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Zachary Richard et Francis Cabrel
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 Francis Cabrel et Zachary Richard
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Hier, devant l'une des plus grosses foules aperçues au Festival International de Louisiane, Zachary Richard et Francis Cabrel ont joué une heure chacun lors du concert organisé sur la scène TV5. Pour son troisième spectacle à vie dans cet État du sud, Cabrel a joué sûr, y allant de classiques comme La fille qui m'accompagne, Petite Marie, Je l'aime à mourir, Encore et encore, C'est écrit, Sarbacane. Zachary a, de son côté, joué plusieurs pièces de son dernier disque Lumière dans le noir. Pour ce qui est des collaborations entre les deux musiciens, elles furent moins nombreuses qu'on pensait: seulement deux pièces dont Travailler c'est trop dur, chantée avec une choral d'enfants. Outre cette légère déception, le doublé était fort réussi. En jouant ses classiques devant une foule composée de quelques Français, qui connaissaient ses paroles par coeur, et une majorité de Louisianais, qui le voyait pour la première fois, Cabrel a prouvé ce que l'on soupçonnait déjà: les références country / blues du chanteur français passent très bien en Louisiane. Pas surprenant que son pote Zachary lui donne un coup de pouce en le présentant aux habitants du coin. Cabrel lui rendra l'appareil en France.
Je dois partir, je vais justement manger chez Zachary, avec Cabrel...
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Le vrai monde
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Produit certifié cajun louisianais, le restaurant Randol's est à Layette ce que la cabane à sucre est au Québec. Dans un décor en bois rustique, on y trouve un orchestre country cajun jouant toute la soirée pour les locaux qui multiplient les danses en ligne et les sets carrés; un moyen de se délayer les jambes et de brûler les mille et une calories du repas. Car Randol's, c'est aussi les fruits de mer et le gras. En fouillant un peu dans le menu, vous trouverez bien des plats sans friture, mais une fois dans votre assiette, leur aspect suintant indique tout de même que votre foie devra travailler fort dans les coins. Manger une salade accompagnée d'un homard bouilli serait sans doute le bon choix santé chez Randol's.
Mais au-delà de la bouffe, le touriste doit s'arrêter dans ce restaurant pour l'ambiance authentique. Après les soupers gastronomiques dans de superbes baraques de riches, se retrouver enfin au milieu de gens normaux nous a reconnectés avec le réel. Pas de besoin de rester dans un domaine d'un milliard de dollars pour être heureux. Quelques crevettes frites, une bonne bière froide, un groupe country et le tour est joué.
| |  Joseph Thibodeaux
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À l'âge de 86 ans, Joseph Thibodeaux mange chez Randol's quatre fois semaine. Veuf et vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, il est maigre comme un clou. «J'ai combattu partout dans le Pacifique: les Philippines, la Corée, le Japon». Il nous raconte ensuite qu'il possède trois accordéons, puis se lève pour danser avec sa conquête de la soirée. On ne se prend pas la tête dans ce resto. Certaines scènes évoquent même le Plateau de Tremblay comme cette estrade où les gens patientent entre deux danses en ligne. On y sent une certaine pauvreté, mais présentée sous son meilleur angle: à cet instant précis de la semaine où les problèmes s'enfouissent pour disparaître, oubliés sous une tonne de gras.
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Harry Connick Jr à Montréal le 30 juin
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| |  Source: allmusic.com Photo: Daniela Federici
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Passer ses grandes journées avec le Président et la Responsable des communications de Spectra, Alain Simard et Marie Eve Boisvert, comporte sa part d'avantages, comme tomber sur des primeurs. Normal, les deux vivent rivés à leur Blackberry qui les gardes brancher à leurs courriels même à 3000 km de Montréal.
Cet après-midi, M. Simard a appris la confirmation du passage d'Harry Connick Jr. le 30 juin prochain à la Salle Wilfrid Pelletier dans le cadre du Festival de Jazz. Il y présentera son spectacle My New Orleans. Les billets seront en vente le 5 mai à 9h sur le réseau Admission.
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bouffe, histoires et pas beaucoup de musique
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Depuis deux jours, nous avons accès à des trucs qu'aucun touriste ne peut imaginer. Nous visitons des plantations tenues par de riches tenanciers prêts à tout pour qu'une délégation de journaliste passe un séjour fantastique. Entourés de ministres du tourisme, de représentants de ci et ça, nous soupons dans des salles à manger datant du 18ième normalement fermées au public. Nous engouffrons des repas riches et copieux: Champagne, bisque de citrouille d'endive, poisson, agneau, fromage, vin, caviar.Vous pouvez m'expliquer ce qu'un critique musique fait au milieu de ce cirque gastronomique?
