September 2007 - Messages
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Les 10 meilleures citations de Jean Dion
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Passionné de listes depuis la période joufflue de l'enfance, je lance cette semaine une nouvelle habitude sur ce blogue: les listes diverses. Ou en anglais: The Miscelleaneous Lists. Pour commencer.
Voici donc la liste des 10 meilleures citations de Jean Dion, chroniqueur au Devoir (et probablement un des vingt-cinq meilleurs chroniqueurs du Québec).
Prochainement, la liste des vingt-cinq meilleurs chroniqueurs du Québec.
Mais Dion d'abord:
- «Le journalisme est une discipline hautement inexacte dont les postulats n'existent pas, ou existent en quantité si grande que cela ne veut rien dire.»
- «Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.»
- "La différence essentielle entre un jeune con et un vieux con réside dans le temps qu'il leur reste à être cons."
- "Certains jours, les bulletins d'informations devraient être décommandés pour cause de "rien"."
- «Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.»
- «Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.»
- "On oublie, dans le classement des grands événements ayant marqué le millénaire, d'inclure la vogue des classements."
- "Pourquoi n'entend-on jamais parler de l'imbécile malheureux?"
- "Il devrait se munir d'un copyright, le hasard ; il en ferait des sous avec toutes ces coïncidences."
- "L'écoute reste la grande oubliée de notre société moderne en pleine révolution des communications."
Source: Evene
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Là où il fait bon vivre
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Le texte qui suit n'est pas à proprement dit un éloge des régions. Nous préférons vous en avertir. Il y a un mythe qui veut que la vie soit plus belle hors des grands centres. En banlieue, à la campagne - enfin partout sauf en ville -, c'est la paix, l'air pur, les vastes espaces verts où la main de l'homme n'a pas encore posé le pied. S'exporter loin des grosses agglomérations qui puent, c'est dire "Oui, je le veux!" à un mode de vie plus sain. Le mythe de la belle vie en région n'est ni tout à fait faux ni tout à fait vrai. Certes, à l'échelle individuelle, la vie rurale a ses avantages: calme, nature, accès plus facile à la propriété. Mais si l'on observe les choses en mode macro, la dispersion de la population sur un vaste territoire est loin d'être une solution durable. Sur le plan écologique, c'est même une catastrophe. Croyez-le ou non, la ville a un avenir plus vert que la région. C'est n'est pas moi qui le dit, mais l'ONU, qui soutenait dans son récent rapport État de la population mondiale 2007/Libérer le potentiel de la croissance urbaine: "Les villes offrent de meilleures chances de durabilité à long terme". Grâce aux villes, la moitié de l'humanité occupe moins de 3 % de la surface émergée de la planète. Cela contribue à sacrer patience aux milieux naturels. Bon point. En revanche, hors des villes, chaque tartempion possède son terrain gazonné, sa tondeuse, son barbecue, sa thermopompe, son bungalow. Les habitations, plus spacieuses que nécessaire, pompent plus d'énergie pour le chauffage et la climatisation. Résultat: l'habitant des régions occupe sur la Terre plus de place que le citadin. Mais surtout, à l'extérieur des villes, l'automobile n'est pas une coquetterie. C'est une obligation. Parce que les distances à couvrir sont plus grandes, parce qu'il n'existe souvent aucun système de transport en commun, il faut brûler du pétrole pour se rendre au travail, à l'épicerie, au Wal-Mart, à l'aréna, chez le coiffeur. Partout. Résultat: le citoyen motorisé des régions produit plus de gaz à effet de serre que le citadin. Ce n'est pas tout. Si la vie en région est nuisible pour l'environnement, elle peut l'être aussi pour la santé des individus. "La banlieue tue", soutenait un rapport de la Fondation des maladies du coeur publié en 2005. C'est qu'à cause de leur dépendance à l'automobile, les ruraux et les banlieusards font moins d'activité physique que les citadins. Ils risquent davantage d'être victimes d'embonpoint et de maladies cardiovasculaires. Selon la Fondation, chaque