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Médias
Un blogue sur les coulisses de la télé, sur les dessous de la presse écrite, sur l'envers d'Internet, sur les arcanes de la radio. Bref, un blogue sur les médias. Signé Steve Proulx.
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Il était une fois le IIIe millénaire
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| |  Question-quiz. De quel très mauvais film des années 80 est tirée cette photo qui illustre bien la Noirceur qui nous attend?
| Je suis plongé dans la lecture d'un site Internet fascinant: The Coming Dark Age.
Les auteurs du site partent du postulat que l'Histoire se répète pour prévoir que la civilisation occidentale connaîtra sous peu le même sort que toutes les grandes civilisations qui l'ont précédé. Elle disparaîtra, après avoir traversé son "Moyen Âge".
There have been numerous civilisations that have risen to a peak of power and wealth, and then degenerated--in some cases after centuries of greatness. These civilisations naturally thought that they had discovered the secret of success, but they all went the same way in the end.
Plus optimiste que le Dr Hawking (qui se demande comment nous pourrons survivre encore un siècle), le site se risque même à prévoir l'histoire du IIIe millénaire! Ceci, en se basant sur les leçons du passé.
Voici donc les quatre périodes que l'Occident devrait traverser au cours de son Moyen Âge:
- Au cours des 50 à 200 prochaines années: richesse et bien-être, combinés à un plus fort individualisme, moins d'esprit d'entreprise et une désaffection des institutions traditionnelles.
- Après cela, une décennie où l'on connaîtra une crise de confiance qui mènera à un bouleversement catastrophique des structures économiques, politiques et sociales.
- Cette crise sera suivie d'une période de 50 à 200 ans de créativité intense, mais obscure. L'individualisme combiné à des modes de vie de subsistance rendront les gens autosuffisants et indépendants. Ce sera la Noirceur.
- Enfin, après cette période, on verra réapparaître (dans un laps de temps d'un millénaire) des sociétés plus morales, productives et disciplinées. Il émergera tranquillement un nouvel ordre mondial plus civilisé et éclairé, qui sera corrompu à son tour...
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Les deux numéros 1 de la radio
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Toujours la même rengaine. Chaque fois qu'un nouveau sondage BBM sort, les stations de radio font des pieds et des mains pour nous faire croire qu'elles sont meilleures que les autres.
Ainsi, se réjouissant des sondages du printemps dernier, CKOI se dit le "grand numéro un" de la radio à Montréal. Tout comme Rythme FM, qui est "toujours numéro 1 à Montréal".
Il y a certainement des subtilités là-dessous. Déchiffrons les chiffres...
En fait, CKOI est numéro 1 en termes de nombres d'auditeurs. En combinant les nombre de francophones et d'anglophones de 12 ans et plus qui écoutent la station au moins un quart d'heure par semaine, on obtient 600 000. Comparativement à 524 000 pour Rythme FM.
Par contre, si on retient simplement la part d'écoute (le nombre d'heures d'écoute d'une station exprimé en pourcentage du nombre d'heures d'écoute de la radio en général), Rythme FM bat CKOI avec 13,7%, contre 9,6% (marché de Montréal-francophone, 12 ans et plus).
Donc, plus de gens différents écoutent CKOI, mais le public écoute Rythme FM plus longtemps...
Et de tout ceci, je m'en fous éperdument. Ça ne m'empêchera pas de trouver la radio de Radio-Canada infiniment plus utile, pertinente, intelligente et meilleure que n'importe quelle radio commerciale colporteuse d'insignifiances.
Moi, j'ai trouvé mon numéro 1, peu importe le sondage.
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Les petits bouts plates
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| |  Le ministre Michael Fortier a passé une belle soirée aux cérémonies d'ouverture des OutGames de Montréal.
| J'étais au Stade olympique tantôt. C'était la cérémonie d'ouverture des 1ers OutGames. Comme je fondais sur mon petit banc jaune, je ne suis pas resté jusqu'à la fin.
De toute façon, Radio-Canada diffusait le spectacle, avec un petit délai de deux heures.
C'est suffisant, un délai de deux heures, pour qu'on puisse couper les petits bouts plates du spectacle...
