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J'invite qui je veux, pis t'es pas obligé de venir
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Désolé, j'ai pas trop blogué cette semaine. On appelle ça du jus.
Bref. J'imagine que vous tous vu ou signé la pétition pour que Québec Solidaire et le Parti Vert prennent part au prochain débat des chefs?
On ne peut pas être contre la vertu. Moi aussi j'aimerais bien que tous les partis puissent montrer la face de leur chef à la télé. Ce serait joli.
Sauf que... Qu'est-ce qui est en jeu ici? C'est la liberté des médias. Et cette liberté des médias n'a pas à être "démocratique" ou "égalitaire envers tous". Cette liberté permet aux médias de faire des choix. Dans ce cas précis, le choix des invités au débat des chefs.
Aussi, le directeur général des élections n'a pas le pouvoir d'obliger les télédiffuseurs à inviter Québec Solidaire ou Le Parti Vert au prochain débat des chefs.
Mais le public a le droit de se plaindre. Et tous ceux qui souhaitent le faire, devraient le faire.
Personnellement, je vous avoue que toute cette question me passe dix pieds par-dessus là tête. Le débat des chefs ne m'intéresse pas vraiment. C'est une lutte de "qui aura l'air d'un Premier ministre", de "qui lira ses notes", de "qui apprendra son texte par coeur", de "qui dira le premier que le Québec est mûr pour du changement dans la continuité", de "qui aura la cravate de travers", de "qui s'obstinera plus fort que l'autre".
C'est une lutte d'image, le summum de cette politique-spectacle qui pue.
Le débat des chefs? Très peu pour moi.
Je suis plutôt radical en matière électorale. Comme je l'ai déjà écrit ici, je crois que les électeurs devraient avoir à répondre à une question de culture politique de base afin de pouvoir exercer leur droit de vote. Sinon, ce sera pour une prochaine fois.
De la même façon, je pense qu'un électeur qui se baserait uniquement sur le débat des chefs pour choisir son camp ne mérite pas de voter.
Mais revenons à la liberté des médias. Cette liberté s'arrête là où la vôtre commence. Le meilleur moyen de militer contre le choix des chefs au débat susmentionné? Ne le regardez pas. Fermez la télé.
Lisez les journaux. Ils sont tous là, tous les jours.
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Sans commentaires
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La couverture du Dernière Heure de cette semaine.
Oui, vous n'avez pas tort, c'est bien ce qu'on appelle de l'acharnement morbide.
Merci à Martine Pagé.
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Un petit jeu d'associations
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L'autre Sébastien Lavoie m'envoie cette question fort intéressante...
Je lis beaucoup la blogosphère québécoise et on me renvoie tout le temps à des sources anglo-américaines, mais presque jamais à la blogosphère de l'euro-francophonie. Pourquoi? Il y a là une coupure qui devrait être fascinante pour vous; mais qui ne fait que me gosser, moi. Ce qui m'inquiète, c'est de penser que je me prive de vos alter ego européens et c'est pourquoi, sans peur d'être hors de propos, je vous demande qui est :
-Le Patrick Lagacé des Français;
-Le D.O.A. des Belges;
-Le Steve Proulx des Suisses;
-Le Richard Martineau des Luxembourgeois;
-Le Taxi la nuit de l'Espagne (je demande ça parce que je parle espagnol, au cas où vous sauriez.)
Il y a là un exercice à faire qui me semble intéressant: associons des journalistes d'ailleurs à des journalistes d'ici. Quelqu'un a-t-il des idées, des pistes?
Et encore, y a-t-il un Michel Vastel des Congolais? Un Richard Hétu des Libanais francophones...
Pour ce qui est d'un Steve Proulx des Suisses, je n'en ai pas trouvé (je suis si unique ;)).
Par contre, j'ai trouvé un Michel Dumais des Suisses (Didier Durand), et un Francis Hébert des Suisses (Florence Noël)...
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L'information, c'est payant
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C'est tout de même un comble qu'il ait fallu qu'une étude en vienne à cette conclusion: "pour un journal, investir dans l'information est payant."
Les Américains ont un terme assez clair: "news business". Le commerce de l'information. Ça le dit. Les journaux vendent d'abord et avant tout de l'information. C'est leur produit. Or, investir en information, c'est investir dans le produit que l'on vend. C'est ajouter de la valeur à ce produit afin de pouvoir en faire un produit de meilleure qualité, qui se vend mieux.