kilomètre marché au cours d'une journée réduirait le risque d'obésité de près de 5 %, tandis que chaque heure passée dans une voiture augmenterait ce même risque de 6 %. Des drames environnementaux encore plus inquiétants ont la région pour théâtre. Et c'est un peu un circuit touristique de la honte que nous propose, en 10 épisodes d'une heure, la série TOXIQUE, à Canal D. Chaque épisode nous présente une population aux prises avec un bogue écologique majeur. À Thetford Mines, on meurt encore de l'amiante. À Jonquière, les taux de cancer sont alarmants et l'espérance de vie est moindre que la moyenne provinciale. Là-bas, les regards sont tournés vers l'aluminerie Alcan. On trouve aux abords de la rivière Yamaska - la plus polluée du Québec - de nombreux cas de gastro-entérite. En 2000, les 3840 habitants de la municipalité de Shannon, au nord de Québec, ont appris que l'eau qu'ils buvaient depuis des années était contaminée au TCE. Y aurait-il un lien entre la présence de cette substance toxique et les nombreux cas de cancer et problèmes intestinaux qui se sont déclarés au sein de la population? Si plusieurs ennuis environnementaux parmi les plus graves du Québec s'installent en région, la raison est simple: c'est aussi hors des grands centres que les industries lourdes les plus polluantes du pays s'installent. Des industries qui sont souvent responsables de malencontreuses erreurs... Il est joli le mythe de la vie saine en région. Mais il ne faudrait pas qu'il masque la réalité. Pour rester cet endroit où il fait bon vivre, la région a de gros défis environnementaux à relever. Par où commencer? TOXIQUE, à Canal D, les lundis, à 20h. ooo TÉLE Suivez Yann Arthus-Bertrand, ce photographe qui prend la Terre vue du ciel, à travers ses aventures. Survol des terres sauvages du Kenya, du Kilimandjaro et d'ailleurs. Des scènes à couper le souffle. Première partie de deux. Planète bleue - Vu du ciel, à Télé-Québec, le samedi 29 septembre, 20h. RADIO La série L'autre midi à la table d'à côté nous a déjà donné de formidables moments de radio. Entendez, cette semaine, ce qu'ont à se dire Biz (de Loco Locass) et la bibitte de l'Abitibi Raôul Duguay. À la Première chaîne (95,1 FM), le samedi 29 septembre, 11h.
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Chu pas raciste
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Vous savez quoi, je ne suis PLUS CAPABLE d'entendre des gens d'un peu partout prendre le crachoir et commencer leur phrase par: "Je suis pas raciste, mais..."
Ça fait tellement longtemps...
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C'est juste de la TV
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J'avais le goût de vous parler de C'est juste de la TV, la nouvelle émission de télévision où des gens critiquent la télévision à ARTV les vendredis soirs.
Je la regarde depuis deux semaines. C'est bof.
Le problème, c'est l'absence de véritables discussions. Tout simplement parce qu'il semble terriblement manquer de chimie entre les collaborateurs.
Disons-le, Chantal Lamarre, Lise Payette et Marc Cassivi semblent n'avoir rien à se dire.
C'est un peu comme si j'organisais un 5@7 avec ma grand mère, mon chum de l'université cynique et la madame sur ma rue qui vient d'accoucher. Mon petit doigt me dit que ça ne lèvera pas.
Et c'est un peu ce qui se passe à C'est juste de la TV.
Chantal Lamarre, ordinairement comique, semble ne pas trop savoir où se placer. En fait, je la soupçonne d'avoir l'esprit occupé à contenir le déluge de gags qu'elle voudrait faire à propos des Supermamies, le téléroman -particulièrement mauvais- de Lise Payette.
Marc Cassivi, pourtant terrifiant à l'écrit, est devant la caméra tel un touchant petit oiseau qui apprend à voler. Tout doux, tout doux, tout doux.
Et Lise Payette. Elle a les opinions les plus prévisibles de la voie lactée et malgré tout on boit ses mots comme s'il s'agissait de la Vérité pure. Visiblement, la matriarche terrorise le plateau.
Et l'animateur. Rien à dire. Mais je l'aimais mieux à Vazimolo.
Bref, chaque semaine, à C'est juste de la TV, on envoie une émission que l'on trouve mauvaise chez le Réparateur TV.
Si on me demande mon avis, c'est C'est juste de la TV que j'envoie chez le Réparateur...
