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Coloniser l'univers... Extrapolons.
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Notre avenir à tous: la Terre calcinée par le Soleil, devenu Géante rouge...
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Attention: ce billet contient des prévisions météorologiques à très long terme.
Un message de Jean-Claude Bourbonnais à propos des changements climatiques. Et mes réactions...
Comme si la planète, la galaxie, l'univers au grand complet
avaient attendus la venue de l'homme pour se réchauffer. La terre se réchauffe et se refroidit à intervalles réguliers depuis des millions d'années.
Je ne suis pas spécialiste, mais je sais que vous l'êtes. Seulement, plusieurs sources plutôt crédibles selon nos basses connaissances humaines nous indiquent que les changements climatiques auxquels nous sommes exposés actuellement sont dus à l'activité humaine.
Or, vous avez raison. Il y a eu des périodes de changements climatiques au cours de l'histoire terrestre. Personnellement, si je les avais vécues, j'imagine qu'elles m'auraient préoccupées tout autant que celle nous traversons en ce moment.
Lâchez-nous avec votre "à soir,on fait peur au monde", les écolos! Réduire la pollution d'origine humaine, j'en suis, mais ce n'est pas ça qui empêchera la planète de se réchauffer, ni la terre de devenir inhabitable, dans quelques millions d'années.
Exact. J'ajouterai même quelques précisions: le Soleil est arrivé à peu près à la moitié de sa vie utile. Dans 5 milliards d'années environ, il devrait s'être dilaté suffisamment pour devenir une géante rouge. Résultat: la surface de la terre ressemblera à une toast brûlée.
D'ici là, un milliard de petits trucs peuvent menacer la vie terrestre.
Mais revenons à nos moutons. Dans le cas qui nous occupe, on parle de 2050 en ce qui concerne les changements climatiques.
En 2050, je ne sais pas pour vous, mais moi j'aurai 72 ans. Du coup, je me sens un peu plus concerné. Je sais, c'est égoïste comme comportement. C'est le propre de ma génération, que voulez-vous!
It's the sun, stupid, et accessoirement,bien avant la
pollution humaine, cette propension que nous avons à nous
reproduire comme des mouches. Copulation et pollution: quels extraordinaires outils
qui permettront aux capitalistes sauvages certifiés-bio d'engranger des sommes faramineuses de fric en misant sur la peur et l'ignorance.
Je ne comprends pas cette affirmation. Les producteurs bio jouent sur la peur et l'ignorance pour faire du fric? Avez-vous rencontré un producteur bio récemment?
Mais vous avez raison: ironiquement, la surpopulation de la planète est un autre enjeu majeur. D'ailleurs, je vous pose la question: qu'arrivera-t-il lorsque nous serons trop nombreux sur cette boule? Est-ce qu'on se laissera étouffer ou si...
Plusse ça change, plusse c'est pareil.
Je donnerai jamais une cenne à ces prophètes du
malheur équitable, et je m'habitue lentement à l'idée
que nous devrons un jour déménager ailleurs dans une
autre galaxie. Plus nous chercherons rapidement une autre planète
habitable, plus nous serons en avance sur le terrible échéancier qui nous attend. C'est le télescope qui nous la trouvera. Le télescope,la science, qui remplaceront l'art dans notre compréhension du monde.
Là, je suis d'accord avec vous.
Faisons d'ailleurs des projections lointaines. Il faudra un jour déménager. On s'entend là-dessus. Pour ce faire, il faudra trouver des moyens de peupler d'autres planètes. À ce chapitre, nous sommes encore loin, très loin, du but.
Or, si les prévisions concernant le réchauffement climatique se confirment, il faudrait faire vite pour les trouver, ces moyens.
Si j'en crois encore les prophètes de malheur (qu'on appelle aussi dans certains milieux le "concensus au sein de la communauté scientifique"), d'ici à peine 100 ans, les changements climatiques auront causé déjà passablement de problèmes.
Extrapolons. Nous nous retrouverons avec des catastrophes atmosphériques monstres, des famines incroyables, des millions de gens devront être déplacés. Des économies entières devront s'adapter à des climats nouveaux. Bref, on aura du pain sur la planche.