Et quand le produit se vend mieux, les annonceurs suivent.
Cela dit, une ambitieuse étude vient ajouter du crédit à cette évidence. En analysant en détail les données financières de 900 quotidiens et hebdomadaires, les chercheurs en sont venus à la conclusion qu'"investir en information est payant. Des informations de meilleure qualité stimulent la circulation [du journal], et la circulation stimule les revenus publicitaires."
Voilà une bonne -très bonne nouvelle- pour les travailleurs de l'information...
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Une idée folle
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| |  Stéphane, sauve-nous! La photo est de la très jolie photographe Dominique Lafond.
| Il y a deux semaines, j'ai eu une idée folle pour le magazine dont je suis l'heureux rédacteur en chef.
Vous savez, le genre d'idée folle qu'on a un vendredi après-midi.
-Pourquoi on ne demanderait pas à quelqu'un de se faire tatouer le visage de Stéphane Dion sur le crâne, lancé-je tout bonnement?
-Un vrai tatouage, me demanda mon boss, plus-que-perplexe?
-Bien sûr, sinon c'est poche, ajouté-je.
Eh bien voilà. Une petite annonce dans le Journal de Montréal plus tard, une vingtaine d'intéressés éliminés, on a fini par trouver un monsieur assez willing pour embarquer dans le trip. Son nom: Robert Wilkinson, musicien.
Tout ça, pour les besoins d'un magazine portant sur l'environnement. Un geste permanent et radical pour symboliser la confiance indélébile que nous portons envers Stéphane Dion et ses projets verts. Projets qu'on aimerait tant qu'il n'efface pas de sa disquette une fois qu'il sera élu Premier ministre du Canada (si jamais cela se concrétisait).
Les paroles s'envolent, les tatouages restent (longtemps).
En primeur sur ce blogue, la première photo du derrière de tête de Robert Wilkinson, notre heureux flyé, et son tout nouveau tatouage. C'est l'oeuvre de Christian, maître-tatoueur chez Tattoo Kiki (rue Masson).
Vous savez, le genre d'idée folle qu'on a un vendredi après-midi.
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Sauter la chèvre
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Les Américains utilisent l'expression Jump the Shark (sauter le requin) pour identifier le moment où une série a véritablement atteint le bout du rouleau, qu'elle a tout donné, qu'elle amorce son déclin.
Pour la petite histoire, l'expression découle d'un épisode de la célèbre sitcom Happy Days. Six ans après le début de la série, le personnage de Fonzie (Henry Winkler) fait du ski nautique - en veste de cuir - et saute par-dessus un requin... Dans les annales télévisuelles, ce moment marquera le début de la fin de Happy Days...
Au Québec, pour exprimer précisément la même chose, on pourrait avoir l'expression "Sauter la chèvre"...
Voyez par vous-même cet extrait de Virginie. Hi-la-rant.
Je pense que Fabienne a bel et bien fait le tour du jardin avec son célèbre téléroman.
Ma chronique sur le "sautage de requin".
Merci à Sébastien Lavoie pour la piste.
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Oubliez ça
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Une source généralement bien informée m'a dit aujourd'hui que, malgré ce qu'on trouvait hier soir dans le programme du PQ téléchargé sur le site du PQ, eh bien le PQ ne caresserait plus ce projet de créer un RDI sauce Télé-Québec...
Ce ne sera ni la première, ni la dernière promesse en l'air...