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Chicoutimi est pédophile
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On peut tout dire en jouant avec les chiffres. Alors, je m'amuse...
Le Journal de Montréal nous apprenait aujourd'hui que 96% des Québécois trouvent la pédophilie immorale.
Avec une marge d'erreur de plus ou moins 3,1%, c'est donc dire qu'entre 92,9% et 99,1% des Québécois trouvent la pédophilie immorale.
À l'inverse, on pourrait conclure qu'entre 7,1% et 0,9% des Québécois trouvent que la pédophilie N'EST PAS immorale. Hmmm...
En chiffres réels, si l'on considère que la population du Québec est d'environ 7 687 000 habitants, on peut avancer qu'entre 545 777 (7,1%) et 69 183 (0,9%) Québécois sont potentiellement pédophiles, puisqu'ils ne trouvent pas ce comportement immoral.
Ainsi donc, au Québec, au moins l'équivalent de la population de Chicoutimi (ou à peu près) serait pédophile.
Chicoutimi est pédophile.
On s'amuse... D'ailleurs, saviez-vous que le fondateur de Chicoutimi se nommait Peter Macleod?
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Des agents immobiliers
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C'est bien connu, les journalistes sont des paresseux, des fouille-merdes, des pisse-copies, des retranscriveux de communiqués et des propagandistes à la solde de la pub, de Quebecor, de Power Corporation, des néolibéraux, des syndicats, de la gaugauche et de l'armée canadienne. Ah, oui, j'oubliais. Les journalistes sont aussi des vautours. C'est ce que nous apprenait la semaine dernière l'émission Enquête (SRC), qui s'est penchée sur la couverture médiatique de la fusillade de Dawson. Bon, lorsqu'on envoie un hélicoptère de TVA tournoyer pendant des heures au-dessus d'un cadavre, disons que l'analogie avec le vautour n'est pas à ce point tirée par les cheveux. Selon Léger Marketing, seulement 48 % des Canadiens feraient confiance aux journalistes. C'est deux points de plus que pour les agents immobiliers. Dans l'opinion publique, ce qui sort de la bouche d'un agent immobilier a donc presque autant de valeur que ce qui sort de la bouche d'un journaliste. Sachant que ce qui sort de la bouche du journaliste est en grande partie responsable de la vision que le public se fait du monde, la statistique a de quoi inquiéter. Le doute est sain, mais l'actuelle méfiance envers les journalistes frise le cynisme. Des agents immobiliers, les journalistes? J'achète pas ça. Si les deux métiers nécessitent une bonne dose d'entregent, il existe tout de même entre eux quelques différences. D'abord, le motif. Pourquoi souhaite-t-on devenir journaliste en 2007? Pour le fric? J'espère que non (on risque d'être déçu). Pour la notoriété? Croyez-en mon expérience, c'est plutôt tranquille du côté des demandes d'autographes. Alors, pourquoi devenir journaliste? Traitez-moi de biaisé, de naïf ou - pire - de journaliste, mais ceux qui veulent devenir journalistes en 2007 sont d'abord mus par le désir de fournir au public une information libre, neutre et rigoureuse. Voilà les motivations de ces pousseux de crayon. Une preuve? L'an dernier, au congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), les participants ont réfléchi sur les limites de la liberté d'expression, sur la rigueur dans les blogues et sur le ton alarmiste utilisé par les médias, qui crée un sentiment d'insécurité exagéré au sein de la population. Voilà les intérêts des journalistes: améliorer la qualité de l'information que reçoit le public. Sans les juger, force est d'admettre que les agents immobiliers ont d'autres motivations. En avril dernier, au congrès de l'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec, les participants ont eu droit à une conférence portant sur les meilleures techniques pour séduire les femmes (qui prennent 80 % des décisions d'achat d'une maison) et à une autre sur les moyens de contrer la popularité de la vente par le propriétaire (une plaie pour les agents). Voilà les intérêts des agents immobiliers: améliorer la situation financière des agents immobiliers. L'un travaille pour la population, l'autre travaille pour sa poche. Sauf que si les motivations des journalistes sont nobles, c'est sur le terrain que ça se gâte. Le journalisme est en santé, c'est l'environnement dans lequel il fleurit qui manque de soleil. Le journalisme est aujourd'hui contraint