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July 2007 - Messages
31 juillet 2007, 9:39
Femme ou fille? Mes excuses
 
François Veillette a fait ce commentaire à propos de mon billet sur Claude Dubois et la très jeune mère de ses enfants...
Tu devrais réfléchir et t'excuser J'avais 22 ans. Il en avait 48. On avait envie de faire un bout de chemin ensemble, on s'amusait follement, à bien des niveaux. On se complétait bien. On était heureux ensemble. Sur certaines choses il était plus mature. Pour d'autres, c'est moi qui était plus mature. C'était simple, sincère et sain. Notre entourage, mes parents inclus, trouvait ça étrange jusqu'à ce qu'ils nous voit ensemble et constatait la complicité. C'était naturel, ça allait de soi. Ça a duré 7 ans, et j'ai aucun regret. Nous sommes toujours d'excellents amis. Steve, tu es blessant et intolérant. Tu as le droit de t'étonner, de te demander ce qu'ils font ensemble. Par contre, les juger comme tu le fait, c'est pathétique. Tu devrais t'excuser.
Parce que c'est une bien belle histoire, je fais mon mea culpa. Je m'excuse. Enfin, excusez-moi. J'ai été déplaisant. Mais que ça ne devienne pas une habitude. Je ne commencerai tout de même pas à m'excuser pour chaque ligne qui déplaît. J'en aurais pour l'année. Anyway. Bien du bonheur à Claude et à Crystal. Et nous on retourne à nos algues bleues. Ceci dit, ce mois-ci, ce billet sur Claude Dubois a été celui qui a suscité le plus de commentaires. Je dis ça comme ça. Restons tout de même dans la couchette des autres encore un moment. Les scientifiques ont identifié 237 raisons pour lesquelles les humains faisaient l'amour. En fait, les hommes et les femmes le font pour à peu près les mêmes raisons: c'est davantage à cause de l'excitation corporelle qu'à cause d'un sentiment amoureux. Alors, cette rumeur voulant que les hommes viendraient de Mars et que les femmes viendraient de Vénus, ou ces historiettes rose bonbon voulant que les femmes aient besoin d'aimer pour faire l'amour, oubliez ça. Les femmes aiment le cul pour le cul autant que les hommes. C'est maintenant prouvé.
31 juillet 2007, 3:42
Trip de gang : dernier croche
Vous vous en souvenez peut-être, il y a quelques jours, je vous invitais à écrire en groupe ma prochaine chronique Médias. 11.3 versions plus tard, la chronique avance bien, comme vous pouvez le voir sur cette page. Curieusement, la chronique raconte l'histoire du premier journaliste de l'humanité, un homme des cavernes, et du premier chef qui s'est servi d'un nanane pour influencer le premier journaliste... À l'heure actuelle, le texte est un peu décousu. On sent que plusieurs idées s'entrechoquent. Mais en général, on parle de la liberté des médias, ce concept que vous trouvez plus théorique que pratique... Bref, si vous voulez changer une phrase ou un mot, couper un paragraphe ou en ajouter un nouveau, changer le titre ou virer le texte de bord, vous pouvez encore le faire! Si tout va bien, la chronique devrait paraître jeudi de la semaine prochaine dans Voir! Amusez-vous ici. (pour modifier le texte, il suffit de cliquer sur le bouton "Edit").
27 juillet 2007, 10:00
La langue de bois des médias
On parle souvent de la langue de bois en politique. Vous savez, quand les politiciens nous sortent des phrases creuses, qui peuvent vouloir dire n'importe quoi et son contraire? La langue de bois, ça existe aussi de l'autre côté de l'arène. Dans les médias. Avez-vous vu la nouvelle pub pour promouvoir le retour de Jean-Luc Mongrain au Grand Journal? On entend "ses propos qui ont de l'impact". La publicité est censée nous prouver que Mongrain n'a pas peur de ses opinions et qu'il ne laisse personne indifférent. Bref, ces fameux propos, ils se lisent comme suit (c'est Jean-Luc qui parle):
On a le poil ben ben court et la mèche ben courte. Si on n'est pas content des règles qui régissent notre société, que l'on force les élus à faire des lois qui nous conviennent.
Hein? C'est pas beau? Voici une phrase qui ressemble à une opinion pertinente, à un point de vue éclairé sur une situation donnée. Mais une phrase qui, lorsqu'on s'y attarde un peu, veut dire à peu près n'importe quoi et son contraire. Dépendamment quel "on" écoute, cette phrase pourrait signifier: "Exercer son droit de vote" ou encore "Débarquer à l'Assemblée nationale avec un gun..." Vraiment, on peut y lire ce qu'on y veut. C'est de la langue de bois médiatique. Une opinion vague, un discours flou qui donne préséance à la forme et non au fond... Il serait bien que les gérants d'estrade qui se plaignent de la langue de bois des politiciens regardent dans leur propre cour de temps en temps...
27 juillet 2007, 7:12
Devrais-je partir ou bien ploguer?
Bon, je suis un peu en retard, mais un texte à lire tout de même... Pourquoi Le Devoir n'ira pas voir The Police. C'est pour cause de journalisme sérieux, imaginez-vous... Voyez ce que rapporte le quotidien de la rue Bleury d'une conversation avec la directrice des relations avec les médias du Groupe Spectacles Gillett...
On signale en un mot au Devoir que plusieurs médias annoncent volontiers la mise en vente des spectacles du groupe mais que notre journal, lui, s'entête depuis trop longtemps à ne pas vouloir confondre publicité et information. «Il est plus facile de faire des affaires avec d'autres journaux. Pourquoi est-ce que vous, vous n'annoncez pas la mise en vente des billets de nos différents spectacles?» On nous demande au passage d'expliquer comment il se fait qu'on tient à couvrir un spectacle de Barbra Streisand, par exemple, mais qu'on ne fait rien lorsqu'il s'agit de Disney on Ice, comme si le lien de l'un à l'autre allait de soi! «Quand c'est possible, on vous accommode. Mais là, ce ne sera pas possible.» Point final. Le message est clair: cela s'appelle du chantage.
Mmmmh. Un beau bravo au Groupe Spectacles Gillett pour ce bel effort de relations publiques. Ça va être payant pour votre image ça, les boys!
26 juillet 2007, 12:00
Game Over
En 2002, le Sud-Coréen Kim Kyung-Jae est devenu la première vraie victime du jeu vidéo. Il a passé 86 heures à jouer devant son ordi, s'arrêtant seulement pour fumer ou pour aller aux toilettes. Parce qu'il est resté trop longtemps sans bouger autre chose que son poignet, son sang s'est figé. Il s'est créé un caillot qui a causé un arrêt cardiaque. Game Over. Kim Kyung-Jae avait 24 ans.

