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June 2006 - Messages
30 juin 2006, 4:16
Philosophie des cavernes
 
Un lecteur m'a fait découvrir le blogue d'Omo Erectus, un homme des cavernes décongelé à Montréal en 2006, qui découvre la société moderne et ses curiosités. Très drôle!
Je suis né voilà très longtemps, à une époque où l'on ne comptait pas les années et sur des terres qui ne connaissaient pas de nom. Un jour d'hiver particulièrement froid, alors que je chassais le petit gibier, je suis tombé dans une crevasse profonde et puis. plus rien. Enfin presque. Je suis resté là, gelé pendant plus de 100 000 ans, pour finalement me retrouver en l'an 2006 après Jésus-Christ sur un territoire qu'on appelle maintenant Montréal. Ma longue période de gel a su préserver mes fonctions intellectuelles presque intactes. Je me suis vite adapté à mon nouvel environnement moderne, même si ma vie en grotte me manque quelque peu.

30 juin 2006, 4:03
Que signifie TVA?
Drôle de coïncidence, juste au moment où j'allais écrire sur la signification des lettres du réseau TVA, le journaliste de La Presse Hugo Dumas répond à la même question.
TVA est une contraction de Television Associates, d'où le V dans TeleVision. En français, TVA traduit son appellation par Télédiffuseurs Associés. La lettre V y disparaît, mais elle est demeurée dans l'identification du réseau.
Moche, non? J'aime mieux l'autre définition: "Tout Votre Argent".
30 juin 2006, 12:44
Vive l'engrenage?
Un commentaire de Thierry Chauveau à propos de ma chronique Médias de cette semaine. Mon commentaire plus bas.
[...] comme partout ailleurs dans la société, il y des des gens sans scrupule dans [le milieu du journalisme]. Du monde qui n'hésiterait pas un seconde à sortir un scoop à tout prix sans même se soucier de vérifier ses sources un deuxième fois. D'autres aiment tout simplement foutre le bordel dans la société en laissant planer des fausses rumeurs, des "j'ai entendu dire", des "y parait que"... Déjà lorsqu'on discute seul à seul, ces diffamations peuvent avoir un impact surprenant; imaginez maintenant le coup d'assomoir porté par ces paroles si elle sont diffusées par des réseaux de médias. C'est pourquoi "L'ENGRENAGE" est si nécessaire. Certains décrieront la trop grande place prise par ces relationnistes, qu'ils contrôlent l'information, qu'ils nous cachent la vérité, qu'on vit maintenant dans une société asceptisée; et bien moi j'encourage tous ces relationnistes à continuer leur bon boulot. Sinon on se retrouvera bientôt avec de plus en plus de médias à la Écho-Vedette et les nouvelles de TQS, où la vérité est revirée sans dessus dessous pour attirer plus d'auditoire. Et qu'on se le tienne pour dit : un vrai bon journaliste finira toujours par trouver L'Information...
M. Chauveau. Je suis d'accord avec vous pour dire que les rumeurs ne devraient pas avoir leur place dans les médias. Sauf qu'il faut distinguer les types de rumeurs. On trouve d'abord la rumeur inutile. Du genre: qui est la nouvelle blonde de Marc Labrèche? Faire courir les rumeurs à ce sujet est d'une inutilité crasse. Personnellement, je m'en fous, et je souhaiterais bien que tout le monde s'en foute autant que moi. Cela dit, on trouve aussi les rumeurs d'intérêt public. Le guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec en donne même une définition:
3 e) Une rumeur ne peut être publiée sauf si elle émane d'une source crédible, et si elle est significative et utile pour comprendre un événement. Elle doit toujours être identifiée comme une rumeur.
Sur ce, j'irais plus loin afin de tenter une explication du subtil "engrenage de la rumeur". D'abord, une rumeur utile est à utiliser en dernier recours lorsque la source est crédible et qu'aucune source officielle ne souhaite commenter. Ce qui arrive très, très, très fréquemment. Or, en publiant une rumeur d'intérêt public dans les médias, fût-elle fausse ou biaisée, le journaliste et le journal qui l'emploie forcent souvent les sources officielles à sortir de leur mutisme. À cesser de jouer à l'autruche, à retourner nos appels, à commenter, à émettre un communiqué. On en parle dans le journal, prenez la chose au sérieux! Car tant que la rumeur ne court pas sur la place publique, ceux qu'elle concerne peuvent agir sans soucis, loin du regard public. Sauf que le jour où un journaliste publie un racontar crédible, il pose un geste dans le but indirect d'amener les sources officielles à se prononcer sur un sujet sur lequel ils ne veulent pas se prononcer. Un exemple, disons que je détenais une rumeur crédible, inquiétante et d'intérêt public au sujet d'un Ministère. Celui de la Santé, mettons. Évidemment, avant de publier la rumeur, j'aurai tenté d'en savoir plus auprès du Ministère. Puisque la rumeur est grave et glissante, les relationnistes risquent de me répondre tout bonnement que la rumeur est un "pétard mouillé" tout en tentant de me faire passer pour un con. Tactique connue. Qui croire dans ce cas? Ma source que je juge crédible, ou le Ministère qui a des intérêts assez évidents à protéger? Et si on publiait la rumeur? Dès lors, que risque-t-il d'arriver? Le ministère sera obligé d'y accorder de l'importance, d'autres journalistes s'y intéresseront, et peut-être même qu'une nouvelle source crédible sortira de l'ombre pour confirmer la rumeur. Ce qui ajoutera une autre voix contre celle du Ministère et portera l'enquête une étape plus loin. C'est de cette façon, à force d'avancer parfois à tâtons, qu'une rumeur peut devenir une nouvelle et mener à du bon divertissement comme la Commission Gomery... En revanche, si la rumeur est fausse, elle mourra très vite. Comme le dit M. Chauveau, un vrai bon journaliste finira par trouver l'Information. Mais pour y arriver, il risque d'utiliser quelques ouï-dires comme tremplins. Dans un engrenage idéal, les relationnistes, les attachés de presse et tous ceux dont l'emploi consiste à protéger l'image publique d'un client agiraient toujours avec transparence. L'Histoire a cependant démontré que ce n'était pas le cas. Et les obstacles à la cueillette de l'information sont de plus en plus nombreux. La rumeur est donc souvent un mal nécessaire. * J'arrête ici en me promettant d'y revenir. Par ailleurs, devinez qui, à la première heure ce matin, cherchait à en savoir plus sur la rumeur vraiment pas explicitée dans ma dernière chronique? Bien oui, comme prévu, le relationniste de Bombardier. J'attends la suite...
29 juin 2006, 3:10
Fausses pubs
En attendant ma chanson anti-VUS (le défi est toujours lancé), voici un truc que Mathieu C. m'a envoyé. Des pubs audio anti-chars de son cru. Comique.
29 juin 2006, 12:00
Test d'engrenage
J'ai eu vent d'une rumeur assez incroyable à propos de Bombardier (pas Denise, la compagnie). Tenez-vous bien, elle porte sur un ingénieur en aéronautique musulman et un certain 11 septembre 2001. À dessein, je reste flou sur les détails.