de s'exprimer dans une industrie qui n'en a que pour le profit. Une industrie où la course au lectorat et à la cote d'écoute pousse les patrons des médias à couper dans les ressources, à couper dans la qualité du contenu. Une industrie où la pression des annonceurs se fait de plus en plus forte. Tenez, j'ai entendu une histoire récemment. Un magazine soi-disant sérieux a envoyé à ses journalistes pigistes une note les invitant à communiquer avec le service des ventes dudit magazine. Pourquoi? Pour que les représentants puissent "aider" les journalistes à bien parler des produits des annonceurs à l'intérieur de leurs articles. Devant une telle requête, le journaliste rempli de bonnes intentions - mais qui réussit à peine à gagner 20 000 $ par an - risque de ravaler son éthique. On ne mord pas la main qui nourrit. En revanche, celui qui refuserait de jouer les courroies de transmission pourrait finir par trouver le journalisme pas très nourrissant. Au bout d'un moment de ce régime, il pourrait être tenté de se recycler en agent immobilier. De toute façon, pour le public, c'est du pareil au même. ooo TELE  | | Patrice Roy | |
Pour sa première, la nouvelle grande émission sur l'actualité internationale animée par Jean-François Lépine revient sur la triste aventure afghane du journaliste Patrice Roy et de son caméraman Charles Dubois. Une heure sur terre, à Radio-Canada, le mercredi 26 septembre, 21h.
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Courroie de transmission
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Je reçois chaque semaine quantité communiqués provenant de gens qui souhaitent entendre parler de leurs trucs dans les médias. Voici donc un billet "courroie de transmission".
- Le mercredi 19 septembre, à 19h, la rédactrice en chef du magazine L'Actualité donnera une conférence sur la place des magazines dans l'univers médiatique à la TÉLUQ, dans le cadre des Grands Communicateurs
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- Anton Fishlin aimerait que je vous parle de son documentaire Répercussions, qui présente des façons de vivre en harmonie avec la nature, telles que démontrées à l'Exposition universelle d'Aichi (Japon) en 2005.
- Marie-Josée Belley vous invite au lancement de l'émission Prenez garde aux chiens (Vox, le 2 octobre à 21h). La chose se veut une émission d'humour mordant (d'où le titre). Le lancement se tiendra le 27 septembre prochain au Bistrot de Paris (4536, Saint-Denis)
- Stéphane Courtemanche aimerait que je vous dise que lesblogues.com est un nouveau site sans but lucratif qui permet de créer un blogue entièrement gratuitement. "Parfois, les blogues aident les utilisateurs à oublier leurs petits problèmes quotidiens et ainsi, mettre de la joie dans leur journée en se sentant valorisé", fait-il valoir. Il aimerait aussi que je l'avertisse lorsque j'aurai parlé de son site.
- Louis m'invite à glisser un mot sur le blogue de Phil. Selon lui, "quand il s'y met, c'est à couper le souffle, presque à tordre de rire".
- DesRuisseaux Communications, ainsi que Radio-Canada, voudraient que j'annonce la mise en ligne du site Etoile.tv. C'est le "premier portail Internet entièrement consacré à la danse et au chant". Le site, lié aux émissions Le match des étoiles et L'heure de gloire, permet aux utilisateurs d'envoyer des vidéos de leurs performances.
- Maxime Houle aimerait que j'annonce le site JfaisTApub.com. "C'est simple: n'importe qui peut faire sa pub, la poster sur notre site et notre job, c'est de la vendre aux compagnies pour qu'elles la diffuse à la télé ou sur Internet."
Bon, c'est à peu près tout. J'espère que tout le monde est content...
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Le sexe, c'est du sport!
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Décidément, le fabricant de condom Trojan ne manque pas d'imagination par les temps qui courent. Après cette pub que certains réseaux américains avaient refusé de diffuser, voici celle-ci...
Et si vous ne l'aviez pas déjà vue, une autre pub de condom 100% non-politiquement correcte!
Merci à Alain Gauthier pour la piste...
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Thriller en taule
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Des prisonniers philippins nous font un "remake" de la chorégraphie de Thriller de Michael Jackson... On s'occupe comme on peut.
