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Un communiqué commenté
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Il y a tant de choses qui me passent par la tête quand je lis les -trop nombreux- communiqués qu'on m'envoie chaque jour. Pourquoi ne pas vous les partager?
Tenez, le dernier communiqué de TVA... et mes petits commentaires désobligeants (entre crochets).
Montréal, le 29 mai 2007
Communiqué
Diffusion immédiate
THANK GOD YOU'RE HERE LA VERSION QUÉBÉCOISE PRODUITE ET ANIMÉE PAR ÉRIC SALVAIL [DEAR GOD, WHY?]
Le Réseau TVA est heureux d'annoncer que l'adaptation québécoise du grand succès australien Thank God You're Here est confiée à Éric Salvail. [J'aimerais tellement ça dire que le bonheur est réciproque.] Ce rendez-vous humoristique de 60 minutes sera présenté dès cet automne. [Méfiez-vous toujours des gens qui vous convient à un "rendez-vous humoristique"...]
PLACE À LA COMÉDIE
Thank God You're Here est une émission de divertissement pour toute la famille où le rire est garanti. [Le rire est garanti? Vraiment?] Chaque semaine, Éric Salvail recevra des personnalités qui mettront en évidence leur talent d'acteur, testeront leur sens de la répartie et surtout, leur vitesse d'esprit. [Wow! Jusqu'ici, le concept me semble complètement novateur. Enfin, nos personnalités vont avoir une tribune pour montrer toute l'étendue de leur talent!] Devant un public en studio, l'artiste sera invité à franchir une porte [de sortie, j'espère] derrière laquelle est aménagée la scène d'un sketch scénarisé [Zut]. Il n'a aucune idée de ce qui se trouve derrière cette porte ni des personnages qui l'attendent. Il dispose d'un seul indice : son costume, aussi inusité soit-il (...de pompier à chevalier médiéval). [OK. Si je comprends bien, on pourrait penser, par exemple, à Patricia Paquin qui débarquerait dans un colloque de bûcherons déguisée en arbre?] Son grand défi sera de s'intégrer au sketch avec le plus d'aisance possible... [Quel défi en effet. Dire que pendant ce temps, des gens sauvent des vies dans les hôpitaux, et personne pour les filmer...] Chaque prestation sera commentée par un juge qui déterminera le gagnant de l'émission. [Je croise les doigts pour qu'ils pensent à Yves Desgagnés ou Denise Filiatrault pour le rôle du juge. Comme ça, l'émission sera vraiment parfaite.]
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Le bonheur n'est pas que pour les imbéciles
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Je ne suis pas sûr de comprendre tout à fait la formule de Malraux et ça ne me rend pas plus malheureux pour autant. Seulement, j'admets que pour atteindre le bonheur, l'étroitesse d'esprit peut s'avérer pratique afin de faire abstraction d'un certain nombre de réalités... En effet, comment être heureux en 2007, alors que le tiers de l'humanité vivote avec moins de un dollar par jour? Comment afficher un air béat quand on sait que 40 millions d'humains sont touchés par le virus du sida, que les changements climatiques créeront bientôt 50 millions de réfugiés environnementaux, que l'espérance de vie au Swaziland est de 31 ans, que 2,5 millions de personnes sont tenues en esclavage dans le monde et que le Québec compte plus de suicides que toutes les provinces canadiennes réunies, moins l'Ontario? Exercice mental périlleux. C'est Blaise Pascal qui, d'ailleurs, disait: "Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de ne point y penser." Ainsi, pour être heureux, mieux vaut ne pas trop réfléchir. En fait, mieux vaut ne rien lire, ne rien voir, ne rien entendre. Surtout, garder le cap sur son nombril et s'intéresser d'abord aux plaisirs gourmands de madame di Stasio, aux trucs verts d'Albert et aux bricolages de Claudine. Oui, l'imbécillité ouvre la porte au bonheur facile. Or, tous les heureux sont-ils nécessairement des imbéciles? J'en doute. Il y a les imbéciles heureux, certes. Il y a aussi les heureux tout court. Un vaste happening culturel a cours en ce moment. Avec l'événement 100 jours de bonheur, 50 poètes, 24 photographes, 11 cinéastes et 11 chanteurs auscultent le bonheur sous toutes ses formes. L'événement a déjà accouché d'un recueil de poésie, d'un spectacle au