En écoutant les bijoux de textes de Cohen chantés de sa voix apaisante (Columbia vient de rééditer ses disques), j'écris depuis une ancienne maison d'esclaves d'Oak Alley, une autre de ses plantations que compte la Louisiane. | |  Oak Alley
| Précédée d'une allée de chênes légendaire, et si saisissante qu'un paquet de réalisateurs hollywoodiens l'ont choisie comme lieu de tournage, la maison principale du domaine est sans comparaison. Servant de référence à travers la planète, le bâtiment principal, aux colonnes magistrales, est d'une beauté remarquable. Une preuve du génie humain tout comme l'avion qui nous mène en ces territoires remis de Katrina.
L'horaire est plutôt chargé. Trop à mon goût. Outre Oak Alley, nous avons visité deux plantations aujourd'hui : celle très bien préservée du Rural Life Museum qui vaut franchement le détour pour son côté plus authentique et moins tape à l'oeil, et celle de Laura, une femme qui vécut jusqu'à 102 ans.  Maison d'esclaves du Rural Life Museum
| | L'histoire de cette plantation créole située à 45 minutes de Baton Rouge est intriguante. Contre toute attente, elle fut dirigée par trois femmes différentes dès le milieu du 18ième. Un récit magnifique rapporté par Laura elle-même via ses mémoires publiés dans un livre illustré. On y raconte des histoires d'esclaves à faire brailler, comme celle d'un homme marqué au front des initiales de sa maîtresse après une tentative d'évasion (une marque au fer rouge!).
| |  Disque de d'or de Jimmie Davis
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Capitale de la Louisiane, Baton Rouge est une ville de fonctionnaires et de raffineries. Elle porte un pan de l'histoire louisianaise comme celle de Huey P Long, gouverneur mort après s'être fait tirer dans les couloirs du sénat, et celle d'un autre gouverneur, Jimmie Davis, celui même qui composa le classique You are my sunshine. Dans les années 1940, il se pointa un jour au capitole à dos de cheval après que le sénat lui ait refusé d'avoir une limousine pour faire le trajet entre sa résidence et son bureau séparés par un gros 5 minutes de marche. Sa monture blanche, première à entrer dans un édifice gouvernemental en Amérique, s'appelait justement Sunshine, d'où la chanson.
 Jimmie Davis sur cheval
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Je pars demain vers Lafayette pour le Festival International de Louisiane. Je quitterai donc tout ce clan clan instructif, agréable et d'une beauté formidable, mais tape à l'oeil et un brin artificielle.
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souper gastronomique 1
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Je reviens tout juste de la plantation Houmas House située à environ 20 miles de Baton Rouge.
Vous y trouverez un café et un restaurant où la bisque de citrouille, curry, poisson et maïs (8$ US) vaut franchement le détour tout comme le décor enchanteur.
L'aigneau mariné au café servi avec patates pillées au caramel, légumes du jardin et sauce au merlot est aussi fort recommandé. (35$)
Voici quelques photos au cas où ces plats ne vous metteraient pas l'eau à la bouche...
 Maison Houmas
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 le jardin de la Maison Houmas
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 Maison Houmas
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 Maison Houmas
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 Maison Houmas
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 Judy, formidable guide de la maison
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 mallette anti-vampire de la Maison Houmas
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WD-40 / Yesterday's Ring
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Si manger un gros steak est le meilleur moyen de se faire un fond dans l'estomac, question d'affronter une brosse monumentale, vous feriez mieux de sortir votre t-bone du congélateur le mercredi 2 mai, car deux des formations les plus fêtardes de la Métropole vous attendent pour un concert country au Café Campus. Mené par Alex Jones, WD-40 vous balancera quelques vieux classiques, en plus des pièces sous-estimées de son récent disque Saint-Panache. Quant à Yesterday's Ring, profitez de cette rare performance, car le chanteur Hugo Mudie est d'une part occupé par son nouveau rôle de père, et les Sainte Catherines (qui partagent les mêmes membres) repartent en tournée à travers le Canada dès le 5 mai. Notez que les quatre rockeuses de Camionnette réchaufferont la salle avant l'arrivée des cow-boys.
