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Un blogue sur les coulisses de la télé, sur les dessous de la presse écrite, sur l'envers d'Internet, sur les arcanes de la radio. Bref, un blogue sur les médias. Signé Steve Proulx.
September 2006 - Messages
29 septembre 2006, 9:37
Le câble, et l'argent du câble
Dans un mémoire au CRTC, Radio-Canada/CBC demande que les stations conventionnelles -dites généralistes (TVA, TQS, Télé-Québec, Radio-Canada au Québec)- puissent recevoir une proportion des revenus d'abonnements au câble ou au satellite. Petite mise en contexte. Quand vous vous abonnez à la télévision par câble, par exemple, une portion du montant mensuel que vous payez au câblodistributeur est versé dans un fonds qui est par la suite distribué à l'ensemble des chaînes spécialisées pour les aider à financer leur programmation. Les chaînes conventionnelles, elles, ne reçoivent pas un sou de ces fonds. Leur principale source de revenu est la publicité. Et comme le marché publicitaire est de plus en plus fragmenté, les grandes chaînes arrivent de moins en moins bien à se financer... Résultat: la programmation des chaînes généralistes baisse en qualité. Nos séries coûtent moins chères, on achète de plus en plus de séries américaines, on coupe partout. Alors voilà, Radio-Canada demande au CRTC que les chaînes conventionnelles puissent recevoir une part équitable des revenus d'abonnement au câble et à la télévision satellite. Elle invoque qu'aujourd'hui, seulement 0,7% de l'auditoire total de la télévision de Radio-Canada reçoit le signal par ondes hertziennes (les oreilles de lapin). Les autres utilisent le câble ou le satellite. Considérant que les abonnés au câble regardent en majorité les chaînes généralistes, il m'apparaît normal que les revenus tirés des abonnements au câble profitent aussi aux Radio-Canada, TVA, TQS et Télé-Québec de ce monde... Qu'en pensez-vous?
29 septembre 2006, 3:40
La télé raconte sa journée...
 
Une réplique songée tirée du film de Robert Lepage, La face cachée de la Lune
Alors voici le salon [...] À l'époque c'est la pièce [où généralement les familles] se réunissaient autour du foyer et se racontait des histoires. Ils se racontaient leur journée... Évidemment, aujourd'hui, c'est la télévision qui a remplacé le foyer. Donc, c'est la télévision qui raconte des histoires. C'est la télévision qui raconte sa journée...

29 septembre 2006, 1:13
La monarchie dans les médias
Je n'arrive pas à m'endormir. Quand l'insomnie me guette, je pense à des trucs pas très utiles en espérant finir par trouver sommeil. Et voilà, mes pensées sont obsédées par l'idée -pas très utile- de nommer un roi et une reine pour chaque grands médias du Québec... Voici le résultat: Radio-Canada Roi: Guy A. Lepage, Tout le monde en parle Reine: Virginie (Chantal Fontaine), Virginie TVA Roi: Pierre Bruneau, mais Éric Salvail zieute son trône de près... Reine: Sophie Thibault (qui laisse toutefois son trône à Julie Snyder lors des saisons de Star Académie) TQS Roi: Jean-Luc Mongrain Reine: Chantal Lacroix, Donnez au suivant Télé-Québec Reine: Marie-France Bazzo, Bazzo.tv, Il va y avoir du sport Roi: Curieusement, je n'arrive pas à trouver de roi à Télé-Québec. Un Royaume sans roi, ça n'augure rien de bon pour l'avenir... (Normand Bratwaithe, peut-être?) La Presse Roi: Réjean Tremblay (surtout parce que Pierre Foglia a décliné la couronne, trop humble) Reine: Lysiane Gagnon (Quoique Louise Cousineau...) Le Journal de Montréal Roi: Franco Nuovo (Patrick Lagacé est encore trop jeune. Mettons-le comme dauphin) Reine: Hmmmmm... dur à dire. Sheila Copps? Le Devoir Aucune idée. Le Devoir n'a décidément rien d'un média monarchiste. Trop à gauche, peut-être? La Première chaîne de Radio-Canada Roi: René Homier-Roy Reine: Christiane Charrette 98,5 FM Roi: Paul Arcand Reine: Éric Rémy
28 septembre 2006, 9:28
Gilles Renaud en livre...
 