Spectrum et d'une exposition de photographies sur le mont Royal. Cet automne, on verra aussi un "long-métrage inspirant", toujours sur le thème du bonheur. Et cette semaine, RDI présente un documentaire en deux parties, Raccourcis pour le bonheur, où 16 personnes heureuses - mais pas imbéciles - se dévoilent. Une mère raconte le bonheur de partager son quotidien avec son mari et ses cinq enfants. Un homme a pris sous son aile quatre déficients mentaux et s'est ainsi fabriqué une famille improbable qui le comble. Un retraité a trouvé le bonheur dans l'exercice physique. Une jeune thanatologue, pour qui le bonheur passe par le travail, est fière de réconforter les familles endeuillées. Bref, le bonheur est multiforme. Ce que je retiens de ces témoignages, c'est qu'au contraire du bonheur des imbéciles, le bonheur des gens intelligents semble être lié à la réalisation de soi. En fait, les gens heureux ont l'impression de servir à quelque chose d'utile. Tenez, je connais une informaticienne. Une "top" dans son domaine, que les grandes entreprises s'arrachent et qui gagne un salaire de fou. Récemment, elle me disait: "Je suis en train de vivre la plus belle période de ma vie." Elle a commencé à enseigner les rudiments d'Internet à des personnes âgées. Désormais, plutôt que d'aligner des lignes de codes pour un patron qui ne connaît pas son nom, elle aide des gens isolés à maîtriser ce formidable outil de communication qu'est Internet. Du coup, elle se sent utile. Le bonheur a suivi. Je me demande bien à quoi le monde ressemblerait si tous les humains -y compris les imbéciles heureux - décidaient de chercher l'utilité de leur existence. Dans quel monde vivrions-nous si tout un chacun tentait de trouver sa vraie place et de l'occuper, peu importent les conséquences? L'électricien est-il vraiment fait pour électrifier? La douanière est-elle vraiment faite pour douaner? Le sous-directeur régional aux ressources humaines est-il vraiment fait pour sous-diriger régionalement les ressources humaines? Et le chroniqueur? Est-il vraiment fait pour chroniquer? Allez, on prend une petite semaine pour y penser! Raccourcis pour le bonheur, à RDI le jeudi 31 mai et le vendredi 1er juin, à 20 h. L'événement 100 jours de bonheur: www.100joursdebonheur.com ooo TÉLÉ Du 5 au 11 juin 1967, il y a 40 ans, la guerre éclatait entre Israël et ses voisins arabes. Elle n'a duré que six jours, cette guerre, mais ses conséquences éclaboussent encore nos bulletins de nouvelles presque quotidiennement. Un documentaire de deux heures pour comprendre les origines et les contours de la guerre des Six Jours. Six jours en juin, à Radio-Canada, le dimanche 3 juin, 20 h.
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Donnez (un rein) au suivant!
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Selon Yahoo! News, une nouvelle téléréalité néerlandaise pour le moins débile... Oui, on repousse chaque jour les frontières du mauvais goût.
AMSTERDAM, Netherlands (AP) - A Dutch reality show that claims to be trying to draw attention to a shortage of organ donors said Tuesday it would go ahead with a program in which a terminally ill woman will choose a contestant to receive one of her kidneys.
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Je suis un terrier du Yorkshire
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Coup de promo plutôt original de la part Fido.
Vous allez sur le site Fidoduo.ca, vous téléchargez votre photo, vous la jumelez à un chien qui a votre bouille et vous soumettez ce duo au vote public. Si les internautes votent pour vous, vous pourriez vous retrouver dans une pub de Fido!
Bon, personnellement, être dans une pub m'intéresse autant que de tirer au poignet avec C3P0 pendant un orage électrique, mais qu'importe. J'ai créé mon duo. Trouvez-vous que j'ai des airs de terrier du Yorkshire?
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Rambo I était un excellent film...
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Voyez la bande-annonce de Rambo IV, baptisé "John Rambo" pour faire comme Rocky VI, qu'on a appelé Rocky Balboa. Mes commentaires plus bas...
Rambo First Blood (Rambo I) était un excellent film.