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La Presse du samedi, mon rituel
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Si vous lisez les journaux, vous avez certainement un rituel de lecture.
J'en ai un aussi. Voici comment je lis ma Presse du samedi.
Samedi matin, 8h47. Le café percole, je vais chercher ma Presse au pas de ma porte. Une grosse Presse, comme tous les samedis.
Je m'installe sur le divan, café en main. J'opère un premier élagage. Faisant parcourir mes doigts à travers les cahiers, je retire les cahiers Mon Toit, Actuel Gourmand, Vacances/Voyages, Petites annonces, Carrières et emplois et Sports.
Je ne les lirai pas. Il faut faire des choix. Si je lisais tout, j'y passerais mon samedi. Et ma blonde devrait se réveiller dans une heure à peu près. On doit aller déjeuner.
J'attrape le premier cahier Actualités. Je le feuillette, je lis les grands titres, les légendes des photos. Parfois, je m'attarde à un article qui aura piqué ma curiosité. Il est rare que je le lise jusqu'à la fin toutefois. Si je lisais tous les articles, j'y passerais mon samedi.
De toute façon, habituellement, en lisant le premier paragraphe d'un article (le lead), son titre et l'extrait en exergue, vous avez tout. Exemple: une lettre ouverte titrée "RDS joue au poker avec nos jeunes"; on comprend assez vite que le type trouve que RDS ne devrait pas diffuser des parties de poker parce que ça encourage le jeu compulsif.
Je lis jusqu'à la fin le mea-culpa de La Presse qui a publié hier un sondage avec des erreurs.
Je parcours des yeux cet autre sondage sur la sexualité des Québécois. D'ailleurs, on apprend que 36% des gars et 24% des filles affirment avoir eu des relations sexuelles le premier soir. Ce qui a fait dire à un sexologue: "On se demande avec qui étaient les gars!"
Je m'attarde un peu à la chronique de Lagacé qui nous parle du flic qui a tiré Kimveer Gill.
Après avoir parcouru le cahier Actualités, je me plonge dans le cahier Arts et Spectacles. Hugo Dumas parle de Britney Spears. Bon. Je m'en fous. Petrowski parle de la télédiffusion à RDI de la commission Bouchard-Taylor. Je lis son texte presque jusqu'à la fin. Louise Cousineau parle de la série Les Soeurs Elliott. Son titre: "Très fréquentables, ces soeurs Elliott", est suffisant. C'est tout ce dont j'ai besoin de savoir pour bien vivre en démocratie. Je lis plus longuement le texte de Sylvie Saint-Jacques sur la différence entre les vedettes de la télé et les acteurs de théâtre.
Je termine avec La Presse Affaires. Avant, ce cahier allait directement au bac vert. Je l'ai découvert récemment. J'y lis toujours au moins un texte. Aujourd'hui, c'est la chronique de Claude Picher sur les exportations québécoises qui a pu profiter de mes yeux.
10h02. J'ai fini ma Presse. Au recyclage. Et ma blonde qui se réveille. "On va déjeuner?"
