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Top disques 2004 - Télémaque
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Fidèle à la tradition, Scène locale passe Noël entre amis. Voici les top disques ou concerts 2004 de cinq acteurs importants de notre scène underground. DAVID LAFERRIÈRE David est le nouveau directeur général de la SOPREF depuis la fin du mois d'octobre. Il occupait jadis le poste de coordonnateur chez Local Distribution. Dans le désordre: -Champion, Chill'em All -Malajube, Le Compte complet -Fred Fortin, Planter le décor -The Arcade Fire, Funeral -Gwenwed, Le Retour du bleu métallique MARTIN ROUSSY Directeur musical de CISM depuis septembre 2002, Martin anime Le Bras gauche de l'empereur les lundis à 16 h sur les ondes du 89,3. 1-Les Trois Accords, Gros Mammouth Album Turbo 2-Plywood 3/4, Beauté mécanique 3-4d, Et le prince Louvesque 4-Angine, Histoires d'amour 5-Malajube, Le Compte complet MAURICE BOLDUC Depuis janvier 1999, Maurice est directeur musical à CIBL 101,5. Il y anime Le D.J. est une ordure les jeudis à 14 h. 1-Loco Locass, L'Amour oral 2-Jérôme Minière, Chez Herri Kopter 3-Nathalie Lessard et ses têtes de contre, Pièces d'identité 4-Fred Fortin, Planter le décor 5-Les Breastfeeders, Déjeuner sur l'herbe 6-Marco Calliari, Che la vita MICHÈLE MÉTHOT Initialement ouvert à Saint-Hyacinthe en 1998, le magasin de disques indépendant Les Anges Vagabonds a déménagé à Montréal (1899, avenue du Mont-Royal Est) en 2001. Michèle en est la copropriétaire. 1-Fred Fortin, Planter le décor 2-Les Breastfeeders, Déjeuner sur l'herbe 3-Plywood 3/4, Beauté mécanique 4-Nathalie Lessard et ses têtes de contre, Pièces d'identité 5-Le Karlof Orchestra, Fuzzy trash pop Mention spéciale aux Blue Seeds, Mossman Meets Vander, Didier Boutin, Jérôme Minière, Dobacaracol et Globe-Glotters. SUNNY DUVAL Guitariste au sein des Breastfeeders, Sunny revisite le répertoire country québécois avec les St-Sipoplette, tient une chronique dans un quotidien montréalais et accompagne Fred Fortin sur scène. Il nous prépare même un album solo sous le nom d'Achigan. Le rockeur n'est pas du genre à écouter des compacts dans son salon, il préfère contempler la scène en pleine action, dans les bars enfumés. Top concerts dans le désordre: -Le Nombre au Dominion à Ottawa (10 septembre) -Les Vautours à l'Escogriffe (6 mars) -Mara Tremblay et Anabel Langevin au Lion d'Or (21 février) -We Are Wolves au Cabaret La Tulipe (20 octobre) -Floating Widget à l'Hémisphère Gauche (18 décembre) ooo LES ÉCHOS DES LOCAUX - Alex Soria (1966-2004) Guitariste et compositeur des Nils, Alex Soria est décédé à Montréal à l'âge de 39 ans. Au début des années 80, alors qu'Alex n'avait même pas 18 ans, les Nils ont marqué la scène punk montréalaise avec leurs références aux Replacements. Voués à conquérir la planète, mais probablement trop bordéliques et instables pour y arriver, les légendaires Nils ont influencé bon nombre de punk-rockeurs canadiens aujourd'hui dans le deuil. Alex a également joué avec Los Pados, Black Sox et Chino. Pour découvrir cette page d'histoire de la scène locale montréalaise, tendez l'oreille à la compilation des Nils, Green Fields in Daylight, parue sur Mag Wheel en 1997. - Les groupes désirant participer au festival North by Northeast (se déroulant à Toronto du 9 au 11 juin 2005) ont jusqu'au 14 janvier pour envoyer leur formulaire d'inscription au comité de sélection. Vous trouverez les détails au www.nxne.com. Let's go, Montréal! ooo CONSEILS DE NOOOWËLL - Vous avez envie de vulgarité? Ne manquez pas Black Taboo, Urban Aliens, Les Truands, Kostar Poprop ainsi que Starbuck et Les Impuissants le 26 décembre aux Foufounes Électriques. - Manouche, La Loi des Cactus, Hugo Fleury (Polémil Bazar), Oscar Souto (Anonymus), Frédéric Péloquin, Lara Hurnie et Véronica Melis partageront la scène du Spectrum avec Marco Calliari et son groupe le 27 décembre. - Les Breastfeeders célèbrent le 28 à l'Escogriffe. - Le 29, Eric Panic joue aux Foufounes Électriques tandis qu'Armand Guindon se retrouve au Petit Campus. - Le 31, Ripcordz, Sexhead, Ab Irato, Low Fat et Tainted Youth réveillonneront au Café Chaos; Manic Manon and the Guestlist et The Casingles se