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30 mars 2006, 12:00

Bilan des morts

À TVA, la comédie Km/h disparaît après huit ans de loyaux services (le mardi 4 avril, 20h). Deux autres séries trop chères à entretenir font de même: Vice caché (le mercredi 5 avril, 21h), Un homme mort (le jeudi 6 avril, 21h). Ne vous étonnez pas si celles-ci se concluent sur une note intrigante. Les producteurs avaient prévu des suites à leurs histoires. Il n'y en aura pas.

À TQS, la meilleure série de la chaîne, 3 x rien, fait ses adieux avec le mariage d'Alex (le mercredi 5 avril, 19h30).

En raison des Jeux olympiques, l'arrivée du printemps est plus tardive à Radio-Canada. La famille Bougon tirera néanmoins sa révérence le 17 avril, tout comme Minuit, le soir. Casino jouera sa dernière carte le 3 mai.

LE PRINTEMPS, SAISON DU RENOUVEAU

On se souviendra peut-être de l'hiver 2006 comme étant celui où la télé québécoise nous a donné les dernières séries à gros budget. Les grands réseaux ne veulent plus payer pour des histoires coûteuses qui rallient "à peine" un million de téléspectateurs. Dommage. Pour avoir une télévision de qualité désormais, les producteurs devront user de créativité (budgétaire).

La Chambre no 13

De la créativité, c'est d'ailleurs ce que l'on trouve dans La Chambre no 13. Dès lundi, cette série "de genre" remplacera Rumeurs à Radio-Canada.

La trame est simple: le tenancier de l'Hôtel de la Falaise (Pierre Lebeau) aide un détective (Raymond Cloutier) à retrouver la mémoire en lui racontant des histoires qui se sont déroulées dans sa fameuse chambre no 13. À chaque épisode, une atmosphère différente, qui nous fait passer du drame fantastique à la comédie noire. Aussi, des personnages singuliers: un tueur à gages en réflexion sur le sens de sa vie (brillamment interprété par Jean-Pierre Bergeron), un homme qui rapetisse mystérieusement, deux "ti-culs" en fuite...

Chose rarissime, la série est produite et tournée à Québec. Autre originalité, chacun des dix épisodes est scénarisé et réalisé par de jeunes créateurs. Et pas les moindres: Éric Tessier et Patrick Sénécal (Sur le seuil), Louis Bélanger (Gaz Bar Blues), Ricardo Trogi (Horloge biologique), Jean-François Rivard (Les Invincibles), Frédéric Ouellet (Grande Ourse). Forcément, une telle richesse de talents vaut le détour.

La Chambre no 13, à Radio-Canada, le lundi 3 avril, 19h30

ooo

DANS MA TÉLÉ...

Rendez-vous avec la mort de Kennedy

Une autre théorie entourant l'assassinat de John F. Kennedy. Le régime de Fidel Castro aurait-il été lié à la mort de l'ancien président américain? Des témoins jettent un éclairage nouveau sur un des grands mystères du XXe siècle.

RDI, le jeudi 30 mars et le vendredi 31 mars, 20h

Toute une soirée avec Frank Sinatra

Un documentaire en primeur portant sur les relations entre la mafia et Frank Sinatra. Il sera suivi de la version de 1962 du drame d'espionnage The Manchurian Candidate, mettant en vedette le célèbre crooner.

ARTV, le samedi 1er avril, 21h

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Shirley Noël a dit :

La télé devient de plus en plus poubelle, et recyclée...

Je n'en reviens tout simplement pas de voir à quel point on s'en va vers une télé poubelle. Les télé-réalités prennent toutes la place. Ça ne coûte pas cher, les gens sont inconnus et cherchent la gloire, mais pour nous téléspectateurs, ça ne vaut pas cher. Je n'écoute presque plus la télé, tellement je n'y trouve plus mon compte. Et pourtant, je regarde la télé en anglais aussi. Mais nous suivons la tendance lancée par les américains depuis plusieurs années. (Pour ceux qui disent ne pas aimer les américains, je trouve qu'on suit souvent leurs tendances avec 5 ou 6 ans de retard).

ALors, pour moi, perdre Vice caché, c'est épouvantable. C'est une des meilleurs séries que j'ai jamais vu à la télé, toute langue et pays confondue. C'est intellectuel, c'est rapide comme intrigue. On ne niaise pas sur les dialogues. Il s'en passe des choses dans une émission. Et on se fait souvent surprendre par la suite des événements. Je trouve ça stupide de laisser tomber ce genre d'émission pour nous mettre des traductions américaines comme LOST ou des SOS Beauté, ou des émissions de rénovations.

À quant le canal spécialisé comme HBO, où on pourra payer, mais pour voir quelque chose d'intéressant. Ça fait au moins 10 ans que ça existe au States, ça devrait arriver chez nous bientôt...

# 30 mars 2006, 15:30

Michèle Tremblay a dit :


Le concept de chambre 13 me paraît fort alléchant et j'ai bien hâte de satisfaire ma curiosité quant à cette série.

De ce que j'en ai entendu à la radio de Radio-Canada, il m'est resté une vague impression de "Twilight Zone", émission dont je suis férue.

Il faut dire qu'avec des scénaristes tels que Ricardo Trogi et Louis Bélanger, ça promet d'être intéressant...