Le hasard. Alors que je décide finalement de faire mon coming-out d'amour envers Gilles Renaud dans ma chronique Médias, j'apprends que le comédien s'ouvre dans un livre d'entretiens. En librairie depuis... hier!
28 septembre 2006, 9:10
Ce soir, je plogue des amis...
 
Tenez, si l'environnement vous intéresse, deux de mes amis (Sophie-Anne Legendre et Étienne Côté-Paluck) animent le Blogue Environnement sur BRANCHEZ-VOUS! depuis peu... Super intéressant. C'est là que j'y ai trouvé cette excellente publicité apocalyptique pour l'énergie solaire... À voir absolument sur Youtube!
28 septembre 2006, 8:56
Encore une belle pub pour TLMEP
 
Le CRTC vient de donner un beau coup de pouce aux activités de promotion de l'émission Tout le monde en parle...
La Société Radio-Canada (SRC) s'est engagée sur un terrain glissant, sans précautions, en diffusant dans le cadre de l'émission Tout le monde en parle un segment au cours duquel le psychiatre Pierre Mailloux a tenu des propos sur l'intelligence des Noirs, propos jugés «dénigrants, insultants et offensants» par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Dans sa décision rendue publique jeudi, le CRTC indique avoir reçu une cinquantaine de plaintes, à compter du 26 septembre 2005, de téléspectateurs et organismes reprochant à la SRC d'avoir sciemment provoqué une controverse raciale en diffusant les propos tenus par le psychiatre Mailloux.

28 septembre 2006, 8:48
Après Clonaid, Clitoraid
 
La nouvelle cause de Raël...
Adopt a clitoris, you can help make history Following the announcement made by Dr Lankoande, OBGYN in Burkina Faso (West Africa), stating that women and children of all ages who have suffered the atrocities of clitoral excision, or female genital mutilation the equivalent of male castration in its barbarity, now have the possibility to regain sexual pleasure and be whole once again, thanks to medical advances and scientific progress. Rael, the spiritual leader of the Raelian Movement decided to help as many women as possible to regain their sense of pleasure and founded Clitoraid, a private non-profit organization with the aim to sponsor those women who want to have their clitoris rebuilt.

28 septembre 2006, 12:00
Hommage à Gilles Renaud
Cette semaine, une chronique sans cynisme et sans commentaires désobligeants. Cette semaine, je fais mon coming out.

J'aime Gilles Renaud. Voilà, c'est dit.

Comédien au long cours incrusté dans le paysage depuis près de quatre décennies, Gilles Renaud a l'étoffe de ces artistes qui donnent texture et richesse aux oeuvres qu'ils défendent.

Fin des années 60, le frais diplômé de l'École nationale de théâtre lançait sa carrière en jouant le premier gai de l'histoire de la télévision québécoise. C'était dans le téléroman Le Paradis terrestre. Il tenait la main d'un autre homme dans un ascenseur. La scène avait suscité une onde de choc telle que l'émission avait été retirée de la grille illico.

Depuis, l'occasion de jouer les homosexuels s'est présentée à lui à plus d'une reprise. Au théâtre, Gilles Renaud a créé le personnage de Cuirette dans Hosanna (1974). À la télé, il a fait un désopilant M. Bricole gai dans La Petite Vie et une impitoyable drag-queen format jumbo dans Cover Girl.

Au Québec, mis à part Janette Bertrand, Gilles Renaud est probablement l'hétéro qui a fait tomber le plus de tabous envers les homosexuels.