détruiront au Barfly; et le One Night Band (reggae) célébrera à La Place à côté. ooo DISQUE LOCAL TÉLÉMAQUE SUPERFICIEL(LE) (INDÉPENDANT) "Est-ce que tu me donnes une frite?" Avez-vous récemment entendu ce refrain sur les ondes des radios indépendantes? Avouez qu'il hante rapidement le cerveau. Tirée de la pièce Une frite (l'amour à la sauce américaine), cette phrase est l'œuvre de Télémaque, un duo de Saint-Jean-sur-Richelieu composé de la chanteuse Marylène Dussault et du multi-instrumentiste Éric Patenaude. Si ce premier extrait diablement efficace s'apparente au répertoire des Français Prototypes, la pop électro francophone de Télémaque se démarque par une propension légèrement moins grinçante et plus portée sur les claviers. La pièce Les Robots semble d'ailleurs suivre les pas de Gwenwed. Accrocheur (Tu n'as pas voulu et Naphta peuvent succéder à Une frite), Télémaque promet. On s'en reparle en 2005, garanti. 4/5
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Anonymus, Bilan 2004
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Depuis la démocratisation des procédés d'enregistrement, le boulot de chroniqueur scène locale s'est complexifié, en raison du nombre grandissant de parutions. Si le recensement du Gala Mimi 2003 comptait plus de 400 productions québécoises, on risque fort de battre ce record en 2004. Une belle preuve de vivacité et une bonne raison de se réjouir pour notre scène émergente. Dans une industrie du disque où la grande majorité des radios commerciales ont banalisé la corruption musicale et confinent l'auditeur dans un registre fade, mâché et remâché; dans un marché où les gros disquaires peuvent payer un album 12 $ et le revendre 24,99 $ sans prendre aucun risque (quand un album ne se vend pas, on le retourne tout simplement au distributeur); dans un monde où les subventions vont souvent dans les poches des plus riches (Guy Cloutier Communications a reçu cette année 50 000 $ de Musicaction pour la production du prochain album de Mathieu Gaudet); et dans un univers où MusiquePlus refuse de présenter bon nombre de clips locaux sous prétexte qu'ils ne cadrent pas avec son image, les musiciens ont pleinement réalisé qu'ils ne devaient plus attendre après personne. L'autoproduction gagne sans cesse en popularité, et 2004 nous a prouvé la solidité des instruments de production, de diffusion et de commercialisation dont la scène locale s'est elle-même dotée. Certains noms ont bien sûr trouvé refuge chez nos majors (Béluga, Balthazar, Ily Morgan, Pierre Lapointe), mais les 52 dernières semaines ont prouvé l'efficacité du réseau scène locale. Le milieu hip-hop québécois compte sur les labels BBT Wreck-Hurdz, HLM et Iro Productions, les punks ont Dare-To-Care, les rockeurs ont Blow the Fuse, les anglos ont Alien8 et Constellation, tandis que plusieurs groupes et chanteurs fondent leur propre étiquette. Et là, je ne vous parle même pas de C4, d'Indica ou de Union 2112 qui dynamisent aussi la relève. Qui plus est, la qualité de nos productions émergentes a surpris la planète. Les Unicorns, Arcade Fire, les Dears, les Stills et Les Georges Leningrad ont fait jaser l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord. Qui aurait cru que Montréal risquerait sous peu d'être envahie par des compagnies de disques étrangères à la recherche de nouvelles sensations? Côté francophone, la cuvée 2004 s'avère beaucoup plus diversifiée et nettement supérieure à celle de 2003. Plus audacieux, les musiciens semblent quitter tranquillement une certaine zone de confort pour innover et se diriger vers de nouvelles contrées. Le dernier Plywood 3/4 et le premier disque de Malajube en sont deux preuves réjouissantes. Les journalistes musicaux s'entendent tous pour dire qu'il se passe quelque chose à Montréal. La musique bouge. Les idées bouillonnent. Victime de plusieurs cancers, la grosse industrie du disque québécois n'a quasiment rien à voir avec cette éclosion, sinon de générer la débrouillardise des troupes. Le do-it-yourself peut sauver bien des choses. Même Les Trois Accords n'en seraient pas là sans l'autoproduction. Oui, mon boulot reste compliqué, mais je peux vous jurer qu'être chroniqueur scène locale à Montréal en 2004 est