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Grand-papa quitte l'antenne
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Une autre nouvelle qui nous fait dire que notre télévision traverse des temps difficiles: À compter de lundi prochain, Radio-Canada diffusera les séries Le Temps d'une paix et Terre humaine plus tôt dans la journée (de 15h à 16h plutôt que de 16h à 17h).
De plus, le téléroman Grand-papa, de Janette Bertrand, diffusé à 17h depuis le début de l'automne, est retiré de la grille-horaire.
La raison? Économique.
Selon Radio-Canada:
Ces modifications sont apportées pour répondre à des impératifs économiques. [...] les reprises de téléromans diffusées après 16 h sont payées aux mêmes tarifs que celles qui seraient offertes en heure de grande écoute. Bien que l'auditoire des rediffusions après 16 h soit honorable [124 000 personnes suivent Terre humaine, 168 000 Le temps d'une paix et 118 000 Grand-Papa], il ne justifie pas les dépenses importantes que Radio-Canada aurait dû consentir pour continuer dans cette voie jusqu'à la fin de la saison 2007-2008.
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L'avenir de TQS
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Hier, on apprenait que Cogeco et CTVGlobemedia envisageraient la vente de leur réseau de télévision TQS, cet éternel déficitaire.
Sombre avenir pour TQS.
Non seulement Radio-Canada a-t-elle décidé récemment de "désaffilier ses stations régionales de Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay de celles de TQS", mais les investissements que demanderont le passage à la haute définition risquent d'être une autre grosse brique à avaler.
Il y a quelques mois, le chargé de projets TVHD chez TQS, Martin Côté, me disait que pour adapter l'équipement technique à la haute définition (il faut changer les caméras, les studios, les émetteurs), il faudrait étendre entre 25 et 30 millions de dollars. Des dépenses obligatoires qui, de surcroît, ne génèrent aucun revenus.
«C'est sûr que si on avait le choix, on aimerait mieux mettre cet argent-là ailleurs», a dit Martin Côté lors d'une entrevue qu'il m'accordait pour le magazine Jobboom.
Oui, sombre avenir pour TQS.
Pas étonnant, donc, que le réseau annonce à l'instant qu'il coupera une quarantaine de postes (soit une quinzaine à Montréal, une quinzaine à Québec et une dizaine à Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay)...
À mon avis, ce n'est que le début d'une lente agonie pour le Mouton Noir...
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Les veudettes
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Servez-moi une autre vedette et je restitue. Serge Postigo partage sa passion pour la rénovation à Historia. Sylvie Léonard se débarrasse d'un pot de fleurs à ARTV. Jean Pagé nous emmène voir son fils jouer au hockey à Flash. Dans Curieux Bégin, le comédien Christian Bégin nous parle de bouffe. Et Renée-Claude Brazeau prépare une soupe aigre piquante à la citrouille avec Ricardo. "À l'École nationale de théâtre et à Star Académie, il se donne sans doute des cours pour dire mounou-mounoum la bouche pleine en hochant la tête", écrivait le fondateur de L'actualité Jean Paré dans Délits d'opinion (Boréal, 2007). Je fais une indigestion de vedettes. Lundi dernier à Radio-Canada, Sébastien Benoit était invité à Pour le plaisir, l'émission de France Castel et de Michel Barrette, pour parler du célibat et de son amour pour Guy Lafleur. Le même Sébastien Benoit qui anime aussi La Fureur. Le même Sébastien Benoit qu'on a pu voir dans une danse bavaroise au Match des Étoiles il y a quelques semaines. Le même Sébastien Benoît que l'on verra au show de Luck Mervil, Le 3950, ce samedi à TV5. Je n'ai rien contre Sébastien Benoît. Un sympathique gaillard. J'en ai seulement jusqu'ici des vedettes. À Canal D, toute série documentaire qui se respecte doit être présentée par une