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Elle et l'autre
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Au petit écran, Marie-France Bazzo fait élire le meilleur film québécois de tous les temps. À la radio, Christiane Charette inaugure l'édition 2007 du Combat des livres. Cinq films et cinq livres en compétition. Deux joutes oratoires. Et pour animer ces deux concours sans lien entre eux: nos deux grandes dames de la communication. Tenez, leur boulot respectif m'inspire une chronique. Cette semaine, dans la série Les Grandes comparaisons plus ou moins douteuses: Charette vs Bazzo. Cela fait environ six mois qu'elles nous donnent rendez-vous chaque jour. Mêmes heures, mêmes postes. L'avant-midi à la Première chaîne, c'est Christiane Charette. À l'heure du lunch à Télé-Québec, c'est Bazzo.tv. Avouons-le, sans ces deux femmes en or notre paysage audiovisuel manquerait tragiquement de substance. Et j'exagère à peine. J'aime la grande Marie-France pour sa rigueur. Précise et pointue dans ses entrevues, elle contrôle à merveille son plateau. Depuis l'automne dernier, elle a déménagé à Bazzo.tv, avec ce qui avait fait d'elle la chouchoute de la radio publique: du contenu à haute teneur en Oméga-3, nappé d'un chutney à la mangue qui laisse sur les lèvres un goût sucré. Marie-France aime l'ordre. L'esprit cartésien, elle a quadrillé son terrain de jeu télévisuel de chroniques régulières: Ti-Coq.TV, l'Espace réservé, Facal a raison, ONU.TV... À Bazzo.tv, tous les numéros se suivent et ne se ressemblent pas. Un cabaret quotidien pour les neurones. J'aime aussi la petite Christiane. Elle cultive dans son jardin radiophonique des bouquets de spontanéité. Des moments merveilleux. Elle peut chambouler le contenu de son émission quelques minutes seulement avant d'entrer en ondes. Pour ses entrevues, elle y va au feeling. Elle improvise. Je la soupçonne même de ne pas étudier très longtemps les dossiers de recherche que ses recherchistes lui préparent avec tant de zèle. Elle préfère se laisser porter par la discussion et saisir toutes les perches, même les plus inattendues. C'est ainsi que des Pierre Arcand peuvent en venir à comparer Mario Dumont à Jean-Marie Le Pen. Aucune formule de chroniqueurs ne s'est installée dans son émission. Christiane n'aime pas les canevas. Entre Christiane et Marie-France, il n'y a pas beaucoup de rapprochements à faire. Les forces de l'une semblent être les faiblesses de l'autre. Et c'est très bien ainsi. La chose est hautement improbable, mais je me suis plu à imaginer une émission coanimée par Christiane Charette et Marie-France Bazzo. Ce serait quelque chose. À mon avis, ça aurait certainement des airs du regretté sitcom Moi et l'autre. Rires en cannes en moins. Il y aurait Marie-France, dans le rôle de Denise, la Grand'jaune toujours prête à prendre les choses en main. Et il y aurait Christiane, dans le rôle de Dodo, la petite noire toujours prête à cabotiner. La tête et le coeur réunis. Un duo du tonnerre. On peut rêver, mais une chose est sûre: voir ces deux femmes animer une émission costaude de culture et de société, ça nous changerait de La Fosse aux lionnes. *** Christiane Charette s'embarque pour son premier Combat des livres. Entre le 26 février et le 2 mars, cinq personnalités défendront un livre qui leur tient à coeur dans une lutte où tous les mots sont permis. Un livre est éliminé chaque jour. Au bout du compte, un seul livre remportera. Biz, de Loco Locass, qui défend Vamp de Christian Mistral, a bien résumé l'exercice: "C'est comme Loft Story, sauf qu'au lieu de flusher des épais, on flushe des livres." Le Combat des livres, à Christiane Charette, Première Chaîne (95,1 FM) dès le lundi 26 février, 9h10. À Bazzo.tv, depuis le début de la semaine, on a débattu ferme pour élire le meilleur film québécois de tous les temps. Cinq invités ont défendu un film qui leur tenait à coeur dans une lutte où tous les mots étaient permis. Un film a été éliminé chaque jour. Au bout du compte, un seul film remportera. Au moment de mettre sous presse, le film Les Ordres de Michel Brault avait une longueur d'avance sur Mon Oncle Antoine et Jésus de Montréal. Le gagnant sera connu le jeudi 22 février. Bazzo.tv, Télé-Québec, à 12h30. Et pour les nostalgiques: Moi et l'autre, à ARTV, les mardis à 22h. ooo TÉLÉ En cinq épisodes, la série documentaire Les Chroniques de l'insolite fait le tour de cinq sujets épineux du passé, traités avec les connaissances scientifiques d'aujourd'hui. Des cas de combustions spontanées à la découverte de deux enfants-loups en 1920... Cette semaine, la grande épidémie de grippe espagnole qui, en 1917, aurait tué entre 10 et 40 millions de personnes à travers le monde! Les Chroniques de l'insolite, le dimanche 25 février, 17h, à ARTV.