une chance inouïe. ooo Dans le désordre, les galettes qui ont le plus tourné dans mon lecteur en 2004: ALBUMS -Arcade Fire, Funeral (Merge) -Malajube, Le Compte complet (Dare-To-Care / Local) -Didier Boutin, Sans le malheur, le bonheur c'est triste (Le Salon Rouge / Local) -Loco Locass, Amour oral (Audiogram / Select) -Champion, Chill'em All (Saboteur / Local) -Fred Fortin, Planter le décor (C4 / DEP) -Plywood 3/4, Beauté mécanique (Migratoire / Local) -Les Breastfeeders, Déjeuner sur l'herbe (Blow the Fuse / Fusion III) -Gwenwed, Le Retour du bleu métallique (Proxenett / Local) -Le Nombre, Scénario catastrophe (Blow the Fuse / Fusion III) -The Couch Addiction, Filthy Hands (Petawawa / Local) -The Frenetics, Grey Veins to the Parking Lot (Union 2112) -Pierre Lapointe, Pierre Lapointe (Audiogram / Select) EP -The Fallout Project, Architecture Breeds Rust (Dare-To-Care / Local) -Les Trompe-l'oil, Strob-o-phone (Indépendant) -Dumas, Ferme la radio (Indépendant) -The Blue Seeds, The Blue Seeds (Sale Cabot / Local) -Navet Confit, Ep1 (Indépendant) ooo CONSEILS CONCERTS -Polémil Bazar s'attaque au Club Soda avec Urbain Desbois le vendredi 17 décembre à 20 h. (musique festive / chanson)
-Le No Name Jazz Sextet joue les 17 et 18 au Va-et-Vient à 21 h. (jazz) -Anonymus célèbre ses 15 ans le 18 au Métropolis avec Kataklysm, Ghoulunatics et Barkode. (métal) -Les Voisins d'en dessous sont aux Verres Stérilisés le 18. (rock pop) -Juste après le film d'horreur/série B présenté le 19 au Chaos à 20 h, Navajo Code Talkers montera sur les planches avec Dutch Oven. (rock) -Sans Pression vous propose de célébrer le temps des Fêtes à la manière hip-hop. Il vous promet une surprise monstre qui fera jaser tout le monde, des artistes invités ainsi que de nombreux cadeaux et prix de présence. Le 20 au Club Soda à 20 h 30. -Vulgar Deli et Cynical Czardas fêtent aussi Noël le 22 aux Foufounes Électriques à 21 h. (rock hardcore)
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Le Noël de Mononc', Rock pour Amnistie Internationale, Akuma
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LE NOËL DE MONONC' À l'approche des deux concerts Un Noël avec Mononc' Serge, présentés les 10 et 11 décembre au Va-et-Vient, Voir s'est entretenu avec le seul oncle capable de balancer sa bière contre un mur en gueulant "Fuck you, maman Dion!" dans un party de Noël (qu'il soit du type bureau ou familial). Quel sera le menu du concert? "Il y aura beaucoup de chansons inédites, mais ce sera surtout un show à grand déploiement: moi seul sur scène au milieu d'un décor probablement féerique." Qu'as-tu préparé de spécial pour l'occasion? "Une séance de photo avec le Père Noël (c'est moi qui vais faire le bon vieillard barbu) dans la meilleure tradition des centres d'achat, distribution de cadeaux en prime. Moi et le boss du Va-et-vient tenons à réparer l'injustice "crasse" qui prive les gens de St-Henri de centre d'achat digne de ce nom dans leur quartier. Cette séance de photos leur permettra de s'adonner à une activité difficile d'accès pour eux. Ce show est un geste de justice sociale, rien de moins." ooo ROCK POUR AMNISTIE INTERNATIONALE Membre de In This Life, Alexander Foster adhérait à l'idéologie raciste et skinhead durant son adolescence. Aujourd'hui adulte, le musicien qui s'est repenti milite pour Amnistie Internationale. Dans l'édition du 25 novembre dernier, notre collègue du Hour, Jamie O'Meara, signait d'ailleurs un excellent texte rapportant les tribulations de Foster et ses copains infiltrant un rassemblement raciste non loin de Détroit, co-organisé par Panzerfaust Records (un label néo-fasciste de Minneapolis) et Hammerskin Nation (un important regroupement de skinheads). En réaction à ce rassemblement qui vise à distribuer des disques racistes dans les écoles américaines, Foster organise le 11 décembre au Café Campus le Rock'N Rights, concert-bénéfice pour Amnistie Internationale. Dès 19 h, In This Life et Grimskunk s'empareront du gros Campus alors que Mr. Matt et la Caravane du Bonheur, Broken Picture et Damned If We Don't passeront par le Petit Campus vers 23 h. Foster nous a confié que des groupes d'extrême-droite ont fait pression pour annuler le Rock'N Rights.