Un film qui parlait de ces bérêts verts du Viet Nam, revenus aux États-Unis avec le cerveau magané et aucune reconnaissance de la part de leur si beau et grand pays. Rambo I était un film vrai, sur une souffrance qui existait réellement pour plusieurs ex-soldats, à une certaine époque. Et la dernière scène du film, dans laquelle Rambo éclate en larmes comme un bébé après avoir mis la petite ville de Saint-Tranquille sans dessus dessous demeure, à mon avis, une grande scène de l'histoire du cinéma. Riez, je m'en fous.
Ceci dit, Rambo II, III et IV n'auraient jamais dû être tournés. Ces films ce sont des Merdes, avec un "M" majuscule.
En fait, c'est toujours la même histoire: Rambo a décroché. Il mène une existence de reclus et ne fait pas de vagues. Puis, un drame survient. On appelle Rambo à la rescousse. Celui-ci refuse. "Nah!, c'est pas mes oignons." Puis, on le prend par les sentiments et il accepte de ressortir son couteau de Rambo pour faire couler le sang. Dans Rambo II, il le faisait pour son pays. Dans Rambo III, il le faisait pour son ami. Dans Rambo IV, je ne sais pas trop pour qui il le fait... Regardez la bande-annonce, c'est triste de voir à quel point il n'y a aucune espèce d'originalité dans ce film. On a l'impression qu'ils sont partis du scénario de Rambo III, qu'ils ont changé "Afghanistan" par "Birmanie" afin que l'affaire soit ketchup...
Et pourtant... je vais tout de même aller le voir, ce film.
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Là où ça fait mal...
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Phillipe Orfali a relevé un joyeux placement publicitaire en ligne sur le site de Cyberpresse.
Près d'un article rapportant le mauvais quart d'heure que Jean Charest a traversé alors qu'il devait défendre son budget, on trouve un sympathique message vidéo d'une minute de Monique Jérôme-Forget s'autocongratulant de la qualité de son budget "qui change le cours des choses".
Ce genre de chose -des textes journalistiques publiés en ligne, accompagnés d'une annonce ciblée- vous en verrez de plus en plus... C'est une récente trouvaille des publicitaires: placer leurs messages "là où ça fait mal" (c'est-à-dire près des articles les concernant). Et sur Internet, c'est facile comme tout!
Vous remarquerez d'ailleurs que la bouille de Monique-Jérome ne s'affiche pas, sur Cyberpresse, lorsqu'on lit les critiques tièdes du dernier film de Denys Arcand, ni sur cette article sur la révolution sexuelle à Cuba...
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Vedettes surexploitées
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Gaëtan L. Charlebois, chroniqueur télé du quotidien The Gazette, y va d'un texte assez acerbe sur La Petite Séduction, animée par Dany "Des vacances, kessé ça?" Turcotte. Comme moi et comme plusieurs certainement, il en a marre de la surexploitation de nos petites vedettes locales.
I wondered whether the culture was no longer about the product but more about the lives of the manufacturers.
Il y a là matière à réfléchir. Encore une fois sur la culture. Est-ce que la culture s'intéresse trop à la vie des fabricants de culture? Hmmm...
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Dans Legendre idéal, il fallait voir d'ailleurs cette semaine Caroline Néron, se moquant d'elle même. Elle était invitée à Legendre pour une "une entrevue de fond". En se faisant maquiller, elle y va de son pitch de vente au producteur, je vous le résume de mémoire: "J'ai plusieurs choses à dire. Je veux vraiment m'ouvrir pour vous autres. Le monde aime ça quand on s'ouvre. J'ai apporté des photos de moi quand j'étais petite et des photos de mes vacances. Je pense que je pourrais parler de mes problèmes d'alcool... J'ai eu des gros problèmes d'alcool... Les gens aiment ça entendre des vedettes parler de leurs problèmes..."
J'étais hilare.