Récemment, on a vu le grand bonhomme dans la peau d'un mécano bourru, mais touchant, dans le film Gaz Bar Blues, d'un chef de police véreux dans Grande Ourse, d'un enquêteur en milieu carcéral dans l'excellente - mais trop peu vue - série Temps dur. En 1977, Gilles Renaud a aussi joué Paul Sauvé dans Duplessis. Cet automne, il incarnait un Jean Lesage plus grand que nature dans René.

Gilles Renaud a eu le cul bordé de nouilles. À quelques exceptions près, il ne semble avoir décroché que des rôles en or. Et pourtant, on l'a rarement vu en tête d'affiche.

Dans la nouvelle série Le 7e round, qui démarre cette semaine à Radio-Canada, Renaud dessine encore une fois un personnage aux contours tortueux. Il y joue Nick Tozzi, champion de boxe déchu, qui s'occupe de la carrière de son fils Karl (Sébastien Delorme), en qui il projette ses propres rêves.

Le grand Nick aime son fils profondément; sentiment qu'il cache merveilleusement. Homme de peu de mots, on pourrait voir en lui une version plus costaude et moins juive de Mickey, l'inoubliable manager de Rocky... Ici s'arrêtent les comparaisons, car Gilles Renaud est incomparable.

Une autre chose que j'aime de Gilles Renaud: il sait disparaître derrière ses personnages. C'est rare. Malgré tout le respect que j'ai pour son talent, j'ai toujours du mal à voir quelqu'un d'autre que Roy Dupuis lorsque Roy Dupuis joue dans un film de Roy Dupuis. Désolé, Roy.

Gilles Renaud, lui, s'efface. Cela explique peut-être pourquoi, malgré un curriculum vitae long comme ça, son nom fait encore apparaître des points d'interrogation dans le visage de l'homme de la rue.

Jamais Gilles Renaud n'a succombé au star-système sauce 7 jours, jamais il n'a été la saveur du mois. En cette ère de vedettes instantanées, Gilles Renaud dure, mûrit, prend de la saveur au fil des ans. Longue vie à vous, M. Renaud.

Conclusion de René, le jeudi 28 septembre, 20 h, à Radio-Canada

Début du 7e round, le jeudi 5 octobre, 20 h, à Radio-Canada

ooo

RADIO

De nouveaux duos dans l'excellente série L'Autre Midi à la table d'à côté. Vous connaissez le concept: deux personnes liées échangent sur mille et un sujets autour d'un repas. Louise Cousineau et Guy Fournier se sont déjà prêtés au jeu, tout comme Fred Pellerin et Gilles Vigneault, Fabienne Larouche et Nathalie Petrowski. Cette semaine, entendez ce qu'ont à se dire André Boisclair et le docteur Réjean Thomas. Le samedi 30 septembre, de 11 h à midi, à la Première Chaîne de Radio-Canada (95,1 FM).

TÉLÉ

L'histoire circule sur Internet depuis quelques semaines. Le chien que l'on aperçoit en première page du catalogue IKEA 2007 semble avoir un pénis géant. Un moment, on a prétendu qu'il s'agissait là d'une manipulation Photoshop. Les porte-parole d'IKEA le confirment cependant: c'est la patte de l'animal qui épouse malencontreusement cette forme pénienne. En passant, si IKEA vous intéresse, voyez son histoire dans la nouvelle émission Invité de marque, animée par Emmanuelle Garnaud. À TV5, le samedi 30 septembre, 17 h 30.

27 septembre 2006, 5:07
Guy A. Lepage, fasciste?
 