vedette. Roger Léger présente Matière à enquête, Martin Deschamps présente Caméra tout-terrain, Patrick Labbé présente Biographies. Cet automne, l'ex-Kiwi Vincent Graton présente la série Toxique, qui porte sur des catastrophes environnementales québécoises. Au lancement de presse de la série, une collègue journaliste a posé une question à monsieur Graton. "Vous savez, moi, je ne fais que présenter la série", a-t-il répondu. Et pourtant, c'est lui que l'on retrouve sur les photos promotionnelles, et c'est lui qu'on invite à Christiane Charette. Bien des honneurs pour quelqu'un dont le travail se résume à lire un cue card devant une caméra. Cette semaine dans son carré de sable, Foglia demandait aux gens de lui nommer des choses dont ils n'étaient "pu capables". Dans le lot, beaucoup de vedettes. Pu capable de Denise Bombardier. Pu capable de Guy A. Lepage. Pu capable de Chantal Lacroix, de Jean-Luc Mongrain, de Lise Dion. Vendredi dernier à ARTV, celle qui a remplacé Lise Payette à C'est juste de la TV, la productrice Monique Simard, en avait aussi contre l'usage abusif de la vedette au petit écran. "C'est comme s'il n'y avait personne d'autre qui n'avait rien à dire sur quoi que ce soit", a-t-elle dit. Comprenons-nous bien, la vedette dont il est question ici entre dans la catégorie des "veudettes". Avec un "u" pour "ubiquité", ce don d'être partout à la fois. Ces veudettes forment une communauté d'individus moyennement talentueux, régulièrement disponibles et exigeant des cachets raisonnables. Ils sont dotés d'un certain bagou et s'adaptent à merveille à plusieurs cadres: chant, danse, quiz, débat, cuisine, bricolage, jardinage, art de vivre. C'est ainsi qu'un Guy Jodoin sera toujours plus facile à inviter à L'union fait la force qu'un Roy Dupuis. Invitées ad nauseam, les veudettes finissent par s'enraciner dans l'espace télévisuel. C'est leurs vies, leurs avis, leurs positions et leurs humeurs que les caméras de télévision documentent chaque jour. Malgré ce cliché voulant que la télévision soit une "fenêtre sur le monde", la réalité est que cette lucarne donne plutôt sur un monde virtuel peuplé de "bons amis" toujours de bonne humeur. C'est un vase clos. La télévision s'intéresse d'abord aux veudettes de la télévision devenues veudettes de la télévision parce qu'elles passent à la télévision. C'est la télé qui se nourrit d'elle-même. Comme l'écrit Christophe Lamoure dans sa Petite philosophie de la télévision (Milan, 2006), "[la télé] construit un monde qui lui est propre et qu'elle exploite, inspecte et expose avec appétit à tous, délaissant alors le monde réel, celui du dehors, celui que les gens fréquentent. [...] On n'en sort plus, il n'y a plus de dehors, la télévision vit en autarcie et se suffit à elle-même." Pu capable les veudettes. ooo TELE / Le temps va toujours au même rythme et pourtant, on a de plus en plus l'impression qu'il nous échappe. Refusant d'être des esclaves du temps, des gens célèbrent désormais la lenteur. C'est la mode du slow: Slow food, Slow Schooling, Slow Travel. Un documentaire à écouter lentement. Vivre la lenteur, à TV5, le dimanche 28 octobre, 20h.
Vous croyez qu'il n'y a rien après la vie? Les témoignages entendus dans la série documentaire La Vie après la mort risquent de bousculer quelques-unes de vos certitudes. Deuxième épisode de huit à Canal D, le mercredi 31 octobre, 20h.
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Raoul serait-il gai?
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Ce qui était écrit dans le ciel se confirme de plus en plus: la popularité des Têtes à claques s'essoufle.
Alors que le site était en 9e position des sites Internet les plus consultés au Québec en janvier 2007, selon comScore Mediametrix, les Têtes à claques ont glissé en 24e position (septembre 2007).
Que faire pour relancer le site? À mon avis, le beau Raoul devrait annoncer qu'il est gai.