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Association du GAMIQ et du MIMI, Gatineau, Gala MU, Bivouaq, Map, Camionnette
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ASSOCIATION DU GAMIQ ET DU MIMI Voilà maintenant plus de quatre mois que des pourparlers duraient entre Patrice Caron du Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec et Dan Webster de l'Initiative musicale internationale de Montréal. Le but était clair: éliminer la compétition regrettable entre les deux remises de prix de la scène alternative montréalaise. "La chicane a pogné à un certain point, mais tout s'est arrangé, m'expliquait Patrice. Ensemble, nous serons plus forts et aiderons davantage au rayonnement des artistes d'ici." Baptisé l'AMIQ (l'Association de la musique indépendante du Québec), ce regroupement produira toujours deux événements qui auront toutefois deux missions distinctes. Se déroulant cette année le 16 septembre au Métropolis, le GAMIQ devient ainsi le seul gala traditionnel scène locale. De son côté, le MIMI (présenté le 1er mars 2008) sera dorénavant une soirée de remise de bourses servant au développement des groupes québécois (production d'album, tournée internationale, etc.). "Les artistes ont toujours besoin d'argent, particulièrement en début d'année où plusieurs économisent pour se rendre au festival SXSW, par exemple." Le MIMI les aidera donc grandement et pourra conserver son côté convivial sans essuyer de critiques négatives, puisqu'il s'adressera aux gens de l'industrie. Le MIMI poursuivra aussi avec ses concerts-vitrines. Le prochain se tiendra au festival ontarien NXNE, et l'on sait qu'un autre aura lieu dans le cadre du Salon de la musique indépendante de Montréal, qui se déroule la même fin de semaine que le GAMIQ. Messieurs Webster et Caron, je vous décerne le trophée de la paix "Scène locale" 2007. J'organiserai mon propre gala indé pour vous le remettre. ooo UN 26 DANS LE BOCALE Le rappeur et poète Séba du groupe Gatineau parlait récemment sur son blogue (mcbrutalll.blogspot.com) d'un phénomène de saturation au sein de la scène locale, qu'il qualifiait de "bocale". "Il commence à y avoir trop de bands, de musiciens, trop de shows partout en même temps dans trop de salles", avançait-il avant de préciser que "ce ne sont pas les bands et les bars qui causent problème, mais bel et bien le public restreint". La soirée du jeudi 26 avril est un bel exemple de cette offre qui dépasse la demande, un problème qui ne serait pas étranger à la triste fermeture du Va-et-Vient. Ironiquement, Gatineau participe au bal. Le groupe soulignera son deuxième anniversaire par un concert au Divan Orange avec Maxim Robin. Au même moment, le concours Les Francouvertes tient sa finale 2007 au Club Soda; la Ligue d'improvisation musicale de Montréal tient aussi sa finale 2007, mais au Café Campus; Go Sumo sera au Main Hall; Bloodshot Bill brûlera l'Esco; Kalmunity, Bombolessé, Ève Cournoyer, Paul Cargnello et Les Roturiers, pour ne nommer que ceux-là, participeront au spectacle-bénéfice pour la tenue du premier Forum social québécois à La Tulipe; et finalement, Jérémi Mourand, Peter Paul Groupe de Rock, Brigitte Bordel et plusieurs autres seront sur les planches des Saints pour la soirée La Pieuvre de Montréal. De mon côté, le 26, je vais faillir à mon boulot de chroniqueur scène locale. Je serai dans le Sud des États-Unis pour couvrir le Festival international de la Louisiane. Vous pourrez d'ailleurs suivre mon périple dans les bayous sur mon blogue au www.voir.ca. ooo GALA MU Bien qu'elle ait été rebaptisée, passant de Gala Montréal underground à Gala de la musique urbaine, la soirée de remise de prix de la scène hip-hop conserve son mandat premier, soit récompenser les rappeurs, tout comme les producteurs, les graffiteurs, les maisons de disques et les breakers qui animent la scène urbaine montréalaise. Le gala, qui a notamment couronné les Atach Tatuq et Daniel Russo Garrido par le passé, se tiendra cette année le samedi 28 avril aux Saints. Si les gens du public n'y sont pas admis, vous pourrez tout de même suivre la cérémonie en direct sur le Web dès 20 h 30 via le ondesurbaines.ca. ooo PRÉCISION Dans la critique locale publiée la semaine dernière, j'écrivais que le maxi de Bivouaq avait été enregistré par Dany Placard. Or, ce dernier a plutôt réalisé l'album avec Goeffrey "el cowboy" Côté, qui s'est chargé de la prise de son. Goeffrey a notamment travaillé avec Éric Goulet, Carl Bastien, Psychocaravane, Le Nom et Dan Thouin. ooo CONSEILS CONCERTS - La formation punk Map sera en concert le samedi 28 avril à la maison de la culture Frontenac (2550, rue Ontario). ooo DISQUE LOCAL Camionnette Jouer dans les airs (Iconoclaste Musique / DEP) Que cherche un critique en écoutant un disque? L'originalité? La richesse des arrangements? La complexité des structures? De prime abord, les quatre filles de Camionnette échouent à tous ces critères d'excellence avec leurs pièces rock garage simplistes aux textes typiques d'un groupe de filles (on y cause de sacoches, de cheveux et de beaux pétards). Il faut donc se rabattre sur un autre critère: l'efficacité d'un projet artistique susceptible de plaire. Et dans ce cas-ci, les chansons de Camionnette, composées par les musiciennes et une pléiade de collaborateurs (dont Éric Goulet, Sandy Taddeo et Guillaume Chartrain), tiennent la route. Pour ceux qui aiment un rock divertissant, pas trop mordant et vachement pop. Le 2 mai avec WD-40 et Yesterday's Ring au Café Campus. 3/5
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Chicago, ville des vents et de l'attente...