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Viens voir Monocle
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Quand les rayons du soleil commencent à déshabiller les filles, je dois l'admettre, j'ai du mal à m'astreindre à m'asseoir devant mon petit écran. Ce doit être hormonal. L'été, mon plan de match, c'est: vélo, terrasses, potes et consommation modérée de sangria. Alors ne me demandez pas si j'ai aimé le dernier épisode de Beautés désespérées. L'ai pas regardé. Le louerai en DVD. En janvier. Beau temps oblige, je n'ai donc pas le coeur à la télé ces jours-ci. En revanche, je lis des magazines. Et ces jours-ci, je lis Monocle, un magazine londonien publié dix fois l'an. Il n'existe que depuis trois numéros, mais déjà il fait jaser. Son fondateur, Tyler Brûlé, est une petite vedette médiatique. Bio. Originaire du Manitoba et fils du footballeur Paul Brûlé, Tyler quitte le Canada en 1989 pour devenir journaliste. De Londres, il travaille pour la BBC, The Guardian, The Sunday Times et pour le célèbre magazine Vanity Fair. En 1994, alors qu'il est en Afghanistan, une blessure par balle lui fait perdre l'usage de sa main gauche. Brûlé quitte alors le journalisme pour lancer, en 1996, le magazine Wallpaper. Cette publication traitant de design, de bouffe et d'architecture provoque une petite révolution dans le monde du "beau" magazine. Quittant la direction de Wallpaper en 2002, Tyler Brûlé se consacre par la suite à sa boîte de design avant de fonder, l'hiver dernier, le magazine Monocle. Traitant d'affaires internationales, de design, de culture et de lifestyle, le nouveau bébé de Brûlé, brillamment rafraîchissant, reçoit des fleurs d'un peu partout. En mai 2007, le prestigieux hebdomadaire culturel Voir souligne même le caractère "brillamment rafraîchissant" du magazine dans une chronique. Voilà donc pour la mise en contexte. Monocle est éclectique. Avouez que la phrase est périlleuse à prononcer. Dans un même numéro, le magazine peut présenter un reportage fouillé sur l'instabilité politique en Papouasie-Nouvelle-Guinée, glisser quelques mots sur le boum cinématographique à Buenos Aires, visiter la plus vaste usine de vélos au monde, à Taiwan, et se pointer à l'une des plus importantes foires mondiales de crème glacée, en Italie. Monocle, c'est aussi un site Internet bourré de reportages multimédias. À voir: une entrevue vidéo avec le prince Haakon de Norvège. À écouter: la musique du D.J. numéro 1 d'Afghanistan... Vous l'aurez remarqué, ce magazine qui a des bureaux à Zurich, Londres, New York et Tokyo a le regard tourné vers le monde. Pour Tyler Brûlé, Monocle comble un vide. Selon lui, la presse générale offre une couverture internationale de plus en plus restreinte, "alors que le monde n'a jamais été aussi global". Autre fait à noter: Monocle est dénué de "vedettes" et d'actualités "pipole", et compte beaucoup moins de pages de pubs que la plupart des autres magazines généralistes. Monocle est par ailleurs visuellement sexy: belles photos, mise en pages chic, papier non couché de qualité. Un peu plus cher, certes (12,50 $), mais c'est plus que du bonbon... La question se pose: pourquoi n'avons-nous pas, au Québec, de magazines de cette trempe? On en a bien quelques pertinents. L'Actualité, par exemple, est certainement le plus costaud de nos titres locaux. Mais ciel! qu'il est laid, et tellement conservateur... Je vois encore le magazine qui traînait sur le comptoir, chez ma grand-mère, sous le pot de bonbons durs. L'industrie du magazine, autant ici qu'ailleurs, traverse des années moroses. Cette année, près des trois quarts des magazines québécois ont subi une baisse de lectorat. Ce n'est pas un événement isolé. Selon le Centre d'études sur les médias de l'Université Laval, le lectorat général des magazines recule d'environ 1 % par an depuis 1994, alors qu'une centaine de titres s'est ajoutée à l'offre depuis. Avec la déferlante d'Internet qui balaie tout sur son passage, on se demande de plus en plus quelle place occupera le magazine dans le paysage médiatique de demain. La réponse se trouve peut-être du côté de magazines comme Monocle. Des publications qui investissent dans le contenu, dans des reportages, dans des histoires que l'on ne pourra pas retrouver sur Wikipédia. Des magazines qui investissent aussi dans une conception graphique de qualité, afin de créer un média chaud et agréable à savourer, autant aux toilettes que sur une terrasse ensoleillée, devant une quantité modérée de sangria... Monocle www.monocle.com ooo TÉLÉ Diffusée en direct du studio 42 de la Maison de Radio-Canada, la 9e édition de la grande fête de l'humour québécois. Martin Petit anime pour la première fois. Gala Les Olivier, à Radio-Canada, le dimanche 27 mai, 19 h 30.