**MISE À JOUR**
Radio-Canada vient d'annoncer qu'elle diffusera les célèbres capsules sur ses ondes dès le mois de décembre. Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, Michel Beaudet se faisait claquer la porte au nez par tous les réseaux...
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Club des mal cités
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| |  Julie Miville-Dechêne
| L'ombudsman de Radio-Canada, Julie Miville-Dechêne, m'a écrit pour me dire à quel point elle était déçue que son message à propos de son rôle et de sa révision du 4 mai dernier à propos du mélange des genres ait été si mal compris par une journaliste du Journal de Montréal...
[...] une journaliste du Journal de Montréal à choisi de rapporter mes propos de façon tellement tronquée que j'en suis restée un peu interloquée.
Cet article du Journal de Montréal, signé par Brigitte McCann, soutient que Julie Miville-Dechêne "se dissociait" des propos de son prédécesseur, Renaud Gilbert, qui "avait publiquement mis [Radio-Canada] en garde contre les risques du mélange du divertissement et de l'information, de plus en plus présent dans ses émissions, de Tout le monde en parle à Et Dieu créa... Laflaque, en passant par Infoman."
L'article ne mentionne pourtant pas que Julie Miville-Dechêne, dans une révision datant du 4 mai 2007, écrivait en toutes lettres:
Il est évident que cette tendance au mélange des genres, cette nouvelle réalité journalistique ou le fait brut et le point de vue sont allègrement juxtaposés, tout cela mérite une réflexion plus poussée. C'est un sujet sur lequel je compte revenir durant mon mandat. [...] J'invite la direction [de Radio-Canada] à faire preuve de prudence quand l'actualité, ou des controverses potentielles, augmentent les risques pour le journaliste. Je l'invite aussi à rappeler aux artisans que la politique journalistique s'applique, quelque soit la tribune.
Pour quelqu'un qui "se dissocie" des propos de Renaud Gilbert, il me semble que... Enfin.
Voici par ailleurs ce que Brigitte McCann écrivait dans son article, qui ressemblait beaucoup à une chronique. (Aux patrons du Journal de Montréal, donnez donc une chronique à Mme McCann, ce serait plus simple. Le mélange des genres, parfois... c'est mélangeant!)
Ce «Radio-Canada bashing» serait légion «dans certains journaux», a-t-elle affirmé, sans donner d'exemple. Lancer ces paroles sans les justifier est irresponsable et un peu parano. De quels journaux parle-t-elle ?
Euh... J'imagine qu'elle voulait parler de L'Express de Drummondville. Mais non. Mon petit doigt me dit qu'elle voulait parler du Journal de Montréal...
En parlant du Journal de Montréal, j'aimerais mentionner au passage que le quotidien de la grande famille Quebecor décroche, jusqu'ici en 2007 et parmi tous les médias du Québec, la palme du nombre de plaintes retenues contre lui par le Conseil de presse du Québec.
Sur cinq plaintes, trois ont été retenues.
Un blâme pour "manquement à l'éthique journalistique". Une plainte retenue partiellement pour sensationnalisme. Et une plainte retenue pour manque d'exactitude et d'intégrité dans la présentation de l'information à la une du quotidien.
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Pas d'huile sur le feu
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Il était rassurant d'entendre l'imam Omar Koné hier à Tout le monde en parle.
Pour le plaisir, une citation de l'individu, trouvée sur Wikipédia:
«L'islam a des règles et quand vous êtes dépourvu, vous pouvez utiliser les mêmes armes que celles de vos ennemis. La riposte devrait donc se faire par les mots, surtout dans un État de droit comme ici, où, dans le contexte, les lettres dans les journaux sont plus efficaces qu'une manifestation.»
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"Steve" - L'origine du mépris
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Les "Steve", dans la société québécoise, ont toujours un peu plus de travail à faire pour être reconnus. Au contraire des "Alexandre", des "Olivier" ou des "Philippe", qui jouissent, dès leur baptême, d'un préjugé favorable.
Bref, le mystérieux mépris pour les "Steve" pourrait bien avoir ce sketche pour origine... Enfin, je réfléchis tout haut.