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Pris trois heures pour un transfert d'avion vers le sud dans l'un des aéroports les plus importants d'Amérique, O'Hare à Chicago, je socialise avec les autres journalistes de la délégation montréalaise qui se rend au Festival International de Louisiane. Vite fait, on comprend que le voyage sera vachement organisé. Soupers gastronomiques, visites touristiques, rencontre avec untel, tout est planifié en fonction de nous en mettre plein la vue. Le but du voyage est clair : nous montrer que, 20 mois après le terrible ouragan Katrina, la Louisiane s'est remise de la tragédie. Ainsi, vous, éventuels touristes, réaliserez que vous pouvez à nouveau planifier vos vacances à la Nouvelle Orléans, à Baton Rouge ou à Lafayette sans souci. Vous pouvez même relire Chercher le vent de Guillaume Vigneault sans y apporter de bémol en imaginant les 6 pieds d'eau couvrant le sol foulé par ses personnages.
On nous a raconté que les touristes sont accueillis en roi là-bas. Marie-Josée Tremblay, représentante du Gouverneur de la Louisiane au Canada, nous expliquait qu`en Nouvelle Orléans, ville à qui la réputation de « dangereuse » colle au béton, aucun touriste ne se fait achaler dans le fameux vieux carré, le quartier de 8 blocs par 10 blocs où s'entassent des milliers de restaurants et tout se que dont rêve le touriste qui débarque en ville (les casinos en moins). La sécurité y serait omniprésente comme à Manhattan, et le mot d'ordre serait de foutre la paix aux touristes. De mon côté, je ne crains rien. Qui osera envoyer paître des journalistes étrangers accompagnés par la représentante du Gouverneur de la Louisiane?
Je vous quitte, notre avion part à l'instant, et je dois discuter avec Philippe Rezzonico du Journal de Montréal. Le type a vu les Rolling Stones 10 fois, Springsteen 16, U2 15 et Aznavour 20. Je vais apprendre du vieux loup, non pardon, du vétéran!
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Spécial Francouvertes, Gala de la Musique-Urbaine, Psychocaravane, Think About Life, Feu Thérèse, La Pieuvre de Montréal, Bivouaq
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Spécial Francouvertes: finale Après dix soirées de concerts et de suspense, où public et jury ont vu défiler 21 participants, les Francouvertes en sont rendues à l'ultime étape. Désertant une fois de plus le trop petit Lion d'Or pour cette soirée courue par nombre de médias et de musiciens, le concours de la relève s'installera donc au Club Soda le jeudi 26 avril pour une finale au menu éclaté. Survol des trois finalistes. Émilie Proulx (myspace.com/emilieproulx) Style musical: Indie-folk Ville d'origine: Saint-Célestin (projet né à Montréal) Forme: La guitariste et chanteuse sera accompagnée de quatre musiciens: Nicolas Grou (guitare), Rose Normandin (claviers et voix), Carl-Éric Hudon (basse) et Antoine Marquis (batterie). Expérience: Les musiciens sont ensemble depuis un an, la finale sera leur 10e spectacle. Influences: Cat Power, Joseph Arthur, Radiohead, Joni Mitchell, Pink Floyd, Beth Gibbons Première reprise: Hold on, Hold on de Neko Case Analyse: Finaliste témoignant d'une authenticité remarquable, Émilie Proulx salit ses compositions folk avec des arrangements soniques (noisy) lui permettant de gagner en force de frappe et d'éviter la linéarité. Une qualité qui permet d'oublier sa timide présence scénique qui, cependant, n'atténue en rien l'intensité de ses pièces. ooo Mimosa (myspace.com/mimosamusique) Style musical: Rock cabaret, gogo dark Ville d'origine: Montréal Forme: Ines Talbi (voix), Blanche Baillargeon (basse), Audrey-Michèle Simard (voix), François Chauvette (batterie), Antoine Gratton (claviers), Stéphane Leclerc (guitare), Gabriel Aldama (guitare) Expérience: En un an et des poussières, Mimosa totalise une quinzaine de spectacles. Influences: La vie, la nuit et beaucoup, beaucoup d'artistes (de Diane Dufresne à Vive la Fête)  | Mimosa photo: Michel Pinault | |