# 30 mars 2006, 15:34

Sylvain Pichette a dit :

Quelle est la formule?

Il y a quelques semaines, un article du journal Voir nous parlait d'un système informatique qui pouvait déterminer si un film serait un succès ou un échec. Nos réseaux de télévisions auraient-ils acheté ledit système? Sinon, les dirigeants, qui possèdent la Vérité et la Science Infuse, contrairement à nous, pauvres auditeurs stupides, peuvent-ils nous dire quelle formule utiliser pour savoir si une série doit continuer ou arrêter? Y aurait-il un ratio coût / téléspectateurs à respecter? Si oui, lequel?

Je peux comprendre que des auteurs arrêtent d'écrire un téléroman ou une série s'ils sentent venir le manque d'inspiration ou s'ils se rendent compte qu'ils tournent en rond (ou sentent qu'ils vont le faire): c'est un signe de respect pour eux-mêmes, les comédiens, les techniciens et leur public. Même si ça peut nous fustrer, nous aimons mieux qu'ils partent en pleine gloire plutôt que de se rappeler des mauvais souvenirs parce qu'ils auront étiré la sauce.

Mais quand une série s'arrête parce que nous ne sommes qu'un million d'auditeurs à écouter une série (le Canada anglais serait content d'en faire autant), je voudrais rappeler que nous ne sommes qu'environ 7 000 000 de Québécois, et qu'on y trouve des anglophones et allophones qui ne parlent pas français, ni ne le comprennent, et des bébés qui n'écoutent pas la télévision.

À la fin d'"Un Homme Mort", allons-nous savoir qui est l'assassin? S'il devait y avoir un meurtre par saison, sûrement. Mais si l'enquête devait se prolonger pendant quelques années, nous ne le saurons pas à cause d'une décision administrative.

Ceux qui, comme moi, écoutaient le "Bleu du Ciel" de Victor Lévy-Beaulieu sommes frustrés de ne pas savoir de ce qui est arrivé après la chute de la jeune droguée. Vive le respect des diffuseurs envers les auditeurs!

# 30 mars 2006, 17:28

Claude St-Jean a dit :

Detect inc et les autres

Vous vous souvenez de ce commentaire qu'avait eu Claude Meunier suite au quasi échec de sa série DETECT INC?

Il avait bien raison. Les cotes d'écoutes sont entrain de détruire une grande partie de notre télévision. Des séries à gros budgets sont souvent celles qui vont permettre à un réseau de télévision d'aller chercher le fameux MILLION de cote d'écoute.

Mais après les succès magistraux de "Star Académie" et de "La petite vie", les réseaux sont ils trop gourmands?

Est-il possible de regarder une excellente série (vice caché) et d'espérer en voir la suite?

J'en doute fort mes amis.

Nous en sommes réduits à doubler des séries Américaines ou Hispaniques en raisons des prix exorbitants de nos propres séries Québécoises.

Dommage, car notre télévision réflétait bien ce que nous étions; Nous étions différents du Canada Anglais par notre programmation télévisuelles. Nous regardions "NOS" comédiens évoluer dans une série "QUÉBÉCOISE".

Nos soirées étaient beaucoup plus axées sur notre culture distincte que ce à quoi nos réseaux tendent à diffuser ces années ci.

L'assimilation commence aussi par les émissions de télévision...

# 30 mars 2006, 17:29

Steve Boisvert a dit :

La chambre numéro 13...

Oui c'est vrai la télé de RADIO-CANADA est un peu radine et je dirais que nous ne devrions en aucun cas être surpris de sa décision de stopper le financement des séries télés qui ne rapportent qu'un maigre million d'auditeurs puisque c'est une télé d'état. Cette état de fait est la réponse à tout les questionnements que nous pourrions avoir sur les décisions douteuses de cette télé.

Ce n'est pas un secret de polichinelle pour personne que l'état cherche à gratter partout dans tous les ministères. Ils se mettent même à vendre des montagnes touristiques à des entreprises privées. Alors de voir une série comme UN HOMME MORT ne pas avoir de suite, sutout avec une fin laissée en suspend, est désolant mais prévisible. En fait l'état est gérée maintenant comme une entreprise avec un propriétaire véreux qui veux faire le gros lot mais en calculant les investissements comme des dépenses...

Que reste t'il comme choix, c'est içi que ça devient intéressant. Couper le volet divertissant et se lancer que dans le volet éducatif... (pour le résultat, ça reste à voir), ou bien tenter d'aider de jeunes artisants à faire leur place dans le monde hyper-compétitif qu'est le monde de la télévision. En finançant une série comme LA CHAMBRE NUMÉRO 13, la société d'état vient à mon avis de faire la part belle à bien d'autres diffuseurs qui vont de séries abrutissantes (comme le sont plusieurs réalité-show) ou séries de radio-télévisée.

Un baume pour la jeunesse scénaristique québécoise. Créativité et originalité seront à l'honneur avec ces dix épisodes que compte la série. Un moment pour prouver que parfois, ce n'est pas seulement l'expérience dans le métier qui peut être garant de succès mais aussi simplement soit-il l'imagination de jeunes créateurs et ce évidemment à moindre frais... Restera à savoir si la société d'état ouvrira les mannes lorsqu'un de ces jeunes scénaristes présentera un projet d'envergure pour une nouvelle série...