De toute manière, en publiant ici les grandes lignes de ce racontar, je ne vise pas à infirmer ou confirmer quoi que ce soit. Je souhaite plutôt tester l'engrenage.

Car il y a dans le paysage médiatique des forces qui font rouler la machine rondement. Chaque jour, les nouvelles surviennent; elles sont mâchouillées, livrées, lues, oubliées. Et les journalistes, dans cet engrenage, ne sont qu'un simple rouage. Je m'explique.

La semaine dernière, j'ai dîné avec Jean-François Dumas. Un monsieur charmant, mais surtout président d'Influence Communication, le plus important courtier en information média au pays. Il a pour clients les plus grosses entreprises canadiennes, pour qui l'information s'avère un véritable cauchemar.

Imaginez. Quotidiennement, il se publie dans le monde environ 1000 nouvelles sur Bombardier. Dans le lot, on peut trouver le billet d'un analyste financier du Business Week, un long reportage d'un quotidien pékinois et même une obscure rumeur perdue dans les pages d'un hebdo culturel montréalais. Dans cette marée d'infos, comment séparer le bon grain de l'ivraie?

C'est ici qu'Influence Communication entre en scène. Chaque matin, des spécialistes de la boîte épluchent tous les quotidiens, magazines et hebdomadaires du monde, des milliers de sites Web et parfois même le contenu des bulletins de nouvelles diffusés à la radio et à la télé, de Rio à Sydney.

Ensuite, ils font un tri. Et vers 8 h, les gens d'Influence acheminent au client (la grosse entreprise) un document compilant exclusivement les nouvelles pertinentes qui le concernent. Des articles sur des entreprises concurrentes, des scoops qui pourraient avoir un impact boursier ou d'imminentes crises à gérer en termes de relations publiques.