Tellement de pain, d'ailleurs, que je vois mal comment les gouvernements du monde pourront justifier des dépenses astronomiques pour nous permettre de changer de planète...
Car politiquement, ça me semble un projet difficile à vendre. Et plus la crise environnementale sera grave, plus les gens demanderont à leurs élus de régler les problèmes criants avant d'aller prospecter des planètes lointaines.
Voilà pourquoi j'estime que l'on doit plonger à pieds joints dans ce grand projet d'adaptation aux changements climatiques. Pas pour éviter la crise, elle me semble inévitable. Mais simplement pour atténuer les conséquences de la crise qui s'annonce.
On doit investir dans le vert, cela fera rouler l'économie et créera des emplois. Avez-vous déjà songé au nombre d'emplois qui seraient créés au Québec si l'on décidait seulement de briser au cours des prochaines décennies notre dépendance au pétrole? C'est ti assez gau-gauche à votre goût comme réflexion?
Il y a une piasse à faire avec le vert, comme le dit souvent ma blonde.
Commencer à chercher aujourd'hui des solutions pour atténuer la crise environnementale qui nous attend, c'est se donner plus de moyens, dans l'avenir, pour penser à des projets vagues et lointains tel que la colonisation de l'univers...
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La grande dépression...
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Il faudra ajouter l'ancien président de la Banque mondiale, un gau-gauche illuminé (ironie), à la liste des gens qui voient les changements climatiques comme le fléau de notre époque.
Les changements climatiques ont beau être à nos portes, il est encore temps d'agir, révèle la plus importante étude économique des changements climatiques publiée à ce jour. «Optimiste», cette analyse n'en constitue pas moins un véritable cri d'alarme.
Si la communauté internationale refuse de se mobiliser, les changements climatiques auront un effet aussi dévastateur sur l'économie mondiale que la Grande Dépression des années 30.
La facture pourrait dépasser les 7000 milliards de dollars.
Pour contrer cette menace, les pays du monde ne doivent pas hésiter à investir les sommes nécessaires, c'est-à-dire environ 1% de leur PIB chaque année. Cela impliquerait des coûts annuels de quelque 14 milliards de dollars pour le Canada.
[...]
«Les pays n'ont pas à choisir entre la lutte contre les changements climatiques et la promotion de la croissance et du développement», ajoute-t-il, démontant du coup la principale justification du laxisme du gouvernement Harper et de l'administration Bush.
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Ma semaine télé3
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Voici mes choix télé pour la semaine!
Lundi
Le Téléjournal - La rivière Rupert compte parmi les plus grands cours d'eau du Québec. Le projet d'Hydro-Québec : ériger un barrage sur celle-ci pour la dériver vers les réservoirs Eastmain et Robert-Bourrassa. Au point de dérivation, la rivière perdrait 78 % de son débit. Avec la signature de la Paix des Braves, la nation crie disait oui à ce projet, mais les Cris sont divisés et l'opposition augmente. Radio-Canada à 22h.
Mardi
La facture - Éthique, solidaire, équitable, biologique. On utilise de plus en plus ces mots pour vendre toute sorte de produits. Il est facile de vérifier si du café est équitable. Il suffit de rechercher le logo de TransFair. Mais qu'en est-il pour les autres produits? Radio-Canada, 19h30.
Mercredi
Agents très secrets - En quoi consiste le métier d'agent d'infiltration au Québec? D'anciens membres de la Sûreté du Québec témoignent de leur métier qui ne s'apparente en rien à ce que l'on voit dans les films de James Bond. RDI, à 20h.
Jeudi
Victimes... de la radio-poubelle - Il n'y a pas que Sophie Chiasson qui subit les attaques gratuites de la radio-poubelle! En plus des journalistes et des politiciens, les animateurs ciblent les groupes minoritaires. Jeff Fillion va même jusqu'à s'en prendre à de simples citoyens en organisant le concours de la maison la plus laide. Canal D à 21h
Vendredi
J'ai beau chercher, je ne trouve rien de bon pour vendredi! Tout de même un comble... étant donné le choix qu'on a!