# 30 mars 2006, 17:35

Patrick Giguère a dit :

Un memento québécois?

J'ai bien hâte de voir ce que nous réserve cette Chambre 13 dont on entend parler depuis quelques temps. L'idée de base nous rappelle l'excellent Memento mais j'espère qu'elle n'en est pas une copie quand même. Ce sera sans doute très suivi, surtout qu'il risque de ne plus y avoir bien d'autres options au petit écran ce printemps. À tous le moins, la brochette de réalisateurs que vous énumérez ici nous remplie d'espoir.

D'ici là, on pourra voir comment les Américains se déculpabilisent en mettant la faute sur le dos de Castro pour l'assassinat de Kennedy. Ingénieux non?

# 30 mars 2006, 17:48

domenico micheletti a dit :

L'invasion barbare des américaines

Nous voilà de retour 20 ans en arrière. À cette époque, Radio-Canada diffusait Dallas en pleine heure de grande écoute, TVA (ou plutôt Télé-Métropole) achetait des sitcoms américaines mal traduites et TQS passait films américains après films américains à sa première année d'existence.

La réalité des canaux spécialisées et de la fragmentation de l'auditoire coupe en effet dans les revenus de nos télédiffuseurs généralistes. Pour demeurer rentable, les télédiffuseurs n'auront juste plus le choix : ils devront se retourner vers les produits américains. Une émission comme Desperate Housewives, qui coûte des millions à produire, est vendu à un prix dérisoire à Radio-Canada. De son côté, la société d'état obtient des cotes d'écoutes satisfaisants pour le 25 000$ investi, ce qui se répercute en revenu très élevé en publicité.

Si le profit d'une telle acquisition est investi dans les séries locales, le processus vaut la peine. Le hic, c'est que le taux de rentabilité d'une émission américaine est tellement élevé qu'il peut être tentant, surtout pour des réseaux privés, de remplir les ondes d'émissions américaines aux limites des quotas imposés par le CRTC. Un peu comme Global et CTV font déjà. Il suffit de remplir le reste des heures d'émissions très peu coûteuses, comme des vieilles séries déjà payées, des nouvelles ou des quiz dans des décors en carton-pâte et oubliez la dramatique locale.

Malheureusement, il n'existe pas de solution simple à cette problématique. On peut forcer les généralistes à continuer de produire des dramatiques chers, le gouvernement peut investir plus dans les séries lourdes mais il est peut probable que ça arrive. Alors, habituez-vous à voir des Lost-Perdus, Desperate Housewives-Beautés désespérées, Extreme Makeover-Les anges de la rénovation, The Swan et autres succès américains sur nos écrans.

# 30 mars 2006, 18:10

Michèle Bourgon a dit :

Féroce compétition...

Oui, pour certaines émissions, c'est vraiment dommage. Les gens d'ici ont prouvé qu'ils étaient capables de qualité. Les émissions nous ont captivés, ont cerné les valeurs québécoises. Les comédiens sont extraordianaires. Pour celles-ci, leur disparition m'attriste. Pour les Bougon, admettons que je n'aurai pas grand peine. J'avais plutôt honte de l'intérêt accordé à cette supposée bonne émission. D'ailleurs, ils ont terminé bellement. Depuis les deux dernières semaines, on nage dans la...gadoue...Minuit le soir fut pour moi une fort agréable surprise. Je me suis attachée aux personnages. Les textes étaient solides de même que l'interprétation. Le danger vient des séries américaines. On a beau fustigé Bush, le mode de vie américain, on n'en demeure pas mois accro au rythme de leurs téléséries. Ils ont les budgets pour bien produire. L'effet pervers est que l'on s'américanise sans le savoir. Insidieusement. Et surtout que l'on met au chômage de merveilleux comédiens et des scripteurs géniaux. Quel dommage!

# 30 mars 2006, 18:13

Charles Fréchette a dit :

L'été, c'est fait pour être dehors!

Des séries qui disparaissent... Et puis alors?!!! L'été c'est fait pour être dehors!

Vous en avez profiter cet hiver pour accumuler des heures et des heures de belles histoires racontées, votre divan a pris assurément la forme de votre derrière et voux avez accumulé les idées intéressantes de lecture... avec le ménage du printemps, c'est l'heure de se renouveller! Tout comme la programmation du petit écran!

Sortez dehors, vivez vos propres histoires, vivez votre vie! Par la suite, partagez vos aventures avec vos ami(e)s, encouragez l'interaction! Soyez le protagoniste de votre divertissement! Et si vous êtes du type plus tranquille, redécouvrez votre balcon et le plaisir de se changer les idées à son goût, à son rythme, avec des milliers de lectures possibles!

Bref, "décablez"-vous! Pour la saison...

# 31 mars 2006, 08:33

Yvon Turcotte a dit :

Soumis et obéissant

Même aujourd'hui on entend encore la fameuse question: Que faisiez-vous au moment de l'assassinat de Kennedy? C'était en novembre 1963. Maman était atterrée. Selon elle Jackie était une femme forte, mais comme bien du monde elle ne savait la pauvre que John avait une maîtresse à chaque escale qu'il faisait.