ooo LES ÉCHOS DES LOCAUX En l'espace de six jours, j'ai assisté à quatre concerts locaux, gages d'une vitalité grandissante. Clins d'œil: -À Loco Locass, qui lundi dernier est venu en aide à la scène hip hop, attirant un bon nombre d'adeptes au Kola Note pour le lancement du nouveau disque de Catburglaz. Dans un concept prometteur, les deux groupes se sont passés le micro, alternant leur présence sur scène tout au long du concert. -Aux Chiens, qui ont encore prouvé jeudi au Théâtre Plaza leur force scénique acquise au cours d'une longue série de concerts suivant la parution du CD Debout. -À André, en première partie des Chiens, dont les récentes pièces témoignent d'une recherche intéressante. -À WD-40, qui vendredi a triomphé dans un Hémisphère Gauche rempli à souhait. Le groupe nous a convaincu de la solidité musicale qui unit Alex Jones, son frère Jean-Lou et le batteur Michel Dufour. -Aux Vendettas, qui comme WD-40, peuvent toujours se vanter d'une cohésion hors pair malgré plusieurs mois d'absence (dans ce cas-ci, 36 mois!). Revoir Paul Cargnello plonger dans le rock samedi à la Casa del Popolo a rappelé de beaux souvenirs. ooo CONSEILS CONCERTS -Pour aider Jeunesse au Soleil, Collectivo et Kodiak joueront au Cabaret La Tulipe le 10 décembre à 20 h. Avec le don d'un jouet qui sera remis aux enfants défavorisés, les billets coûtent 10 $. -Évènement multimédia réunissant plusieurs artistes montréalais, Le Crazy Show tient sa première édition le 10, à la Station C. Au programme: Duchess Says, Dusti, High Tops, DJ Frigid, Pat Dynamite et Lx Statik. -Le Café Chaos présente deux lancements d'albums cette semaine: celui de Marouka (gagnant de la dernière Fiesta des musiques) le 10, et celui de Von Bismark 007 le 11. -Groupe rock à surveiller, Navet Confit est au Pub le St-Ciboire (1693, St-Denis) le 11. -Thierry Gateau (Polémil Bazar), Jean-Sébastien Nicol (musicien Loco Locass), Vincent Montreuil (Arseniq 33), Martin Lizotte (musicien Loco Locass), Bernard Falaise, Mara Tremblay, J-F Lemieux et Michel Dufour s'affrontent lors du prochain match de la Ligue d'Improvisation Montréalaise, le 13, au Campus. ooo DISQUE LOCAL Akuma Subversion Pavillon Noir / Terrorock Action Après plus de trois ans de silence sur disque, Akuma est-il toujours aussi révolté? Plus que jamais. Même que ses revendications touchent maintenant à une autre facette de notre société prête à consommer: l'industrie du disque. Effectivement, le nouveau né rock-punk-métal, Subversion, n'est pas disponible en magasin. On ne le retrouve qu'en concert et sur le site web du combo (akuma.ca). Musicalement, Akuma ne se réinvente pas, mais conserve sa force de frappe charismatique. Safwan multiplie ses attaques musclées contre l'exploitation, l'aliénation, la résignation et l'apathie. En concert le 13 décembre avec Arseniq 33 à la Sala Rossa.