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La liste du vendredi2
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| |  Daniel Lavoie, dans Félix...
| Les 10 pires émissions produites par la télévision québécoise, livrées pour vous...
1. Les Gingras-Gonzalez
Curiosité mettant en vedette Michèle Richard et conçue par Stéphane Laporte.
2. Des gens pas ordinaires
S'acharner sur des has-beens, c'est pas beau. Télé-réalité produite par Anne-Marie Losique.
3. Harmonium
Une série cul, sur un groupe-culte. Ne jamais sous-estimer le pouvoir dévastateur d'une fausse barbe.
4. Félix
Dans le même ordre d'idées: ne jamais sous-estimer le pouvoir dévastateur d'une perruque.
5. Radio
NE JAMAIS SOUS-ESTIMER LE POUVOIR DÉVASTATEUR D'UNE PERRUQUE!
4. Fred et Cie
Un show de plogues animé par des marionnettes...
5. Relevez le défi!
L'émission qui aura probablement donné à la télé québécoise ses instants les plus absurdes. Animée par Gaston Lepage.
6. L'épicerie en folie
Course folle dans une épicerie. Quiz produit par Mario Clément (aujourd'hui patron des programmes à Radio-Canada, comme quoi le pardon existe).
7. Fa si la chanter
Le "peter" de Patrick Bourgeois (ex-B.B.). Un autre quiz produit par Mario Clément.
8. Garden Party
Au secours, je me noie dans le punch! Avec (encore) Michèle Richard.
9. Michèle Richard
Décidément...
10. Les aventures du pirate Mad Dog
Selon mon collègue (et encyclopédie vivante) du quotidien Le Soleil, Richard Therrien: "Cette émission pour enfants de l'été 1988, pilotée par le lutteur Mad Dog Vachon lui-même, reste probablement le secret le mieux gardé de Quatre Saisons et l'un des pires contre-emplois vus à la télé."
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L'gros Mathieu is back!
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Je n'ai pas suivi Loft Story III cet automne. Désintérêt total.
Mais tout de même. J'apprends que le gagnant de Loft Story 2, Mathieu dit "L'gros", retournera au Loft dimanche prochain. Parmi les twits de la présente saison.
Brrrr. Soudainement, j'ai comme un frisson d'effroi qui me transit.
Ce doit être l'Halloween qui approche.
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C'est fatiguant, converger... /2
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Les synergies entre les salles de nouvelles des différents groupes de Quebecor Media font craindre le pire pour la santé mentale et physique des journalistes qui en sont les acteurs...
Attendez de lire ce compte-rendu de ce journaliste du Washington Post!
Couvrant un procès à Houston à partir de Washington, le journaliste raconte être installé au Continuous News Desk, le lien entre le journal, le site web, la télé et la radio que le Post a lancé en mars. À sa gauche, une télévision, à sa droite un microphone branché sur la radio. Dans son écouteur gauche, le journaliste écoute le verdict rapporté par les journalistes du Post à la télé CNCB pendant qu'il écoute les questions de l'animateur radio de son oreille droite. Il répète à la radio ce qu'il entend à la télé. Puis il alimente son blogue, après quoi il apparaît en direct sur CNN qui a un petit studio dans les locaux du Post, après quoi il devra bien écrire son article pour le journal. Ouf ?
Lu sur l'excellent bulletin d'information de la FPJQ...
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C'est fatiguant, converger...
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Le chroniqueur de TVA Dominic Arpin est au centre d'une petite controverse. On apprend ce matin dans Le Devoir que sa chronique dans le Journal de Montréal fait partie des raisons pour lesquelles le Syndicat des travailleurs de l'information du JdeM a déposé une plainte devant le CRTC. Une plainte pour accuser Quebecor Media de non-respect de ses conditions de licence (lesquelles précisent l'étanchéité entre les salles de rédaction du groupe).
Pour soutenir sa plainte, le syndicat mentionne trois cas précis: celui de Dominic Arpin, journaliste à TVA qui signe maintenant une chronique dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec, celui de Michel Jean, journaliste de TVA qui faisait un compte rendu quotidien de son travail au Liban dans les deux journaux de Quebecor, et la récente enquête conjointe TVA-Le Journal de Montréal-Canoë sur les piscines publiques de Montréal [...]