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N'importe quoi, n'importe quand
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Avez-vous suivi la saga du dimanche soir? Vous savez, cet insoutenable suspense qui a fait retenir au Québec son souffle pendant que courait la rumeur selon laquelle TVA placerait son lucratif Banquier contre Tout le monde en parle? Alors, avez-vous suivi l'affaire? Non? Vous avez une vie, vous aussi? Enfin... Rassurez-vous, c'est finalement Occupation double qui affrontera la messe dominicale de Guy A. Ouf! Quel effet cela aura-t-il sur les cotes d'écoute du talk-show chouchou des Québécois? Je l'ignore. Mais n'ayez crainte, j'ai prévu trois chroniques pour faire le tour de la question. Ah, ironie! Quand tu nous tiens... Chaque rentrée télévisuelle, c'est la même poutine. Dans les journaux, on analyse les grilles-horaires des différents réseaux comme s'il s'agissait d'une partie de Battleship. Les réseaux placent leurs navires sur une grille tenue secrète. Chacun tente de torpiller l'adversaire. Quelle chaîne gagnera la bataille du lundi? Quelles séries lourdes s'opposeront le jeudi? C'est la guerre. Et dire que, dans dix ans, ces enjeux d'une importance déjà très relative nous paraitront encore plus futiles... Le mois dernier, à l'Edinburgh International Television Festival, le "père du Net" a annoncé la fin de la télévision telle qu'on la connaît. Vint Cerf, qui a contribué à bâtir le réseau Internet dans les années 70, a prédit que l'industrie de la télé allait muter, tout comme l'industrie du disque a muté après l'arrivée du téléchargement de musique en ligne. "La télévision sera comme l'iPod: on téléchargera du contenu que l'on regardera plus tard", a-t-il dit. La prédiction de Vint Cerf n'a rien de révolutionnaire. C'est surtout parce qu'il se fait appeler le "père du Net" qu'on lui tend l'oreille. Car plusieurs experts discutent depuis longtemps de la télé à télécharger. En effet, selon toute vraisemblance, le télévore du futur sera libéré de la tyrannie du TV Hebdo. Ainsi, plutôt que de choisir ses émissions en fonction d'un téléhoraire concocté par des directeurs de la programmation, il aura accès à un répertoire comprenant des milliers, voire des millions d'émissions. Une sorte de Youtube évolué. Tout le contenu télévisuel sera accessible du bout des doigts. Le Téléjournal du mois passé. L'intégrale de Virginie. L'épisode des Filles de Caleb dans lequel Roy Dupuis montre ses fesses. N'importe quoi, n'importe quand... Des formes primitives de cette télé nouveau genre existent déjà. À travers son service Illico sur demande, le câblodistributeur Vidéotron offre aux téléspectateurs la possibilité de télécharger des émissions de TVA (et des films cochons). Par ailleurs, la compagnie Apple a lancé récemment un bidule, Apple TV, qui permet de visionner sur un téléviseur du contenu vidéo ou audio stocké sur un ordinateur, ou téléchargé à partir d'iTunes Store (le magasin virtuel d'Apple). Aux États-Unis, les clients d'iTunes ont ainsi accès à plus de 500 films, 5000 vidéoclips et 350 émissions de télé. En tout temps. N'en doutez pas, nous sommes à l'orée d'une véritable révolution. Dans quelques années, lorsqu'il sera possible de télécharger toutes les émissions du monde et de les visionner quand bon nous semble, ce sera la mort du téléhoraire. Les notions de "prime time", de "contre-programmation" ou de "locomotive" (une émission qui transporte des téléspectateurs à l'émission qui suit dans la grille) deviendront caduques. Dans le futur, pour les artisans de la télé, le nerf de la guerre sera d'offrir au public des émissions qu'il jugera utile de télécharger. Des émissions que les téléspectateurs auront vraiment le goût de regarder, sans que ce soit par dépit, simplement parce qu'il n'y a "rien de bon aux autres postes". Or, qu'est-ce que le public aura envie télécharger? En regardant les clips les plus visionnés aujourd'hui sur Youtube (comme celui de Perez Hilton, un type qui utilise un nain de jardin comme jouet sexuel), j'hésite encore à annoncer la fin de la télé-poubelle... Mais bon, en attendant la révolution, que regarderez-vous le dimanche soir? Tout le monde en parle ou Occupation double? Tout le monde en parle, à Radio-Canada, dès le dimanche 16 septembre, 20h. Occupation double, à TVA, dès le dimanche 23 septembre, 20h. ooo TÉLÉ André Robitaille est à la barre d'une nouvelle émission de télé qui parle de télé. Pour discuter de l'actualité télévisuelle, on le retrouvera entouré de ses collaborateurs: Lise Payette, Chantal Lamarre et le chroniqueur de La Presse Marc Cassivi. C'est juste de la TV, à ARTV, dès le vendredi 14 septembre, 21h.
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Joyeux Ramadan!
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Je ne sais pas pourquoi, ça m'a fait rigoler... Ça sent tellement l'opportunisme politique que c'en est comique. Stéphane Dion, ce grand guide spirituel, qui nous explique ce que signifie le ramadan. Ça donne quasiment le goût de jeûner pour Allah!
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Communiqué
Date : Le 12 septembre 2007
Pour diffusion immédiate
Déclaration de l'honorable Stéphane Dion, chef de l'opposition officielle, à l'occasion du ramadan
Au nom du Parti libéral du Canada et de notre groupe parlementaire, j'adresse mes plus cordiales salutations à tous les Canadiens qui observent le ramadan.