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Le billet-zombie
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| Poursuivons les célébrations (!) du premier anniversaire de ce blogue...
Au cours de ma longue carrière de blogueur, il m'est arrivé à quelques reprises de publier des billets, et de les "dépublier" presque immédiatement. C'est un truc que l'on peut faire avec un blogue, alors on en profite... C'est d'autant plus pratique que j'ai parfois le filtre lousse: il m'arrive de dire des choses que je pense, mais que je ne pensais jamais dire pour toutes sortes de bonnes raisons. Me suivez-vous?
Bref, j'ai assassiné le billet ci-bas dans la nuit du 12 janvier dernier. Et, tel un zombie, il est sorti de sa tombe pour venir me poursuivre en ce premier anniversaire... Vous allez voir, lire ceci après des mois a quelque chose d'inquiétant, non?
C'est un fait: les vedettes n'aiment pas parler d'argent. Surtout pas du leur.
En ce moment, il y a beaucoup d'activité ici et ici sur le blogue de Patrick Lagacé entourant les salaires des animateurs. Le débat est lancé depuis que Gilles Proulx a dit aux Francs-Tireurs qu'il tirait 260 000$ par année pour son Journal du midi au 98,5 FM.
Notre "bulldog" national en a même rajouté en avançant Véronique Cloutier gagnerait 800 000$ par année pour son émission à Rythme FM. Ce qui est très peu probable.
Toujours est-il qu'en parlant du tabou salarial des faces connues, Lagacé écrit sur son blogue: "Moi-même, pour vous dire ce que je gagne aux Francs-Tireurs, il faudrait m'envoyer à Guantanamo ou me faire ce que James Bond se fait faire, dans une certaine scène de son dernier film."
Mardi dernier, coïncidence, Lagacé m'a pourtant pratiquement révélé le cachet qu'il recevait pour ses prestations aux Francs-Tireurs. Oups.
Il a glissé l'info comme ça, sans s'en rendre compte. Remarquez, il le mérite, son salaire. Mais bon, comme je suis bon garçon, je lui ai promis de ne rien dévoiler. En fait, pour dire vrai, je ne lui ai pas clairement promis. Il se pourrait fort bien que je m'échappe un jour, sans m'en rendre compte. Dans un billet comme celui-ci, par exemple... Je me connais, je suis tellement mauvais pour les secrets.
La question n'est pas là cependant. J'ai l'impression que l'omertà qui règne autour des salaires des faces connues est une belle façon de garder en vie ce qu'il reste de la "magie du monde des médias".
L'argent gâche tout. Prenez le hockey, ce sport a perdu une bonne partie de son aspect bucolique depuis qu'on ne parle que des salaires des joueurs. "On le paie 3 millions pour qu'il score et il fait patate. C'est une honte!" La télé n'a déjà plus grand chose de magique, n'en rajoutons pas! On peut peut-être encore croire un moment qu'un Jean-Nicolas Verreault a accepté la coanimation de "Des Kiwis et des hommes" uniquement parce qu'il "adore" cuisiner des salades aux endives aux côtés de Francis Reddy... De grâce, ne gâchons pas tant de bonne humeur par des questions de fric...
En passant, 500 000 personnes ont regardé La Job hier. Considérant la campagne promo agressive, je pense qu'on peut parler d'un auditoire un brin décevant.
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Slow News Day
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Vous ne l'avez peut-être point remarqué, mais ce blogue fête sa première année d'expérience. Depuis le départ de Martineau -mon maître à bloguer- vers des cieux plus convergents, me voilà le doyen des blogueurs du Voir. Et vous l'avez peut-être remarqué aussi, il y a des petits jeunes qui poussent... Tous ces nouveaux blogues à suivre sur Voir, et moi qui manque de temps pour entretenir le mien...
Bref, je vous remercie bien bas, chers lecteurs, pour votre présence assidue. Pour vos antennes, vos suggestions, vos commentaires, vos feedback, vos hyperliens, vos découvertes.
Pour souligner ce premier anniversaire, j'ai pensé actualiser une petite étude présentée ici même il y a un an, presque jour pour jour: l'analyse des différents bulletins de nouvelles télévisés.
J'ai enregistré les trois grands bulletins lundi dernier. Une journée de congé que l'on qualifierait dans le milieu de "slow news day". À la lueur des résultats, j'émets un constat: lorsque l'actualité se fait plutôt lente, que l'on s'appelle Radio-Canada, TQS ou TVA, on trouvera toujours un bon fait divers juteux à l'intérieur et croustillant à l'extérieur pour boucher les trous...
