l'île René-Levasseur, Kruger a créé quelque 750 emplois.

Depuis, parce qu'il s'est avéré moins rentable que prévu d'exploiter ces "ressources ligneuses" - en raison de l'opposition, mais aussi de la difficulté d'accès aux forêts -, l'entreprise a fermé toutes ses usines de la région.

Ça fait mal. Et j'imagine que lorsqu'on est un ex-employé de la Kruger au chômage, on doit les avoir quelque part, les droits ancestraux des Innus...

Le documentaire Le Doigt dans l'œil explore cette question délicate.

Faut-il exploiter la forêt et créer des emplois dans des régions économiquement fragiles, ou faut-il protéger les dernières forêts intactes? Peut-on faire les deux? Comment?

Voilà des interrogations qui occuperont pendant longtemps passablement de verts, d'industriels, de politiciens et de Richard Desjardins.

Des questions, j'oserais dire, presque aussi complexes que celles entourant la couleur du papier hygiénique.

Le Doigt dans l'œil, à Télé-Québec le lundi 25 février, 21 h.

TELE /

À RDI, on souligne le Mois de l'histoire des Noirs au Québec avec un documentaire sur un chapitre peu reluisant de notre histoire: l'esclavage au Canada, pratiqué pendant près de 200 ans. Héritage noir, aux Grands Reportages le jeudi 21 février, 20 h. À Canal Vie, premier épisode de la série Tu m'aimes-tu?, dans laquelle huit couples fouillent les tripes de leur vie à deux. Dès le lundi 25 février, 20 h.


20 février 2008, 9:49
En passant...

Je suis en retard, mais Patrick Dion m’a fait découvrir ce site. Babelio est le Facebook (en français) des amateurs de livres. En créant votre profil, vous pouvez partager votre bibliothèque avec d’autres lecteurs. Un club de lecture version Web 2.0

Et ici, il y a un type qui a décidé de raser la barbe de Fidel Castro, pendant que Lindsay Lohan aussi en enlève une couche.

Ce matin, j’offre gratuitement mes conseils à un représentant des supermarchés (qui veulent abolir la consigne sur les cannettes) et qui proteste : « On investit des millions de dollars pour rénover nos magasins et les rendre plus attrayants. Et qu’est-ce que vous voyez en entrant? Quatre immenses gobeuses avec des gens en ligne qui essaient de rentrer des cannettes avec du jus qui coule. C’est un peu absurde. »
Réponse : En effet. Avec vos millions, prévoyez donc 200$ pour acheter un rideau.

Ma blonde est tombée sur un blogue ce matin, Coolopolis, qui recense toutes sortes de curiosités montréalaises d’hier à aujourd’hui. Génial!

*

Et j'oubliais, il vous reste à peine 14 heures pour acquérir la plus grosse collection de musique au monde, en vente sur eBay. L'enchère part à 3 millions $ et il n'y a pour l'instant aucun preneur...
 


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18 février 2008, 10:49
Le mambo du décalco

Souvenirs, souvenirs...

 

Technorati Profile
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18 février 2008, 12:15
La naviguerrance
Un article sur Rue89 : Pourquoi l’astrologie fonctionne même si vous n’y croyez pas?

Quiconque lit un horoscope peut s’y reconnaître, ce qui résulterait d’un réflexe naturel de l’homme consistant à opérer une sélection, parmi les informations qui lui sont présentées, vouée à satisfaire son ego. Un mécanisme appelé "effet Barnum" […]

Les Sceptiques du Québec sur l’effet Barnum:

[…] On attribue [à Phinéas T. Barnum, le] patron du célèbre cirque américain deux phrases qui expliquent, à ses yeux, le succès de son entreprise. La première, qui affirme qu'« à chaque minute naît un gogo », évoque bien sûr l'indéracinable crédulité de tout un chacun et la seconde nous dit que pour être populaire « il faut réserver à chacun un petit quelque chose ». C'est sans doute la raison pour laquelle le psychologue Paul Meeh a nommé « effet Barnum » l'importante illusion perceptive qui porte aussi le nom d'effet de validation subjective.


Sur HistoryBuff, on apprend que Barnum n’aurait jamais dit la phrase « à chaque minute naît un gogo » ("There's a sucker born every minute."). En réalité, elle serait plutôt de son concurrent, un Monsieur Hannum. L'histoire de cette phrase tourne autour d’un abracadabrant canular entourant la découverte d’un (faux) géant fossilisé: le géant de Cardiff.

Hannum a fabriqué de toutes pièces un faux géant fossilisé. Le truc est immédiatement devenu une attraction populaire partout aux Etats-Unis. Barnum a voulu l’acheter. Hannum a refusé son offre. Barnum a donc créé son propre faux géant en affirmant qu’il s’agissait du vrai géant de Hannum et que, par conséqent, le géant de Hannum était un faux. L’histoire a abouti en cour où cet incroyable canular a finalement été mis à jour.

Le géant de Cardiff est aujourd’hui exposé au Farmer’s Museum, à Cooperstown dans l’État de New York.

*

C’est à ce moment que je réalise que je me suis « égaré dans les dédales du Web ».

En anglais, on nomme le phénomène wilfing, terme formé à partir de la phrase « What Was I Looking For? ». C’est un terme à éviter, selon l’OLF, qui suggère plutôt « naviguerrance »:

Note(s) :  La naviguerrance est en fait une navigation sur Internet, au départ ciblée, mais qui se transforme rapidement en une errance, de site en site, de clic en clic, à travers le cyberespace, où l'on perd de vue ce que l'on cherchait à l'origine.


