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Quand les empires couchent ensemble
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C'est la nouvelle médiatique du jour...
L'Actualité et autres publications de Rogers sur Canoë
Grâce à une entente annoncée mercredi, le contenu des sites Internet de onze publications de Rogers dont L'Actualité sera accessible sur le portail Canoë de Quebecor dès le printemps.
Donc: Rogers, le plus grand éditeur canadien, qui possède des magazines tels que L'Actualité, Châtelaine, Loulou et Chocolat fournira son contenu à Canoë, propriété de Quebecor, une petite PME fort dynamique.
C'est fort.
Je me pose une question. C'est bien que des empires couchent ensemble, mais qu'en est-il des journalistes à la pige qui collaborent aux magazines de Rogers? Recevront-ils des redevances, puisque leur texte alimentera désormais à la fois un magazine et un des sites les plus consultés du Québec?
J'espère que oui. Sinon, imaginez l'aubaine. Pour 100$ le feuillet (250 mots), L'Actualité peut utiliser le texte d'un jeune pigiste dans son magazine, puis dans son site Internet, puis l'archiver dans la base de données payante Eureka.cc, puis le recycler chez Canoë...
Il y a des journalistes pigistes qui croient que leurs droits d'auteur sont régulièrement bafoués, que les éditeurs s'en mettent plein les poches en exploitant leur travail sur toutes les plates-formes sans leur verser les droits qui leur sont dus...
J'aimerais bien savoir ce qu'il en est de l'entente entre Rogers et ses pigistes concernant ce nouveau partenariat avec Quebecor. Les pigistes recevront-ils une quelconque forme de redevances?
S'il y a un collaborateur de Châtelaine ou de l'Actualité qui a des détails, écrivez-moi.
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Cheila, Cheila
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Richard Therrien, du Soleil, est choqué ce matin par l'apparition de Cheila (la dynamite du Banquier) au TVA 22 heures
La vérité, c'est que TVA, qui se targue d'être un leader en information, se met à faire n'importe quoi dans ses nouvelles pour faire grimper l'auditoire. Ni le 18 h, ni le 22 h ne devraient organiser des concours comme on le fait à Québec, et encore moins recevoir des concurrents de quiz ou de téléréalité aux nouvelles. Sophie Thibault aurait dû se tenir debout et refuser de se prêter à cet exercice douteux.
D'ailleurs, changement de sujet complet, un jour je devrais vous faire un portrait de Richard Therrier, chroniqueur télévision pour Le Soleil.
Ce type est un phénomène. Une encyclopédie vivante de la télévision québécoise. Rarement voit-on quelqu'un d'exactement à sa place dans la vie.
C'est le cas de Richard Therrien.
Le jeune homme cultive une passion dévorante pour la télévision depuis sa plus tendre enfance. À peine pubère, il écrivait régulièrement au TV Hebdo pour leur souligner des erreurs dans leurs horaires. Comme tous les petits garçons de son âge, quoi!
Il se souvient du moindre téléroman merdique de TVA diffusé dans les années 80, et même de la trame dramatique.
J'ai bien tenté de savoir pourquoi il avait pour la télévision une telle passion. Mystère. "C'est une passion", dit-il simplement
Enfin, si un jour La Presse cherche un remplaçant à Louise Cousineau, je ne vois personne d'autre que Richard Therrien.
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Le Dictionnairegate
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Une suite à l'Affaire du dictionnaire envoyé à Patrick Lagacé par les journalistes du Devoir.
Ma gorge profonde me confirme aujourd'hui:
Les journalistes du Devoir tiennent leur promesse: après-midi, un dictionnaire a été envoyé à Lagacé à La Presse (j'ai aucune idée s'il l'a reçu au moment où j'écris ces lignes, je ne sais même pas s'il est dans la salle, c'est pas moi qui a fait le paquet!!!). [...] Le paquet contient une lettre de 3 ou 4 lignes qui dit que les journalistes du Devoir se sont émus de ses carences linguistiques...
Quel sera le prochain revirement à cette enlevante saga intermédiatique?
(Arrêtez donc de chialer, j'aurais pu vous parler de Hérouxville comme tout le monde, mais j'ai passé mon tour. Alors laissez-moi quelques insignifiances).