D'ailleurs, Radio-Canada en a coupé un petit bout plate: le discours du ministre fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Michael Fortier.
Celui-ci s'est tellement fait huer par la foule que le sol en a tremblé. Je n'exagère pas. Même que connaissant la solidité de la bâtisse à Taillibert, j'ai eu un peu peur pour ma vie.
Tellement hué, le ministre conservateur, que le maire de Montréal Gérald Tremblay (qui avait été bruyamment ovationné deux minutes auparavant) a dû intervenir pour calmer la foule. En vain.
Ça, vous ne l'avez pas vu à la télé. Radio-Canada l'a coupé au montage. C'est ce qu'on fait avec les petits bouts plates.
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M.À.J.: Radio-Canada n'a pas montré le discours de Fortier dans la diffusion du spectacle, samedi soir, mais le réseau en a parlé aux nouvelles tout de même... Ne partons pas une autre théorie du complot tout de suite!
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Une lettre de Montréal
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Vous êtes nombreux à déplorer la couverture médiatique du conflit libano-israélien, très axée sur le fait canadien au Liban. Il y a quelques jours, j'ai reçu une lettre de Kim, qui s'insurge pas à peu près.
Ce matin, je m'insurge officiellement et en grand!
Cela fait bientôt une semaine qu'on nous étourdi avec l'histoire des pôovres Cayadiens laissés à eux-mêmes A Beyrouth.
Cette foutue nouvelle occupe à peu près 90% des bulletin de news,
et ils ont même le culot de nous faire passer des émissions spéciales! (Ils ont shippé un gars là-bas, qui interviewe des touristes en tab... contre Harper)
Non mais, est-ce les médias, qui en beurrent épais encore une fois pour la cote d'écoute, ou est-ce moi qui n'ait rien compris?
Si j'me fie à ce que je vois, la grosse tragédie humaine c'est vraiment nos pôovres Canayens pris en zone de guerre!
Heille, ça va faire! Bande de tarés! Êtes-vous en mesure de constater l'ampleur du vrai drame?
Partir en bateau 14 hrs, sans bouffe, pis vomir une shot ou deux, c'est quoi à côté de perdre la vie, un proche, de tout perdre, ou vivre dans la VRAIE angoisse trop longtemps!!
Y a des tonnes de gens là-bas qui n'auront malheureusement pas la chance de quitter en bateau qui pue. Faudrait arrêter de se regarder le nombril, précieux Canayen, et s'ouvrir un peu!
Et chers média, vous devriez avoir honte de montrer des gens qui sont sous le choc, l'instant de retrouver leurs gros criss de confort de Nord-américain choyés, égocentriques, qui avec une séance de massage et une bonne prescription de Paxil vont r'venir à eux assez vite merci!
Kim n'est pas seule, Marie-Lise Rousseau déplore aussi la même chose...
Dans les médias (La Presse entre autres), on ne parle que de l'évacuation des Libanais-Occidentaux, et de la réaction des Libanais de Montréal, sans mentionner que des millions de Libanais au Liban, (êtres humains n'est-ce pas?) y restent dans la guerre. Comme si la vie des touristes avait une valeur supérieure à celle des Libanais. Ridicule! Des gens meurent mais on les compte comme s'ils étaient des choses, alors que c'est un drame lorsqu'un touriste d'ici meurt. La vie humaine n'a pas de valeur, tous les êtres sont sensés être égaux! !