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Malajube, Zoom sur la relève, Dilemme
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MALAJUBE Le nom de Malajube circule sur bien des lèvres depuis la parution, l'automne dernier, de son EP francophone, Le Robot Sexy. Partageant l'affiche avec de nombreux groupes punk hard core et manifestant un net penchant pour les guitares grinçantes, le groupe fut rapidement associé à la scène punk montréalaise, malgré un intérêt marqué pour la pop. 2004 amena toutefois Malajube sur un autre terrain bouillonnant: celui de la nouvelle scène anglophone émergeant majoritairement du Mile-End. Lancé sur Dare-to-Care alors qu'un bon nombre de labels courtisaient le groupe (les musiciens préférèrent les amis de longue date à Indica et même Tacca), le premier compact officiel de Malajube immortalise ce dernier trajet parcouru: la pochette du compact est une oeuvre de Tracy Maurice (qui a aussi travaillé avec Arcade Fire); l'enregistrement et la réalisation du disque sont en partie signés Martin Pelland, des Dears (voir critique en page disque); et l'approche musicale lo-fi éclatée, à base de guitares et de claviers, rappelle drôlement l'esprit intempestif des Unicorns. "Nous nous sommes intégrés davantage à la scène anglo lorsque Dan Seligman (directeur créatif du Pop Montréal et gérant des fameuses licornes) nous a demandé de jouer en première partie des Unicorns, révèle le chanteur Julien Mineau. À force de baigner dans le courant, il nous a influencé, bien que notre but n'était certainement pas de le copier." Conservant son côté punk rock et sa langue maternelle, on sent la formation influencée, certes, mais on ne peut certainement pas la qualifier de plagiaire. Au contraire. Avec ses compositions rock/pop, explosives, "crottées", souvent joyeuses et surtout dépourvues de tout compromis, Malajube injecte à la scène francophone, souvent trop prudente, un anti-conformisme musical que l'on voit plus souvent à l'ouest de Saint-Laurent. "Les anglophones nous ont rapidement conseillé de conserver notre langue. Je crois que ce point distinctif de Malajube nous permet justement de concilier les deux scènes présentes à Montréal. Mais avant toute chose, il faut savoir que nous avons fondé le groupe pour avoir du fun tout en jouant de la pop. Nous ne nous efforçons pas de bien prononcer les textes ni de sonner propre comme tant de groupes pop franco. Nous nous fermons ainsi une bonne part de marché, mais ce n'est pas comme si nous avions passé six ans de notre vie à travailler sur un album sérieux. L'absence de limites nous amuse. Pourquoi s'en imposer?" Malajube lance Le Compte Complet le 7 décembre au Petit Campus, à 20 h, en compagnie d'Avec pas d'casse. ooo ZOOM SUR LA RELÈVE Produite par l'École du Show-Business, la série Zoom sur la relève présente le concert Sacrés Talents le 6 décembre au Club Soda. Seront réunis sur scène les finalistes 2003 du Festival International de la Chanson de Granby (Stef Paquette et Pico), le gagnant et les finalistes du concours Chantez Haut et Ford, des Francofolies de Montréal (Éric Bisaillon, Caroline Bourgeois et Katy Gaillardetz), ainsi que les découvertes de Sacrés Talents (Monsieur G et Karine Vachon). ooo LES ÉCHOS DES LOCAUX - À l'instant même où vous lisez ces lignes, des représentants du Festival de Musique Émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME), de Coup de Cœur Francophone, de la radio Espace Musique et de Bande À Part forment, avec la délégation de la SOPREF, un véritable contingent québécois installé au cœur du Village Pro des Transmusicales de Rennes. Le but consiste, bien sûr, à faire connaître les artistes d'ici, mais également à mettre sur pied un plateau fleurdelisé aux prochaines Transmusicales.
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CONSEILS CONCERTS
-WD-40 et Jacques Bertrand Jr. (chanteur de Jérémi Mourand) à l'Hémisphère Gauche le vendredi 3 décembre, à 21 h. (rock) -Kobayashi le 3 au Swimming. (funk acid-jazz) -Norman Nawrocki le 3 à la Coop Généreux (4518, Papineau). (musique anarchique) -Les Vendettas lancent leur album Say no to the Vendettas le 4 à la Casa del Popolo. (rock / reggae) -Marie-Claude Lamoureux et les Garnements heureux enregistrent un album en concert les 4 et 5 au Va-et-Vient, à 21 h. (chanson / jazz / musique actuelle) -Dead Letter en première partie de Ted Leo (New York) le 6 à la Sala Rossa. (punk aux tendances ambiantes) -Angie, Plagia, Étoile 69 et Vinland s'affrontent au concours Omnium Rock, le 8, au Petit Campus, à 20 h. ooo DILEMME, REBELLES SANS CAUSE, (PRODUCTIONS NOUVELLE FRANCE / FAB) Dilemme poursuit son aventure dans l'univers rock, se rendant bien compte que le périple s'annonce plus difficile qu'en 2002, quand le groupe réussissait à percer les ondes commerciales avec son album La Venue: primo, COOL FM n'existe plus pour pousser le rock musclé de la métropole; deuzio, Rebelles sans cause profite peut-être d'avoir compris qu'ils en rebutent plusieurs alors que la voix en avant-plan de Charles Breton demande une certaine adaptation. Reste que Dilemme compte un as non négligeable en main: sa force mélodique. En concert le jeudi 2 décembre, au Main Hall (5390, St-Laurent) 3/5
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