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Laissez la lumière
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En lien avec l'événement de fermage de lumières du 1er février (voir ici), on m'envoie ceci:
Quand on allume une ampoule (durant la 1ère seconde, environ),
la demande en courant est NETTEMENT suppérieur à ce qu'elle consomme
normalement. ...et si tout le monde le fait en même temps? ben, je
pense qu'Hydro-Québec est capable de fournir à cette demande ponctuelle élevée,
mais ne prenons pas de chance et ne gaspillons pas l'énergie innutillement.
une panne nationale, un soir de février, on s'en passe facile.
De plus, les lumières incandescentes convertissent l'énergie
électrique en lumière avec une efficacité d'environ 0.2% seulement... le reste,
soit 99.8%, se transforme en infra-rouge (chaleur) et chauffe la maison.
En février, si on éteint les lumières, nos systèmes de chauffage devront
bruler plus d'huile, de bois ou d'électricié pour pallier au léger refroidissement qu'on aura causé. Il n'y aura pas d'économie d'énergie nette, réelle. Ça c'est sûr.
Bon flashage de lumières, gang de licornes à fleurs!
Je ne suis pas physicien. Quelqu'un de compétent peut-il confirmer ceci?
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Quelqu'un m'a dit...
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Une source proche du dossier m'a confié que dans la salle de rédaction du Devoir, les journalistes auraient pour projet de se cotiser pour offrir à Patrick Lagacé un dictionnaire. Lui qui a admis à Tout le monde en parle dimanche dernier qu'il ne comprenait pas tous les mots écrits dans ce quotidien...
C'est gentil, non?
Pendant qu'on y est, voici un blogue qui nous apprend un mot par jour. Par exemple, une chose qui provoque des éternuements est une chose sternutative.
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Les règles de la bonne télé
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À lire, la chronique de Paul Cauchon du Devoir. Il y traite de la vision d'avenir de la télévision québécoise, version Quebecor. L'empire, rappelons-le, a suspendu ses paiements au Fonds canadien de télévision pour protester contre les règles "désuètes" imposées par le CRTC.
Quebecor pensent que les règles devraient être assouplies, que le marché devrait avoir toute latitude, que le public saura reconnaître une bonne d'une mauvaise émission...
Encore faudrait-il pouvoir définir ce qu'est une bonne émission. Avec deux millions de téléspectateurs la semaine dernière Le Banquier à TVA a été l'émission, de loin, la plus écoutée des ondes. Qu'est-ce qui contribue le plus à l'identité culturelle? Un jeu-questionnaire adapté d'un succès américain, basé sur l'appât du gain, ou les dix nouvelles séries de fiction qui ont été commandées cette année par Radio-Canada? Poser la question de cette manière nous entraîne peut-être trop loin... mais s'il faut revoir toutes les règles, il faudra bien la poser à un moment donné.
Pour Quebecor, il est de plus en plus insupportable que la télévision publique reçoive une subvention gouvernementale annuelle tout en puisant dans un fonds, le FCT, alimenté par des entreprises privées.
En posant le problème de cette façon, Quebecor nous force évidemment à nous interroger sur le mandat de Radio-Canada et sur les sommes dont elle a besoin pour réaliser ce mandat. En soi, c'est une réflexion qui n'est pas mauvaise, qui pourrait même être nécessaire.
Quant à moi, je réitère ma position dans ce dossier: "Que l'argent privé paie un service privé, et que l'argent public paie un service public..."
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C'est la faute à Apple et aux producteurs
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Tenez, Philippe Renaud répond en partie à ma question d'hier sur l'absence de plusieurs titres québécois sur iTunes Store...
Selon Maurice Courtois, cette situation s'explique d'abord parce qu'Apple comprend mal la réalité du marché québécois. Le président ne fait pas de secret: DEP, qui distribue depuis peu les produits de la major Universal France, s'est servi de sa relation d'affaires pour négocier avec Apple. «Sans Universal France, DEP appelle iTunes demain matin et il n'y a pas de service au numéro composé. On a utilisé la force de notre partenaire pour pousser nos produits et faire valoir qu'il y a un marché à explorer au Québec.»
Bien sûr, Apple s'approvisionne d'abord chez les majors; reste à démontrer que iTunes gagnerait à se faire plus présent sur le marché francophone du Canada. «Il faut prendre le temps de leur expliquer comment ça fonctionne. Je ne veux pas lancer la pierre aux gens d'Apple - c'est un marché en évolution, ils doivent aussi apprendre à le gérer. Et la situation au Québec est unique: c'est le seul marché au monde contrôlé par des indépendants», rappelle-t-il.