Ainsi, au moment de lire ces lignes, il est fort probable qu'un directeur des relations publiques chez Bombardier ait été mis au parfum de la rumeur répandue plus haut. Peut-être l'a-t-il ignorée, peut-être est-il présentement en mode "panique". Peu importe, l'engrenage fonctionne.

Mais les services d'Influence ne s'arrêtent pas là. Dans certains cas, les experts en relations publiques font appel à la firme pour développer des stratégies de communication d'entreprise. Quel serait le meilleur moment pour annoncer une mauvaise nouvelle? "Par exemple, dit Jean-François Dumas, 75 % des annonces de suppressions de postes se font pendant l'été afin de limiter l'impact médiatique au maximum." Pas fou...

Sans le réaliser, le président d'Influence m'a servi lors de ce dîner une belle leçon de lucidité: les médias ont peu de moyens face aux puissances en place.

C'est vrai. On a beau dire que les médias sont le 4e pouvoir, il en existe bel et bien un 5e: les relations publiques.

Croyez-le ou non, il y aurait quatre relationnistes pour chaque journaliste au Québec. Donc, quatre personnes payées à temps plein pour tendre ou cacher le "nonosse" à chaque chien de garde de la démocratie. Une armée d'experts travaillant dans l'intérêt de leur client (et non pas dans l'intérêt du public) qui, pour se défendre, peut compter sur des services de pointe comme ceux offerts par Influence Communication.

Clairement, dans l'engrenage médiatique, les relations publiques sont loin d'être un rouage insignifiant. Pour se livrer à la guerre de l'information, les grandes entreprises se sont dotées de blindés et de missiles SCUD. Les journalistes, eux, doivent se dépatouiller avec un couteau à patates. Au mieux, ils auront dans leur attirail une "source généralement bien informée".

Voilà pourquoi cette rumeur qui court à propos de Bombardier, d'un ingénieur musulman et du 11 septembre, n'ira pas plus loin. Car lorsque vous aurez terminé de lire cet article, le ouï-dire risque de s'être déjà écrabouillé la figure sur le mur opaque des relations publiques de Bombardier. De plus, si, dans le pire des cas, cette histoire avait un quelconque fondement, toutes les dispositions seraient prises pour qu'elle meure sur-le-champ.

Oui, l'engrenage fonctionne fort bien.

ooo

RADIO

Stéphane Archambault
Le chanteur du groupe Mes Aïeux se joint à Espace Musique (100,7 FM) pour une émission estivale, Ping-pong musical. Le concept? Chaque semaine, l'animateur reçoit un invité, et les deux se livrent à un face-à-face musical. Mara Tremblay ouvre la saison, dès le dimanche 2 juillet, à 16 h.
28 juin 2006, 10:46
Partout, partout, partout
 