Premières reprises: Pied de poule, Poupée de cire, poupée de son et Comme un garçonAnalyse: Mimosa n'a peut-être qu'une quinzaine de concerts derrière la cravate, mais en comptant l'ensemble des spectacles donnés par chacun de ses musiciens, on tombe facilement dans les quatre chiffres. François Chauvette a largement tourné avec Yann Perreau, Gabriel Aldama est guitariste pour Afrodizz, Blanche Baillargeon et Stéphane Leclerc font partie des G-Strings de Champion et Antoine Gratton... c'est Antoine Gratton. Résultat: Mimosa, sans être le plus original des finalistes, jouit d'une précision d'exécution frôlant la perfection. Si l'attitude théâtrale de la charismatique chanteuse Ines Talbi amène certaines personnes à penser qu'elle joue à la chanteuse, elle le fait diablement bien, captivant la foule à tout coup.  | Deya photo: Michel Pinault | |
Deya (myspace.com/deyamusic)
Style musical: Musique métissée du monde Ville d'origine: Montréal Forme: Nik Myo (voix), Firie (basse), Sol (batterie), Cate (choriste), Mat (guitare), Catou (choriste), Ons (claviers), Big D (saxophone) et Jah Vleit (trombone) Expérience: Deya compte cinq concerts en un an, mais sept des neuf musiciens ont joué longtemps ensemble sous le nom de MellowMood. Influences: Steel Pulse, Peter Tosh, Alpha Blondy, Burning Spear, Bob Marley, Culture, toute musique conscientisée Premières reprises: Spear Burning (Burning Spear), Zimbabwe (Bob Marley) Analyse: Si l'adage veut que chaque finale comporte son "outsider" (participant qu'on n'attendait pas), Deya est sans doute celui des Francouvertes 2007. Alors que plusieurs en ont ras le bol des groupes world criant haut et fort la solidarité, Deya s'est faufilé en finale avec son reggae 100 % conforme à celui des Bob Marley et Peter Tosh. Même la voix de Nik calque celle du Tuff Gong. Côté surprise, on repassera, mais par sa chaleur et sa vibe fraternelle qui n'a rien de poussé ou d'opportuniste, Deya s'est taillé une place en finale. ooo ÉCHOS DES LOCAUX - Le Gala de la Musique-Urbaine (anciennement Gala Montréal-Underground) récompense pour une troisième année de suite les artistes de la scène hip-hop québécoise. Encore une fois, l'événement ratisse large grâce des catégories éclectiques allant du Graffiteur de l'année au Groupe/Artiste reggae de l'année. Invité à se prononcer au www.galamu.com, le public a jusqu'au 26 avril pour voter afin de donner un coup de pouce à ses artistes préférés. Le Gala MU se tiendra le 28 avril aux Saints. ooo CONSEILS CONCERTS - Formé de Roger Miron, Jean Larocque et Éric Rathé, Psychocaravane sera en concert le jeudi 19 avril au Petit Campus. - Think About Life brûlera les planches de la Sala Rossa le 22 avril. - Feu Thérèse (avec l'ex-Fly Pan Am Jonathan Parant) et Les Enfants Sauvages (avec l'ex-Georges Leningrad Poney P) joueront en première partie des Américains de Deerhunter le 24 à la Sala Rossa. - Jérémi Mourand, Peter Paul Groupe de Rock, Les Brigitte Bordel, Les Vétérans, Astro Hot, Les Branches Mortes, Les Melons et Les Desperados se produiront le 26 aux Saints dans le cadre de la soirée La Pieuvre de Montréal. ooo Bivouaq Touche du bois (Indépendant) Groupe auquel participent entre autres Rémy Nadeau (Hot Springs) et Francis Mineau (Malajube), quand il a le temps, Bivouaq est essentiellement le projet du guitariste et chanteur Jérôme Gagné. S'il semble influencé par le folk américain moderne (Bright Eyes, Sufjan Stevens, Wilco), le musicien se démarque grâce à son grain de voix particulier, rugueux et chargé d'émotions, qui demande une période d'apprivoisement avant d'être apprécié à sa juste valeur. Excellent mélodiste (Fleurons glorieux, Aujourd'hui je suis en vie), Gagné est également appuyé par de solides musiciens dont la trompettiste Catherine Chevalier qui ajoute de la profondeur avec ses magnifiques lignes jazzy feutrées. Un maxi de cinq titres enregistré par Dany Placard débordant d'authenticité, d'urgence et qui n'a rien de formaté. En concert-lancement le 23 avril au Quai des Brumes. 4/5
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Laissez-vous mordre, Red Bull Music Academy 2007, Vue sur la Relève, Martin Tétreault, WD-40, Polipe
