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Médias
Un blogue sur les coulisses de la télé, sur les dessous de la presse écrite, sur l'envers d'Internet, sur les arcanes de la radio. Bref, un blogue sur les médias. Signé Steve Proulx.
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Le tao du casino
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C'est que les chaînes privées (TVA et TQS) n'en ont pas voulu. Raison présumée: Loto-Québec étant un annonceur trop payant, on ne mord pas la main qui nourrit. On comprend mieux pourquoi le gouvernement trouve les partenariats public-privé si intéressants. Mais parlons de Casino. En visionnant deux épisodes de la série, un personnage a piqué ma curiosité. Celui de Kim Dee Nguyen, le "méchant" d'origine vietnamienne qui perd chaque année 275 000 $ au casino. Pour la société d'État, c'est un "très bon client". Pour parfaire sa culture vietnamienne, Réjean Tremblay a dîné, à raison d'une fois par semaine pendant un an, avec une "jeune et jolie Vietnamienne". Ce sont ses mots. Or, que le personnage de Kim Dee Nguyen soit asiatique n'est pas un hasard. Je suis tombé sur une étude de l'INRS portant sur le jeu pathologique dans la communauté chinoise à Montréal. Celle-ci avance deux choses: les Asiatiques sont de plus grands parieurs, et ce, pour des raisons qui pourraient être culturelles. Le système de pensée asiatique, fondé sur le taoïsme, le bouddhisme et le confucianisme, promeut l'idée de la fatalité. Selon un vieil adage chinois, "la vie et la mort dépendent de la fatalité, aisance et richesse relèvent du ciel". Pour les Asiatiques, le destin est écrit à l'avance. Les jeux de hasard deviennent donc une façon de déjouer la fatalité. Ils serviraient en outre à "prédire si la chance est favorable au joueur à l'extérieur du jeu". Ainsi, si les Occidentaux disent "Chanceux au jeu, malchanceux en amour", les Asiatiques penseraient plutôt "Chanceux au jeu, chanceux dans la vie en général". Ces deux croyances ne s'appuient sur aucune logique. Heureusement que Loto-Québec, ouverte à toutes les cultures, ne fait pas de discrimination... Casino, dès le mercredi 1er mars, 21h, à Radio-Canada. ooo DANS MA TÉLÉ Jeff Fillion à Tout le monde en parle L'ex-animateur de CHOI a désormais quelque chose à vendre: sa nouvelle radio satellite. Il a donc fini par accepter l'invitation de Guy A. Lepage. Radio-Canada, le dimanche 26 février, 20h Mange ta ville - Nuit blanche
Pour les frileux qui n'oseront mettre le nez dehors, Catherine Pogonat relève les points chauds de la Nuit blanche du Festival Montréal en lumière. En direct. ARTV, le samedi 25 février, dès 23h Désobéir Version courte du film de Patricio Henriquez qui a ouvert les dernières Rencontres internationales du documentaire. Portraits de soldats qui ont refusé d'obéir à des ordres inhumains: torturer, abattre des civils désarmés, violer des femmes... Télé-Québec, le lundi 27 février, 21h 31e Nuit des César Grande kermesse du cinéma français, présidée par l'actrice Carole Bouquet. Parmi les films fêtés: La Marche de l'empereur, Les Poupées russes, De battre mon cœur s'est arrêté. TV5, le samedi 25 février, 19h30
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Fabienne persiste et signe
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C'est vrai, celle qui pond des séries à succès plus vite que son ombre ne doit pas, je présume, avoir beaucoup de difficulté à renégocier son hypothèque. Maman de Fortier et de Virginie, Mme Larouche signe Un homme mort, qui démarre cette semaine à TVA. Cette série policière campée dans le milieu bancaire met en vedette Karine Vanasse dans le rôle de Kim Blanchard, une jeune professionnelle plongée au cœur d'une sordide histoire de meurtre. Je vous épargne les détails, vous la regarderez. Non, ce qui m'a vraiment sauté au visage en visionnant le premier épisode d'Un homme mort, c'est la femme vivante. Karine Vanasse, dans le tailleur de la jeune et belle prodige, apparemment sans tache, et qui devient du jour au lendemain vice-présidente d'une grande banque... Ça fait tellement "années 90" comme série! Rappelez-vous: dans les années 90, les super-femmes étaient les reines des séries lourdes. Tout a commencé avec Les Filles de Caleb (1990), où Émilie Bordeleau attirait plus de 3 000 000 de téléspectateurs. Ensuite, on a eu Shehaweh (1992), Blanche (1993), Miséricorde (1994), Marguerite Volant (1996), Jasmine (1996) et L'Ombre de l'épervier (1998) avec une Isabel Richer solide comme le roc. Du côté des téléromans, on a connu Marilyn (1991-1994), cette ménagère devenue députée, sorte de mère spirituelle de l'immortelle Virginie (1996 à aujourd'hui). Dans son œuvre, Fabienne Larouche a souvent donné aux femmes des rôles d'héroïnes brillantes, à la fois fortes et fragiles. Des rough and tough and soft. Ils étaient légion à faire comme elle dans les années 90. Aujourd'hui, elle est parmi les rares à persister. Depuis quelques années, notre télé sent l'homme. Nous traversons une période testostérone où le mâle s'explore dans Les Invincibles, 3 x rien, Minuit, le soir, Hommes en quarantaine, François en série... En fait, pour un homme mort dans la série de Fabienne, dix autres, ailleurs, sont bien vivants. Un homme mort, dès le jeudi 16 février, 21 h, à TVA ooo DANS MA TÉLÉ... Glenn Gould