En 2005, en Corée du Sud, au moins sept décès ont été reliés aux marathons de jeu vidéo. Un homme de 28 ans est mort après avoir joué pendant près de 50 heures. Un type de 38 ans est sorti d'un café Internet les pieds devant. Il aurait joué pendant 417 heures au cours des 20 derniers jours de sa vie. C'est tout de même presque 21 heures par jour... Puis, en mars dernier, dans le nord de la Chine, un jeune homme obèse de 26 ans a passé 7 jours à jouer à World of Warcraft. Pour lui aussi, l'aventure s'est terminée par un infarctus.

Toutes ces personnes avaient un point en commun. Elles étaient dépendantes des jeux vidéo. Pour elles, leur existence virtuelle était plus intéressante que leur vraie vie.

En Corée du Sud, on trouve 28 000 cafés branchés où les amateurs de jeu peuvent s'installer à un ordinateur et s'adonner à leur loisir pendant l'heure du lunch, ou pendant trois jours. Là-bas, le jeu en ligne est un culte.

Parmi les jeux les plus populaires de l'heure, il y a World of Warcraft (WoW). Un jeu de rôle multijoueurs en ligne, lancé en 2004. Un monde virtuel où l'objectif est de combattre des monstres et des bêtes sauvages afin d'accumuler des pièces d'or.

WoW est offert en 7 langues et compte 8,5 millions d'abonnés. Chaque jour, des fanas des quatre coins du monde entreprennent des quêtes sanglantes de pièces d'or. Car plus on en possède, plus on peut avancer dans le jeu.