Avez-vous lu le dernier délire -tout en nuances- de Victor-Lévy Beaulieu, dans L'Aut'journal? VLB compare Guy A. Lepage à un fasciste!
Au Moyen-Âge, prétend-on, le bon peuple aimait bien la Sainte Inquisition en autant qu'il n'en était pas lui-même la victime. Quand l'Église brûlait une sorcière, le public était toujours nombreux sur la place publique pour assister à son exécution, car cette représentation violente de la mort qu'on lui donnait confinait au théâtre : on allait au bûcher comme on allait au spectacle, la mise en scène y était fort habilement menée et les acteurs principaux, les condamnés à mort, étaient toujours à la hauteur du rôle qu'on les forçait à jouer. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que si la télévision avait existé au Moyen-Âge, les bûchers auraient occupé le premier rang pour ce qui regarde les cotes dites d'écoute ainsi que c'est le cas dans notre monde prétendument moderne et civilisé avec une émission comme Tout le monde en parle, que plus d'un million et demi de téléspectateurs regardent tous les dimanches. Guy A. Lepage y joue à merveille le rôle du Grand Inquisiteur : bien qu'il se donne l'allure du baron de Du Guesclin, il ressemble à un jésuite qui, pour mieux tromper son monde, s'est fait un cache-couilles de son col romain. Guy A. Lepage a quelque chose aussi de Ponce Pilate qui, sur son banc de juge, jouait toujours à l'innocent, ce qui lui permettait de s'en laver les mains avant comme après les exécutions qu'il préparait et conduisait machiavéliquement. [...] Voilà donc ce à quoi je pensais ce dimanche soir-là que Guy Fournier est passé devant le tribunal de Guy A. Lepage. Quelle naïveté chez un homme aussi rompu aux arcanes nauséabonds d'une télévision qui consent à tout du moment qu'il y a beaucoup de monde pour s'y rincer l'oeil! En acceptant l'invitation de Tout le monde en parle, Guy Fournier ne pouvait ignorer qu'il s'y ferait piéger, puisque l'animateur a seul le droit de regard sur la mouture finale : en s'arrogeant le privilège de cisailler dans les entrevues qu'on lui donne pour n'en retenir que ce qui lui plaît, Lepage se comporte comme un fasciste, aussi bien dire comme les officiers de la Gendarmerie royale du Canada le font quand ils décident de se débarrasser d'un individu dont la tête ne leur revient pas : on triture son témoignage, on donne comme preuves ce qui n'est que oui-dire et ragots, on confie à de sales délateurs prêts à vendre père et mère le soin de faire d'un innocent un coupable qui mérite donc tout le mal qu'on pourra lui faire. en toute impunité.
En parlant de "seul droit de regard sur la mouture finale", laissez-moi vous raconter une anecdote cocasse. Il se trouve que L'Aut'journal a publié -il y a environ un an et sans mon autorisation- de larges extraits de mon livre Les saisons du Parc Belmont. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont fait un "remontage", en ne copiant-collant que les portions de mon livre qui traitaient de Pierre Elliot Trudeau. Résultat: quiconque lit ce texte a l'impression que mon livre ne porte que sur "PET", alors que l'homme politique n'est qu'un personnage parmi tant d'autres dans l'histoire de Parc Belmont... J'ai tenté de m'informer auprès de Pierre Dubuc, rédac' chef de L'Aut'Journal, afin de savoir de quel droit il "s'arrogeait le privilège de cisailler dans mon livre pour n'en retenir que ce qui lui plaît". Je n'ai jamais -jamais- reçu la moindre réponse de sa part. Après lecture du texte de VLB, vous en conviendrez comme moi: Pierre Dubuc est un fasciste.
27 septembre 2006, 9:33
Prendre une bière avec son critique
 
Un texte à lire dans Le Soleil. Critique au Soleil, Normand Provencher a été la tête de turc par procuration du dernier Tout le monde en parle Pourquoi? Ce dernier a commis l'odieux d'écrire une mauvaise critique du film Cheech. Le comédien principal, Patrice Robitaille n'a pas été tendre à son égard: "« Un article même pas digne d'un mauvais travail de secondaire IV... » Eh bien Robitaille et Provencher sont allés prendre un bière ensemble...
Compte-rendu presque intégral d'une rencontre entre un acteur écorché par la critique et un critique écorché par l'acteur. Morale de l'histoire : aucun différend, aussi grand soit-il, ne peut ne pas se régler autour d'une bonne bière...