D'autre part, Maurice Courtois confirme la prudence qui caractérise la position de plusieurs acteurs de l'industrie québécoise face à Apple. «C'est vrai, mais en même temps, je peux aussi dire qu'en tant que distributeur québécois, on a eu beaucoup de mal à convaincre les labels de nous céder la distribution numérique de leurs produits. Ça a même été pénible - il a fallu jouer un peu du bras! Ça a été très long avant de convaincre les producteurs de nous laisser mettre la musique sur les sites, parce qu'ils ignoraient comment fonctionne le marché. Mais aujourd'hui, ça ne m'étonnerait pas que le milieu réagisse.»
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Soeur Sourire, c'est super bon...
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Je suis un gars qui achète la musique. Des albums, je n'en achète plus par contre. Je télécharge mes chansons à la pièce sur iTunes Store. J'en achète pour 5 ou 6 dollars par mois.
Je ne suis pas seul à être passé du statut de consommateur de musique en plastique à consommateur de chansons au format numérique. iTunes Store vient de dépasser le cap des deux milliards de chansons vendues. Très underground.
Or, pourquoi, sur iTunes Store, suis-je capable sans problème de télécharger tous les grands succès de Soeur Sourire, mais aucune chanson du dernier album de Pierre Lapointe, rien d'Ariane Moffat, de Daniel Bélanger, de DJ Champion ou des Cowboys Fringants?
Sont juste pas là.
Qu'est-ce qui se passe avec les artistes québécois sur iTunes? Il y a comme plusieurs absents. À qui la faute? Aux producteurs, aux artistes, à iTunes? Le savez-vous?
Anyway. En attendant, Soeur Sourire, c'est vraiment super bon...
Dominique, nique, nique
S'en allait tout simplement,
Routier, pauvre et chantant
En tous chemins, en tous lieux,
Il ne parle que du Bon Dieu,
Il ne parle que du Bon Dieu...
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Une légende
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Je suis allé voir le spectacle Une odeur de muscle de Fred Pellerin ce week-end.
Il y a longtemps que je n'avais pas vu un tel spectacle. C'est du bonbon.
Dans cette salle pleine du Cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, il y avait comme un rire de fond toujours vibrant.
Comme un sourd gloussement de bonheur ininterrompu.
On sort de la salle le sourire fendu jusqu'aux oreilles.
Seul sur scène, en t-shirt, avec rien d'autre qu'un micro et une guitare, Pellerin nous entraîne dans une longue histoire de deux heures qui n'a absolument aucun bon sens. Celle d'Ésimésac Gélinas l'homme le plus fort du monde de Saint-Élie-de-Caxton.
Une histoire faite de parenthèses interminables, racontée dans une langue gossée avec les moyens du bord. Une histoire qui nous fait rire autant qu'elle nous fait prendre conscience de la richesse d'un patrimoine qui s'en va tranquillement chez le yable...
Je vous le dis: nous sommes en présence ici d'un conteur de la trempe d'Yvon Deschamps. Un phénomène rare.
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Black-out planétaire
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Vous en avez peut-être entendu parler, le 1er février prochain, en 19h55 et 20h00, l'Alliance pour la Planète souhaite que tous les citoyens de la Terre prennent un répit pour la planète: on éteint tout pour 5 minutes! Les lumières, la télé, la radio, les veilleuses.
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu chez nos voisins : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.
Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action!
J'aime les défis. Surtout les petits utiles.
Ainsi, la station CIBL a décidé de faire front commun avec la planète en cessant d'émettre pour cinq minutes le 1er février.
CIBL, c'est bien. Mais pourquoi nos grands médias ne feraient pas la même chose?
Attendez, le 1er février à 19h55, c'est la fin de Star Système à TVA. On peut en manquer 5 minutes...
À Télé-Québec, c'est la fin de Libre Échange. Bon, je parie que la vaste majorité d'entre vous en avez déjà raté plus que cinq minutes de toute façon.
À TQS, c'est un film de James Bond vu mille fois. On peut aussi s'en passer.
À Radio-Canada, ce sera la fin des Étoiles filante. Cinq minutes ne nous fera pas perdre le fil de l'histoire. Au pire, coupez une pub!
Ce serait vraiment bien que tout le monde flashe ses lumières pour une raison brillante. Pour une fois.
