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L'euphorie au Pigeonnier
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Last call pour le festival hier soir avec Ghislain Poirier et Dj Champion au Pigeonnier (j'aurais bien aimé aller voir Tiken Jah Fakoli qui s'est d'ailleurs mérité le prix Miroir de la chanson d'expression française, mais bon il faut bien choisir).
Arrivée au Pigeonnier vers 20h15, alors qu'une averse monstre qui a fait peur à Poirier venait de déferler sur la ville. Plus de peur que de mal, car le ciel restera bleu et qu'on voyait même poindre quelques étoiles ici et là.
Ghislain Poirier était en grande forme et il a bien réchauffé le Pigeonnier, encourageant la foule dans son micro (c'est la nouvelle mode? dj animateur et réchauffeur de foule au micro? Champion a fait de même plus tard... il faut admettre que c'est efficace pour établir le contact!). Plusieurs venaient voir Champion et ont été entraînés par la musique qui bounce de Poirier.

Dj Champion : Il ressemblait à ça hier soir
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Mais le gros événement, c'était Champion. J'avoue qu'on est un peu tannés de l'entendre tellement il est partout, mais je ne l'avais jamais vu en show et ses beats sont du genre à te rester dans la tête. "Mais vous êtes en feu!" s'est-il exclamé à la foule après quelques morceaux... En effet, oui! Ça grouillait jusque dans les VIP, tout le monde dansait, ça devait être beau à voir. Et la chanteuse a littéralement subjugée la foule, qui en redemandait. Elle a une voix caverneuse et nasillarde à la fois, un timbre qui ne s'oublie pas.
À la fin, j'avais les jambes en compote. au secours, me crient-elle, c'est l'heure du repos après 10 jours à se promener et à danser partout.
En guise de conclusion, voici mon top 3 bien personnel de ce festival qui, semble-t-il, a été une des éditions les plus courues à ce jours :
1- Patrick Watson : un show tout simplement époustoufflant.
2- Mamoud Amhed et Femi Kuti : un 2 dans 1 qui a le groove dans le sang et qui sait mettre le sourire au visage... et mention spéciale aux merveilleuses danseuses et à la danse du boubou de Mamoud Amhed.
3- DJ Champion : pour la meilleure ambiance et atmosphère qu'il m'ait été donné de voir dans ce festival.
4- Ah je triche, mais quand même We are wolves, ça m'a plu !
** Le top du OFF : le groupe Harvey qui a fait groover l'Estaminet. Chapeau!
Alors, dodo, repos, etcaetero!
On se voit au 41e festival, en 2008 !
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Rencontre au sommet
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Laissez-moi vous raconter ma dernière journée du festival.
Tout d'abord, je m'extirpe avec difficulté de mon lit car je veux absolument aller voir A Moving Sound, le seul groupe venu d'Asie dans ce 40e festival d'été (à moins que j'en ai manqué un?). Directement atteri de Taiwan, après 3 avions (c'est loin, Taiwan, petite île anciennement possédée par la Chine - cette dernière ne reconnaît toujours pas son indépendance d'ailleurs), le groupe s'est présenté à midi passé sur la scène du carré d'Youville, vêtu d'habit traditionnel. Malgré leur nuit blanche, ils ont offert une prestration très intéressante et surtout, dépaysante, faites de nuit orientales et portée par une spiritualité à fleur de peau.

A moving sound
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Les instruments, d'abord. Il y avait un Zhong Ruan, guitare chinoise qui ressemble un peu à une mandoline avec son caisson arrondi. Une basse, une batterie, la voix fluette et typiquement orientale de la chanteuse et, ce qui m'a impressionnée le plus, un erhu, souvent nommé selon mes recherches googleléennes le "violon chinois", espèce de violon, justement, à 2 cordes, mais de loin, on dirait que le musicien joue de son archet et de ses doigts sur un fil invisible. Très mélancolique, très beau et très évocateur.
Leur musique est un mélange de moderne et de traditionnel, et la chanteuse, qui a aussi exécuté plusieurs pas de danse qui semblaient un mélange de tai-chi et de je ne sais quoi, expliquait dans un anglais très compréhensible l'origine et l'histoire des chansons, qui allaient d,une légende d'un homme chassé de son royaume qui se promène dans une forêt sous la pluie (et, coîncidence! il a plu à grosse goutte pendant cette chanson, ce qui a émerveillé le groupe) à une chanson qui se traduisait : Venez au marché! qui racontait l'essor sans précédent qu'a connu Taiwan, l'espèce d'âge d'or du market alors que tous "croyait que ça ne finirait jamais", a raconté la chanteuse.
Je n'ai pas regretté d'être sortie de mon lit !!!
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Dans l'après-midi, alors que le soleil frappait fort sur le carré, je suis allée voir Andrée Bilodeau, Reine du Mambo, connue pour avoir joué au sein du groupe les Batinses. Elle a joué son rôle à fond : chapeau de fruit, robe scintillante, et, bien sûr, une voix à donner des frissons. Et tout un band qui l'accompagnait! Ça a dansé pas mal dans la foule, de la cha-cha-cha à la samba, en passant par la salsa, etc! Votre humble blogueuse s'est même essayé à quelques pas de danse. C'est comment déjà : 1-2, cha-cha-cha??
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Un Impérial gonflé à bloc
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Bon, commençons par la conclusion générale de cette soirée mouvementée : Je veux être Emily Haines. Comme tout cela est malheureusement impossible physiquement et temporellement, je me contenterai de la jalouser jusqu'à la fin de mes jours. Alors voilà, c'est dit !!!!