Et puis il y a eu cette autre question fondamentale, quel est le film qui a été visionné le plus souvent au cours de l'Histoire. C'est l'instant fatidique où l'on voit la tête de Kennedy basculer vers l'arrière et Jackie qui se jette par-dessus.

A l'époque où les technologies des médias n'existaient pas encore, il est quand même ahurissant de voir les méthodes de l'information de ce temps-là. Je ne sais pas si je devrais écrire cela, mais je suis persuadé qu'on est loin d'avoir exploité tous les aspects de cet assassinat politique. Kennedy a été super idéalisé et il est certain qu'il passera à la postérité.

Aujourd'hui avec le recul et avec tous les scandales mis à jour par et à cause de ce tragique accident, il est à se demander si l'impact est toujours le même. Les reportages prétendent nous apporter quelque chose de nouveau. Ce ne serait qu'une répétition pour conserver l'audimat, puisque ici il semble que les chaînes de télé veulent mettre la hache dans les programmes. Je reviens toujours à cette maudite performance où il faut coûte que coûte présenter l'inédit, le formidable, le sensass, le foudroyant! A force de seriner des litanies on les apprend par coeur mais on finit par ne plus y croire.

John F. Kennedy était l'idole de l'Amérique. Je suis certain que maman n'aurait jamais crû toutes les sornettes qu'on à dit sur lui. Elle l'idolâtrait et lui vouait un culte sans borne. Obsédée par une guerre mondiale éventuelle, elle se plongea alors dans une atmosphère quasi mystique alors qu'elle nageait déjà dans l'eau bénite. Maman n'était pas naïve, mais ses superstitions faisaient frémir. J'étais soumis et je lui obéissais. Hélas! Hélas! Hélas!

# 31 mars 2006, 08:40

Richard Marenger a dit :

le mystère Kennedy

Il y a un mystère encore plus grand que celui de 'comment on met le caramel dans la Caramilk' et c'est bien celui entourant la mort à Dallas du président John Fidgerald Kennedy .

Je me souviens encore de ce 22 novembre 1963 quand le 'principal' entra dans notre classe de 6 ième année pour nous dire que Kennedy venait d'être assassiné . Nous ne savions pas vraiement qui était ce Kennedy mais la psychose de la guerre atomique revint en force , car cela ne pouvait qu'être le coup des Russes ou des Cubains .

On arrêta bien vite un ex-Marine , communiste , marié en URSS avec une Russe qui aurait réussit l'exploit d'abattre une cible mouvante avec une carabine miteuse et qui fut lui aussi abattu à son tour par un tenancier de bar associé à la MAFIA . Bien vite on parla de complot , on nomma une commission d'enquête qui ne fit pas vraiement la lumière .

On a souvent parlé de ces témoins qui sont morts dans des circonstances mystérieuses , ce qui contribue à épaissir le mystère . Un peu tout le monde a sorti sa théorie et présenté des nouvelles preuves allant jusqu'à mêler la pègre de Montréal au complot .

La question que tout le monde se pose est de savoir si le gouvernement américain connait l'assassin et qu'il cache cette information . Les spéculations sont lancées : Russie , Cuba , MAFIA , Lyndon B Johnson , Lobby des armes , etc etc etc .

# 31 mars 2006, 08:43

Julien Boulanger a dit :

La télé a une nouvelle réalité

Malheureusement, le temps des téléséries québécoises tire à sa fin. Les réseaux de télévision n'ont plus le budget pour concurrencer les émissions de télé-réalité(Loft Story, Star Ac, Occ. Double) et les télé-séries américaines (24, Lost, Desperate Housewives). Les premières attirent une audience curieuse et payante tandis que les droits sur les deuxièmes ne coûtent presque rien par rapport à une émission d'ici.

Pour les producteurs, ce sera de plus en plus difficile de survivre et en plus de la télé-réalité qui fait de gens normaux des vedettes, on devra encaisser de plus en plus de talk-shows qui nous montreront d'autres vedettes.

La solution pour l'auditeur, c'est probablement de prendre un virage en anglais (vive la francophonie) afin de profiter de plusieurs séries originales et de vendre les punch aux gens d'ici. Peut-être qu'à partir de ce moment les diffuseurs vont recommencer à produire des émissions. Il y a aussi la solution de délaisser le téléviseur pour faire autre chose, ce qui serait certainement profitable...

Mais pour l'instant, pleurons l'agonie des télé-séries québécoises. Adieu Germain, je vais en prendre une frette avec toi pour une dernière fois !

# 31 mars 2006, 09:00

Yvon Savoie a dit :

De la disparition des séries lourdes

Si TVA n'a plus les moyens de diffuser des séries lourdes, il ne restera que la SRC pour le faire. Résultat : la télévision sera encore d'avantage remplie de mauvaises traductions de reality shows américains et des reprises, encore des reprises. Serait-ce que l'industrie se porte mal ? Pas financièrement en tout cas. Selon les chiffres de la dernière année : 4 % de plus en chiffre d'affaires et 4 % de plus en profit pour la moyenne de l'industrie.

Quand la quête du profit dicte la grille-horaire, la qualité n'est pas nécessairement au rendez-vous.

Dommage, notre télé produisait justement des choses intéressantes.