Le délire de l'or virtuel est tel que, dans le monde réel, on trouve même un vaste système de contrebande. Cet étrange trafic part de la Chine. Là-bas, des joueurs professionnels sont engagés dans des ateliers pour produire de l'or virtuel. Douze heures par jour, six jours par semaine, ils se branchent sur World of Warcraft et éliminent des monstres en mode industriel. De véritables machines à tuer. Ces ouvriers fabriquent ainsi de l'or virtuel au profit de leur patron, qui le vend à un trafiquant, lequel échange ces stocks d'or virtuel sur le marché américain contre de l'argent sonnant. Aux États-Unis, des milliers de joueurs peuvent ainsi flamber jusqu'à 100 vrais dollars par semaine pour satisfaire leurs besoins en or virtuel...

Fou, non? Attendez. Prenez le paragraphe précédent, remplacez le terme "or virtuel" par "cocaïne", et vous risquez d'avoir un choc.

Les mondes virtuels tels que World of Warcraft ou Second Life - un site où l'on peut littéralement se créer une deuxième vie - peuvent devenir de véritables drogues dures. On commence à peine à s'en rendre compte. Or, tout n'est pas pourri au royaume du virtuel.

Au-delà des histoires d'horreurs qui circulent à propos des accros aux mondes virtuels, y a-t-il du positif? Quels sont les bons côtés des mondes virtuels?

En fait, et c'est probablement la raison pour laquelle ces lieux peuvent créer la dépendance, les univers irréels peuvent fournir à certaines personnes l'expérience du succès.

Un adolescent qui, dans son véritable quotidien, se fait taxer par les gros épais de sa polyvalente est peut-être un superguerrier dans World of Warcraft. Une jeune femme timide et introvertie est peut-être une star dans Second Life. Les mondes virtuels peuvent donner une porte de sortie à des personnes dont la vraie vie est pitoyable.

Alors, si l'on fréquente les mondes virtuels sans perdre le fil avec la réalité, si ces mondes virtuels peuvent donner à des perdants la chance d'être des gagnants, et si la réussite - qu'elle soit réelle ou virtuelle - augmente la confiance en soi, les mondes virtuels pourraient-ils être, dans certains cas, d'efficaces psychothérapeutes?

La Vraie Vie des mondes virtuels, aux Grands Reportages. RDI, le jeudi 26 juillet, 20h.

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TÉLÉ

2050, et si c'était maintenant?
Un rapport du Pentagone souligne qu'un changement brutal du climat pourrait mener à une guerre nucléaire pour accéder aux ressources essentielles comme la nourriture et l'eau. On parle peu des conséquences politiques des changements climatiques. Un documentaire y va de ses projections. 2050, et si c'était maintenant? À Télé-Québec, le lundi 30 juillet, 20h.

Un retour à cette époque glorieuse où les intégristes de notre clergé local censuraient à qui mieux mieux ce qu'ils considéraient comme l'école du soir du diable: le cinéma. Tout le monde en parlait, le mardi 31 juillet, 19h30.