(Il y avait un autre sketche intitulé "Steve", une parodie de la télésérie "Roch", mais il a été retiré de Youtube...)
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Journalisme culturel 101
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Un blogue qui repère les excès des relationnistes. Trop peu alimenté, mais comique.
Voici, par exemple, une leçon de journalisme culturel 101. Ou comment un communiqué devient un article dans un journal régional...
Le communiqué d'Audiogram (premier paragraphe seulement):
Animé par une créativité bouillonnante, Alexandre Champigny aime bien brouiller les cartes. Un trait de sa personnalité qu'il assume avec conviction sur son premier album Budda Ciné Roll où figurent 12 chansons originales à l'éclectisme pop surprenant. Digne représentant d'une nouvelle scène francophone où gravitent les Navet Confit, Télémaque et Husky de ce monde, l'auteur-compositeur-interprète montréalais déballe un univers rafraîchissant aux couleurs multiples. Son Budda Ciné Roll se décline comme une série de cartes postales impressionnistes où textes et images musicales forment un tout délicatement équilibré. Se réclamant d'influences aussi diversifiées que Beck, Brassens, Syd Barrett ou Bertrand Burgalat, Champigny distille ces dernières pour créer un son qui lui ressemble, résolument ancré dans la pop mais investi d'une dimension riche et singulière.
L'article du journal La nouvelle de Victoriaville (premier par.):
Animé par une créativité bouillonnante, Alexandre Champigny aime bien brouiller les cartes. Un trait de sa personnalité qu'il assume avec conviction sur son premier album Budda Ciné Roll où figurent 12 chansons originales à l'éclectisme pop surprenant. Digne représentant d'une nouvelle scène francophone où gravitent les Navet Confit, Télémaque et Husky de ce monde, l'auteur-compositeur-interprète montréalais déballe un univers rafraîchissant aux couleurs multiples. Son Budda Ciné Roll se décline comme une série de cartes postales impressionnistes où textes et images musicales forment un tout délicatement équilibré. Se réclamant d'influences aussi diversifiées que Beck, Brassens, Syd Barrett ou Bertrand Burgalat, Champigny distille ces dernières pour créer un son qui lui ressemble, résolument ancré dans la pop mais investi d'une dimension riche et singulière.
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Quelques plaintes habituelles envers Radio-Canada
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Tiré du rapport spécial de l'ombudsman sortant de Radio-Canada, Renaud Gilbert, dont je parle cette semaine dans ma chronique.
Durant son mandat, l'ombudsman a recu 6589 plaintes écrites du public concernant l'information à Radio-Canada. La plupart d'entre elles peuvent être classées dans une demi-douzaine de catégories. Les voici:
1. Fédéralisme/Séparatisme: Tantôt, on trouve les journalistes de Radio-Canada trop en faveur du fédéralisme, tantôt trop séparatistes. Tout dépend de la confession du plaignant.
2. Montréalocentrisme: Il y a les plaintes provenant des régions, qui déplorent la montréalisation de l'info.
3. Pro-palestinien: Il y a les plaintes du «lobby pro-israélien», qui trouve que la couverture du conflit israélo-palestinien a un parti pris palestinien systématique.
4. Antiaméricanisme: On déplore régulièrement «l'antiaméricanisme » de la couverture des sujets liés aux États-Unis.
5. Langue française: Il y a enfin les plaintes classiques des ayatollahs de la langue française, toujours prompts à réagir lorsqu'un mot à l'écran est mal prononcé ou un verbe mal conjugué.
Voici, grossièrement, ce que le public reproche aux artisans de l'information du service français de Radio-Canada.
Et vous?
Le rapport spécial est téléchargeable ici.