Metric : . Photo: Guillaume D. Cyr
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Ce fut le désastre et la stupéfaction quand moi et mes amis sommes arrivés devant l'Impérial vers 20h45. Une file qui s'étalait jusqu'à l'Échouerie!! Comme quoi on était loin d'être les seuls à craquer pour Metric en ce pluvieux samedi soir. C'était la désolation devant les portes, les fans se pressaient contre l'entrée, espérant qu'un homme de la sécurité ait pitié, mais ils étaient impertubables. Désolée, j'ai dû laisser mes amis à la porte et profiter de ma merveilleuse passe Média pour me faufiler devant ces pauvres qui ont dû renoncer à voir Emily Haines et sa bande dans le feu de l'action.
Qu'on se le dise, Metric a des fans à Québec!! Ça aurait mérité le Pigeonnier, à mon humble avis, et il aurait été plein, à en juger par la salle bourrée de monde qui s'est déployée devant mes yeux à mon arrivée. Euh, agoraphobe, claustrophobe et autre phobe, s'abstenir! Il faisait chaud, on était coincés, on ne voyait presque rien (du haut de mes 5 pieds, c'était tâche ardue, voire impossible, même réfugiée dans mon petit coin près du bar), mais on était donc contents, conscients d'assister à un moment privilégié.

Metric : . Photo: Guillaume D. Cyr
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Metric a déballé ses tounes comme une tonne de briques et la foule en redemandait. C'était loud, chaque fin de chanson était accompagné d'un déferlement d'applaudissement et de siflets, les petits clones d'Emily Haines s'étalaient à perte de vue (faut croire que je ne suis pas la seule, hein!) et les quelques garçons observés avaient cet air pâmé sur le visage. Bah, je vous comprends. Devant tant de beauté, charme, voix, etc., il faut s'incliner !
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Juste avant de descendre à Metric, on était au Carré pour voir Bedouin Soundclash. Les fans avaient envahi l'espace et après une brève escapade au centre de la foule où re-on ne voit rien, on a décidé que le show était bien plus appréciable hors du carré déterminé par le festival. De la rue, on voyait très bien. La plus grosse foule que j'ai vu au Carré pendant ce festival, quoique je n'ai pas beaucoup assisté à des shows nocturnes là, mais franchement, le reggae de Bedouin a vraiment attiré une masse.
Ça s'écoute bien, c'est plaisant, ça fait balancer la tête, mais comme prestation scénique, c'était plutôt statique à mon avis. Je les réécouterai sur cd avec plaisir!
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Harvey
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Arrivons à ma découverte de la soirée, et qui s'inscrit dans mon top 5 du festival, même si cela s'est passé dans le cadre du OFF : après Metric, je vais rejoindre mes amis qui ont passé le temps à boire un pichet de sangria à La Cuisine et qui sont maintenant à L'Estaminet, en haut de l'Intermarché. Arrivée là-bas, je suis renversée sur le cul par la qualité de la musique qui se présente à moi. Le groupe : Harvee. Ils débarquent de Valleyfield, font dans l'indie rock à saveur Arcet Fire et Clap your hands say yeah. Sur scène, un chanteur à la voix qui a de la personnalité et qui sonne vraiment bien, deux guitare, une basse, une batterie, un mixeur, une fille qui joue de la trompette ou du clavier et qui fait les accompagnements vocaux. Et tout ce beau monde n'a pas 25 ans, à première vue du moins. Ça pourrait être dangereux, ou sonner mal, tout cet amalgame d'instruments. Hé non! C'est vraiment efficace, ça fait danser la foule qui remplit le petit bar, et on en redemande. Une révélation !!