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Tagué par un hélico
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Je découvre aujourd'hui qu'il y a plus d'une semaine que j'ai la tague. Personne ne me l'a dit... C'est M. Hélicoptère TVA Maxime Landry qui me l'a refilé ici. Et c'est Dominic Arpin qui m'a expliqué qu'il circulait à travers la blogosphère un jeu de la tague. Le concept: celui qui a la tague doit dévoiler cinq choses inconnues à propos de lui-même, et ensuite refiler la tague à cinq autres blogueurs...
Jouons. D'abord, les cinq choses inconnues:
1. Je me suis moqué comme tout le monde de l'hélicoptère de TVA, mais au fond de moi-même j'aimerais bien y passer mes journées...
2. Dans mes rares temps libres, j'apprends à chanter des chansons compliquées à chanter. Ainsi, je connais par coeur We Didn't Start The Fire de Billy Joel et Lose Yourself d'Eminem.
3. Je traverse ma crise de la trentaine.
4. Pour m'aider à cesser de fumer, je me suis procuré un petit gadget qui bipe pour m'indiquer qu'il est l'heure d'en griller une. Actuellement, je fume une cigarette chaque 109 minutes. Et l'intervalle augmente chaque jour. Dans 14 jours, si tout va bien, j'aurai cessé de fumer et je pourrai faire des pubs comme Mireille Deyglun.
5. Je travaille depuis trois semaines avec certaines personnes dont je ne connais pas encore le prénom. Résultat: j'ai perdu cette immunité diplomatique non-écrite qui permet à un nouveau de s'informer du prénom de ses collègues sans passer pour un cave. Maintenant, il est trop tard. Shame on me
Et maintenant, je refile la tague à...
1. Fanny, qui un jour trouvera un homme qui voudra la mariner.
2. Cécile Gladel, qui me tuerait sur-le-champ si j'écrivais ici qu'elle soufflera bientôt quarante bougies. Oups.
3. Dompierre, qui vient de vendre son Petit pas pour l'homme à la Corée du Sud. Bravo! Faudrait bien que je le lise un jour son bouquin, d'ailleurs.
4. Charles Bolduc, l'auteur des Perruches sont cuites, qui a passé la soirée de mardi à La Quincaillerie à nous dire qu'il ne voulait pas trop ébruiter son existence de blogueur. Re-Oups.
5. Les Moquettes Coquettes. Simple prétexte pour vous avouer que je trouve l'une de ces moquettes particulièrement coquette...
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Tiens, 109 minutes d'écoulées déjà. L'heure du bâton de goudron a sonné...
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L'art de bien paraître...
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Reportage de Zone libre sur les sables bitumineux vendredi dernier. Le gouvernement de Stephen Harper est traîné dans la boue. Moi-même, j'avais trouvé la virulente charge contre le gouvernement Harper plutôt inhabituelle pour une émission de Radio-Canada.
Bref, le gouvernement Harper a porté plainte contre la Société d'État...
La Presse nous livre le contenu de cette plainte inhabituelle...
Dans ce reportage, Radio-Canada a affirmé que le gouvernement Harper a promis aux Américains de multiplier par cinq la production des sables bitumeux afin de répondre à leur soif insatiable de pétrole, ce qu'a nié avec véhémence le bureau du premier ministre...
" En débutant par l'élection du gouvernement conservateur, le reportage néglige de mettre en lumière les décisions de l'ancien gouvernement (libéral). (...) La SRC impute, à plusieurs reprises, le caractère odieux de la situation actuelle au gouvernement conservateur. Comme vous le savez, il s'agit d'un phénomène beaucoup plus complexe qui ne se limite pas à l'élection d'un gouvernement conservateur le 23 janvier, comme le laisse entendre Radio-Canada ", affirme Mme Buckler.
" Précisons que le rapport de Ressources naturelles Canada contient des recommandations alors que le journaliste laisse entendre que celui-ci est exécutoire et que le gouvernement conservateur accepte d'emblée les recommandations. (...) Le reportage prend un ton alarmiste et cherche à faire un lien direct entre l'exploitation des sables bitumineux et l'élection du gouvernement conservateur, lien plus que douteux ", ajoute-t-elle.
L'auteur de ce reportage, Guy Gendron, se défend:
L'auteur du reportage, Guy Gendron, a défendu hier ses méthodes de travail. " Sur une période de quatre mois, nous avons essayé des dizaines de fois d'obtenir une entrevue avec (l'ex-ministre de l'Environnement) Rona Ambrose. Nous courons après les conservateurs depuis le mois de septembre. Nous tenions à leur faire une place et nous n'avons pas essayé de leur jouer dans le dos. Personne (chez les conservateurs) n'a voulu commenter le document ", explique-t-il.