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L'homme des doléances
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C'est à la cour du roi de Suède, au début du XIXe siècle, que le premier ombudsman - mot qui signifie "homme des doléances" - reçoit les plaintes adressées au roi. L'idée a fait son chemin. Aujourd'hui, on retrouve dans nombre d'organismes publics ou privés un personnage chargé de traiter les plaintes des citoyens. Quelques médias ont aussi leur ombudsman. Pas beaucoup. Trois au Canada, selon l'Organization of News Ombudsmen. Une au quotidien Toronto Star et deux à Radio-Canada (un pour le service anglais, l'autre pour le service français). Étonnant qu'il y en ait aussi peu, compte tenu du caractère foncièrement "public" des médias (dans le sens de "qui s'adresse à la population"). Car pour améliorer la qualité de l'information et veiller au respect des plus rigoureuses pratiques journalistiques, ce département des plaintes est un outil point pire pantoute. Récemment, l'ex-ombudsman du service français de Radio-Canada, Renaud Gilbert, publiait un rapport spécial sur son mandat au sein de la société d'État. Les médias ont surtout retenu sa charge contre le "mélange des genres", cette tendance à mélanger information et divertissement, notamment dans des émissions telles qu'Infoman, Et Dieu créa... Laflaque, Tout le monde en parle. L'ex-ombudsman de Radio-Canada, qui n'a juridiction que sur le secteur de l'information, constate qu'un nombre croissant de plaintes porte sur l'information traitée à l'intérieur des émissions de variétés. Selon lui, le mélange des genres est risqué et peut "créer la confusion dans l'esprit du public". Tandis qu'on y est, une plainte liée au mélange des genres a été traitée en mai dernier par l'actuelle ombudsman de Radio-Canada, l'ex-journaliste Julie Miville-Dechêne. L'objet: le passage de Bernard Derome sur le plateau de Guy A. Lepage, le 25 mars dernier. Devant 1,9 million de téléspectateurs, et à quelques jours des élections provinciales, l'illustre chef d'antenne et sa crédibilité de téflon avaient alors prédit que Bernard Drainville (l'ancien journaliste radio-canadien devenu député péquiste) allait "aller très loin en politique". Fin de la citation. En entendant ceci, un téléspectateur - accessoirement candidat pour Québec solidaire - a jugé que Bernard Derome avait failli à son devoir de réserve, "en procurant (à Drainville) un avantage indu." Il s'est plaint à l'ombudsman. Et l'ombudsman lui a partiellement donné raison. Dans son explication, elle soutient: "[...] après le vote du 26 mars, l'opinion de Bernard Derome sur Bernard Drainville serait apparue anodine. La veille du scrutin, elle ne l'était pas." L'ombudsman se veut aussi critique envers la direction de Radio-Canada et le mélange des genres au célèbre rendez-vous dominical: "Ce talk-show (Tout le monde en parle) est un véhicule publicitaire extraordinaire pour le service de l'information (de Radio-Canada). [...] Les invités veulent être à la fois intéressants, drôles et vifs d'esprit." Or, l'effort peut être périlleux pour les journalistes de Radio-Canada, soutient-elle, car même s'ils sont invités à une émission de variétés, ils sont toujours soumis aux normes et pratiques journalistiques. Je ne crois pas que Bernard Derome ait commis la bourde du siècle. C'est somme toute anodin. Mais je trouve rassurant qu'il existe à l'intérieur des murs de Radio-Canada une instance qui peut être à ce point critique. C'est un plus pour la crédibilité des "chiens de garde de la démocratie", plutôt mise à mal ces dernières années. Et c'est dû à la présence d'un ombudsman. Je me demande à quel point la qualité de l'information s'améliorerait s'il y avait à TVA, à TQS, au Journal de Montréal, à La Presse ou au Devoir un ombudsman chargé de cueillir les doléances du peuple. C'est étrange, mais j'ai comme l'impression que deux ou trois artisans de l'information, vendeurs de rigueur à gogo, tomberaient assez vite de leur piédestal. Le Bureau de l'ombudsman de Radio-Canada (www.radio-canada.ca/ombudsman) ooo TÉLÉ / En parlant de mélange des genres, à quelques jours de l'Halloween, Et Dieu créa... Laflaque revisite un classique de l'horreur, Frankenstein à la sauce Laflaque. Tourné en noir et blanc comme le film original. Et Dieu créa... Laflaque, à Radio-Canada, le dimanche 21 octobre à 19h30. Un dommage collatéral de l'armée dont on parle peu: le sort des épouses de militaires. Isolées, soumises à des déménagements répétés, elles finissent souvent par perdre le contrôle sur leur vie. Un documentaire réalisé par Claire Corriveau. Les Épouses de l'armée, aux Grands Reportages de RDI, le lundi 22 octobre, 20h.