Hank & Lily
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Plus tard, on a transféré à la Casbah voir la prestation de Hank & Lily, de Vancouver, qui font dans le country trash à souhait, filtrant franchement avec le punk et assumant un côté burlesque inquiétant et un univers fantasmagorique gothique. La fille, avec son panache de cerf posé sur la tête, joue de l'égouine et tape sur la batterie avec énergie. Hank est accoutré de lunettes de soudeur qui ne font pas voir les yeux et d'un espèce de masque qui couvre sa bouche et son nez, où est caché un micro qui distortionne sa voix à la Tom Waits robotique. Le son est à la limite de la réverbération et ça sonne fort, très fort, dans les oreilles. Pour public averti, qui semble apprécier plus que tout. Une piste de danse se forme même après quelques chansons.
Nous, on passe du côté du l'Impérial voir ce qu'il advient de la soirée Mutek qui suivait Metrik. C'est encore noir de monde à 1 heure du matin passé et ça danse ferme sur le techno-house concocté par les djs. Je suis restée assez longtemps pour voir Akufen à l'oeuvre, mais la fatigue a vite fait de reprendre le dessus,
Direction dodo pour être en forme pour la dernière journée du festival. Partagée entre tristesse et soulagement (je vais enfin pouvoir défaire mes boîtes !!), je compte bien finir ça en beauté avec Dj Champion qui remplace IAM au Pigeonnier.
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À l'Impérial, c'est sharp!!!
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Je suis allée me noyer dans les gros beats sales du party Sharp à l'Os qui avait lieu et place à l'Impérial hier soir. Petite soirée tranquille où j'étais décidée à ne pas boire une goutte d'alcool (je ne sais pas pour vous, mais après 1 semaine de festival, j'ai comme le foie usé). Je me suis donc trouvé un endroit où j'avais ma petite bulle et une vue parfaite pour observer les djs à l'oeuvre.

Les djs B_log et Slipmat : Il y a quelques années de cela déjà!
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Première agréable surprise : mon ami Slipmat, que je n'avais pas vu mixer depuis belle lurette. C'est qu'il a pris du pic, le bonhomme ! Je l'ai connu il y a 5 ou 6 ans de cela, alors qu'il venait à peine de s'acheter des table-tournantes et qu'il se passionnait pour sa nouvelle découverte. C'est lui et B_log qui ont initié les soirées mercredis djs au Sacrilège, qui ont fait lever le quartier pendant une couple d'années. Ça m'a fait bien plaisir de le voir là, devant une foule grandissante que moi et Bastien, dans notre calcul très scientifique, ont a évalué à 250 personnes. Selon mes connaissances somme toute assez sommaire en la matière, j'ai pu constater que Slipmat mix bien en ... et qu'il sait définitivement mettre les beats pour faire lever la foule. Et il était très en forme sur scène (il n'y a rien de plus drap qu'un dj derrière ses tables ou son ordi - encore pire! - avec ses écouteurs sur les oreilles et qui fait comme si la foule n'existait pas!)...

Omnikrom
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Mais la foule attendait surtout les deux rappeurs complètement marrants d'Omnikron, et il ont été bien réchauffés... J'ai pu remarquer çà et là des clones du duo (ou trio, avec leur dj) qui portaient fièrement palette en l'air et pants élargis. Un des deux rappeurs portait d'ailleurs un chandail avec une fille les seins à l'air... Pour du chic, on repassera, mais pour l'amusement et l'absurde dans le piton, c'est efficace! Des paroles à l'ego demesuré (moi je suis un, toi t'es juste quelqu'un) ou faisant dans la dentelle (brasse tes fesses, en haut, en bas, en haut, en bas!) et dans le n'importe quoi (une reprise mixée d'une toune sur la poutine : "1, tu mets les frites dans l'huile, 2, tu les fais cuire c'est facile, 3, tu mets de la sauce et du fromage squish, squish, la sensation dans l'estomac, c'est magnifique!!", gestes chorégraphiés à l'appui)... Oui, Omnikron me fait penser à Black Tabou, en moins vulgaire quand même. À ne pas prendre au sérieux de peur d'en faire de l'urticaire, mais à prendre en rigolant et en dansant sur les beats diablement efficaces. | |  Omnikrom
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Ce soir, un petit tour au Carré à 16 hrs pour une dose de musique africaine avec Ousmane Touré, puis Bedouin Soundclash à 18h30 et un petit saut au Pigeonnier, histoire d'écouter The Breastfeeders, avant de descendre à l'Impérial, pour ne pas manquer Metric et la suberbe Emily Haines.
Ciao!
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N'importe quand, Miss Mandell !
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Ok, je dois bien l'avouer, je suis vendue. Ce que vous lirez ici est donc écrit sans aucune objectivité... Tant mieux !!