Pour les autres, je ne sais pas, mais si je me fie au blogue de Dominic Arpin, l'homme semble trouver que converger, c'est fatiguant... Aura-t-il la force de se multiplier ainsi encore longtemps? ;)
Voir son blogue:
Oui, papa vieillit les amis. Je bosse trop, je ne fais pas assez d'exercice, je me couche tard, je mange mal, bref j'ai l'impression d'avoir deux fois mon âge.
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Liberté pour les paranoïaques
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Août 2004. 3000 fidèles de la station radiophonique de Québec CHOI FM débarquaient à Ottawa. À coups de "Liberté, je crie ton nom", ils venaient défendre le "droit" de Jeff Fillion de s'exprimer sur les ondes. L'événement a remis sur la table l'épineuse question de la liberté d'expression. Jusqu'où a-t-on le droit de dire n'importe quoi? Le CRTC doit-il censurer la radio-poubelle? Tous les avis ont été entendus. Au plus fort du débat, Anne-Marie Dussault, alors présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, en avait fait sourciller plus d'un en déclarant qu'elle se sentait comme "une avocate qui doit défendre un tueur en série". C'est que, pour elle, le CRTC allait créer un "dangereux précédent" en muselant Fillion. Le CRTC avait le droit de ne pas renouveler la licence de CHOI. Les ondes radiophoniques sont un bien public. Ceux qui obtiennent le privilège de les utiliser doivent se conformer à certaines règles simples, ce que CHOI n'a pas fait. Donc, le CRTC pouvait tout à fait interdire la baignade à un individu pris à pisser dans la piscine publique. Seul hic, en exerçant son droit, le CRTC a commis, à mon avis, des dommages collatéraux plus importants encore. Dans l'esprit des "X" - les auditeurs de CHOI -, l'organisme réglementaire jouait le rôle du vil pouvoir étatique décidé à en finir avec le pauvre citoyen Fillion, lui qui s'était donné pour mission de "dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas"... En voulant régler le cas de Fillion, le CRTC en a plutôt fait un martyr. Or, c'est souvent en créant des martyrs qu'on part des cultes... Prenez Jésus, mettons. Canal D propose deux documentaires qui, par la bande, traitent de liberté d'expression. Le premier, Victimes... de la radio-poubelle, porte justement sur les luttes de quelques personnes ayant subi les attaques gratuites des Arthur et Fillion de ce monde. Le second est une enquête qui nous fait voir les coulisses du "rock de la haine". Un regard sur ces groupes musicaux qui prônent la suprématie de la race blanche, qui souhaitent l'élimination pure et simple des Noirs, des Juifs, des gais. En toile de fond, on découvre comment ces groupes sont financés par des partis d'extrême droite de plusieurs pays du monde, lesquels voient dans la musique un puissant moyen de recrutement. J'en viens à la liberté d'expression. Aux États-Unis, ces groupes néonazis peuvent proférer ce qu'ils veulent sans être importunés par les autorités. C'est que le "freedom of speech" est solidement enchâssé dans la Constitution américaine. Or, ces groupes demeurent plus que marginaux aux États-Unis. Les choses sont différentes en Allemagne. La musique à saveur "White Power" est farouchement surveillée. Les forces policières annulent des concerts. Les groupes sont censurés. Résultat: les efforts des autorités allemandes pour interdire tout discours raciste n'ont fait qu'alimenter les théories de la conspiration. Pour les mouvements aryens, il est clair que le gouvernement est investi par des forces sionistes. Du coup, on a donné à ces voix extrêmes des raisons de se plaindre. "Voyez comme le gouvernement nous réprime! Nous avons raison de le défier! Soyons forts!" En Allemagne, lors d'élections régionales tenues en 2006, le NPD (un parti d'extrême droite proche des groupes néonazis) a récolté 7 % des voix et le droit de siéger dans cinq conseils municipaux de Berlin. S'il est légitime de vouloir empêcher les petits Fillion - comme les gros néonazis - de répandre leurs conneries, en revanche, brimer leur liberté d'expression risque de les rendre plus crédibles, voire plus influents... Beau paradoxe. Le Rock de la Haine, à Canal D le dimanche 29 octobre, 21h. Victimes... de la radio-poubelle, à Canal D le jeudi 2 novembre, 21h. ooo TÉLÉ
La série Humanima s'intéresse aux liens entre l'homme et la bête. Cette semaine, un reportage touchant sur Gloria Grow, une résidante de Carignan qui a ouvert un refuge pour animaux. Entre autres, elle héberge des chimpanzés ayant servi en recherche biomédicale. À TV5, le vendredi 27 octobre, 19h. TÉLÉ Tout le monde en parle fait relâche ce dimanche pour faire place au 28e Gala de l'ADISQ. Louis-José Houde anime. À Radio-Canada, le dimanche 29 octobre, 19h30. WWW Êtes-vous du type Anne-Marie Losique ou Éric Salvail? C'est le genre de sujet que l'on aborde dans cette nouvelle émission radiophonique en ligne, RadioRev3. Enregistrée dans une ambiance conviviale, l'émission fait une belle place à la musique émergente. www.radiorev3.com.