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Pour en finir avec "Steeve"
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Vendredi nuit. 2h43 du matin. Le nom scientifique pour ce genre de phénomène est l'insomnie.
J'aurais pourtant toutes les raisons de dormir: une semaine de boulot dans le corps, levé tôt tous les matins, rien de bon à la télé. Et pourtant, non.
Recherche "Sommeil". Aucune occurence.
Je profiterai donc de ces quelques instants d'éveil pour en finir avec une grande question sans grande importance. Le genre de dossier non prioritaire que l'on se garde pour les nuits d'insomnies.
Depuis lurette, j'ai mal à mon Steve.
Au moins trois fois par semaine, quelqu'un, quelque part, dans un guichet, une secrétaire, un préposé, quelqu'un de bien intentionné j'en suis sûr, écris mon nom avec deux "e". "Steeve", au lieu de "Steve". C'est arrivé ici, ici, ici et ici.
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi la vaste majorité des gens font cette erreur. Pourtant, le nom "Steeve" est une rareté. Une curiosité.
La plupart des Steve célèbres s'écrivent avec un seul "e": Steve McQueen, Steve Martin, Steve Jobs, Steve Winwood, Steve Vai, Steve Barakat, Steve Boudrias.
Le seul Steve un peu connu qui s'écrit avec deux "e", c'est Steeve Diamond.
Sur Google, lorsqu'on cherche "Steeve", on obtient 1,1 million de résultats. Et lorsqu'on cherche "Steve"? Surprise: 260 millions de résultats!
Sur le Projet Steve, une pétition des Steve-scientifiques-qui-croient-en-l'évolution, on retrouve des Steve, des Steven, des Stephan, des Stephen, mais AUCUN Steeve. Niet, zéro, nada, zlit, pantoute.
Réglons la chose une fois pour toute et définitivement. À tous ceux qui écrivent "Steeve" par défaut: changez de paradigme.
En écrivant "Steeve", vous vous tromperez 9 fois sur 10. C'est frustrant pour la majorité des "Steve", et ça donne beaucoup trop d'importance aux quelques "Steeve" qui sortent d'on-ne-sait-où.
Écrivez toujours "Steve". Sauf si vous tombez sur Steeve Diamond, bien entendu.
Bonne nuit.
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Pas de freakshow dimanche
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Finalement, l'imam dont tout le monde parle ne sera pas à Tout le monde en parle dimanche. Il a invoqué des raisons familiales.
Imaginez, le type croit que l'homosexualité est une maladie. Et à l'émission Le 3950 à TV5 la semaine dernière, il avait réussi à empêcher tous les autres de profiter d'une bouteille de vin à la table. Ce que l'animateur Luck Mervil avait qualifié "d'accommodement irraisonnable".
Bref, pour dimanche, ça sentait le freakshow. Mais ce ne sera pas le cas...