# 31 mars 2006, 09:03

Claude Perrier a dit :

Un défi captivant

Ainsi donc, la production télévisuelle locale arrive à la croisée des chemins. La tirelire sonne creux et les convives risquent de rester sur leur faim. Les auditoires sont de plus en plus disséminés, chacun zappant à qui mieux mieux dès que se pointe une publicité vue et revue au point d'irriter illico. Les temps ont bien changé depuis l'époque où une petite poignée de chaînes proposait un choix limité, via une réception souvent un peu floue qu'un fréquent ajustement des oreilles de lapin ne parvenait pas toujours à stabiliser. Aujourd'hui, on veut constamment vérifier si le gazon n'est pas plus vert chez le voisin. Et on zappe, encore et encore.

Pourtant, n'est-il pas dit que c'est souvent derrière une grosse difficulté que se cache une formidable occasion? Tandis que tous se butent à l'obstacle, le petit futé y verra pour sa part la chance de tirer son épingle du jeu. La situation qui prévaut actuellement s'avère en fait un défi captivant et, de la confusion, surgira bientôt une nouvelle approche. Encore un peu, ça vient. La table est mise, les convives sont en appétit. De nouveaux chefs s'affairent au-dessus des marmites et tous seront copieusement servis. Vous voulez un petit aperçu de cette nouvelle cuisine? Allez faire un tour du côté de Canal Évasion. Ça vous donnera un avant-goût...

# 31 mars 2006, 13:30

Jean-Philippe L'Heureux a dit :


Autant que le cinéma québécois gagne en popularité, la télévision, elle, en perd continuellement.

Pourquoi est-ce que la télévision québécoise ne peut pas faire des séries telles que les séries de HBO (Sopranos, Six feet under, etc.)? Pourquoi doit-on toujours faire confiance à des auteurs tels que Réjean Tremblay ou Fabienne Larouche, qui ne font que répéter toujours les mêmes histoires, avec des personnages sans queue ni tête?

Les bonnes séries humoristiques s'en vont pour laisser place à des navets qui ne dureront même pas une saison par exemple, un homme mort. De plus, lorsqu'une télésérie fonctionne bien la première saison, soit qu'on la tue avec la deuxième ou sinon on en fait 10 000 saisons qui à la fin n'ont plus aucun sens. C'est toujours une histoire d'un policier qui court après un meurtrier ou une simulation de la vie courante, totalement exagérée.

Tout ce que je souhaite pour l'automne prochain, c'est que la télévision québécoise se réveille et commence à changer le genre de scénario habituel quelle utilise et qui est totalement démodé.

# 31 mars 2006, 13:32

Marc Charette a dit :

La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf

Si notre seul critère de qualité est la cote d'écoute, autant faire des marathons de 24 heures de Star Académie. Ou encore nous présenter Loft Story, le making-of de Loft Story, Que sont-ils devenus-Loft Story, le quizz Loft Story (où on peut gagner un des concurrents si on trouve la bonne poule) et j'en passe.

Nous nous dirigeons vers une tralée de traductions de Desperate Housewives, Lost ou n'importe quel succès qui se retrouvera sur les chaînes américaines. Nous nous dirigeons vers une tralée de téléréalité alias du-monde-qui-ferait-toute-pour-être-à-tivi-pour-rien.

J'ai toujours défendu la télé d'état parce que je la considérais essentielle pour ne pas nous faire perdre notre culture. Même si je ne suis pas un grand amant d'opéra, je me désolais que nous n'y ayions pas davantage accès à la télé d'état. Idem pour la danse ou pour le théâtre et le cinéma d'auteur. Mais si la télé d'état veut se comporter comme une télé privée, qu'elle le devienne. Si elle veut n'être qu'un TVA-2, qu'elle cesse d'obtenir des subventions en masse des contribuables. De toute façon, il y a longtemps que je ne peux plus distinguer si telle émission est de facture radio-canadienne ou pas.

À tout le moins, Télé-Québec maintient un mandat beaucoup plus clair. Je ne suis pas rivé 24 heures sur 24 devant cette télé mais je la regarde régulièrement. Et surtout, je sais que l'émission sera de qualité. À toutes les fois où je veux m'éveiller à du beau et surtout du bon, je me tourne vers cette chaîne et non vers Radio-Canada. On connaît tous ce qui est arrivé à la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf. La Fontaine l'avait compris. Il semble que les dirigeants de R-C ne se rendent pas compte de ce que nous voyons tous. À force de se diluer pour ressembler à TVA, seule l'explosion l'attend. Et il sera trop tard pour ramener les morceaux éclatés et les spectateurs qui seront rendus partout ailleurs.

# 31 mars 2006, 13:40

Valérie Augier a dit :

Encore un rendez-vous avec Kennedy....

Je me suis toujours demandé pourquoi il y avait autant de théories sur la mort de Kennedy...aprés autant d'années. Et voici qu'on nous revient avec une autre histoire, en préconisant que le régime de Fidel Castro serait lié à la mort du président américain. Bref, l' émission sera peut-être intéressante, mais qui ne me paraît pas si convaincante que cela...

# 31 mars 2006, 13:46

Odette Masson a dit :

La télé

Quelle belle invention, qui nous procure de bon moment de loisirs pas trop chers.