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L'ADQ: "Bwof..."
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Les promesses de l'ADQ qui pourraient être liées aux médias? Rien. À la culture, un engagement qui sent la langue de bois à plein nez:
DONNER UN SOUTIEN ACCRU À LA CULTURE. Reconnaître
les grandes réussites du milieu culturel, autant ici, au
Québec, qu'ailleurs dans le monde, et ce, en apportant un
soutien accru au secteur de la culture. Notamment, l'ADQ
entend financer directement les créateurs plutôt que la
bureaucratie et reconnaître véritablement leur statut.
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Le flou libéral
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Poursuivons sur les promesses des partis dans la course.
Quels sont les engagements du Parti Libéral du Québec en ce qui concerne l'avenir de Télé-Québec, des médias, de la convergence? Il y en a un seul. Le voici, selon le programme officiel du parti.
d) Négocier une entente relative à la culture et aux communications. Le secteur de la culture et des
communications est une compétence partagée certes, mais néanmoins intimement liée à l'identité québécoise.
Il est donc important que la responsabilité particulière du Québec dans ce secteur soit reconnue, et que le rôle du gouvernement fédéral soit mieux défini. Par conséquent, nous mettrons tout en oeuvre pour qu'une négociation soit entamée entre le gouvernement du Canada et celui du Québec sur une entente administrative précisant les rôles et les responsabilités de chaque gouvernement dans ces domaines clés.
D'accord, mais j'aurais le goût de dire: mais encore?
Si je comprends bien, en élisant le Parti Libéral du Québec, on lui donnerait le mandat de négocier avec un gouvernement fédéral qui pourrait très bien ne pas vouloir négocier? Mettons qu'ils veulent pas négocier, les fédéraux, avez-vous un plan B?
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Un "RDI" à la sauce Télé-Québec?
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Les élections sont déclenchées!
Tenez, comme on ne risque pas tellement de parler de l'avenir des médias au sein de la présente course, je me permets de publier ici les promesses des différents partis... Celles concernant les affaires médiatiques.
Vous allez voir, c'est intéressant.
Commençons par les promesses du PQ, tirées de leur programme.
D. Renforcer le réseau de télévision et de radio
Dans le monde moderne, les médias constituent un véhicule très efficace de transmission de la culture [Le nouveau jeu questionnaire Les rois de la pop en fait foi].
Le Parti Québécois entend donc :
-renforcer le réseau de télévision et de radio publiques qui intègrent des composantes régionales, locales et communautaires en tant que pilier d'une vie culturelle dynamique et ouverte aux réalités contemporaines;
-refuser la concentration des médias, écrits autant qu'électroniques; [Un beau bonjour à Pierre Karl de la part du PQ. Ce même parti qui a fait des pieds et des mains pour que M. Péladeau acquière Vidéotron il n'y a pas si longtemps, créant ainsi le plus vaste conglomérat médiatique que le Québec ait connu...]
-accroître le soutien aux médias communautaires de toutes les régions;
-créer une radio publique nationale et donner à Télé-Québec, avec un financement
approprié, un mandat de diffusion d'informations régionales, nationales et internationales,
et de développer le plus rapidement possible une chaîne de télévision d'information
continue. [Voilà qui est original, j'aimerais vous entendre là-dessus chers lecteurs!]
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Ma famille cathodique
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Je suis en train de lire un bouquin: Petite philosophie de la télévision. L'auteur écrit que les gens nés au cours des 50 dernières années possèdent tous un arbre généalogique télévisuel. Ou si vous voulez, une "famille cathodique" qui, à l'inverse de la vraie famille, ne comprend que des membres choisis (on choisit ses émissions favorites, contrairement à sa famille).
Évidemment, la famille cathodique joue en rôle notoire dans la construction de sa personnalité.
Je trouve la réflexion intéressante. Et il y a peut-être des psychanalyses à faire en dressant l'arbre généalogique d'une personne.
Tenez, voici mon arbre généalogique télévisuel...