25 juillet 2007, 10:56
Beau pétard
 
Euh, j'habite dans l'Est de Montréal. Pas trop loin de La Ronde. Donc, chaque mercredi soir et chaque samedi soir, j'entends les feux d'artifice. Je ne les vois pas, je les entends seulement. Or, puisqu'il faut chaud, j'ai pensé vous faire un résumé du dernier feu. C'était l'Allemagne, vous allez d'ailleurs certainement reconnaître le style très germanique de la performance. Ç'a commencé par un "pouf". Puis un "Pif... paf, pouf". Puis une pause. Et tout d'un coup: "Pif Pif Pif Paf Pouf... Pifpafpouf" ... "Pif Paf POUUUUF" ... "Pif POOOOOOOOOOOOUUUUFF" ... ... "POOOOOOOOOUUUUUFFFF" "Pif-pif-pif-pif-pif Paf... POOOUUUFFF" "Pif Pif Paf" ... "Pif Paf" ... Pif pif" ... "pif...." ... "pif" ... "PAWOUPAPOUUUFFFF" Puis, bon, on a répété la séquence précédente à peu près quatre fois avant d'arriver au paroxysme (somme toute assez prévisible), qui sonnait un peu comme suit: "POUFPOUFPOUFPOUF PPPAAAAFFFF" "PIFPITIF Pifpitif PIFPITIF Pifpitif PAPAPAPAPAPAPAAAAAAAAF" "PAPOUF PAPOUF PAPOUF PifpitifpifpitifPAFPA POUWOUF!" "Papouf" ... "Pitpapouf" Et au moment où on s'en attendait le moins, qu'on pensait que c'était terminé: "POUF POUF POUF .... PATOUFFFF!" Et... "Pouf..." Voilà. Bon. On aura au moins prouvé une chose aujourd'hui: l'art pyrotechnique, ça ne se rapporte pas vraiment bien à l'écrit. Le mieux, c'est encore de l'apprécier en personne. Et c'est l'occasion ou jamais, parce que L'International des feux Loto-Québec présenté par TELUS (Est-ce qu'on pourrait avoir plus de commanditaires?), ça se termine samedi...
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24 juillet 2007, 12:24
Et c'est ainsi que tout a commencé...
Le 19 avril 1987, dans The Tracey Ullman Show (FOX), une famille de bonshommes jaunes atterrissait au petit écran, dans de courts sketches. Voici la toute première apparition des Simpson à la télé... Et pour ceux que ça intéresse, les autres clips des Simpson au Tracey Ullman Show sont disponibles sur Youtube.
24 juillet 2007, 12:09
Où ira Guy A.?
Le restaurant Continental, le bar L'Barouf et le magasin Fruits et Passions ont été la proie des flammes hier. Dommage, car c'est au Continental que Guy A. Lepage avait l'habitude de convier ses invités après l'enregistrement de Tout le monde en parle. Où ira-t-il à l'avenir? Nos appels répétés à l'agent de Lepage sont restés sans réponse. (Ben non c't'une farce, pensez-vous vraiment que j'appelerais Guy A. pour ce genre de connerie? Quoique je suis sûr qu'un autre journaliste osera le faire, si ce n'est pas déjà fait...). N'empêche, si le resto n'est pas reconstruit, Guy A. devra se trouver une nouvelle place qui ferme tard. Il y a le chic Rapido coin Mont-Royal et Saint-Denis. Ou encore, les poutines de La Banquise, sur Rachel, auront certainement l'heur de séduire les invités français de Guy A. Ma suggestion: la poutine Elvis. Avez-vous d'autres idées?
19 juillet 2007, 3:08
Chronique en gang
Je me suis demandé s'il était possible d'écrire une chronique Médias en groupe. Un trip de gang. Ce pourrait être comique, et assez unique comme expérience. J'ai donc créé sur Internet une page Wiki qui nous permet d'écrire en groupe la même chronique. Je vous invite donc à modifier cette page avec des mots de votre propre cru. Le thème? L'État des médias au Québec. C'est assez vaste comme sujet, et c'est voulu... Lorsque la chronique sera satisfaisante et complète, je la publierai dans l'hebdomadaire Voir. J'encaisserai le chèque, mais c'est vous qui aurez travaillé! La vie est belle, non? Écrivons ensemble la première chronique Médias collaborative! La page Wiki est ici.
19 juillet 2007, 8:50
Tout ça pour ça1
Je me suis fait plutôt discret ces derniers jours. C'est qu'il fait trop beau pour bloguer. Laissez-moi vous raconter une tranche de vie. L'autre jour, je suis passé à Bons baisers de France pour parler de la couverture d'Urbania montrant Michèle Richard. Je commence à travailler un peu en télévision et je suis de plus en plus saisi par l'ampleur des moyens techniques déployés pour arriver à pondre une émission. Exemple. L'autre jour, j'allais expliquer à Bons baisers de France pourquoi nous avions mis Michèle Richard sur la couverture du magazine Urbania. Importance relative de l'information: Euh..., pas beaucoup. Or, pour m'entendre dire à la télé publique que Michèle Richard est "la reine des fille du Québec", Radio-Canada a dû investir:
  1. Quelques heures de travail d'une recherchiste qui a trouvé mon numéro de téléphone et planifié avec moi l'entrevue.
  2. Quelques heures de travail d'un réalisateur qui est allé au préalable faire du repérage sur le lieu de l'entrevue.
  3. Les compétences d'un caméraman qui a filmé l'entrevue.
  4. La soirée d'été d'un réalisateur qui a dirigé l'entrevue.
  5. L'aide d'un technicien qui, à l'intérieur du camion mobile qui avait été mobilisé pour cette entrevue historique, s'assurait que le duplex fonctionne (car, pour ajouter au défi technique, j'étais à l'extérieur des studios de Bons baisers..., on me voyait à travers un écran).
Tout ça, en fin de compte, pour voir ma face à la télé pendant à peu près deux minutes, dire des affaires d'une importance très, très, très relative. Faire de la télévision demande un concert d'efforts de la part de plusieurs personnes aux compétences complémentaires. Vu l'importance des efforts à déployer, il me semble que ce devrait être une mission de tous les instants que d'utiliser cette boîte à grimaces pour communiquer des choses vraiment utiles... Désolé, ce doit être la naïveté de la mi-juillet qui s'exprime ici...
19 juillet 2007, 12:00
100 % recyclé
Il y a quelques années, quand on parlait de la convergence, on avait tout cuit dans le bec un bel exemple à brandir: la synergie de Quebecor Média au service de Star Académie.