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Une lettre du Liban
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Après presque deux semaines, je retrouve l'accès à mon blogue, laissé là pour les vacances. Tenez, j'ai reçu d'une amie une réponse que le documentariste canadien d'origine libanaise Ralph Dfouni a envoyé à un journaliste de La Presse. Ralph Dfouni est à Beyrouth actuellement. Sous les bombes. Son message est long, mais j'ai eu le goût de le publier ici pour quatre raisons: 1. C'est un témoignage humain d'une authenticité rare. 2. La Presse ne l'a pas encore publié. 3. La lettre que j'ai reçue contenait une autorisation explicite de M. Dfouni de diffuser ce message. 4. Il y a dans ce message une critique acerbe des médias, qui se contentent souvent de raconter la guerre en inondant les ondes de détails sanguinolents, croustillants, divertissants... Cher [le journaliste en question préfère garder l'anonymat], Je vais te le dire comme c'est. Parce que je sais que tes lecteurs qui n'ont pas été lobotomisé encore par le niveau de plus en plus bas des médias de masse québécois et canadiens, par leur incapacité et leur peur à dire les choses comme elles sont et à appeler un chat un chat, sans se rendre compte que c'est exactement ce dont les gens ont besoin, ce que les gens veulent. Je parle des gens qui comptent bien sûr, et qui en ont marre de lire du folklore et de n'y rien comprendre, de ne plus faire de différence entre une nouvelle ou une photo qui vient d'Irak, d'Afghanistan, de Russie, du Congo ou du Liban, parce qu'elles deviennent toutes pareilles lorsqu'elles se font filtrer par les torchons et les journaleux qui ne savent plus écrire et qui ont besoin de Robert Fisk et de ses semblables pour pouvoir donner un sens à une quelconque vérité, à une réalité qu'ils ignorent mais de laquelle ils ne sont pas dupe. Non. Je vais donc te parler de la terreur. On s'excusera plus tard, si on survit, de ceux dont c'est le mot préféré (lorsqu'il s'agit des autres s'entend), on s'excusera plus tard des faux chrétiens, des guignols et des démagogues, des faux juifs et des faux musulmans, on s'exusera plus tard des Bush et des Harpers, des assassins et des pharisiens. Parce que la vérité c'est qu'on est terrorisé. La vérité c'est aussi que vous l'aurez été, vous aussi. Parce qu'à partir de maintenant, lorsque je dis Je, je veux dire vous. Vous et moi et nous, qui venons de perdre tout ce que nous croyions avoir acquis. Il n'y a plus de différence entre Montréal et Beyrouth aujourd'hui, comme il y'en avait il y'a 30 ou 40 ans. Nous vivons tous sur la même petite planète en voie d'extinction à cause des mêmes guignols, à cause des mêmes barbares, à cause des mêmes terroristes. Qu'ils soient de l'extrême droite chrétienne, de la Juiverie qui a perdu la boussole, ou du fanatisme musulman. Aujourd'hui la terreur à Beyrouth, demain Montréal sous l'océan de l'inconscience et de l'avidité aveugle. Je, donc, suis terrorisé. Et si je le suis, cela veut dire que je le suis par des terroristes. Je nomme l'état terroriste d'Israël, je nomme toutes les organisations (musulmanes, chrétiens, juives ou autre) et tous les gouvernements et administrations mondiales qui ont le pouvoir de terroriser et qu'ils le font. Ne croyez pas, cher ami, que vous êtes à l'abri. Ne croyez pour une seconde que le Liban est un pays très lointain, très tiers-monde, très différent du Québec. Croyez plutôt que le Liban à été, bien avant le Québec, un paradis de la libre pensée, de la culture internationale, des potentiels humains, d'espoirs et de dons au monde entier. Quand le Québec était encore sous le joug du totalitarisme d'une église fasciste. Croyez plutôt que c'est une terre biblique, que c'est la terre du premier miracle de Jésus, et croyez surtout, vous ô chrétiens de nom, que nous sommes les premiers chrétiens, que nous sommes les premiers navigateurs, que nous sommes les premiers écrivains de l'alphabet moderne que vous utilisez aujourd'hui. Croyez aussi que nous sommes comme vous, et que nos vies ne valent pas moins que les vôtres. Ayez le courage surtout de me citer. Même si je parle d'histoire, de religion ou de terreur. Même si j'appelle un chat un chat. Surtout si j'appelle un chat un chat. Je vous l'ai dit dans une lettre que