Le ramadan est une période consacrée à la réflexion, à la prière et à la charité. Il nous rappelle notre nature spirituelle et le besoin de faire des sacrifices.
Le fait de réfléchir sur la foi, et sur la compréhension et le respect mutuels, nous rappelle combien le Canada est devenu plus fort grâce aux perspectives uniques des nombreuses cultures et confessions qui constituent notre société.
L'histoire et les traditions uniques des Canadiens musulmans renforcent la riche mosaïque culturelle de notre grand pays.
La pratique du ramadan renforce nos fondations sociales grâce à ses contributions importantes à l'esprit, à la vitalité culturelle et à la cohésion de notre société.
Je voudrais saisir l'occasion pour adresser mes chaleureuses à tous ceux qui observent les obligations de ce mois sacré.
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Scrappy Tabloid
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Petit potin médiatique rigolo: Benoît Aubin, qui vient d'être engagé comme directeur de pages d'opinion et chroniqueur en chef du Journal de Montréal est résolument un homme d'opinions. Tellement qu'en mai dernier, avant de décrocher son nouveau job, il qualifiait sans se gêner le Journal de Montréal de "scrappy tabloid" (tabloïd de piètre qualité) dans un article publié dans le magazine Maclean's!
Il paraît que l'anecdote fait rigoler même au sein même du JdeM. L'article en question serait affiché sur le babillard de la salle de rédaction!
Remarquez, il y a eu des précédents.
Voici d'ailleurs ce que Richard Martineau écrivait dans sa défunte chronique du Voir le 11 décembre 2003, trois ans avant d'être engagé par l'Empire...
C'est avec stupéfaction que le monde des médias a appris la mort soudaine du Journal de Montréal, vendredi dernier, à 6 h 05. Créé par Pierre Péladeau en 1964, Le Journal de Montréal a cessé d'être un tabloïd aimé et respecté du public pour devenir un catalogue des différents produits de l'Empire Quebecor.
Et voici ce qu'il écrivait le 13 mars 2003:
Je vous parlais de l'empire Quebecor, la semaine dernière. Comment PKP utilise ses nombreuses compagnies (Vidéotron, TVA, Le Journal de Montréal, CKAC, les journaux à potins, Archambault, etc.) pour faire mousser ses produits et intoxiquer les consommateurs. Or, grâce à qui le monsieur a-t-il autant de pouvoir? Grâce entre autres à la Caisse de dépôt, qui a investi près de trois milliards de dollars dans Quebecor Média.
Enfin, voici ce que moi-même j'écrivais il y a quelques mois sur ce blogue à propos du Journal de Montréal:
Une stratégie cheap d'un journal cheap pour faire des gros titres cheap et vendre de la copie cheap.
À mon avis, je suis sur la bonne voie pour me faire engager par ce "scrappy tabloid", "cheap", "catalogue des différents produits de l'Empire Quebecor" "qui intoxique les consommateurs" qu'est le Journal de Montréal...
J'attends votre appel, les gars!
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Internet People!
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Plusieurs "stars" ont connu de "grands" moments sur le Web. Ce sont les "Internet People". Et voici un vidéoclip qui leur est dédié...
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Congé de discours!