26 septembre 2006, 9:59
Maman, c'est quoi un critique?
Excellent texte de Marc Cassivi dans La Presse, sur l'utilité des critiques...
Je n'ai rien contre Prochaine sortie, [nouvelle émission culturelle à Radio-Canada] mais j'en ai contre la philosophie qui sous-tend sa création. L'émission est l'incarnation actuelle de l'approche de la télévision québécoise vis-à-vis de la culture: une approche consensuelle et complaisante. Prochaine sortie, je le répète, est le seul magazine culturel à l'antenne de Radio-Canada. S'il ne l'était pas, il n'y aurait pas de problème. Or, dans cet unique magazine, on ne trouve pas l'ombre d'une critique. La critique, n'en déplaise à certains artistes et diffuseurs, reste essentiel au développement de l'art. Elle permet aux créateurs, s'ils savent y voir clair, de grandir. Fuir la critique, c'est se complaire dans la médiocrité. C'est le danger qui guette Radio-Canada. Entre les séances d'autocongratulations d'artistes de Tout le monde en parle et un magazine culturel qui considère la critique comme tabou, c'est le téléspectateur qui y perd au change.
J'ajouterais qu'une culture sans critiques est une culture à sens unique. De l'artiste au public, on cashe la subvention et "merci, bonsoir". Une oeuvre, quelle qu'elle soit, est avant tout un message. Normal qu'on y réponde. Une oeuvre est aussi une proposition. Normal qu'on l'accepte ou qu'on la refuse. Un critique est quelqu'un à qui l'on reconnaît une certaine compétence envers un art donné, et qu'un média délègue pour répondre, accepter ou refuser une oeuvre donnée. Ainsi, pour qu'une oeuvre soit une proposition ou un message suscitant un débat public, les "ratés sympathiques" font oeuvre utile.
26 septembre 2006, 9:36
Mystérieuses cotes d'écoute
Suite à mon billet Les gros dimanches, Thomas Forget écrit:
Les cotes d'écoute ne correspondent pas nécessairement à la population, en ce sens qu'elles ne sont pas exclusives. Généralement, les personnes qui ont la chance de participer à ses enquetes se voient remettre un genre de cahier ou il doivent noter quel émission de tele ils écoutent à chaque 15 minutes. Bref, cela fait en sorte que quelqu'un peut ecouter 4 emissions differentes dans la meme heure et par le fait meme être compté dans les cotes d'écoute de ces 4 émissions.
Elles sont bien mystérieuses, ces cotes d'écoute. Il y matière à enquêter. Une chose que je sais cependant, c'est que les données préliminaires qui sont publiées au lendemain (de Tout le monde en parle, par exemple), ne proviennent pas de cahiers d'écoute. Le processus serait trop long. En fait, BBM utilise de plus en plus ce genre de petit bidule:
 