Avez-vous l'impression de toujours voir les mêmes 10 vedettes québécoises partout? Etes-vous écoeuré? Moi aussi. Mais afin de vérifier l'impression, j'ai dressé une liste des endroits où l'on a pu voir le Fou du roi Dany Turcotte (une vedette choisie au hasard, je n'ai rien contre lui) au cours des 12 derniers mois... C'est hallucinant.
  • Août 2005: Passage de Dany à Bons baisers de France (SRC)
  • Automne 2005: Dany est le Fou du roi à Tout le monde en parle (SRC). Il sort du garde-robe en faisant des avances à André Boisclair.
  • Septembre 2005: Dany Turcotte visite Les Trésors de la Grange au Centre d'Art de Magog. Il est "émerveillé par les oeuvres créées par les artistes de la région".
  • Septembre 2005: Tous les vendredis, Dany remplace Véro le midi à Rythme FM.
  • 10 septembre 2005: Dany participe à un spectacle-bénéfice pour la Flash Fête d'Alma.
  • 11 septembre 2005: Dany est l'invité d'honneur de la Dystro-Marche, à Jonquière.
  • 15 septembre 2005: Passage de Dany à Les missions de Patrice (SRC) (où il est pris à son propre jeu).
  • 19 octobre 2005: Dany Turcotte est un juge invité au Match des étoiles (SRC).
  • 29 et 30 octobre 2005: L'émission 5 sur 5 s'intéresse aux coulisses de Tout le monde en parle (SRC).
  • 4 décembre 2005: Aux Gémeaux, Dany déplore la controverse autour du gala.
  • 8 décembre 2005: Dany se joint à l'équipe de Gai Écoute.
  • 17 décembre 2005: Pour Noël, Marc Cassivi de La Presse offre à Dany un nouveau placard. "Il avait plus de mordant avant qu'il en sorte".
  • 21 décembre 2005: Passage de Dany aux Francs-Tireurs (Télé-Québec) pour parler d'homosexualité.
  • 31 décembre 2005: Dany apparaît dans un bilan de l'année de l'émission Sortir (RDI).
  • Janvier 2006: Dans une entrevue au défunt journal MIR, Dany se décrit comme le "Che Guevara des fifis".
  • 5 janvier 2006: Passage de Dany à l'émission "Humour P.Q." (Canal D).
  • 22 janvier 2006: Dany est le Fou du roi à Tout le monde en parle (SRC).
  • 26 janvier 2006: re-rePassage de Dany à l'émission "Humour P.Q." (Canal D).
  • 28 janvier 2006: Dans un article sur 50 trucs pour prendre soin de soi paru dans La Presse, Dany confie qu'il aime faire son propre bois de chauffage.
  • 1er février 2006: Dany fait de la danse latine au Match des étoiles (SRC).
  • 9 février 2006: Dany confie qu'il haïssait Bobino à Ici Louis-José Houde (SRC).
  • 12 au 21 février 2006: Dany grimpe le Kilimandjaro au profit de CARE Canada.
  • 2 mars 2006: re-re-re-Passage de Dany à l'émission "Humour P.Q." (Canal D).
  • 27 mars au 2 avril 2006: Dany est en nomination pour les Flash d'Or dans la catégorie "Personnalité que vous aimeriez voir entartée".
  • 21 avril 2006: Dans le journal Métro, Dany confie qu'il est un maniaque du bac vert.
  • 26 avril 2006: Dany joue en reprise dans les Francs-tireurs (voir 21 déc. 2005).
  • Depuis le 1er mai 2006, Dany anime La petite séduction (SRC).
  • 2 mai 2006: Dany joue un financier pas catholique dans Caméra café (TVA).
  • 4 mai 2006: Dany visite La fosse aux lionnes (SRC).
  • 8 mai 2006: Portrait de Dany Turcotte dans La Presse, Le Soleil, Le Droit et sur Cyberpresse.
  • 30 mai 2006: Passage de Dany à Des squelettes dans le placard (SRC).

27 juin 2006, 3:44
Du bison au wapiti
 
Moi qui aimait tant la viande de bison, voilà que j'apprends, ô malheur, qu'il s'agissait de viande de wapiti! C'est décidé, ce soir je vais manger dans le quartier chinois, dans un restaurant qui a au moins la décence d'appeler un chat, un chat...
27 juin 2006, 9:32
Le petit chaperon rouge, version Claude Poirier
 
Après la version du petit chaperon rouge d'Alexandre Dumas. Tel que promis, la réplique de Claude Poirier. À lire en roulant ses "r"...
Au niveau de l'affaire du petit chaperon rouge, Pierre, j'ai reçu un appel aujourd'hui de Gilles, un bûcheron qui dit avoir aperçu la jeune fille un peu avant qu'elle manque à l'appel hier après-midi. Il dit avoir été témoin oculaire d'une conversation qu'il aurait entendue entre le chaperon et le Loup, dans la forêt, et même, Pierre, qu'il y aurait eu, effectivement, une sorte d'entente entre les deux individus avant que le drame soit perpétré. Est-ce qu'on pourrait penser à une complicité ou à un pacte entre le Loup et le Petit chaperon rouge? Ça ressemble beaucoup à une autre histoire. Souvenez-vous en 1977, l'affaire Marion à Sherbrooke, la séquestration interminable de Charles Marion dans une prison souterraine. J'avais été appelé à intervenir là-dessus. À un moment donné dans cette histoire-là on avait parlé d'une possible complicité entre Marion et ses ravisseurs, une preuve absurde que le juge n'a pas retenu de toute façon. Alors c'est pour dire qu'au niveau des faits, quand les choses deviennent émotives comme c'est le cas dans l'histoire du Petit chaperon rouge, il faut éviter de tomber dans les rumeurs qui peuvent endommager sérieusement le deuil des familles. 10-4