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À lire les différentes tribunes offertes aux cinq membres de Malajube, les deux derniers mois de tournée intensive qui les ont menés sur les routes des États-Unis et du Canada (sans oublier un saut en Europe) étaient excitants, mais aussi fort éreintants. Profitant de deux semaines de pseudo-congé, la troupe peine à se reposer. Pour le claviériste Thomas Augustin, le répit est même utopique, lui qui profite de ces quelques jours à Montréal pour lancer Dent de lait, maxi de sa formation parallèle Jacquemort. "Pour l'instant, on peut vraiment appeler ça un projet parallèle, car ma priorité demeure Malajube, et le train n'est pas près de s'arrêter, précise Thomas. Mais disons que mes deux rôles, l'un de claviériste plus effacé au sein de Malajube et l'autre de bassiste et leader du côté de Jacquemort, me plaisent et se complètent. Le premier sollicite mes talents d'arrangeur, le second me permet d'écrire des textes, de composer des mélodies vocales." Né Nonnes Flinguées à l'époque où le musicien enregistrait ses compositions avec le batteur Julien Bakvis, le groupe se rebaptisa Jacquemort il y a environ trois ans, lorsque Julien Michalak (guitare) et Nelly-Belle Estirac (claviers) complétèrent la troupe pour amener de nouvelles pièces sur scène. Leur lente progression (une poignée de concerts en trois ans) est directement imputable à Malajube. "Même si nous ne nous voyons pas souvent, la chimie du groupe reste excellente. Ce sont des gens avec qui je me tenais au secondaire à Longueuil. Nous sommes tous amis depuis notre adolescence, et j'ai le sentiment qu'il se passe quelque chose lorsque nous jouons ensemble." Comme je l'écrivais dans ma chronique du 1er février après avoir assisté au concert de Jacquemort au Va-et-Vient, la comparaison entre le quatuor et Malajube se limite à la voix pop-planante de Thomas et aux structures hétéroclites des compositions (lire progressives), que Jacquemort évite toutefois de noyer dans un tourbillon sonique rentre-dedans. "Nelly et le guitariste Julien ont une approche plus classique de la musique. Leur style de jeu est très découpé. Ce sont de vrais virtuoses. Chaque instrument demeure ainsi très distinct. Nos textures sont plus fines, nous ne tombons pas dans la grosse distorsion." Découvrez Jacquemort le jeudi 19 avril lors du spectacle soulignant le lancement du maxi Dent de lait à la Sala Rossa, à 21 h. ooo MUSIQUE GRATIS: BENOIT PARADIS Inscrit à la dernière édition des Francouvertes, le tromboniste Benoit Paradis (Plywood 3/4) avait fait belle figure avec son trio jazz cabaret complété par une pianiste et un contrebassiste. Sans jamais se prendre au sérieux sur son album Introduction lancé il y a quelques jours, Benoit témoigne d'un humour parfois absurde évoquant Boris Vian. Il vous offre des compositions téléchargeables gratuitement au www.benparadis.com. En concert le 15 avril à l'Escogriffe. ooo ÉCHOS DES LOCAUX - Les artistes de la scène électronique montréalaise sont invités à s'inscrire à la Red Bull Music Academy 2007 qui se déroulera à Toronto l'automne prochain. Compétition, mais également lieu de rencontre où se tiennent quelques conférences sur l'univers électronique, l'événement s'arrête au Canada après avoir visité des villes comme Berlin, New York, Londres, Rome et Melbourne. Afin de faire mousser le passage du concours au pays - et peut-être pour confondre les sceptiques pour qui le nom du concours est rébarbatif (placement de produit, caractère péjoratif du terme "académie") -, la RBMA 2007 organise un concert le 14 avril à la SAT, à 22 h. Tiga, Tommy Sunshine et Jordan Dare seront de la partie. Date limite d'inscription: 4 mai 2007. Information: www.redbullmusicacademy.com. - L'événement Vue sur la Relève organise une série d'ateliers "Profession: artiste" en formule 5 à 7 gratuit les 12, 13, 14, 18, 19 et 20 avril à la Coop Touski (2361, rue Ontario Est). Les musiciens pourront profiter de l'expertise de gens oeuvrant pour l'ADISQ, GSI, la SOCAN, Musicaction, le CALQ et autres sphères du milieu musical québécois. Détails au www.vuesurlareleve.com. ooo CONSEILS CONCERTS - Le platiniste improvisateur Martin Tétreault propose un concert-concept inusité où il sera accompagné de neuf batteurs, dont Michel Langevin (Voivod) et Jean-Sébastien Nicol (Loco Locass)! Le 12 à la Sala Rossa. - Le bar Yer'Mad célèbre ses 15 ans en organisant un concert spécial aux Katacombes (1224, boulevard Saint-Laurent) avec WD-40, We Are Alex + Vince, Danny Twain, Cortisone et Louis-Étienne, le 15 à 20 h. ooo DISQUE LOCAL POLIPE POLIPE (Indépendant) Sur