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C'était un rendez-vous...
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On parlait de Philippe Laguë et de ses performances routières. Je ne sais plus qui en parlait ce matin à Indicatif Charrette, mais un cinéaste célèbre a fait la même chose il y a 30 ans en traversant Paris à toute vitesse à bord de sa Ferrarri...
Pour la postérité, il a filmé son exploit... Vroum.
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Il y a eu du sport...
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À lire sur le blogue de Pat Lagacé (encore lui) un compte-rendu de son passage à l'émission Il va y avoir du sport (qui sera diffusée vendredi):
Voici ce que vous ne verrez pas, vendredi, à Il va y avoir du sport : Ce M. Veniez fait un bras d'honneur à Nantel, il lui montre le finger, pendant les applaudissements. Il pompe le bras, doigt en l'air, furieux. Les applaudissements cessent. Les caméras ne filment plus, Nantel revient vers le plateau, ne voit pas tout de suite le majeur que Veniez lui adresse. Et là, Veniez s'écrie, en faisant le finger à deux mains (savez, un classique, la main gauche frappe l'intérieur du coude droit, celui du bras au majeur tendu...) :
- Hey ! Le cave ! Fuck you ! Fuck you, le clown !
Silence, malaise, suspense.
Les spectateurs, les panélistes, l'animatrice, les techniciens regardent la scène, médusés. Sur des plateaux de TV, il est très, très, rarissime qu'un invité pète une coche comme ça. Des grossieretés en plus ? Encore plus rare. Disons que même Jean Lapierre, lors de mon débat avec lui à TQS, n'est pas tombé aussi bas avec moi quand les kodaks se sont éteints...
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L'obligation de s'informer...
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Tenez, en France, le débat sur le déclin des quotidiens est à peu près le même qu'ici.
Un édito du magazine Médias...
Si la presse quotidienne d'information est en déclin, [...] c'est parce que les Français ne sont pas suffisamment attirés par l'information et les journaux qui la leur proposent. Un peu d'info radio entre deux chansons, un peu de « 20 heures » télé entre deux sitcoms, ça leur suffit. Ils lisent beaucoup de « canards » pourtant. Ils font exploser les chiffres de la presse de divertissement, des hebdos de télé, des magazines people et des sous-produits imprimés de la télé-irréalité. Ceux-là n'ont pas besoin de l'aide de l'Etat pour pluraliser leurs titres. Pourquoi le Conseil économique et social n'a-t-il pas pensé à une loi sur la lecture de la presse d'information ? Avec des sanctions pour ceux qui ne liront pas assez les quotidiens généralistes !
Vous l'aurez compris, la suggestion est absurde...
Une autre suggestion absurde. Tout ceux qui sont en âge de voter ont le devoir civique de le faire, sans même savoir pour quelles idées ils votent...
Pourquoi, sur le bulletin de vote, n'y aurait-il pas une question de culture politique très simple du genre: "Qui est l'actuel Premier ministre du Québec?"