Radio-Canada
(30 minutes du Téléjournal)
- Grève à la STM
- Le conducteur ivre qui a tué un chauffeur de limousine est accusé
- Incendie d'une pizzeria à Sherbrooke: deux suspects arrêtés
- Glissement de terrain à Terrebonne
- Violences au Nord du Liban
- Violences à Gaza
- Greenpeace expose des cadavres de petites baleines à Berlin
- Un bateau-musée flambe à Londres
- Des Québécois qui font des affaires d'or à Las Vegas
- Des souverainistes rendent hommage aux Patriotes devant le Pied-du-Courant. Comme l'an dernier, et l'année d'avant, et l'autre d'avant...
- Météo. C'est beau.
TQS
(1 heure du Grand Journal)
- Une jeune femme meurt brûlée vive à Montréal
- Incendie d'une pizzeria à Sherbrooke: deux suspects arrêtés
- Glissement de terrain à Terrebonne
- Bilan des accidents de la route de la longue fin de semaine: 10 morts
- Le musée de la Pointe-à-Callière fête ses 15 ans
- Un refuge pour chats doit déménager
- Grève à la STM
- Le conducteur ivre qui a tué un chauffeur de limousine est accusé
- Jack Layton sera au Québec cette semaine
- Le dollar canadien se porte bien
- Les Sénateurs sont en finale pour la Coupe Stanley
- Tennis: une québécoise atteint le 83e rang mondial
- Le cycliste Landis fait parler de lui
- Météo. C'est beau.
- Reprise de la nouvelle #1
- Un petit bébé atteint d'une maladie rare est mort
- Reprise de la nouvelle #3
- Des souverainistes rendent hommage aux Patriotes devant le Pied-du-Courant. Comme l'an dernier, et l'année d'avant, et l'autre d'avant...
- Violences au Nord du Liban
- Sylvester Stallone devra payer une amende pour avoir amené des hormones de croissance en Australie
- Décathlon solaire à Washington
- Re-météo. C'est toujours beau.
TVA
(30 minutes du TVA 18 Heures)
- De l'espoir pour l'enfant aux pieds tranchés
- Glissement de terrain à Terrebonne
- Grève à la STM
- Incendie d'une pizzeria à Sherbrooke: deux suspects arrêtés
- Météo. C'est beau.
- La Grande-Bretagne teste des drones de surveillance
- Sylvester Stallone devra payer une amende pour avoir amené des hormones de croissance en Australie
- Des souverainistes rendent hommage aux Patriotes devant le Pied-du-Courant. Comme l'an dernier, et l'année d'avant, et l'autre d'avant...
- Quelques conseils horticoles
- Lancement d'une mini-télé qui s'attache à une paire de lunettes
- Re-météo. C'est toujours beau.
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Les Dionismes
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Stéphane Dion était à Je l'ai vu à la radio samedi dernier, une émission à laquelle je collabore à l'occasion. Je ne suis pas un grand fan de l'homme, mais je dois admettre qu'il a parfois des répliques songées et savoureuses... Après les Chrétienneries -ces improbabilités langagières de Jean Chrétien- entrons-nous dans l'ère des Dionismes?
Deux Dionismes relevés dans l'entrevue de samedi dernier...
J'aime mieux être soupçonné d'opportunisme que d'être soupçonné d'indifférence...
Je suis contre les biographies autorisées: ou on l'écrit soi-même, ou alors on laisse les autres l'écrire. Mais l'entre-deux, c'est paresseux...
En avez-vous entendu, vous, des Dionismes?
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Il faut sauver Ingrid Betancourt
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| |  Ingrid Betancourt
| Selon l'Agence France-Presse:
«Messieurs les généraux, nous allons libérer Ingrid Betancourt et les trois Américains», a déclaré le président [colombien Alvaro Uribe] au cours d'une cérémonie en présence de hauts responsables de la police et de l'armée.
Pas trop tôt. Ça fait juste depuis 2002 que Betancourt est otage des FARC. Ils ont essayé le "dialogue" pendant quelques années, mais paraît que ça marche pas avec des pourritures.