C'était en 2003. La première saison de Star Ac'. Entre les galas dominicaux aux cotes d'écoute monstre, les p'tits chanteurs du Manoir Péladeau comblaient les pages des z'hebdos z'artistiques de Quebecor. En parallèle, il était possible d'espionner les spécimens en direct, 24 heures sur 24, sur un site Internet de Quebecor. Les ménestrels s'étaient aussi retrouvés à la une d'un grand quotidien montréalais, toujours propriété de Quebecor. Mais le sommet de la "synergie" a été atteint lorsqu'un présentateur de nouvelles (propriété de Quebecor) a utilisé du temps d'antenne ordinairement alloué à l'information pour offrir à ses téléspectateurs une entrevue avec l'académicienne Maritza. La nouvelle? La jeune femme venait de décrocher un poste de chroniqueuse à Sucré Salé, une émission diffusée sur les ondes TVA, un réseau de la grande et belle famille Quebecor...

Qu'un empire mobilise ses troupes pour nous faire avaler ses talents Catelli, c'est nul, mais il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Ce n'est toujours que du divertissement.

En revanche, il y a un aspect de la convergence qui aurait toutes les raisons du monde d'inquiéter. Et j'ai nommé: le recyclage en information.

Voyez-vous, parmi les avantages de la convergence, il y a la réduction des coûts. En recyclant l'oeuvre des artisans de l'information à travers ses plates-formes, l'agrégat médiatique réalise des économies d'échelle.

C'est ce qu'on appelle "l'intégration horizontale". Ainsi, les articles d'un quotidien sont repris sur le site Internet du même quotidien. Les topos d'un bulletin de nouvelles sont téléchargeables à partir du site Web du réseau. Les émissions de radio sont aussi disponibles en baladodiffusion. Et les chaînes spécialisées sont surtout spécialisées dans les rediffusions.

Curieux paradoxe. Alors qu'on assiste d'un côté à une explosion des plates-formes médiatiques, de l'autre côté, la diversité des contenus ne suit pas.

Or, un autre phénomène s'ajoute à cette belle entreprise de recyclage. Jour après jour, les grands médias s'espionnent. Du coup, ils ont tendance à couvrir les mêmes nouvelles, de la même façon. Il suffit qu'un quotidien décide d'aborder l'épineux dossier des toilettes de bateaux de croisière pour que le sujet vase communique.

C'est ce que le sociologue français Pierre Bourdieu nomme la "circulation circulaire de l'information".

En résumé: mélangez le recyclage des empires convergents à la circulation circulaire de l'info, et vous obtenez un joli buffet médiatique où les mets goûtent tous à peu près la même chose.

Du coup, la diversité des voix mange une mornifle.

ooo

À partir du 17 septembre prochain, le CRTC tiendra une audience publique sur la diversité des voix au Canada. L'organisme qui régit le système de radiodiffusion canadien croit qu'il est temps, pour lui, d'adapter ses règles au nouveau monde des médias.