L'audimètre portable (PPM) L'audimètre portable mis au point par Arbitron inc. est un appareil de la taille d'un téléavertisseur porté par des téléspectateurs qui forment un panel représentatif. Il détecte automatiquement des codes inaudibles que les radiodiffuseurs intègrent dans la portion audio de leurs émissions à l'aide d'encodeurs fournis par Sondages BBM et Arbitron. Au terme de chaque journée, les participants placent les audimètres dans des chargeurs qui rechargent la batterie et transmettent les codes à Sondages BBM pour compilation. L'audimètre portable peut mesurer l'exposition à tout média électronique qui comporte une portion audio qui peut être encodée, qu'il s'agisse d'émissions de télévision de stations conventionnelles ou canaux spécialisés, d'émissions de radio ou même de bandes annonces de films, ou encore de diffusion interne dans les magasins.
Les données de cote d'écoute sont livrées par demi-heure. Pour une émission comme Tout le monde en parle, par exemple, le chiffre qui se retrouve dans les journaux est le plus souvent une moyenne des données des quatre demi-heures que contiennent l'émission. Maintenant, accorde-t-on trop d'importance aux cotes d'écoute? Je pense que oui. Mais c'est un autre débat...
26 septembre 2006, 10:30
Controversée matante...
Un commentaire de Maxime Labrecque, sur la télé Matante-friendly:
Ce n'est pas un peu du snobisme, ce matante-bashing qui a lieu ici? Qu'un chroniqueur culturel ait des goûts très différents du mainstream, qu'il trouve la télé "pas assez osée" et qu'il n'écoute pas la Poule aux oeufs d'or et Faut le voir pour le coire, ça n'a rien de très surprenant. Mais vous ne trouvez pas que de traiter le public en général de "matante" est un peu snob? En tant que chroniqueur pour un hebdo culturel et "expert des médias", vous avez des goûts différents de la majorité. C'est normal, c'est comme ça dans tous les domaines. On est toujours la "matante" de quelqu'un...
J'en conviens, ma théorie est teintée de mauvaise foi. Mais elle se fonde tout de même sur de vraies statistiques. Selon Statistique Canada (automne 2004), les femmes de 50 à 59 ans regardent 32,3 heures de télévision par semaine (comparativement à 25,4 heures pour les hommes du même âge). Ce n'est pas tout, les femmes de 60 ans et plus regardent 42 heures de télévision/semaine (37 heures pour les hommes). Pour vous donner une idée, les femmes de 60 ans et plus regardent presque deux fois plus de télévision que la population prise dans son ensemble. Donc, parmi toutes les tranches d'âge, ce sont les femmes de 50 ans et plus qui regardent le plus la télé au Québec. Conclusion: si je suis un télédiffuseur privé qui souhaite attirer de gros auditoires, mieux vaut que mes émissions s'adressent d'abord aux femmes de 50 ans et plus. C'est une question mathématique. Et il se trouve que toutes mes matantes ont 50 ans et plus... Ce qui ne m'empêche pas de les aimer!
26 septembre 2006, 9:46
Les gros dimanches
 
Moi qui pensais -qui rêvais, en fait- que la téléréalité au Québec commençait à s'essoufler. Oh que non! Prenez la nouvelle mouture de Loft Story. En janvier dernier, la gala d'ouverture avait attiré 1 011 000 millions de téléspectateurs. Dimanche dernier, 1 200 000 ont regardé la première, animée par Marie Plourde. C'est tout de même quelque chose. Si on fait le calcul, dimanche dernier, 4 845 000 personnes regardaient soit On n'a pas toute la soirée (TVA), soit Tout le monde en parle (SRC), soit Loft Story (TQS), soit Les Francs-Tireurs (Télé-Québec). 4 845 000 Québécois. Sur une population de 7 000 000, c'est tout de même presque 70% de la population!
26 septembre 2006, 9:07
La télévision n'est pas morte
Alors qu'on pensait que la télévision serait de plus en plus boudée à cause de l'émergence d'Internet et des multiples plate-formes de divertissement (jeux vidéo, iPod, etc.) les chiffres semblent plutôt indiquer le contraire. Un nouveau sondage de Nielsen Media Research montre que les Américains n'ont jamais autant regardé la télévision... Et vlan! pour ceux qui croyait le tube cathodique désuet.
"A lot of people thought that as we entered the 21st century, there was only so much TV that people could watch. And others have said that because of new media, the TV era was somehow over. But TV viewership numbers are going up, and just because there's a revolutionary new challenge from things like YouTube and such, it doesn't mean the fusty old medium of a television set is disappearing. It's not going anywhere,"

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