Toutes les chaines voudraient avoir un million de spectateurs ce qui est imposible vue le nombre d'habitant que nous sommes. Durant la journée on est au travaille et comme de plus de femmes ne reste plus à la maison, et le soir c'est la corvé des enfants, le souper, il est 20h on peut regarder un peu une émission et souvent les chargés des programmes mettre les meilleurs a 21h, et c'est le moment du dodo.

La chambre no 13 quand a elle est a 19h30 une heure que moi j'aime regarder la télé.

J'ai vue les annonce de la série et je vais l'écoutée car l'intrique semble intéressante.

# 31 mars 2006, 13:46

Louise Trudel a dit :

Les séries et moi

Je suis une des seules québécoises, selon les cotes d'écoute, qui n'écoute pas les Bougons et je m'en porte à merveille. Je n'assois pas non plus mon postérieur pour l'écoute de "Un homme mort", "Casino", "Minuit le soir", "Vice-caché" et les autres dont j'ignore le titre. Femme plate, direz-vous, qui ne peut suivre toutes les intrigues de ces émissions mais femme heureuse. Alors moi les coupures, je trouve ça déplaisant pour les artisans de ce milieu et pour nos artistes québécois. Je crains cependant que les télédiffuseurs nous entraînent dans pire aventure que ces téléromans en achetant des émissions de piètre qualité faites ailleurs et privant notre industrie au Québec.

J'apprécie les émissions à caractère éducatif, documentaires et grands reportages, plate jusqu'au bout, certains diront. Dans cet ordre d'idée, je ne manquerai pas le rendez-vous avec la mort de Kennedy afin de voir si on peut encore découvrir des secrets après plus de quarante ans.

# 31 mars 2006, 14:14

Réjean Asselin a dit :

Félicitations à nous autres...

Enfin une série avec un scénario original . de bons comédiens et de jeunes réalisateurs . Les télé-séries de relation de couple et de chicane de ménages il en avait en masse. J'aime le mystérieux , le pas ordinaire , les histoires de fiction , qui nous repose du quotidien.

Le cinéma Québécois est de plus en plus intéressant , Crazy , La Grande Séduction ect. sont de beaux et de bons films. Maintenant place a des séries télé originales . Le Québec est un endroit formidable pour la créativité . Nous sommes unique en Amérique du Nord pour notre langue mais aussi pour notre créativité artistique. Nous avons de plus en plus de bon comédiens et comédiennes , de bons auteurs compositeurs et de bons artistes dans tout les domaines. Alors félicitation à nous autres !!!!

J'ai hâte d'entrer dans cette chambre # 13...

# 31 mars 2006, 14:30

Marc Lavoie a dit :

Pas assez de tarte

Lorsqu'une série atteint le million d'auditeur dans un petit marché comme celui du Québec, ça devrait être célébré en grande pompe. Si nous appliquons le même ratio au pays de l'oncle Sam, ce serait un succès retentissant. Qu'est-ce qui cloche alors ?

Toujours le même problème, l'assiette publicitaire trop petite pour faire manger tous le monde. Les solutions ? Couper dans nos séries de qualité ? C'est ce qui se décide et c'est ce qui débouchera sans doute sur un nouvel envahissement des séries post synchro américaine, qui elles ne souffrent pas de manque de budget. Ramener le ratio canaux/téléspectateurs à un niveau plus réaliste ? Il semble que les largesses du CRTC pour accorder des licenses font en sorte que nous arrivions maintenant à cet espèce de cul de sac qui met un peu en péril l'avenir des séries produites ici. Ce sera effectivement difficile de passer au public des séries de moindre qualités après le faste des dernières années.

Nous sommes peut-être allé trop loin dans les budgets accordés ?

Chose certaine, nous ne pouvons pas compétitionner avec les américains sur le nombre ni sur les moyens. Reste l'imagination qui devra être très fertile pour faire avaler un retour à des séries un peu plus carton-pâte, avec un peu moins d'extérieurs et d'effet spéciaux. Devrions-nous revoir à la baisse le nombre de chaines ? Accepter des baisses de profits ?

Une petite crise se profile déjà depuis un bout avec la réorganisation de Radio Québec, les critiques envers le rôle de Radio-Canada et maintenant la remise en question des "grosses" séries. De chauds débats sont à prévoir pour les prochains mois avec probablement un point culminant à l'automne.

Je sens que le Québec des créateurs et des spectateurs n'enterreront pas leur morts aussi facilement. Après tout, ils étaient plus d'un million à vivre avec eux semaines après semaines !!

# 31 mars 2006, 17:22

Suzanne Mongrain a dit :

La mort du milieu cinématographique.

C'est présentement l'hécatombe dans l'industrie cinématographique québécoise. La récente annonce de l'abandon des séries couteuses vient de planter un nouveau clou dans le cercueil.

Vous vous rappelez peut-être, il y a de cela quelques années, on avait peine à se déplacer à Montréal sans tomber sur un tournage. Le cinéma québécois arrivait à maturité et, considérant sa qualité, commençait à dégoter des budgets intéressants. Les américains se bousculaient à nos portes. La variété des décors, la compétence des techniciens, le taux de change alléchant constituaient autant d'incitatifs. Et puis, nous sommes tellement sympathiques !