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Écoutons les démographes
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Vous voulez connaître l'avenir? Parlez à un démographe. L'astrologie, c'est mignon. Mais pour un topo solide de ce qui se passe aujourd'hui, et de ce qui se passera demain, rien ne vaut une bonne étude démographique. Interviewé par le magazine français Médias au printemps dernier, l'historien et démographe Emmanuel Todd était catégorique sur ce point: "Je préfère toujours la consultation de tables de fécondité ou de mortalité infantile à la lecture de la presse." Il faut dire que Todd a pu, avant tout le monde, entrevoir la chute de l'URSS en étudiant simplement les courbes démographiques de la société soviétique des années 70. Je vous le dis: écoutez toujours les démographes. Or, ces temps-ci, ils n'ont pas de très bonnes nouvelles pour nous, les démographes. La croissance de la population humaine se présente de plus en plus comme le bogue des prochaines décennies. L'humanité se multiplie tel un virus. Quand mon père est né, il y avait sur cette boule deux fois moins d'individus. D'ici 2100, nous pourrions être plus de 9 milliards. Et la planète n'aurait de ressources que pour nourrir 10 milliards de personnes, maximum. Parole de démographe, la surpopulation sera le prochain dossier chaud. Pendant que nous y sommes, une autre affaire démographique devrait attirer notre attention: le "foeticide" discriminatoire en Inde et en Chine. Selon des estimations conservatrices, 500 000 fillettes seraient victimes de l'avortement sélectif, chaque année, en Inde. C'est que dans la plus grande démocratie du monde, la naissance d'une fille est considérée comme un mauvais sort. "Élever une fille, c'est comme arroser le jardin du voisin", dit même un proverbe indien. Pourquoi préférer les garçons aux filles? C'est culturel. En Inde, la famille de la mariée doit payer la noce et verser une dot à la famille de l'époux. Une dot parfois si onéreuse qu'elle accule des parents à la faillite. Du coup, comme l'affichait une clinique d'avortement indienne, "mieux vaut payer 2500 roupies aujourd'hui (pour un avortement) que 25 000 roupies lorsque la fille se mariera". Quand la persistance de traditions moyenâgeuses et la légalisation de l'avortement forment un cocktail tragique. La journaliste Karina Marceau s'est rendue en Inde pour constater l'ampleur du phénomène de l'avortement discriminatoire. Elle en a rapporté un film troublant, Filles de jardiniers. Troublant, par exemple, lorsqu'on constate les dommages collatéraux de ces milliers de meurtres de fillettes. Car selon les démographes, si cet infanticide perdure, il pourrait y avoir 31 millions d'hommes "en trop" en Inde en 2020 (et 28 millions en Chine, où des pratiques similaires ont cours). Des millions d'hommes incapables de se trouver une épouse. D'éternels célibataires qui n'auront aucune descendance. On les appelle les "branches nues" (bare branches, en anglais). Et ces surplus de jeunes vieux garçons pourraient menacer la sécurité en Asie et ailleurs... C'est du moins la thèse que soutiennent deux expertes en politique internationale, Valerie Hudson et Andrea den Boer, dans leur ouvrage Bare Branches: The Security Implications of Asia's Surplus Male Population. Selon elles, les sociétés où les hommes sont plus nombreux seraient une menace à la paix. Les hordes de jeunes hommes célibataires font de bonnes recrues pour l'armée. Les populations comptant des niveaux d'hommes anormalement élevés seraient aussi des terreaux plus fertiles pour les gouvernements totalitaires. Et l'histoire regorge d'épisodes violents nés dans des sociétés plus "testostérone" qu'"oestrogène". Bien sûr, les auteures ne vont pas jusqu'à faire l'équation "surplus d'hommes" égale "guerre". Elles y voient toutefois un facteur aggravant. Oui, on devrait écouter les démographes lorsqu'ils nous disent que la survie des fillettes en Inde ou en Chine a tout à voir avec l'avenir du monde... Filles de jardiniers, à RDI, le jeudi 18 octobre, 20h. ooo TELE Cet automne, Stéphan Bureau a décidé d'inviter à Contact des créateurs plus "populaires". Il ausculte cette semaine l'intérieur de l'homme qui possède tous les talents, y compris les vôtres, Gregory Charles. Contact, à Télé-Québec, le jeudi 11 octobre, 21h. ooo RADIO  | | photo: Radio-Canada | |
Pendant huit jours, dans la deuxième heure de l'émission Christiane Charette, la Première chaîne diffuse une série sur le plus célèbre de nos paroliers, le grand blond avec des lunettes noires, Luc Plamondon. Écrire à tue-tête: la constellation Plamondon, à la Première chaîne (95,1 FM) dès le lundi 15 octobre, 10h.
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