Le CRTC reconnaît que ses règles actuelles sur la concentration a quelques ratés. Par exemple, le Conseil n'a aucune politique en ce qui concerne la propriété commune dans l'industrie des chaînes spécialisées. Qu'en est-il d'Astral Média, qui possède à la fois Historia, Ztélé, Vrak.tv, Canal D, Canal Vie, Séries+, MusiquePlus, Musimax et Télétoon? C'est sain? Aucune règle, non plus, ne garantit une certaine diversité des voix sur Internet.

C'est une bonne nouvelle que le CRTC décide d'entrer officiellement dans le 3e millénaire. Au terme de cette audience, j'espère qu'on réalisera que la concentration des médias ouvre la porte à des conséquences bien plus graves que l'omniprésence des talents Catelli...

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TÉLÉ

Les guerres religieuses ne datent pas d'hier. Au temps des Croisades, les guerriers de Dieu menés par le monarque chrétien Richard Coeur de lion, allaient combattre les "infidèles" turcs qui avaient envahi Jérusalem. Un docu-fiction qui retrace les événements et qui nous prouve que plus ça change... Les guerriers de Dieu, à Historia, le lundi, 23 juillet, 22 h.

Le batteur du groupe The Police, Stewart Copeland, signe son premier documentaire. L'histoire et la vie du groupe à ses débuts, à partir de films Super 8 et de souvenirs intimes. Everyone Stares: The Police Inside Out, à Musimax, le mercredi 25 juillet, 20 h.


18 juillet 2007, 3:59
Vivre dans un camion à ordures
Un type a converti un camion à ordures en un douillet chez-soi!
12 juillet 2007, 12:00
Moi aussi, moi aussi!
C'est fou comme les choses déboulent. Il n'y a pas un an, je chroniquais ici même à propos d'un obscur site Internet, que je qualifiais de "con à souhait, mais délicieux". Il s'agissait des Têtes à claques. Et il n'y a pas un an, personne n'en parlait.

Si on m'avait dit que ce site allait devenir le monstre que l'on connaît, je ne l'aurais pas cru.

La folie s'est répandue comme une gastro dans un club de hockey. Aujourd'hui, chaque clip de ces bonshommes aux yeux globuleux est visionné en moyenne deux millions de fois. Celui du fameux Willi Waller a même été téléchargé plus de douze millions de fois! Les annonceurs se bousculent pour se faire voir avec Raoul, le dragueur invétéré. Les ventes de Pop Tarts ont bondi. Les jeunes parlent comme Uncle Tom: "Heille, mon ami!" Les Têtes à claques se sont retrouvées à la télé américaine, dans une pub de sucettes au chocolat, en plus de décrocher une nomination au dernier gala Les Olivier. Le site a été évalué à 12 millions de dollars. Un DVD est en production. Une série télé pourrait aussi voir le jour et les vidéos nonos les plus populaires du Québec devraient bientôt envahir l'Europe.

Jean Charest, lorsqu'on l'a questionné sur ce qu'il désirait pour 2007, a lancé: "Une victoire aux élections et un Willi Waller." Il a eu la victoire, mais un autre que lui a fini par mettre la main sur le célèbre épluche-patate de chez Dollarama, vendu récemment sur eBay au coût de 3350 $ (l'argent a été versé à l'hôpital Sainte-Justine).

N'en déplaise à ceux que les "ti-papoutes" ne font plus rire, l'aventure des Têtes à claques ouvrira à jamais le premier chapitre de l'histoire québécoise de la télé sur le Web. En fait, les Têtes à claques sont à la vidéo en ligne ce que La Famille Plouffe a été à la télévision d'ici: le premier culte.

Il ne faut donc pas s'étonner que d'autres producteurs soient tentés de grappiller au culte dominant quelques-uns de ses fidèles. Nombreux sont ceux qui zieutent le phénomène des Têtes à claques en se disant: "Moi aussi, moi aussi!"

Depuis des semaines, j'entends parler de projets d'émissions pour le Web. Des comédiens, et pas les moins connus, passent des auditions pour des productions Internet. Certaines de ces émissions 100 % Web commencent à envahir la Toile. Uncle Tom a de la concurrence.

Prenons Le Cas Roberge, de nouvelles capsules débiles du chroniqueur/humoriste Benoît Roberge. Chaque clip présente un sketch mettant en vedette Roberge, dans le rôle du gars qui pense un peu trop, et des vedettes, dans leur propre rôle. Par exemple, pendant trois minutes, Benoît Roberge parle de son gland avec Jean-Thomas Jobin. Le ton est donné.