26 juin 2006, 10:56
All You Need Is Cash - Réponse de Pierre F. Brault
Sur son blogue, Richard Martineau a publié un message de l'ex-Beau Dommage Robert Léger à propos de ces artistes "qui se vendent" à la publicité. Il se trouve qu'une campagne de Rogers a cours ces jours-ci, et qu'elle utilise les droits d'une chanson de Passe-Partout, L'été c'est fait pour jouer. L'homme qui a composé la chanson il y a presque 30 ans, Pierre F. Brault, répond à Robert Léger en exposant son point de vue...
«C'est faci-i-i-i-i-i-i-i-i-i-le !» (Tite toune « Passe-Partout » : air connu.) «On peut me monter sur la tête mais, on ne me montera jamais sur le cerveau» (Victor Hugo) Non, mais! Hormis le traitement musical et vocal plutôt poche qu'on a réalisés lors de la production d'une pub récente qui a utilisé une chanson de Passe-Partout, chanson à saveur estivale que j'ai eu l'occasion de composer voilà bientôt 30 ans, l'insertion de mon oeuvrette pour cette publicité semble faire l'objet de critiques d'ordre métaphysique qui me chicotent et me titillent la fibre révolutionnaire. J'aimerais donc poser ici une question qui me semble de bon aloi, à toutes ces bonnes âmes sensibles : à la fin d'une carrière de pigiste (entendez de travailleur très autonome), n'est t'il pas normal de tenter d'assurer sa survie (et je parle bel et bien de. survie) quand bien même son vécu artistique antérieur serait employé à des fins dites commerciales ? TOUT n'est il pas commercial en ce bas monde et ce, depuis toujours? « J' te donne une toune, tu m' donnes des sous » (Autre air connu) Mais. à qui donc appartient le produit-fruit de ce travailleur dit si joliment autonome ? Voyons voir. Certains CowBoys plutôt Fringants présentent, à l'occasion, des spectacles qu'ils ont la bonté d'intituler : « Hommage à Pierre F. Brault ». J'en suis fort ravi. Et j'apprécie grandement leur clairvoyance. Yesss ! En assistant à quelques unes de ces manifestations plutôt publiques, j'ai pu constater que BEAUCOUP d'honnêtes citoyens connaissent et chantent les nombreuses mélodies que j'ai composées pour les séries Passe-Partout, série télévisuelle longtemps décriée par ailleurs par ceux qui «savent». Les salles sont pleines à craquer (CowBoys Fringants aidant évidemment), on vend des tonnes de broue et autres aidant naturels et, ainsi, tout le monde, il est content, content. Tout le monde ? Peut-être pas ! Comme rétribution pour l'utilisation d'environ deux heures de musique, lors de chacun de ces évènements, l'heureux compositeur, dont on utilise ladite Ouvre reçoit environ (êtes-vous prêts pour le choc ?) une dizaine de beaux dollars canadiens (pensons-y : environ MILLE SOUS !!!), plusieurs mois plus tard, quand ce n'est pas l'année suivante. Mais, bon, mon petit coeur de compositeur bat plus vite, mes glandes lacrymales s'en donnent à coeur-joie étant donné que je crois réellement que le rôle de l'artiste que je suis toujours est de communiquer. Et je peux constater, modestement, que c'est chose faite dans mon cas. Il me semble que peu d'êtres ont la possibité d'accéder à cette grande pertinence dans la vie et je peux donc remercier mon père, ma môman, mon oncl' René ainsi que. Paul de Margerie, de m'avoir encouragé à poursuivre une carrière de compositeur. Ce n'était pas rien d'entreprendre de gagner sa vie au moyen d'une profession dite artistique à la fin des années cinquante. J'ai fait ce que j'avais à faire. Du mieux que j'ai pu. Et. je continuerai tant et aussi longtemps que mon petit cerveau (sur lequel il est impossible de monter, voir plus haut) me le permettra. Je peux donc mourir en paix avec mon moi-même lorsque mon temps sera bientôt venu. Mais, revenons à nos moutons à cinq pattes. Qui exploite qui ? (Et je ne parle pas des CowBoys Fringants, il va sans dire.) J'apprends que Miss Passe-Partout est en colère, dixit un journaliste du Journal qui se dit de Montréal et que le Cardinal Léger y va itou de son refrain sensibilisateur de bonnes consciences, ailleurs. Et que dire de ces autre bien pensants de notre si juste société qui semblent croire qui les «Sous» (Mosus de mosus!, on n'est même pu capable d'appeler les choses par leur nom, fausse modestie obligeant) tombent de notre beau ciel pollué par les bonnes intentions de tous acabits. Pensons donc un peu à un Beethoven qui vendait la même oeuvre à des éditeurs différents, ou à Mozart qui était obligé de composer des musiques pour un péteux de Prince Électeur ou bien à Shostakovich qui se devait de suivre la ligne du « parti » dans l'élaboration de ses symphonies et encore à Bartok dont les amis se cotisaient afin qu'il puisse manger et poursuivre son oeuvre à la fin de sa vie. Naturellement, je ne prétends, en aucune manière, à une relation quelconque avec leur grandeur artistique mais, je trouve ici la même bêtise que celle qui a accompagné la vie de la plupart des créateurs et ce, depuis toujours. On adule un jour et on jette le lendemain. Kleenex generations. On veut des «Pôpas» comme chefs d'État et des créateurs « Purs-purs » afin d'avoir des têtes sur lesquelles on fesse à tour de bras sans réaliser qu'on est soi-même responsable de toute la médiocrité qui nous entoure et nous habite perpétuellement. Ô Hypocrisie, je Te révère ! Ô sublimes Croisés de l'Aria pur, je Vous rends hommage !!! À ce que je sache, TQc doit bien devoir faire la promotion de quelques produits tous aussi intéressants les uns que les autres pendant une diffusion des « Francs-tireurs », par exemple, afin que le citoyen moyen puisse avoir accès à ce véritable forum des idées, évidemment dénué de toute démagogie, qu'est ce spectacle la plupart du temps imprégné de la pensée du Juste. Non ? Alors, c'est quoi le problème ? Chasteté artistique obligatoire ? L'artiste doit souffrir pour créer ? Crève vite mon tit-pit ? On te fera des belles funérailles. Maudite marde! Foutez-nous la PAIX, bordel ! -Pierre F. Brault, compositeur