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Dimanche prochain, ce sera le gala des Gémeaux, animé cette année par André Robitaille. Après deux ans au purgatoire des chaînes spécialisées, ce gala de la télé que boycottent toujours TQS, TVA, Julie Snyder et Fabienne Larouche revient à Radio-Canada. Il sera aussi présenté en septembre (plutôt qu'en décembre), histoire d'amorcer la rentrée télévisuelle avec des honneurs, des bravos et des "je voudrais remercier mon équipe fantastique sans qui cette émission n'aurait jamais pu exister". Yé. C'est une réalité mathématique, les galas fabriquent toujours plus de perdants que de gagnants. Or, nul besoin d'un instinct de Jedi pour prévoir quelles seront les émissions qui ne raviront pas de statuettes dimanche prochain. D'ailleurs, j'avais tenté l'exercice l'an dernier sur mon blogue. Sans trop de difficulté, j'avais prédit avec justesse tous les perdants. J'ose donc relever le défi cette année encore. Considérons le côté positif des choses, les finalistes ci-dessous auront congé de discours! Dans les catégories "Émissions", les gagnants ne seront pas... Série dramatique: La catégorie la plus prestigieuse. Cinq finalistes: La Galère (SRC), Les Invincibles (SRC), Le Négociateur (TVA) Nos étés III (TVA) et Minuit, le soir (SRC), qui avait remporté le trophée l'an dernier. Le risque de se tromper est élevé. J'opte toutefois pour Nos étés III. C'est la moins meilleure. Téléroman: Puisque Fabienne Larouche boycotte le gala, Virginie, la reine des téléromans, n'est pas en nomination. C'est ainsi qu'un machin tel que La Promesse (TVA) réussit à se glisser parmi les finalistes. Par contre, devant Annie et ses hommes (TVA) et Providence (SRC), il ne fera pas le poids. Comédie: Les hauts et les bas de Sophie Paquin (SRC) ne gagnera pas cette année, car la série n'est - étrangement - pas finaliste. Pure Laine (T-Q), qui elle est finaliste, ne gagnera pas non plus. J'avais pourtant trouvé cette émission charmante au début. Une belle façon d'aborder le Québec multiethnique. Le concept a malheureusement fini par s'épuiser. Les perpétuels retours dans le temps finissent par agacer. On zappe vite. Spécial humoristique: Le retour de RBO le temps d'un Bye Bye a été l'événement télévisuel de la dernière année. La statuette leur est garantie. Par conséquent, c'est presque de la cruauté mentale que d'avoir mis Infoman 2006 (SRC) comme seul autre finaliste. Est-ce pour donner l'illusion d'une compétition? Parce que pour le trublion de l'info, c'est perdu d'avance. Série humoristique: J'ai revu récemment de vieux épisodes de La fin du monde est à sept heures. Mon souvenir était bon: Marc Labrèche était hi-la-rant. Il l'est beaucoup moins dans Le Fric Show, une défunte série que Radio-Canada a fini par loger l'été. Pas de bol pour le Fric, le gagnant se trouvera plutôt parmi Infoman (SRC), Et Dieu créa... Laflaque (SRC) et Taxi 0-22 (TVA). Magazine de services: L'émission Par-dessus le marché (TVA), imitation de L'Épicerie, n'a pas beaucoup de chances de remporter la statuette. Émission d'affaires publiques: Difficile de déterminer un perdant dans cette catégorie. Boycott de TVA et de TQS oblige, toutes les émissions finalistes sont made in Radio-Canada: Zone libre Enquêtes, Découverte, Enjeux, La Semaine verte et 5 sur 5. La prédiction est risquée, mais à mon avis, 5 sur 5 ne devrait pas gagner... Série de variétés ou talk-show: La Fureur (SRC) n'a jamais réussi à retrouver l'ambiance bénie des années Véronique Cloutier. L'émission n'est pas de taille à lutter contre Le Match des étoiles (SRC), Bons Baisers de France (SRC), Belle et Bum (T-Q) et... Tout le monde en parle (SRC)! Magazine culturel: J'hésite entre Libre Échange (T-Q) et Prochaine Sortie (SRC), deux défunts magazines culturels qui seraient probablement toujours vivants s'ils avaient été de calibre à remporter un Gémeau. Magazine d'intérêt social: Parmi les vénérables finalistes de cette catégorie (Il va y avoir du sport [T-Q], Les Francs-Tireurs [T-Q], Second Regard [SRC] et Une Pilule, une petite granule [T-Q]), je ne vois pas comment Tu m'étonnes! (TV5) peut espérer s'en tirer avec un trophée. Télé-réalité: Bien qu'il soit pour le moins disgracieux d'honorer le pire de la télé, on ne peut pas se tromper en avançant que Suite 309, le Dating Show (TQS) et Portfolio: derrière l'image (TQS) n'ont aucune chance de remporter un prix. En fait, si l'Académie osait couronner ces productions oubliables, on pourrait officiellement dire que les Gémeaux... c'est n'importe quoi! Les 22e Prix Gémeaux, à Radio-Canada, le dimanche 9 septembre, à 19h30.
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