je vous avais envoyé et que nous n'avez pas publié, bien que mes mots vont droit au coeur, car ils ne trompent ni ne mentent, que je n'ai ni la plume ni la verve de Richard Desjardins, mais que j'ai sa colère. Et que sans colère il n'y a pas de poésie. Pas de poésie qui puisse changer quoi que ce soit. Pas que 'quoi que ce soit' puisse être changé par des mots, cher [journaliste anonyme], mais au moins, au moins, gardons nous cet espoir mince et fragilisé par nos couardises. Est-ce que c'est vraiment ça que tu veux savoir? Est-ce que tu veux savoir que les choses manquent ou ne manquent pas, ou est-ce que tu veux savoir, toi et tes lecteurs, pourquoi les choses manquent ou ne manquent pas? Tu veux savoir ce qu'il y'a dans nos ventres, ou ce qu'il y'a dans nos coeurs et nos esprits? C'est-à-dire ce qui fait de nous des êtres humains à part entière? Ce qui fait qu'il n'y a aucune différence entre vous et moi, entre nous et toi? Est-ce qu'on veut savoir ce que mange, fume et qui il baise celui qui coupe la forêt boréale à outrance, ou est-ce qu'on veut savoir pourquoi ils sont en train de tuer la planète? Savoir pourquoi ils sont en train de tuer l'avenir de nos enfants, et des vôtres? Savoir qui sont les terroristes de ce monde (que tout ceux qui ont encore du discernement savent) et comment et avec quoi ils sèment la terreur et la destruction à leur guise et sous le couvert de se défendre. Des bombes au phosphore, me dit un ami de Montréal sur Skype hier dans la nuit, ça doit être la façon la plus étrange de se défendre dont j'ai ouie dire. Oui, Pat, c'est la façon la plus étrange. Bien que ce ne soit pas le mot. Même s'endormir est devenu une activité fatigante. Esquintante. Le lit n'est plus un parking. C'est un champ de bataille. En attente d'un autre tremblement, d'une autre verve de 23 tonnes, d'un autre message des enfants Israéliens au phosphore et pourquoi pas au Napalm? Je te le dis et te le redis, je ne suis ni du Hezbollah, ni d'Israël, ni d'aucun de ceux qui portent des fusils. Ce que je dis n'est pas nouveau et je ne suis ni le premier ni le dernier à le dire. Mais il faut arrêter d'avoir peur (et cette phrase ne sera pas un cliché tant qu'on aura peur), il faut arrêter de croire que les grands journalistes peuvent se permettre d'avoir peur. Il faut lire les grands journalistes et les hommes encore sains d'esprit, et suivre leur exemple. Car la peur nous asservi au plus fort, au mensonge, à la terreur et au laisser aller du confort stupide et complice qui finira par nous annihiler. Je suis Montréalais avant tout, même avant d'être Libanais, je sais ce que le confort d'une ville comme Montréal peut faire au courage, à la détermination et au coeur des hommes et des femmes. Mais le temps n'est plus au confort. Aujourd'hui c'est le Liban, demain c'est le Québec, c'est le réchauffement planétaire, c'est la fin du pétrole, c'est le début des grandes catastrophes planétaires et environnementales, c'est le manque d'eau potable, c'est les guerres bactériologiques et la montée des eaux des océans. Vous n'y croyez pas? C'est exactement pour ça que bientôt il sera trop tard. Vous ne voulez pas faire peur à vos lecteurs, vraiment, je crois que la vue d'une vague montant jusqu'à la croix du Mont-Royal un jour leur fera bien plus peur. Demain (et c'est déjà aujourd'hui) c'est la fin des Ours et des Bélugas (permettez-moi les majuscules), des Baleines et possiblement des Oiseaux. C'est le début des poissons hermaphrodites, du manque, du début de la fin de tout ce qu'on connaît. Tout ça est la même chose. Ne vous leurrez pas. Ce sont les mêmes mécanismes humains et politiques, les mêmes mensonges, les mêmes terreur
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Allez, une dernière pour la route
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Avant d'aller au bois, je me suis payé un petit ménage de mes carnets. Sachez-le, je passe le plus clair de mon temps à gratter le fond d'un carnet du bout d'un stylo. Depuis le temps, je dois bien en avoir une cinquantaine de carnets, noircis jusque dans les marges.
Donc, en classant mes carnets, je suis tombé sur un court texte écrit il y a un bout de temps, et qui traduit bien mon état d'esprit du moment. Ne faites pas attention au style, c'est de l'écriture automatique...