Mais voilà que notre dollar a pris de la vigueur. L'Europe de l'est a ouvert ses frontières en offrant, à bien meilleur prix, un environnement qui rivalise avec le nôtre. Schwarzenegger s'est lancé en politique et milite pour garder les tournages chez-eux.

D'autre part, vous avez peut-être appris que, depuis quelques mois, le milieu cinématographique d'ici est ravagé par une guerre syndicale qui fait fuir les quelques productions américaines potentielles. Pour expliquer brièvement, disons que certaines gens, insatisfait du syndicat AQTIS en place, ont invité le géant américain IATSE à s'implanter chez-nous. Un mot d'ordre aurait alors été lancé aux producteurs américains par le puissant syndicat : Au Québec vous tourner IATSE ou vous n'en avez pas fini avec nous. Mais IATSE n'a pas daigné accéder à la demande des techniciens, qui réclamaient une assemblée où se rencontreraient IATSE et AQTIS afin de faire la part des choses et de parvenir à un consensus. Ce déplorable imbroglio tarde à être résolu.

L'annonce de la fin des séries couteuses, qui sont tournées en film plutôt qu'en studio télé, vient accentuer la désolation et la morosité dans le milieu. M'est avis que de nombreux techniciens devront revoir leur plan de carrière. Il sera vraiment dommage de perdre une si belle expertise.

# 31 mars 2006, 17:23

Clermont Corneau a dit :

La chance au coureur !

Difficile d'être un grand amateur de séries et de téléromans québécois . On a presque peur de s'attacher à quelque chose de nouveau parce qu'on ne sait jamais si on va se rendre jusqu'au bout . La télévision québécoise s'est mise le doigt dans l'oeil en pensant qu'en produisant des émissions avec des budget astronomiques on allait attirer plus de téléspectateurs . Si pour faire vivre une série comme "Un homme mort " on a besoin de 2 millions d'auditeurs pour entrer dans ses frais , aussi bien oublier ça ! Qu'on vive en fonction de nos moyens ! On peut débuter une émission avec un budget raisonnable au départ et voir si le public l'adopte . Si c'est le cas on peut songer à grossir le budget en fonction des cotes d'écoute . On a toujours la folie des grandeurs au Québec . Ce n'est pas parce qu'une émission d'une série coûte 100,000 dollars par émission qu'elle va être meilleure qu'une autre à 50,000 . Le contenu a beaucoup plus de valeur que l'enrobage . Si on veut arrêter cette hécatombe de téléromans faut s'adapter à la réalité québécoise , le marché est petit !

Pour ce qui est de "La chambre 13 " , le succès semble assuré avec la panoplie de jeunes réalisateurs de talents qui vont collaborés . Encore faut-il que l'émission soit accessible à des heures de grande écoute et que le contenu de la première nous incite à en redemander .

Donnons la chance au coureur et espérons qu'enfin on puisse s'attacher à une série qui a la chance de survivre un bon bout de temps !

# 01 avr. 2006, 09:18

Jean-Guy Thibault a dit :

Déclin de l'empire télé-visuel, ou rêve en couleur !!!

Les coûts de plus en plus élevés de la producton de télé-séries et leur nombre croissant,

ne surprendra personne de la faillite de plusieurs de ces séries oû on ne sait plus quoi

inventer. Ajoutons à cette sauce, les trop nombreux canaux «spécialisés» ainsi que les

nombreux «talk show». On ne sait plus quoi faire pour le commerce des cotes d'écoute.

Il n'y a que Télé-Québec, avec un budget limité qui offre d'intéressantes émissions

d'informations et documentaires.

Quelle est la SOLUTION ?

Fermez votre téléviseur, sortez, marchez, faites de l'exercice physique.

Plutôt que de vous procurer un téléviseur au «plasma» à deux ou trois milles dollars,

(Le faux cinéma maison) qui endette les familles. Achetez vous des espadrilles, bicyclettes,

et appareils d'exercices.

Avec ces mesures nous allons régler une partie du problème de l'obésité et des nombreuses

maladies engendrées par la sédentarité.

Les cliniques, cabinets de médecins, CLSC, et hôpitaux vont se vider. Bravo!

La construction des méga-hôpitaux ne sera plus nécesaire, et les milliards de dollars ainsi

économisés serviront à payer les dettes collectives et individuelles.

Je viens tout juste de me réveiller.......oubliez ce qui précède !

# 01 avr. 2006, 09:22

Andrée Proulx a dit :

On appelle ça le progrès technologique

À cause de la numérisation des canaux de télévision et de la spécialisation des chaînes, les auditoires se fragmentent et les producteurs de séries lourdes se disent incapables d'affronter la baisse de publicité qu'entraîne ce phénomène. On appelle ça le progrès technologique.

Je n'en suis pas si certaine. Pour la simple raison que la concurrence produite par les chaînes spécialisées pourrait entraîner une hausse de qualité des chaînes généralistes plutôt que de niveler la programmation vers le bas. Mais, voilà, les réseaux veulent obtenir de plus gros et rapides profits. C'est pas compliqué : il va falloir payer davantage pour visionner des émissions à notre goût.