Commentaires, anecdotes et prestations d'un pianiste-culte qui "jouait comme il priait". ARTV, le dimanche 19 février, 20 h Peau de banane Ah, le féminisme bulldozer des années 80! Si gros qu'on peut bien en rire aujourd'hui... Prise 2 (position 95 sur Illico, 153 sur Bell ExpressVu), les samedis, 16 h Ours polaires, avec ou sans glace? Réchauffement climatique oblige, les glaciers fondent à vue d'œil dans l'Arctique. Qu'en pensent les ours polaires? Jérôme Bouvier a suivi le destin de deux ours pendant un an. L'un d'eux meurt, incapable de trouver suffisamment de nourriture. L'autre est forcé de migrer vers le nord. Télé-Québec, le dimanche 19 février, 16 h Les 100 scandales et tragédies du showbiz québécois Première de ce palmarès des 100 événements qui ont secoué le petit monde de nos vedettes. Cette semaine: l'agression de Raymond Beaudoin et une difficile conférence de presse de Marjo. À Musimax, le lundi 20 février, 21 h
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Go, Jamaïque, go!
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Les Jeux olympiques: un concert des nations, unies autour du dieu Sport. Une vaste célébration du dépassement de l'Homme, où l'important est de participer. Belle connerie. D'abord, les Jeux olympiques ont toujours davantage servi la cause des pays riches. Les disciplines choisies pour les Olympiques ont souvent été celles où "les bons pays pouvaient plus aisément démontrer leur supériorité", écrivait le journaliste Laurent Laplante dans son pamphlet Pour en finir avec l'olympisme (Boréal, 1996). "Le dressage de chevaux, sport que pratique évidemment chaque matin l'Africain moyen, apparaissait au programme [olympique] dès 1900", poursuivait-il. Meilleure chance à tous... Les Jeux olympiques d'hiver ont poussé un cran plus haut cette ségrégation en écartant de la compétition les pays situés sous les mauvaises latitudes. Sept pays d'Afrique seront représentés à Turin, contre 47 pays d'Europe. Pour un concert des nations, il manque quelques trompettes... Désolé, je n'embarque plus dans cet olympisme de "péteux de broue". Pendant que notre télé s'émouvra pour "nos" gagnants, je veux m'intéresser au sport. Aux athlètes, à l'effort, à la compétition, aux subtilités et au jargon technique d'une discipline. J'ai choisi le bobsleigh, et je mise sur la Jamaïque. Au classement mondial, les athlètes de bobsleigh jamaïcains sont les 34es. C'est loin du podium, mais c'est tout de même devant le Danemark, un pays nordique. La Jamaïque n'a pas des tonnes de héros. Hormis Bob Marley, ils sont officiellement au nombre de sept. Des figures emblématiques comme Nanny, qui a défié le colonialisme britannique, ou Samuel Sharpe, qui a mené la plus importante rébellion d'esclaves au début du 19e siècle. Personnellement, j'ajouterais à cette liste les athlètes de l'équipe de bobsleigh jamaïcaine. Car dans ce spectacle que sont les Jeux olympiques, ils osent défier les nations riches. Sur leur propre territoire. Ça signifie quelque chose. C'est donc avec fierté que, devant ma télé, je m'écrierai: "Go, Jamaica!" Les Jeux de Turin, du vendredi 10 février au dimanche 26 février, à Radio-Canada. ooo DANS MA TÉLÉ Vacances en Corée du Nord Un journaliste de la BBC visite, sous bonne escorte, "l'État ermite": la Corée du Nord. Un pays sans Internet ni téléphone cellulaire, dirigé par l'inquiétant Kim Jong-Il. Canal D, le dimanche 12 février, 21 h Délivrez-nous des pauvres! À Buenos Aires, dans un secteur huppé, on a construit une cité barricadée pour permettre aux riches propriétaires de ne plus côtoyer les pauvres du quartier voisin, exception faite de ceux qui sont à leur service... Télé-Québec, le lundi 13 février, 21 h Loco Locass
À Paroles et musique, les Loco Locass refont le cours de leur courte - mais intense - histoire. De leur rencontre au cégep à Libérez-nous des libéraux... ARTV, le lundi 13 février, 22 h 30
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Ah! L'accisème...