Depuis, imaginez, l'ex-chum de Virginie, le journaliste Bernard Paré, a eu le temps d'aller en Colombie, de se faire prendre par les mêmes FARC et de revenir dans le téléroman, Dieu merci sain et sauf. Tout ça pendant qu'Ingrid, elle, vit réellement l'enfer dans la vraie jungle... Je blague. Mais c'est vraiment pas drôle.
Selon vous, qu'est-ce qui arrivera avec cette histoire? Ingrid Betancourt sera-t-elle réellement sauvée par l'armée colombienne? Ou si cette annonce publique du président Uribe a déjà signé son arrêt de mort?
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Sac à pubs
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Un article de Richard Therrien dans Le Soleil sur la décision d'hier du CRTC.
La pub vous agresse ? Vous n'avez pas fini de vous plaindre. Le CRTC, qui limite pour l'instant à 12 minutes à l'heure la diffusion de messages publicitaires, lèvera complètement cette restriction en septembre 2009. Les diffuseurs pourront en présenter autant qu'ils le souhaitent.
Pour l'heure, seule TVA se réjouit de la nouvelle. Nos deux chaînes publiques ont indiqué qu'elles n'entendaient pas augmenter leur volume de pubs en ondes.
À première vue, cette décision respecte un peu l'opinion que je partageais ici l'automne dernier, lorsque nous parlions des audiences du CRTC (qui ont mené à ces décisions hier): de l'argent public pour un service public, de l'argent privé pour un service privé.
TVA ouvrira grande la porte aux placements de produits et aux publicités. Radio-Canada fera comme d'habitude. Cette décision fera donc en sorte que la différence encore le grand réseau privé et le grand réseau public sera encore plus nette.
Ça, c'est un plus.
Imaginons maintenant une télévision privée qui ouvre toute grandeLà où j'ai hâte de voir l'avenir, c'est qu'en augmentant les espaces publicitaires, on crée moins de rareté. Déjà que tous les inventaires de publicités ne sont pas vendus. Par conséquent, le coût du message de 30 secondes sera moins élevé, ce qui permettra à de plus petits annonceurs de se payer de la pub télévisée. On risque donc de voir beaucoup plus de publicités de concessionnaires automobiles dans lesquelles le patron a eu la brillante idée de s'écrire un rôle.
Vous aimez ça la télé cheap? Vous trouvez ça drôle du placement de produits? Vous allez être servi...
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La fille parfaite
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Vous vous souvenez du film Créature de rêve (Weird Science)? C'était en 1985. Deux nerds au sex-appeal fort peu sollicité décidaient de fabriquer la femme parfaite en utilisant leurs étonnantes connaissances en informatique.
Pour sa prochaine édition, le magazine Urbania, dont je suis accessoirement le rédacteur en chef, a voulu faire la même chose. Mais puisque les technologies de 2007 ne sont plus ce qu'elles étaient en 1985, il nous est vite apparu impossible de fabriquer physiquement une créature de rêve. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé.
On s'est donc dit que, plutôt que de se patenter un fantasme féminin sur mesure, pourquoi ne pas utiliser la technologie pour tenter de percer le mystère des standards de beauté féminins?
Et si on demandait aux internautes d'élire LA FILLE PARFAITE DU XXIe SIÈCLE?
Voilà l'idée. Sur le site d'Urbania,vous trouverez un sondage ludique qui vous permettra de dire à quoi ressemble la fille ultime, la superfille, la reine des filles? Quelle est la couleur de ses yeux, de ses cheveux? Serait-elle davantage sportive ou grano?
La fille parfaite apparaîtra dans la prochaine édition d'Urbania (en kiosque à la fin juin).