Cette émission était à l'origine destinée à la "vraie" télé. Or, tous les réseaux l'ont refusée. Roberge et son ami Jean-Michel Dufaux ont donc pensé en faire des capsules pour Internet. Telus a embarqué dans le projet. Et voilà. Pour l'instant, en termes de portée, Le Cas Roberge est loin des Têtes à claques. Le clip le plus populaire a été téléchargé 14 000 fois seulement. Bon, il y a un commencement à tout.

Les émissions pour le Web sont une chose. Par ailleurs, la télé traditionnelle déborde de plus en plus sur Internet.

Ainsi, Vidéotron chapeaute en ce moment un concours: L'Émission. Les participants sont invités à inventer un concept d'émission télé, à tourner une vidéo de présentation et à soumettre le tout au vote public. Tout l'automne, on pourra visionner ces différentes propositions sur Internet, et voter. Des auditions auront ensuite lieu afin de sélectionner trois finalistes. En fin de compte, le public choisira le concept gagnant, qui deviendra une vraie série, diffusée à l'hiver 2008 sur les ondes d'un vrai réseau. Voilà une belle fusion entre la télé et la "Web télé".

À voir tout ce qui s'en vient, j'ai comme l'impression que le chroniqueur télé que je suis sera bientôt plus souvent devant son ordinateur que sur son divan...

Têtes à claques
[www.tetesaclaques.tv]

Le Cas Roberge
[www.lecasroberge.com]

L'Émission
[www.lemission.tv]

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WWW

On avait déjà deux YouTube québécois: TonTuyau [www.tontuyau.com] et TonClip [www.tonclip.com]. En voici un troisième, TagTélé, un site de diffusion en ligne consacré aux créations locales [www.tagtele.com]...

MAGAZINE

L'édition juillet-août du magazine Monocle s'intéresse aux villes. En première place des 20 villes du monde où il fait le mieux vivre: Munich, pour ses politiques libérales, sa faible criminalité et ses logements de qualité. Montréal fait bonne figure, en douzième place, entre Melbourne et Barcelone.


10 juillet 2007, 9:53
Sexe, porno, business, bière et diamant...
J'ignore quelles conclusions on peut tirer des valeurs de l'humanité en constatant, comme le magazine Forbes l'a fait, les cinq noms de domaine (adresses Web) les plus dispendieux. 1. Sex.com (12 millions $) 2. Porn.com (9,5 millions $) 3. Business.com (7,5 millions $) 4. Diamond.com (7,5 millions $) 5. Beer.com (7 millions $)
8 juillet 2007, 2:43
Starsky & Hutch en trois bouchées
 
Un épisode d'une vieille série américaine comme Starsky & Hutch, remonté en un "minisode" de 5 minutes? C'est ce que propose depuis deux semaines le site MySpace, à travers sont Minisode Network. On a le générique de fin et de début. On a les bons et les méchants. On a l'intrigue et le dénouement. L'essentiel est là. Sauf que plutôt que de se taper les 30 minutes au complet, l'émission dure entre 3 et 5 minutes. C'est encore une fois un exemple de culture à grignoter (snack culture), tendance fascinante -et très 2007- dont je vous parlais en mars dernier dans ma chronique Médias. Sur Minisode Network, il n'y a pas que Starsky & Hutch qui a subi une cure d'amaigrissement. Voyez aussi des épisodes de Diff'rent Strokes (avec Gary Coleman), The Partridge Family ou encore Silver Spoons (une série qui passait à TVA quand j'étais jeune. Vous savez, l'histoire de ce gosse de riche dont le père possède une compagnie de jouets?). Chaque épisode a été raccourci à 5 minutes et des poussières. En tout, Minisode Network lancera 3 épisodes de 15 séries classiques. Si vous avez le temps, en un peu plus d'une heure, vous pouvez donc voir un grand pan de la télé rétro américaine. Le jour où nos télédiffuseurs régleront les questions des droits d'auteur sur le web avec l'UDA, cela ne m'étonnerait pas que l'on puisse un jour visionner en ligne des minisodes de Chop Suey, Épopée Rock ou Peau de banane...
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