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Connaissez-vous l'accisème? C'est un mot disparu de la langue française que l'aristocratie utilisait pour décrire le "plaisir de refuser ce que l'on désire". Madame la Marquise décline l'invitation au bal du beau baron Machin Chouette? Accisème. Le vicomte Trucmuche refuse avec préciosité une revanche au croquet contre Sa Majesté? Accisème. Avouez-le, j'ai l'air vachement cultivé, à vous causer ainsi d'accisème. Il n'en est rien. J'ai piqué le mot à Stéphan Bureau, qui lui-même l'a piqué à Jean d'Ormesson, illustre écrivain et membre de l'Académie française, interviewé dans le cadre de sa série Contact, l'encyclopédie de la création (Télé-Québec). Contact, c'est le retour de Bureau dans ce qu'il fait de "moins pire" selon lui: les grandes entrevues. C'est aussi son projet le plus abouti. Chaque semaine, un créateur du monde des lettres, de la scène, du cinéma, se livre au plaisir de la conversation. L'entretien nécessite deux jours de tournage, ce qui permet, forcément, de toucher l'essence même du processus de création. La semaine dernière, l'ancien metteur en scène du Cirque du Soleil, Franco Dragone, s'interrogeait sur l'utilité du saltimbanque. Le 15 février, l'auteur de Monsieur Ibrahim, Éric-Emmanuel Schmitt, parlera de ses désillusions lorsqu'il a découvert qu'il ne deviendrait jamais roi d'Angleterre. Le 8 mars, Robert Lepage s'étendra sur son homosexualité et sur la maladie qui l'affecte, l'alopécie, un mal qui cause l'absence de système pileux. Jacques Attali, Mavis Gallant, Jean-Claude Carrière, Simone Veil et d'autres se livreront à Stéphan Bureau au cours de la saison. Cette semaine, c'est Jean d'Ormesson. L'écrivain de 80 ans a même séché sa séance de l'Académie française pour l'occasion. Un éternel dandy méconnu ici, d'une grande générosité, un érudit cabotin. Une charmante rencontre. Grâce à cette série, Télé-Québec souhaite enrôler les déserteurs de la télévision. Ceux qui, en raison de l'absence de contenu de qualité, ne s'arrêtent jamais devant le petit écran. Ils devraient trouver dans Contact de quoi se mettre sous la dent. Même qu'à mon avis, refuser d'y jeter un œil relève de l'accisème... Jean d'Ormesson à Contact, l'encyclopédie de la création, le mercredi 8 février, 22h, à Télé-Québec. ooo DANS MA TÉLÉ... Osama Sous le régime des talibans, une jeune afghane se déguise en garçon pour trouver du boulot et aider sa famille.
Télé-Québec, le dimanche 5 février, 22h35 Toute une soirée avec Paul Anka L'éternel crooner en spectacle au dernier Festival international de jazz de Montréal, où il revisite Nirvana, Van Halen, Oasis... ARTV, le samedi 4 février, 21h Mon hit à moi Des stars du passé (Tiffany, Vanilla Ice, Flock of Seagulls) remontent sur scène et interprètent des succès de l'heure. Une deuxième chance offerte à des artistes oubliés. Sympathique. Musimax, le lundi 6 février, 20h Trafic.musique Une brochette de gros noms. Des entrevues avec sir Paul McCartney et Keith Richard. Sur le plateau: Alain Souchon chante, Gorillaz se démasque, Louise Attaque, Cali et Sinead O'Connor présentent leur nouveaux albums. TV5, le samedi 4 février, 19h30
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