On se souille de mots, d'information, d'analyses, de débats, d'entrefilets, d'opinions du lecteur, d'articles people. Trop d'info pollue l'esprit. Tellement qu'il s'encrasse. Il faudrait se taire. Taire les scoops, les faits divers, les déclarations incendiaires, les critiques, les éditos, les billets d'humeur, les enflures cycliques, les entrevues exclusives, les positions et contre-positions, les relationnistes, les chiffres à l'appui, les sources généralement bien informées, les experts en la matière, les répliques de la Mme de la rue Panet, les mal cités, les biens cités, les atrocités. Il faut moins de cette communication qui radote, qui blatère, qui remâche, qui renvoie, qui camoufle, qui entourloupe, qui manipule. Qui pue. Il faut du silence, du rien. Du rien, on en a jamais trop.
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Je vous quitte...
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Chers lecteurs, je vous quitte. Pour deux semaines... le temps d'aller recharger mes batteries dans une cabane perdue en forêt, près d'une petite ville monoindustrielle nommée Valcourt, à deux enjambées du repaire des Raëliens. Je compte d'ailleurs me rincer l'oeil.
Évidemment, je serai loin, très loin, d'un ordinateur. Je me ferai donc rare sur ce blogue, à moins qu'une envie irrépressible de vous communiquer mes états d'âmes ne me fasse sortir de ma retraite. Ce qui m'étonnerais.
Je serai loin aussi de toute forme de médias, de tout quotidien, de tout bulletin de nouvelles. Je vais en désintox d'info, en quelque sorte. Le moment est bien choisi. Au moment de mon départ, on finira probablement de débattre du coup de boule de Zizou au Mondial. Et j'imagine que nos médias continueront à faire du millage pendant quelques jours encore sur le sujet brûlant qu'est la dangerosité des parcs aquatiques. Après quoi, un nouveau dossier chaud prendra la relève. Ainsi font, font, font, les petites nouvelles...
Vivement que je prenne congé des médias, je me sens un brin cynique...
Allez! De retour dans quinze dodos!
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Camps de concentration chinois: trouvez le menteur!
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Un message reçu d'Anne Campagna...
En Chine, au moment ou l'on se parle, il y a des camps de concentration dans lesquels on prélève des organes sur des gens vivants. La nouvelle a passé en plein été dans nos journaux, entre d'autres nouvelles sur l'énorme potentiel économique que représente le marché chinois. Mais c'est un crime contre l'humanité qui devrait prendre plus de place dans les médias et qui ramène la peur du fascisme. Pour obtenir le rapport, allez sur www.david-kilgour.com. David Kilgour est présentement en Europe pour tenter d'alerter l'opinion internationale sur ces nouveaux camps de la mort.
En publiant ici ce message, je ne veux surtout pas me faire le colporteur d'une histoire que le gouvernement chinois nie farouchement.
Sauf qu'il y a une chose: entre David Kilgour et le gouvernement chinois, il y a un menteur. Qui? L'Histoire nous le dira.
En attendant, je suggère la lecture de cet article du très sérieux magazine Embassy, qui donne à cette histoire de camps chinois un tout autre éclairage...