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Parlons de fesses
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ET POURTANT, L'IDÉE DE DEPART ÉTAIT BONNE... C'était il y a plus d'un demi-siècle. Le patron de la compagnie Zenith estimait alors que les téléspectateurs ne toléreraient pas longtemps l'envahissement des ondes par la publicité. Visionnaire, il prévoyait même l'effondrement de la télé commerciale pour cause d'indigestion publicitaire. Aussi bien dire l'apocalypse, pour les fabricants de tubes cathodiques... Le grand boss confia donc à ses ingénieurs la mission de trouver un moyen de contourner les pauses publicitaires. Et c'est ainsi qu'en 1950, Zenith lança la toute première télécommande (à fil): la Lazy Bones. Sans le réaliser, le monde entrait dans l'ère du zapping. Cette baguette magique permettrait aux tubercules de sofa de changer de chaîne sans quitter leur précieuse sédentarité. D'homo sapiens, nous sommes devenus homo zappiens... SI L'IDÉE DE DÉPART ÉTAIT BONNE, COMMENT LA TÉLÉCOMMANDE A-T-ELLE PU FINIR PAR CAUSER TANT DE DOMMAGES? C'est vrai, le zapping est devenu le tic de notre civilisation. On ne zappe plus seulement les pubs de Brault & Martineau. Le réflexe s'est étendu à d'autres sphères de l'existence humaine. La culture du zapping, mêlée à l'abondance de choix, nous causerait de grandes angoisses. Si je regarde cette émission, qu'est-ce que je rate? Zap. Et si je fréquente cette personne, qui sait si je ne passe pas à côté du grand amour? Zap. Votre bibliothèque est-elle remplie de livres que vous n'avez pas lus au complet? Zap. Votre emploi vous rend-il vraiment heureux? Zap. Internet a hissé le zapping vers de nouveaux sommets. On clique ici, on clique là, on suit ce mystérieux hyperlien, on aboutit sur un site porno. On erre. Pour "niaisage en ligne", les Anglais ont un néologisme: le wilfing (l'acronyme de What Was I Looking For?). Il s'agit là d'une pratique répandue qui consiste à consulter le Web dans un but précis, puis s'emmêler dans les hyperliens et finir par oublier ce que l'on était venu chercher... Selon une récente étude, les internautes britanniques perdraient deux jours par mois à faire du wilfing. Or, n'en doutez point, le wilfing n'est qu'un dérivé moderne du zapping. La culture du zapping influencerait jusqu'à nos conversations. C'est le chansonnier/comédien/chroniqueur/animateur/humoriste JiCi Lauzon qui le dit. Il a fait une maîtrise sur le sujet. Pour une fois qu'une vedette s'exprime sur une matière qu'elle a étudiée, on devrait peut-être l'écouter... Dans son "procès du zapping" présenté cette semaine à Canal D, JiCi Lauzon soutient que le zapping a accéléré le discours dans les médias. Ce qui a entraîné le déclin de la parole. Désormais, pour qu'un message passe, il faut qu'il soit gros. "C'est l'effet 2 x 4, dit Lauzon. Il faut que le message soit sexy, drôle, rapide." Or, puisque l'on ne gère plus que des bouchées d'informations disparates, on aurait du mal à comprendre les choses en profondeur. Parce que le zapping, on en serait même venu à communiquer avec une télécommande dans le coco. En sautant du coq à l'âne et en cultivant la pensée floue, par exemple. On considérerait aussi nos interlocuteurs comme autant de canaux à zapper. Gare aux verbeux, l'homo zappiens préférerait les phrases-chocs aux longs discours façon Fidel Castro. Les meilleurs communicateurs seraient moins ceux qui tiennent un discours articulé que ceux qui crient le plus fort et savent attirer l'attention. Voilà pourquoi il est possible d'élire un gouvernement sur la base de deux ou trois idées-clips. Cela, les politiciens le savent. "Chaque fois qu'on parle, dans le fond, ce à quoi on pense, c'est: "Qu'est-ce que ça pourrait faire comme titre dans un journal?"", dira la députée du Parti Québécois Louise Harel. Et voilà pourquoi j'ai intitulé ma chronique "Parlons de fesses". C'était seulement pour attirer votre attention. Mon oeil! - Le Procès du zapping de JiCi Lauzon. Canal D, le mercredi 23 mai, 20 h. ooo RADIO  | | Jacques Bertrand | |
Macadam tribus, curiosité radiophonique animée par Jacques Bertrand, fête ses 10 ans d'existence. Pour l'occasion, une émission spéciale enregistrée devant public. Entre autres invités: Yann Perreau et Ariane Moffatt, le groupe Plaster ainsi que le comédien Pierre Lebeau. Macadam, pour les intimes, a été diffusée pendant sept ans du lundi au jeudi. Malheureusement, Radio-Canada l'a amputée, il y a trois ans, pour la loger les vendredis et samedis soir. Madacam tribus, le vendredi 18 mai, 20 h (Première Chaîne, 95,1 FM).
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