26 juin 2006, 10:24
Da Vinci Code: plus cap'
 
Je vous disais que j'en avais officiellement marre de la folie du Da Vinci Code? Un nouveau livre surfe encore sur la vague: le Gay Vinci Code. Mon petit doigt me dit que c'est probablement très mauvais. Et, non, je n'irai pas jusqu'à l'acheter pour vérifier. Car j'ai pour ainsi dire une vie... Un résumé:
Qui a tué le conservateur du Musée des Arts et traditions Homosexuels ? Quel terrible secret cachait-il ? Et pour qui travaille la drag queen tueuse qui terrorise les saunas, les bars à moustaches et le KFC des Halles ? Charlus Glandon, spécialiste mondial des icônes gays, et son neveu Cédric, jeune journaliste à Tutêt, se retrouvent au coeur d'une palpitante enquête à la recherche d'un des plus grands mystères de tous les temps. Et si Léonard n'avait pas tout dit aux Américains ? Le plus grand secret de l'humanité serait-il caché dans une chanson de Dalida ? Homophile pratiquant, hétéro de progrès, homophobe bourru(e) ou simple citoyen (ne) sans opinion... Chacune et chacun sera forcément emballé(e) par ces folles aventures à travers le Gay Paris dont cet irrésistible polar révèle les plus hilarants dessous.

26 juin 2006, 12:10
Le petit chaperon rouge, version Alexandre Dumas...
 
Si Alexandre Dumas, le célèbre journaliste aux faits divers de Radio-Canada, maintes fois accusé d'usage abusif d'adverbes, avait écrit Le petit chaperon rouge de Perrault, ça aurait pu ressembler à ceci...
Les policiers du SPVM rapportent que la fillette, venue possiblement d'un village voisin et que des témoins prétendent avoir vu arborant un chaperon rouge, se serait présentée à la résidence de sa mère-grand, vers 13h40 hier en après-midi, sur demande de sa mère qui lui aurait demandé d'aller porter à cet endroit, a-t-on appris, quelques galettes et un petit pot de beurre. C'est la dernière fois que l'on reverra la jeune fille que l'on soupçonne d'avoir été victime d'un coup monté de la part d'un Loup, lequel aurait confondu l'enfant en empruntant la voix et l'habillement de la mère-grand, une deuxième victime qui reste à être identifiée; un habile subterfuge qui eût tôt fait de jeter, selon toute vraisemblance, la jeune fille dans la gueule du Loup. La faim, plus que les barbituriques, serait en cause dans ce malheureux drame familial qui a fait deux innocentes victimes. Les enquêteurs sont toujours sur la piste du présumé Loup, connu des milieux policiers, qui fait face à deux chefs d'accusation pour homicide volontaire. Alexandre Dumas, Radio-Canada, Montréal...
Demain, je vous fais la version "Claude Poirier"...
23 juin 2006, 4:54
Chats hitlériens
 