Pourtant, si le cinéma américain, à son apogée, fut le reflet sociologique du peuple américain, la télévision, à son tour, joua ce rôle lorsque le cinéma hollywoodien orienta ses choix vers les blockbusters. La télévision québécoise, de son côté, avait toujours innové en présentant des émissions culturelles et de fiction basées sur les valeurs qui nous sont propres, nos habitudes et nos coutumes. Avec des moyens modestes, nous avions réussi à offrir un niveau de qualité plus qu'enviable à un auditoire francophone en concurrence directe avec le reste du Canada et des USA.  

Mais surtout, il était possible de rassembler autour d'un même personnage ou d'une même intrigue 1 ou 2 millions de téléspectateurs. Il n'y a plus beaucoup d'occasions, pour une population de 7 millions dans un monde de plus en plus fragmenté de rassembler autant de téléspectateurs partageant les mêmes codes culturels.  

Même si j'attends le retour de Perdus et de Beautés désespérées, je déplore que sous prétexte de progrès technologique, on nous traite comme de vulgaires consommateurs de publicité en coupant des émissions divertissantes produites ici. On voit ce que ça donne depuis une couple de semaines avec les Bougon de racoler les cotes d'écoute.

# 01 avr. 2006, 09:46

Alain Fortaich a dit :

Meurtre en télésérie

Je regarde rarement les téléséries, non pas à cause d'un désintérêt mais plutôt par l'obligation de me retrouver devant le téléviseur à heure fixe, à journée fixe. C'est comme pour l'amour, me direz-vous, on anticipe la venue du dimanche soir; on a hâte de retrouver au lit sa blonde ou son chum. À bien y penser, si la télésérie parvient à me passionner...

J'ai croisé 3 x rien. Une fois m'a suffi. C'était après que les lofteuses ait revêtu leur string et qu'elles se déhanchaient, se trémoussaient en prévision d'un invité surprise dans le loft: Rose, une gentille gamine de trois ans. 3 x rien. Il est 19:30 heure. 3 x rien: une bientôt grand-mère parcoure timidement les allées d'un sex-shop afin d'acheter à une bonne amie (clin d'oeil) de quoi l'apaiser. Il est 19:38. Heure de grande écoute. 3 x rien. Les enfants ne sont pas couchés. Gros-plan sur la grand-mère dont le mari a enfilé un godemichet-ceinture (strap-on) et qui enfile grand-mémé, dans la position de la levrette disent les français : "Qu'est-ce qu'il fait le monsieur à la madame?", dans un doggystyle haletant disent les puristes états-uniens : "C'est pas interdit la violence à la télé papa pour les enfants?". Il est 19:42. 3 fois ou triple x coudonc ? J'éteinds. Hon, la télé est morte, bêêê! Au dodo...

En fait de télésérie, je privilégie plutôt celle qui ont un genre ou une esthétique plus recherchée tel que les Bougons ou Minuit le soir. On peut blâmer la vulgarité ou l'irrévérence des Bougons. Mais il est 21:00. Et c'est surtout une critique ludique de notre société. Puis, les fillettes sont couchées et dorment. On peut blâmer Minuit le soir pour ses cadrages hors norme, ses arrêts d'images, ses images saccadées, ses flash-back ou son aspect parfois trop théâtral comme dans Grande Ourse; c'est ce qui en fait, outre sa représentation de la psychologie masculine, pourtant toute sa richesse.

Cette richesse, j'espère bien la retrouver dans la très prometteuse Chambre no 13.

# 02 avr. 2006, 09:09

Hélène Lajeunesse a dit :

Métiers payants:joueurs de hockey ou producteurs de séries???

Jamais n`at-on vu de meilleure télévision que cette année, à mon avis.Rumeur, Vice-caché, Un homme mort, Annie et ses hommes, Du grand Claire Lamarche, La belle France Castel, des télé-réalités dont certains ont besoin, le talk-show d`Éric Salvail.Le jeudi soir, on s`installe à 19 heures et on a de quoi nous maintenir assis jusqu`àux nouvelles.Il y a de tout pout tous.

Mais il y a un hic...Les producteurs d`ici commencent à vouloir entrer dans les ligues majeures.Avec les salaires qui vont avec. Leurs productions coûtent très cher et je doute que ce soit les petits artistes qui en bénéficient.

Il faudra refaire vos devoirs. Votre talent est remarquable mais que vaudra-t-il si on n`a plus l`argent que vous demandez pour le faire valoir????

# 02 avr. 2006, 09:16

Guillaume Rodrigue a dit :

Enfin, Km/h est terminé !

Je suis content que Km/h soit terminé. Il faut avouer qu'après huit ans, la sauce était purulente... Espèrons seulement que ce sera remplacé par une bonne émission audacieuse qui n'abrutira pas le peuple...

Je dois avouer que je n'ai pas écouté Un homme mort mais j'ai entendu dire que c'était une version médiocre de ce qui se fait aux États-Unis... Par contre, d'après les annonces, ça me semblait être de qualité... C'est tout de même triste qu'on se débarasse des émissions qui coûtent cher à produire car Vice caché était selon moi une excellente émission.

La Chambre no 13... C'est prometteur j'espère que je ne serai pas déçu comme je l'ai été pour Grande Ourse !

# 02 avr. 2006, 09:20