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Hors de l'empire, point de salut
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En 2000, on a redessiné la carte des médias québécois. D'abord, le groupe de Conrad Black, Hollinger, cédait trois quotidiens (dont Le Soleil) à Gesca (filiale de Power Corporation, déjà proprio de quatre quotidiens, dont La Presse). Et dire qu'en 1973, le premier ministre Robert Bourassa, craignant une trop grande concentration de la presse, s'était personnellement opposé à la vente du quotidien de la vieille capitale à Power. En 2000, les temps avaient visiblement changé. C'est en 2000 aussi que la Caisse de dépôt et placement du Québec donnait un coup de pouce de 3,2 milliards à Quebecor Média afin de lui permettre d'avaler Vidéotron/TVA. Une transaction qui confiait à l'empire Péladeau les rênes d'un pachyderme médiatique. Aujourd'hui, Quebecor Média est une bête tentaculaire qui règne sur des quotidiens (Le journal de Montréal), des chaînes télé (TVA, LCN), un câblodistributeur, des sites Web, des magazines, des maisons d'édition. Et j'en passe... En 2000, la concentration des médias atteignait au Québec des sommets historiques. Mathématiquement parlant, cette valse de fusions/acquisitions ne pourra pas continuer longtemps sans qu'on ressorte le spectre orwellien d'une presse contrôlée par Big Brother... J'exagère, mais dans l'univers de la presse quotidienne, la situation est extrême. Imaginez: en 1981,Gesca et Quebecor accaparaient 63 % du tirage total des journaux québécois, selon l'Audit Bureau of Circulations; 20 ans plus tard, les deux géants se partagent près de 83 % du tirage total, laissant un insultant 3 % au seul quotidien francophone indépendant du Québec, Le Devoir. Le reste va aux quotidiens de langue anglaise. Que l'on trouve de moins en moins de gens aux commandes d'un nombre de plus en plus grand de médias a de quoi inquiéter. Et ça inquiète, d'ailleurs. Dans un rapport récent sur l'état des médias canadiens, le "Comité sénatorial permanent des transports et des communications" juge la concentration des médias si élevée dans certains coins du pays qu'elle pourrait être "néfaste" pour l'intérêt public. Ah oui? Six ans après les conglomérations de 2000, la concentration des médias a-t-elle menacé l'intérêt public? Il faut l'admettre, jusqu'ici la propriété mixte a surtout profité aux académiciens de la blonde du patron de Quebecor Média... Pour le reste, somme toute, l'information circule encore librement. Ce qui m'inquiète n'est pas tellement le contrôle de l'information par quelques grands groupes, mais plutôt la saturation du paysage médiatique, qui rend quasiment impossible l'émergence de nouvelles voix. Qui, aujourd'hui, est assez fou pour lancer un nouveau quotidien au Québec? Combien d'entrepreneurs ont les reins suffisamment solides pour créer de nouveaux magazines? Quelle place reste-t-il aux médias indépendants? Hors de l'empire, point de salut. Les conglomérats ne sont pas à blâmer. Les vrais coupables, ce sont les gouvernements qui les ont laissés prendre du poids sans lever le petit doigt. Le comité sénatorial responsable du rapport susmentionné en fait d'ailleurs état: les autorités canadiennes font preuve de laxisme lorsque vient le temps de réglementer la concentration de la presse. Pourtant, plusieurs pays se sont dotés de lois pour limiter les visées des magnats boulimiques. Parce que nos élus ne font pas grand-chose en matière de concentration, nous voilà pris avec une tarte médiatique dominée par une poignée de colosses, qui ne laissent que des miettes aux plus petits. Tout l'espace est occupé par des éléphants qui, contrairement à la croyance populaire, n'ont jamais vraiment eu peur des souris... ooo WWW Wikio, sorte de Google de l'actualité, répertorie 10 000 blogues et sites d'information francophones. Le classement des dépêches tient compte de la pertinence des nouvelles, mais aussi de leur popularité auprès des internautes. Chaque jour, ce qui intéresse le monde... www.wikio.fr TÉLÉVISION On parle beaucoup de la possible fermeture du Cinéma du Parc, situé au 3e sous-sol du complexe La Cité. Par une curieuse coïncidence, le sujet de Tout le monde en parlait cette semaine est indirectement lié à cette nouvelle. Dans les années 70, un géant de l'immobilier déposait un projet visant à démolir le quartier historique Milton Parc afin de construire... le complexe La Cité! Tout le monde en parlait, à Radio-Canada, le mardi 18 juillet, 19h30. La chronique Médias fera relâche la semaine prochaine.
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Juifs: leurs contributions au monde moderne
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J'ai trouvé dans une bouquinerie un livre que Dieudonné devrait lire, The Jewish contribution to the Modern World, de Joe King. Il s'agit d'une collection de portraits de Juifs notables, allant d'Albert Einstein à Rodney Dangerfield, de Henry Kissinger à Gregory Goodwin Pincus, un des inventeurs de la pilule contraceptive.
Pourquoi le peuple Juif, qui ne représente que 0,002% de la population mondiale, compte-t-il tant de génies dans ses rangs? Il faut lire l'introduction du livre. Une petite traduction libre...