Trouvé sur le blogue de Nicolas Langelier. Un blogue dédié aux chats qui ressemblent à Hitler...
23 juin 2006, 2:10
Le poids des nouvelles - 3
Hier je vous parlais d'une équation, pour déterminer le poids d'une nouvelle (nb de morts divisé par nb de kilomètres qui nous sépare du lieu du drame). Je lis en page 66 du livre Le métier de journaliste, de Pierre Sormany (Boréal) que cette équation a un nom: la loi kilométrique de la mort.
[...] plus la distance entre un accident et le média est grande, plus le nombre de mort doit être élevé pour que l'information trouve place dans ce média. En fait, on peut dire que l'importance de toute information varie en fonction inverse de la distance, géographique ou affective.
Et il poursuit plus bas...
[...] le critère d'intérêt, tel qu'il est défini ici, relève davantage du marketing que du jugement journalistique; il ne faut pas confondre en effet l'intérêt du public à lire une information avec la notion... d'intérêt public!

22 juin 2006, 4:02
Une mascotte pour TVA
 
J'allais oublier la nouvelle mascotte de TVA à Québec! Selon Richard Therrien, dans Le Soleil ce matin...
Au risque de se tourner en ridicule, TVA-Québec a maintenant son représentant de peluche. Et la station offre, tenez-vous bien, deux nuitées à Montréal à celui ou celle qui lui trouvera un nom. L'animal pourvu d'antennes et arborant les couleurs de TVA rencontrera le public demain aux Galeries de la Capitale, de 13 h à 17 h. Soyez gentil avec lui.
Pour le nom, j'ai ma suggestion: Wilfred. (Ah non c'est vrai, une autre créature de TVA porte déjà ce nom...) Bon ben, dans ce cas: Jérémy. * À mon avis, la bibitte devrait aussi animer les nouvelles de fin de soirée à TVA... Ce serait tellement plus gai!
22 juin 2006, 12:01
Le poids des nouvelles - Une équation
Le Québec en entier (en tout cas, je suis allé à Montréal et à Québec aujourd'hui et les conversations étaient les mêmes) se pame pour trois potins d'un insignifiance dont-je-ne-trouve-point-d'adjectif-assez-fort-pour-souligner-l'immensité. Et j'ai nommé: 1) Madonna qui fait pas tata à ses fans. 2) Théo qui bécotte Paris Hilton 3) Le vidéoclip de Jacques Villeneuve Pendant ce temps, je suis allé dîner hier avec un type fascinant dont je vous parlerai dans une prochaine chronique Médias. Il m'a appris une formule mathématique servant à déterminer le poids d'une nouvelle. Ce qui répond en partie je crois à une interrogation d'un lecteur à propos de mon récent billet sur le sujet. L'équation Pour calculer l'importance (ou le poids médiatique) à accorder à un drame, divisez le nombre de kilomètres qui nous sépare du lieu du drame par le nombre de morts. Ainsi:
  • Le séisme de Java (Indonésie) du 27 mai dernier a fait plus de 5800 morts. Distance de Montréal: 15630 km. Poids de la nouvelle: 2,69
  • Une personne périt dans un incendie à Roxton Pond. Distance de Montréal: 80 km Poids de la nouvelle: 80
Tirez-en vos propres conclusions... Mise à jour Éric Taillefer, le grand boss du site Internet du Voir, m'envoie un message me disant que l'équation plus haut devrait être inversée (nb de mort divisé par nb de km)...
Si tu veux que le résultat soit plus petit si c'est plus loin, alors la distance doit être le diviseur; exemple: -si 100 personnes meurent à 100 km ça donne 1 -si 100 personnes meurent à 10,000 km ça donne 0,01 Donc mon équation fonctionne: plus c'est loin, moins la mort de 100 personnes n'a d'importance... P.S. J'ai une maîtrise en mathématiques!
Bon allez, je l'avoue, je ne suis pas très fort en chiffres... Merci Éric!
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