son premier maxi éponyme, Polipe s'affranchit tranquillement de ses références mods en teintant ses compositions d'une touche progressive aux multiples brisures de rythme. Plutôt habiles avec leurs instruments, les musiciens du trio sont capables de moments à la fois complexes et fort entraînants, comme sur l'instrumentale La Ballade. Cette rigueur musicale manque par contre aux mélodies vocales du maxi. En ce sens, Polipe devra gagner en efficacité s'il veut rejoindre les mélomanes de toutes allégeances. Mais la clé se trouve peut-être dans la dernière pièce du compact, Je pense à qui, où des harmonies vocales raffinées s'avèrent plus redoutables. En concert le 19 au Quai des Brumes avec Chinatown (groupe qui a composé le fameux Retour à Véga popularisé par les Stills). 3/5
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Vue sur la Relève
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Pour une douzième année consécutive, le festival Vue sur la Relève donne un coup de pouce aux jeunes artistes d'expression française du Québec et du Canada. Présidé cette année par Luck Mervil, l'événement s'empare de la maison de la culture Frontenac (2550, rue Ontario Est) pour y présenter des spectacles pluridisciplinaires jusqu'au 21 avril. Carl-Éric Hudon, Brigitte Saint-Aubin et le groupe Un s'y produiront le 14, Geneviève Toupin, Bruno Marcil et Adréanne Alain le 18 et Misteur Valaire le 20. Présentée le 21, la soirée de clôture mettra en vedette Jacobus & Maleco, JP Leblanc, Anique Granger et La Galère. Les spectateurs peuvent se procurer des billets au coût de 7 $ par soirée au 514 278-3941, au www.vuesurlareleve.com ainsi qu'à la porte. Une compilation Vue sur la Relève leur sera remise sur place.
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Les Charbonniers de l'Enfer
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Moins de trois mois après avoir donné deux représentations à guichets fermés à La Tulipe, Les Charbonniers de l'Enfer re-chauffent les fournaises des abîmes à blanc et remettent ça avec un concert au National le 10 avril. Normand Miron, André Marchand, Jean-Claude Mirandette, Michel Faubert et Michel Bordeleau profiteront de l'événement pour lancer leur troisième album studio, À la grâce de Dieu, disponible en magasin mardi. Véritables archéologues du répertoire traditionnel francophone, les chanteurs du groupe y immortalisent 16 pièces a cappella et accueillent Gilles Vigneault qui signe le texte de la chanson Firlibi, en plus de l'interpréter. La formation remportait le Félix de l'Album traditionnel de l'année lors du dernier Gala de l'ADISQ avec le CD live et DVD Les Charbonniers de l'Enfer en personne.
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Francouvertes, L'APLAS, SXSW, Martin Dumais, Harvee, Les Psychoriders, Sophie Samson, Plaza Musique
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FRANCOUVERTES: PLACE AUX DEMI-FINALES Le couperet est tombé lundi vers 23h: Émilie Proulx, Caroline d'été, Deya, Labess, Anique Granger, Mimosa, NulSiDécouvert, JohnE-5 et Huis Clos obtiennent leur laissez-passer pour le deuxième tour des Francouvertes 2007, dernière étape avant d'accéder à la finale du concours, où seulement trois formations s'affronteront le 26 avril au Club Soda. Le verdict confirme ainsi l'élimination de Plaza Musique (voir critique locale) et de Mahjor Bidet, deux formations pourtant favorisées considérant l'engouement dont elles profitent sur la scène montréalaise (bonne visibilité, concerts courus, succès sur les ondes des radios indépendantes). Une autre preuve qu'un succès sur MySpace n'est pas garant d'un concert enlevant. On constate également que les auteurs-compositeurs-interprètes, en nombre plus restreint cette année (une manière pour les Francouvertes de se différencier des festivals déjà très chanson de Granby et de Petite-Vallée), ont la cote alors que trois des cinq inscrits passent au deuxième tour: Émilie Proulx, Caroline d'été et Anique Granger. Girls power! On remet donc le compteur à zéro pour les trois demi-finales qui auront lieu cette semaine au Lion d'Or. Un nouveau jury formé d'Éric Goulet, Alexandre Courteau (Bande à part), Jean-Marc Ravatel (Coup de coeur francophone), Cynthia Bellemare (SOPREF), Michèle