Fiez-vous sur moi, ça ne collera pas, ce terme.

 
Allez, je retourne à la ponte de ma chronique...


15 février 2008, 2:29
Images compromettantes

Elizabeth II sur le trône (de la salle de bain), Marilyn Monroe qui joue avec son corps, Elton John en train de subir une colonoscopie, Lady Di qui fait un doigt d’honneur...

Ces images et d’autres absolument pas politically correctes ont fait l’objet d’une récente exposition au musée M+B en Californie. Or, des sosies ont été utilisés pour recréer ces curieuses scènes.

Le photographe, Alison Jackson, explore depuis longtemps la fascination du public pour les vedettes.

 
Merci à Mike pour la piste.
 


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14 février 2008, 9:44
Pour démarrer la journée en vainqueur...

...rien ne vaut la musique originale d'Indiana Jones.

 
 


13 février 2008, 4:42
L'exemple de Tupperware
Depuis plus d'un demi-siècle, des centaines de milliers de démonstratrices Tupperware s'invitent dans les salons. Devant des cercles de voisines, de copines, de desperate housewives, ces vendeuses exposent les mille façons d'exploiter l'extraordinaire potentiel hermétique des plus célèbres plats de plastique au monde.

Une clientèle ciblée, une représentante prête à répondre à toutes les questions, un contexte chaleureux et intime, du ginger ale et des céleris au Cheez Whiz... Tous les ingrédients pour conclure une vente sont là.

Mais s'il y a une chose à retenir de cette technique de vente gagnante, c'est celle-ci: depuis plus d'un demi-siècle, Tupperware entretient une conversation avec ses consommatrices.

Du latin conversatio, qui signifie "fréquentation", la conversation est la pierre angulaire de la vie en société. Toute relation d'amitié, d'amour ou d'affaires commence par un échange de propos.

La conversation, par ailleurs, reste le moyen de persuasion le plus efficace. Au contraire de la publicité, qui est "la plus mauvaise forme de communication persuasive qui soit", selon l'ex-publicitaire Claude Cossette.

En effet, la Boule Magique qui lave le linge sans savon peut bien mener la plus agressive des campagnes publicitaires, si un ami vous dit que c'est de la "chnoute", même l'enthousiasme naïf de Maman Dion ne réussira pas à vous convaincre du contraire.

C'est fort, la conversation.

Bonne nouvelle pour les "pubistes": désormais, les "médias sociaux" rendent la conversation accessible aux grandes marques. Pour les vendeurs de rêves usinés, les MySpace (110 millions d'utilisateurs dans le monde) et Facebook (64 millions) représentent un nouveau continent à coloniser.

Actuellement, à travers ces réseaux, des marées d'individus possèdent un profil virtuel unique, une liste d'"amis"; ils participent à des groupes de discussion, endossent des causes et partagent leurs photos de vacances.

Lors d'une journée typique sur Facebook, j'apprends que c'est l'anniversaire de Nicolas et je regarde la binette de Marie-Joëlle qui revient de Paris. Julie m'invite à découvrir la couleur de mon aura et Violaine s'est inscrite à un groupe de gens qui n'aiment pas les gens qui sont incapables d'accorder un participe passé...

Le code postal d'une personne peut en dire long sur son statut social, son style de vie... Imaginez ce qu'un publicitaire peut apprendre d'un consommateur en consultant son profil Facebook!

La semaine dernière, le magazine Infopresse organisait une journée sur les médias sociaux. Rick Murray, président de la division "médias émergents" de la firme de relations publiques Edelman, était là pour expliquer à un parterre de professionnels de la communication comment tirer profit des médias sociaux.

Car pour promouvoir un produit ou une marque sur Facebook ou MySpace, il faut adopter le bon ton. "Il faut penser conversation, et non campagne publicitaire", a dit Rick Murray.

Vous me voyez venir avec mon histoire de Tupperware.

Pour conquérir les réseaux sociaux, les publicitaires devront réapprendre à communiquer. Ils devront cultiver l'authenticité et la transparence - oui! - et expliquer les avantages de leurs produits directement et sans détour. Ils devront aussi créer autour d'une marque (disons, Nike) des communautés (disons, les gens qui aiment jogger la nuit) à travers lesquelles les membres pourront échanger leurs opinions ou leurs expériences (disons, sur le jogging nocturne). Éventuellement, dans le confort de leur foyer, les fidèles de ces communautés virtuelles seront prêts à entendre parler d'un produit conçu pour leurs besoins (disons, des souliers de course avec des lumières pour jogger la nuit)...

En somme, les publicitaires devront lâcher leurs slogans créatifs et faire ce que les représentantes Tupperware font depuis plus d'un demi-siècle. À travers les médias sociaux, ils devront débarquer dans les salons, déballer leur marchandise et discuter avec leurs clients.

Malheureusement, il manquera toujours le ginger ale et les céleris au Cheez Whiz.

TELE /

Dany Laferrière, Valérie Blais (Tout sur moi), Jean-François Lisée, Diane Lemieux et Louis Champagne (Les Lavigueur) élisent le meilleur film américain de tous les temps à Bazzo.tv (Télé-Québec, du 18 au 21 février, 22 h). Si vous n'êtes pas invité à un souper en tête-à-tête à la Saint-Valentin, c'est peut-être que vous êtes l'adulte sur quatre qui est célibataire. Pour les spécialistes de la consommation, vous faites aussi partie d'un nouveau segment de marché en pleine évolution. Un documentaire qui décrypte le phénomène sociologique du célibat (Célibataires, un marché à cœur ouvert, TV5, le jeudi 14 février, 21 h 30).


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