Les Juifs ne sont pas une race, mais un groupe partageant certains traits. [...] Peut-être les Juifs ont-ils aussi une plus grande intelligence que d'autres groupes de population? Historiquement, les plus brillants parmi les Catholiques, les prêtres et les soeurs, étaient (en théorie) perdu du patrimoine héréditaire [ils ne pouvaient pas procréer, en d'autres mots]. Parmi les Juifs, les plus brillants étudiants étaient souvent unis aux filles de gens riches, un bon pronostic génétique. En fait, des études américaines ont démontré que les Juifs avaient de meilleurs résultats que la moyenne des gens dans les tests de QI -peu importe ce que ces tests mesurent.
Tiens, ça me fait penser à une célèbre réplique du doc Mailloux à Tout le monde en parle. Poursuivons...
[...]
Une deuxième explication [du pourquoi les Juifs ont accomplis tant de bonnes choses] est liée à la structure sociale. [...] Les Juifs ont toujours été une sorte de peuple de "classe moyenne". Ils ont été exposés tôt au commerce, à la vie urbaine. En tant que minorité souvent victimisée, ils ont toujours été prédisposés à questionner les valeurs de base. [...] Craignant l'antisémitisme, ils ont été poussés par leurs parents à être meilleurs à l'école, à étudier fort. Ce sont donc ces pressions sociales qui ont contribué à l'accomplissement des Juifs.
[...]
La troisième explication est culturelle, et tire ses origines de la culture juive traditionnelle. [...] Les Juifs ont toujours mis en valeur l'apprentissage. Un rabbin est un "enseignant", pas un saint homme.
La conclusion semble avoir été écrite précisément pour Dieudonné...
[...]
[Les Juifs] représentent un groupe impressionnant. Leurs efforts ont fait un monde meilleur dans toutes ses dimensions. Le message aux antisémites est aussi clair. Ceux qui attaquent les Juifs, que ce soit dans la Diaspora ou à Israël, risquent d'appauvrir le monde. Ce livre en est l'évidence.
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D'autres grandes questions...
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Pour faire suite à mon billet sur les grandes questions de Bono et du Dr. Hawking, je vous soumet une liste des solutions aux grands problèmes mondiaux (lesquels sont classés par ordre de priorité).
Cette liste est à prendre avec un grain de sel. Elle provient du Copenhagen Institute, un "think-tank" dirigé par Bjorn Lomborg, le jeune, blond et sexy auteur du controversé essai The Skeptical Environmentalist. Son livre s'est fait accuser de malhonnêteté scientifique à plusieurs reprises.
Lomborg fait partie de ces gens qui croient que la lutte aux changements climatiques ne devrait pas être notre première priorité. Sa liste des solutions aux problèmes mondiaux en fait d'ailleurs état. Le protocole de Kyoto arrive en... 27e position! Loin derrière plusieurs autres problèmes à solutionner, dont la piètre qualité éducation dans plusieurs parties du monde.
Qu'en pensez-vous? Doit-on lutter contre les changements climatiques AVANT de lutter contre... le sida, par exemple? Quel problème est le plus urgent?
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Les échecs...
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C'est ce qu'on appelle un communiqué qui ne fait pas dans la langue de bois...
Michel Brûlé se lance dans les échecs
MONTREAL, le 11 juillet /CNW Telbec/ - Michel Brûlé s'est trouvé une
nouvelle passion : les échecs. Il y a quelque temps, il en a subi un
retentissant avec la fermeture du journal Mir et cette semaine, il en subit un
autre avec le Planète libre. D'emblée, il reconnaît que le concept de son bar
n'était pas bon. Il croyait fermement que les gens auraient aimé découvrir de
la musique pop et rock internationale, mais il s'est trompé. Rares sont les
clients qui ont apprécié les rythmes allemands, russes ou portugais, mais
combien nombreux sont ceux qui se sont plaint de l'absence de musique
anglophone. Le fait d'être un bar non fumeur avant l'heure n'a pas non plus
servi le Planète libre. Avec le recul, force est d'admettre que le concept du
bar engagé n'a pas la cote. Le Planète libre fermera ses portes le samedi 15
juillet à 3 h du matin sept mois après la grande ouverture. La fermeture n'a
aucun rapport avec la qualité de l'endroit et Michel Brûlé est convaincu qu'un
autre que lui saura y faire marcher un autre bar. Il remercie ceux qui ont
aimé son bar et n'en veut pas aux autres. Malgré les récents échecs, il garde
le moral et de bonnes nouvelles sont à venir. A suivre.