Pinard (RIDEAU), Nicolas Tittley (MusiquePlus) et moi-même devra établir, avec le public, le palmarès qui déterminera les trois finalistes. Le 9 avril à 20h Anique Granger Émilie Proulx Caroline d'été Le 10 avril JohnE-5 Mimosa Huis Clos Le 11 avril Labess NulSiDécouvert Deya ooo L'APLAS Les dernières nouvelles concernant L'APLAS remontaient à près d'un an, alors que l'Association des petits lieux d'art et de spectacle tenait son assemblée de fondation le 20 avril 2006. Depuis, on se demandait si le projet d'union, qui donnera aux petits lieux d'art et de spectacle la force d'un réseau, était mort dans l'oeuf. Au contraire, l'association lance officiellement ses services et son site web (www.aplas.ca) le mercredi 11 avril au Café Chaos, lors d'un 5 à 7 ouvert au public où Les P'tits Coucous (groupe comprenant les cowboys fringants Domlebo et Jérôme Dupras) se produiront. "Ayant débuté leur carrière sur les planches des petites salles de concert de la métropole, les musiciens des Cowboys sont particulièrement conscients de l'importance de ces lieux de diffusion", m'expliquait William Guignier du Zaricot, bar situé à St-Hyacinthe où se déroulait l'été dernier le festival de musique émergente Consonance. Le Zaricot fait partie des institutions inscrites au regroupement tout comme les Katacombes, l'In Vivo, la SOPREF, le Lion d'Or et le Café Chaos. L'APLAS offre un calendrier des concerts, des modèles de contrats, une base de données des petits lieux d'art et de spectacles du Québec, une page web pour tous ses membres réguliers, des services de promotion collective (achats négociés en groupe dans les journaux) et des programmes d'escomptes auprès des locateurs et vendeurs d'équipements. Elle planche également sur des partenariats avec le milieu et sur un service d'affichage libre et gratuit à Montréal. ooo RETOUR SXSW Après la mise en ligne de blogues, voici que les reportages tournés par des Québécois au festival South by South West (Texas) émergent sur la toile. Dans la section Web TV du 33mag.tv, La Musique Spin le Monde vous présente un topo sur le concert vitrine M pour Montréal. On y voit Mathieu de Malajube au centre d'une manifestation pro-Jésus, Johnny Maldoror des Breastfeeders expliquant comment fumer un joint aux States et des entrevues avec Creature et Champion. Pour un compte rendu plus personnel style téléréalité "trois larrons en mission à Austin", regardez la Bang Bang TV au www.bangbangtemort.com. Avertissement: langage grossier. ooo CONSEILS CONCERTS -Nouveau projet de Martin Dumais (Les Jardiniers), Aun lance son premier album, Mule, le jeudi 5 avril au Zoobizarre à 21h avec Thisquietarmy. -Harvee, qu'on a pu entendre lors du dernier épisode de la saison des Invincibles, se produit le 6 au Divan Orange. -Les Psychoriders et la formation française / québécoise Duster 71 brûleront les planches de l'Escogriffe le 9. -Depuis septembre 2005, quelques dizaines de formations locales sont passées devant l'objectif de la photographe Sophie Samson, qui organise l'exposition Décibel sur papier du 3 au 20 avril au Divan Orange. Vous y trouverez des clichés de Patrick Watson, des Breastfeeders, d'Hugo Mudie, de Think About Life, des Prostiputes, des Fréres Cheminaud, des Georges Leningrad et de Sunny Duval. Vernissage formule 5 à 7 le 11 avril au Divan Orange. ooo DISQUE LOCAL Plaza Musique L'Amour et l'Occident (Le bonheur des sons / LOCAL) Douce pop feutrée aux accents européens, les compositions bilingues et particulièrement matures de Plaza Musique évoquent les univers sonores d'Air, des Beatles, de Stereolab et de Bertrand Burgalat. Couchée sur des atmosphères rêveuses servies par des instruments à corde, des synthétiseurs, des guitares et de jolies lignes de basse bien rondes, la voix de Maude Robillard confère une légèreté aérienne aux dix titres du compact qui se termine par une surprenante et touchante pièce en trois mouvements de huit minutes, où chante Pierre Lapointe. Le pianiste Lewis Furey compte aussi parmi les invités. Espérons que le concert que donnera Plaza Musique le 10 avril au Zoobizarre sera supérieur à celui livré aux Francouvertes, où le courant entre le groupe et la foule n'est jamais passé. 4/5
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