1977. Je suis né avec Passe-Partout. Racine de mon arbre.
Enfance dans les années 80, ma famille télévisuelle s'est agrandie avec les Samedis de Lison et ses dessins animés chéris. Mes préférés: Maya L'Abeille, Les Schtroumpfs, La Forêt Verte, Nils Holgersson. Je n'étais pas un fan ni des Cités d'Or, ni de Démétan. Il y avait aussi les dessins animés de Super Écran, qu'on appelait encore à l'époque Premier Choix: Bibifoc, He-Man, Biniki. À TQS, je ne ratais non plus jamais un épisode de Rock et Belles Oreilles.
C'est d'ailleurs à Super Écran qu'en 1990, ma famille télévisuelle s'est enrichie de son membre le plus influent: Les Simpsons. J'ai adoré le premier épisode de la gardienne cambrioleuse, diffusé pour la première fois en français à la télé payante. Depuis, j'ai droit à un Simpsons par jour. C'est une pathologie. Je connais les répliques par coeur. Je songe à consulter.
Ma préadolescence a connu Minibus, Traboulidon, Robin et Stella, Bêtes pas Bête et mon jeu questionnaire favori: Double Défi. Comme j'aurais aimé me baigner dans cette piscine de spaghettis. C'est pendant cette période prépubère que je vit mon premier sentiment amoureux, gracieuseté de Winnie, petite brunette à lunettes de la série Les années coup de coeur (The Wonder Years).
Début des années 1990. L'adolescence. Musique Plus et son Combat des Clips. C'est à cette époque que j'ai été absolument outré lorsque Vanilla Ice soit déclassé par cet espèce de groupe étrange intitulé Nirvana et leur Smells Like Teen Spirit. J'ai un peu changé d'avis depuis. À Musique Plus, j'ai vécu mon deuxième sentiment amoureux devant Marie Plourde, puis je trouvais Philippe Fehmiu vachement cool avec ses lunettes de soleil. J'ai aussi un peu changé d'avis depuis.
L'adolescence a aussi été marquée évidemment par Chambres en ville. Rendez-vous hebdomadaire. Watatatow? J'ai suivi, mais curieusement je ne suis jamais vraiment embarqué dans cet univers.
De 1994 à 1997. La vie de CÉGEP. Je me souviens de nos soirées en gang à regarder la défunte sitcom Majeurs et Vaccinés, qui allait quelques années plus tard donner naissance à Catherine, mettant en vedette Sylvie Moreau. C'est aussi l'époque où, grâce aux cours de journalisme, je me suis mis à regarder les bulletins de nouvelles. Une première pour moi. Cependant, je préfère regarder La fin du monde est à sept heures.
Fin des années 90. Jeune adulte. Marché du travail. Le temps me manque. Je décroche un peu de la télé. Pendant quelques années tout de même, j'embarque dans Virginie. Par cynisme, surtout. Fatigué de mes journées de boulot, cette émission me propose une pause cérébrale. Comme je suis travailleur autonome, je regarde aussi en matinée Les Trois Mousquetaires. Gaston Lepage, Chantal Lamarre et Louis-George Girard réussissent à ne pas me divertir du travail tout en fournissant un son d'ambiance. Ce qui est le but.
Dans la vingtaine, La vie la vie me prend par surprise. Je ne manque pas non plus Infoman. Et bien sûr, ma dose quotidienne de Simpsons à la télé. J'ai une première blonde avec laquelle j'habite. Elle me force à regarder 4 et demi. Je ne lui ai jamais pardonné. J'ai toujours eu de la misère avec les familles de mes blondes.
Vers 26-27 ans, je sors avec une féroce consommatrice de télé américaine. Elle trippe sur Alias, C.S.I. et la téléréalité The Amazing Race. Mon anglais s'améliore. Je me tape aussi les premiers épisodes des Bougon.
Et aujourd'hui? À l'aube de mes trente ans, à quoi ressemble ma famille cathodique? Je l'avoue, je ne suis plus très "famille". Je regarde la télé de façon sporadique. Les Simpsons sont toujours là. Infoman, à l'occasion. J'enregistre Bazzo.tv. Tout le monde en parle, je le manque de plus en plus souvent. Les Invincibles: seule série que je suis par plaisir et non pour le boulot. Et les bulletins de nouvelles? Je vous avoue, je n'ai jamais vraiment accroché sur les nouvelles à la télé. J'ai beau essayer, je préfère encore les journaux...
Voici, en gros, mon arbre généalogique télévisuel. Et vous, à quoi ressemblerait votre arbre?
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