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Faits divers...
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- Radio-Canada aura un magazine culturel cet automne, animé par Geneviève Guérard (danseuse), Yves Pelletier (ex-RBO), Édith Cochrane (Sketche Show) et Guillaume Baillargeon (euh...). Selon la description du communiqué, ça ressemble étrangement à Flash.
- TQS vient d'engager une Miss Météo remplaçante du nom d'Amélie Poulin. Oui, comme dans le film. Non mais, il s'en passes-tu des affaires?
- J'ai découvert un site original Cookdating.ca. Le concept? "Des rencontres variées et ce, que vous soyez hétéro, lesbienne ou gay. Apprenez à cuisiner en suivant le chef dans cette expérience culinaire unique et découvrez les plaisirs de la gastronomie en compagnie d'autres célibataires."
- Dans la liste des invités de la dernière de Tout le monde en parle version Ardisson: Jean-Marie Bigard, Jamel Debbouze, Michèle Bernier, Elie Semoun, Titoff, Arthur, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Estelle Lefébure, Florent Pagny, Liane Foly, Marc Lavoine, Jean-Louis Aubert, Laurent Baffie, Yvan Attal, Frédéric Beigbeder, Gérard Darmon, Laurent Ruquier, Dany Boon, Bruno Gaccio, François Berléand, Geneviève de Fontenay, Omar et Fred, Christophe Alévêque, Dominique Segall, Corti, Thallia et Titia. Quand: le mardi 11 juillet, 19h, à TV5.
- La première bance-annonce du film The Transformers (oui, comme les jouets de mon enfance) est sortie. Frissons.
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Les grandes questions
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| |  Le Dr. Hawking lors de son passage à Springfield.
| Imaginez la question TVA du jour. À la puissance 1000.
Sur le site Yahoo! Answers, le célèbre scientifique Stephen Hawking pose une question grave: "Comment la race humaine peut-elle survivre encore 100 ans?" Jusqu'ici, il a reçu un peu plus de 20 000 réponses.
Après Hubert Reeves et son optimisme contagieux ("La vie sur Terre n'est pas menacée, seulement la race humaine"), voici le Dr Hawking, qui est loin d'être le dernier des crétins, qui se questionne aussi sur l'avenir de l'humanité...
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De son côté, toujours sur Yahoo! Answers, Bono (le chanteur de U2) se demande comment faire pour éliminer la pauvreté. Jusqu'ici, il a reçu plus de 26 000 réponses.
Intéressant, tout de même, de constater que l'on a plus de solutions pour régler la pauvreté dans le monde que nous avons d'idées pour sauver la race humaine...
J'en ai donc une question grave à vous poser:
Une éventuelle disparition de la pauvreté sur Terre permettrait-elle de repousser l'échéance de la race humaine?
Vous penserez à ça dimanche, en regardant la finale du Mondial de foot...
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Mon idée radicale du jour
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Vous le savez sûrement, notre télévision manque de fonds. On en a parlé tout le printemps. Les grands réseaux ne peuvent plus se permettre de payer pour des séries lourdes, coupent leurs budgets et accumulent les petits talk-shows pas chers de tétage de vedettes, du genre Les squelettes dans le placard, La petite séduction ou Des vertes et des pas mûres...
Pourquoi, alors que notre télé doit se serrer la ceinture, les chaînes généralistes investissent-elles dans une programmation originale estivale? De toute façon, tout le monde s'en fout.
Ma solution radicale: que les grandes chaînes ferment la shop pendant l'été. À Radio-Canada par exemple, on garderait seulement les nouvelles et le Jour du Seigneur pour les retraités qui ne peuvent se déplacer à la messe. That's it.
Le reste du temps, on repasse des reprises de Du tac au tac. Final bâton.
Imaginez. Avec l'argent ainsi économisé, nos chaînes pourraient se payer de vraies bonnes séries pour les jours pluvieux de l'automne et les blizzards de l'hiver.
C'est une idée comme ça.
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