Le gouvernement conservateur a le beau rôle dans cette histoire. En refusant d'accorder des entrevues à Radio-Canada, il évite le plus possible les dérapages, les entrevues délicates. Il contrôle la patinoire. Du coup, ce gouvernement se place en position de critique. Il attend les propositions des médias et réagit, en apportant des ajustements.
Ce gouvernement contrôle le message en ne faisant que réajuster le tir qu'il veut bien réajuster.
Dans ce cas-ci, il rectifie quelques inexactitudes du reportage de Zone libre.
Résultat: bientôt, on aura oublié tout ce qu'il y a eu dans ce reportage. On n'en retiendra que les erreurs de Radio-Canada et que les réajustements du gouvernement Harper, cette pauvre victime attaquée injustement.
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Dieu n'aime pas les gais
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Je n'arrive pas à y croire. Je n'arrive pas à croire que ce site est sérieux. Il semble pourtant que oui.
Il s'intitule Love God's Way. Un site de la droite catholique qui veut éloigner les bons croyants du grand Mal: l'homosexualité. Dieu n'aime pas les gais, y lit-on. Ce site invite tous les homosexuels à revenir dans le droit chemin.
Parmi les trucs débiles qu'on trouve sur le site: une liste des groupes musicaux ouvertement en faveur de l'homosexualité. "Les parents devraient détourner leurs enfants de ces choix musicaux".
* The Spores (endorse suicide)
* Scissor Sisters
* Rufus Wainwright
* Merzbau
* Ravi Shankar
* Wilco
* Bjork
* Tech N9ne
* Ghostface Killah
* Bobby Conn
* Morton Subotnik
* Cole Porter
* The String Cheese Incident
* Eagles of Death Metal
* Polyphonic Spree
* The Faint
* Interpol
* Tegan and Sara
* Erasure
* Le Tigre
* The Gossip
* The Magnetic Fields
* The Doors
* Phish
* Queen
* The Strokes
* Sufjan Stevens
* Morrissey(?questionable?)
* The Pet Shop Boys
* Metallica
* Judas Priest
* The Village People
* The Secret Handshake
* The Rolling Stones
* David Bowie
* Frankie Goes to Hollywood
* Man or Astroman
* Richard Cheese
* Jay-Z
* Depeche Mode
* Kansas
* Ani DiFranco
* Fischerspooner
* John Mayer
* Angel Eyes
* The Indigo Girls
* Velvet Underground
* Madonna
* Elton John
* Barry Manilow
* Indigo Girls
* Melissa Etheridge
* Eminmen
* Nirvana
* Boy George*
* The Killers
* Lou Reed
* Lil' Wayne
* Motorhead
* Jill Sobule
* Wilson Phillips
* DMX
* Lisa Loeb
* Ted Nugent (loincloth)
* Dogstar
* Thirty Seconds to Mars
* Lil' Kim
* kd lang
* Frank Sinatra
* Hinder
* Nickleback
* Justus Kohncke
* Bob Mould
* Clay Aiken
* Arcade Fire
* Bright Eyes
* Corinne Bailey Rae
* Audioslave
* Red Hot Chili Peppers
* Panic at the Disco
* Elton John(really gay)
Bien sûr, on trouve aussi la liste des groupes "sécuritaires", ceux qui ne font pas la promotion de l'homosexualité. Remarquez, la liste est plutôt restreinte... Et Cindy Lauper a tout de même chanté la masturbation (She Bop).