Ceux qui n'arriveront pas à répondre correctement verront leur bulletin de vote invalidé...
Je le sais, c'est fou. Mais est-ce plus fou que la démocratie actuellement? Nous vivons dans un pays où il est possible de vivre et de voter sans avoir l'obligation de s'intéresser au pays en question...
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Le prix de l'info
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Ramener des nouvelles de la guerre en Irak coûte cher au New York Times. Un article du Blog Médias:
Trois millions de dollars par an. Tel est le coût du bureau de Bagdad du New York Times. Le prix de la qualité et de la sécurité, selon le quotidien. Un montant que ses responsables refusent de détailler, mais sur l'addition figurent notamment, selon Dexter Filkins, un reporter du quotidien de retour d'Irak, les frais occasionnés par les 45 gardes armés de kalachnikovs qui patrouillent devant les deux maisons où logent les journalistes, le dispositif de mitraillettes installées sur les toits et les trois voitures blindées utilisées pour les déplacements du personnel. À ceci s'ajouteraient les assurances, le matériel de sécurité, la location des maisons et les salaires et frais des journalistes et autres collaborateurs.
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C'était pour un article!
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Le chroniqueur automobile Philippe Laguë soutient qu'il a été victime d'une job de bras de la part de Quebecor. L'article de Louise Cousineau dans La Presse:
Le chroniqueur automobile Philippe Laguë s'est pointé hier chez Marie-France [Bazzo.tv]. C'est lui qui a fait la première page du Journal de Montréal jeudi dernier, ainsi que toute la page 3, parce qu'il avait été arrêté à 222km/h dans une zone de 100 km. Bilan: 958 $ d'amende et 15 points de démérite. Il testait une voiture.
Très calme, il a raconté les effets de cette nouvelle qui avait été coulée la veille à LCN par un policier, dit M. Laguë, reprise le jour même par TQS avant de se retrouver en vedette dans Le Journal de Montréal du lendemain.
«Une job de bras de Quebecor, a dit Philippe Laguë, qui s'apprête à publier un nouveau guide de l'auto - son troisième - alors que Quebecor en publie deux cette année, souligne-t-il. Je suis une victime collatérale de la guerre des médias.»
Peut-être.
Mais cela ne règle pas le fond de la question: Philippe Laguë s'est comporté de façon tout à fait irresponsable.
Un journaliste n'a pas le droit d'enfreindre la loi pour faire son travail.
Ainsi, on ne peut pas kidnapper Jean Charest pour obtenir une entrevue avec lui, malheureusement.
On ne peut pas coucher avec une prostituée mineure sous prétexte d'une enquête sur la prostitution juvénile.
On ne peut pas mettre le feu à un édifice pour tester l'efficacité des détecteurs de fumée.
Et on ne peut pas non plus rouler à 222 km/h dans une zone de 100 km/h, mettre sa propore vie et celle d'autres automobilistes en danger, sous prétexte de tester les performances de la voiture pour un guide de l'auto...
Le fait d'avoir à écrire un article n'autorise pas des gestes imbéciles.
Quand Albert Londres disait que le journaliste devait porter "la plume dans la plaie", je ne pense pas qu'il entendait par là que la plume devait causer la plaie...
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Enfin... Heureusement que Laguë a été arrêté. Car si un jour il avait été responsable d'un accident de la route, imaginons les gros titres que Quebecor se serait payé:
"Un chroniqueur automobile fauche la vie d'une famille de Laval... "C'était pour un article", dit-il"
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Une exception:
Déjouer les systèmes de sécurité d'un aéroport pour un article (comme l'a fait un journaliste du Journal de Montréal récemment), ça se défend comme entrave à la loi...
Car les journalistes peuvent utiliser des procédés clandestins si -et seulement si- l'information est d'un "intérêt public certain" et qu'elle "ne peut vraisemblablement pas être obtenue ou vérifiée par d'autres moyens" (selon le Guide de déontologie des journalistes).
Or, l'intérêt public rattaché à un test de voiture ne permet pas, à mon avis, d'entorses au code de la route...
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