* UnderOath
* Cyndi Lauper
* Falling Up
* Flyleaf
* THE TURNING
* Disciple
* P.O.D
* By The Tree
* Scott Reed
* Michael W. Smith
* Jars of Clay
* DC Talk
* Danielson
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Nés de pères inconnus
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J'ai téléphoné à Jean-Pierre un dimanche soir. Jean-Pierre est un ami. On joue au poker une fois de temps en temps. Quand je l'ai appelé, il avait les deux mains dans sa plomberie. Jean-Pierre est un homme. Un vrai. Un homme qui adore ses deux filles, qui parle ouvertement de ses sentiments, qui fait de la plomberie. Je lui ai téléphoné, car Jean-Pierre - et son père - a fait partie d'un groupe de six fils et de six pères qui ont pris part, l'été dernier, à une périlleuse aventure: un voyage aux confins des relations père/fils. Cinq jours dans les bois, sans télé, sans alcool, sans femmes. Ces pères et ces fils devaient se parler franchement. Une première pour plusieurs d'entre eux, dont Jean-Pierre. Le réalisateur Joël Bertomeu, qui a déjà exploré l'identité masculine dans son documentaire Ni rose, ni bleu, a capté sur pellicule l'essence de ce périple. Son film de deux heures, Tel père, tel fils, est présenté cette semaine à Canal Vie. La demi-douzaine de couples père/fils présentés dans son film forment un échantillon d'hommes on ne peut plus normaux. Et pourtant, il faut voir la quantité de bibittes que ces fils et ces pères ont sur le coeur. Avertissement: entre les randonnées en canot et les séances de lutte dans la boue, la pleurniche est au rendez-vous. J'ai posé la question à Jean-Pierre: "Pourquoi y a-t-il autant de choses refoulées entre les pères et les fils?" En direct de son problème de plomberie, Jean-Pierre a échafaudé une théorie selon laquelle la société moderne aurait évacué ces lieux où les hommes jadis pouvaient s'exprimer librement, sans se censurer. Résultat: après trente ans de féminisme au Québec, l'homme ne trouve sa place nulle part. Et accumule... La femme en tant que responsable du désarroi de l'homme. Vieille rengaine. N'en déplaise à mon ami, je n'endosse pas sa théorie. Les "lieux d'hommes" n'ont aucune importance, c'est le désir de s'y rendre qui compte. D'ailleurs, il a fallu huit mois à Jean-Pierre pour convaincre son père de l'accompagner dans les bois pour cette aventure intime. Au départ, son paternel ne voyait pas l'intérêt d'un tel projet. Une réaction conforme à celle des hommes de sa génération, peu portés sur les confidences. Son père a cependant fini par se laisser convaincre. Le désir est venu de lui-même, pas du lieu. Jean-Pierre espérait que cette expérience permette à son père de mieux le connaître. Curieusement, c'est le contraire qui s'est produit. "J'ai connu l'homme qu'il était avant d'être mon père", dit-il. Comme quoi on peut passer sa vie sans véritablement connaître son père... * Dans le film de Joël Bertomeu, on voit des hommes de tous âges exposer leurs tripes. On s'embrasse, on se bécote, on se lance des "Je t'aime". On pleure. D'ailleurs, il y a toujours ce malaise à voir des larmes masculines. On a beau se croire moderne, un homme qui pleure est encore gênant. Ce doit être le poids de l'Histoire qui donne cette impression; la pression de ces générations passées d'hommes héroïques au courage surdimensionné. Et pourtant, pleurer en confrontant son père n'est-il pas la plus grande preuve de courage? Il faut être fait fort pour se montrer entier devant l'homme qu'on a toujours, instinctivement, voulu surpasser... C'est un peu ce qu'on retient de Tel père, tel fils: une invitation à visser les relations père/fils sur des bases plus authentiques. Ce qui est dommage avec ce documentaire, c'est qu'il y aura probablement beaucoup plus de femmes que d'hommes qui le regarderont. J'invite donc tous les pères et les fils à se réserver la soirée de dimanche prochain. Envoyez les filles au 281, achetez-vous une caisse de douze et zappez à Canal Vie... Ce pourrait être le début d'une nouvelle relation... Tel père, tel fils, à Canal Vie, le dimanche 28 janvier, 22h. ooo TÉLÉ TV5 a commencé la diffusion d'une nouvelle série passionnante. L'Envers du décor montre comment se réalisent certains projets artistiques ou médiatiques (une série télé, une émission de radio, une expo dans un musée). Cette semaine, les coulisses de la célébrissime campagne publicitaire "Ah! Ah!" de Familiprix. L'Envers du décor, à TV5, le samedi 27 janvier, 22h.
TÉLÉ Un documentaire fascinant présenté dans le cadre de la nouvelle série Ici... le monde. Une incursion dans un tout petit pays coincé entre l'Ukraine et la Moldavie, non reconnu par la communauté internationale, dirigé par un ex-agent du KGB... mais surtout, une importante plaque tournante du trafic d'armes... Transnistrie: trafic d'armes aux portes de l'Europe, à Télé-Québec, le lundi 29 janvier, 20h30.
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