Eleni Mandell
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J'ai découvert Eleni Mandell il y a 3 ou 4 ans de cela. Lors d'une soirée d'au revoir d'une de mes copines qui partait en voyage, une de nos amies lui a chanté une toune de Mandell avec un band. Le lendemain, j'allais m'acheter l'album Afternoon, que j'ai écouté à répétition pendant plusieurs mois.
Je ne me suis jamais lassée de cette voix tellement chaude et cassée en même temps, cette voix d'où surgit un vécu trouble (les histoires d'amour) et un idéal pur (hé oui, l'amour!). Y a-t-il une chanson de Mandell qui ne parle pas d'un garçon, d'un homme, d'un amour perdu, d'une aventure fabuleuse et sans lendemain ? Je ne crois pas non.
Lorsque je l'ai aperçue au bar le Sacrllège en après midi jeudi passé, où elle était venue donner une prestation et répondre aux questions de l'animateur de radio de CKRL, qui y diffuse une émission en direct pendant le festival, elle m'a semblé frêle comme un oiseau et très timide, mais en même temps, d'une assurance tranquille. Elle savait bien qu'une foule de fans l'attendrait à l'Impérial le soir même.
Le savait-elle? Les tables et chaises qui avaient été placées pour l'occasion (on a dû juger que la musique était trop smooth pour que le monde soit debout, ce qui m'a un peu déçue car elle a un répertoire quand même varié qui bouge pas mal par endroits) étaient toutes occupées, ou presque, et l'accueil était plus que chaleureux. Elle a remercié à plusieurs reprises la foule d'écouter et d'être là. Sinon, elle est peu barvarde, la Mandell! Elle s'est contentée d'enfiler ses chansons avec la voix qu'on lui connaît. Le band qui l'accompagnait (basse, guitare, drum) était particulièrement statique et discret, comme s'il ne voulait fait qui aurait porté ombrage à la star chanteuse.
Elle se tenait là, derrière son micro, avec sa mini-guitare. Immobile la plupart du temps, avec toute l'expression concentrée dans sa voix et son visage, car parfois elle y allait de mimiques ou d'une moue bien senties. Et parfois, elle levait un bras, exécutait des petits mouvements de bassin, des jeux de jambes, qui avait l'heur de plaire à la foule (certains visages de garçons la regardait extatiquement!) avant de revenir à son micro. Elle sait plaire, nul doute là-dessus, elle est intriguante, mystérieuse.
En résumé : un show qui a duré trop peu de temps (à peine 1h15, incluant le rappel de 2 tounes). Elle a sûrement fait plaisir à ses fans de la première heure (elle a quand même déjà 6 albums, la dame!) en interprétant des airs plus rock de ces premiers albums et a quand même interprété 5-6 chansons de son dernier et magique Miracle of Five. Elle a même fait très plaisir à la fan inconditionnelle que je suis en y allant de ma chanson préférée de son groupe The Grabs, "Let's say good bye again", donc l'album n'est disponible que via Internet et que je me suis procuré il y a quelques semaines. Du bonbon!
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Harry Manx ou le pouvoir rassembleur du blues
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Harry Manx : ... Photo: Larry Rochefort
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Qu'on se le dise, Harry Manx a des fans à Québec, car ils étaient nombreux malgré la pluie intermittente à faire la valse des parapluies pour entendre le musicien hors pair qu'est cet Anglais d'origine qui a vécu une douzaine d'année en Inde avant de venir s'installer au Canada. Accompagné de Kevin Breit, avec qui il a signé In Good We Trust, son plus récent album, il a fait jaillir de sa merveilleuse et enivrante guitare citare à 20 cordes - instrument des plus intriguants ramené d'Inde qui s'appelle Mohan beena - un son unique, espèce de mélange de blues où l'Orient se pointe de temps en temps, pour donner une saveur arabisante-indienne à la cadence du blues.

Harry Manx : foule Photo: Larry Rochefort
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La pluie torrentielle est venue déranger à plusieurs reprises les festivaliers qui étaient bien préparés à l'averse et ne semblaient pas prêts à donner raison à dame nature. À un moment, la pluie tombait si drue que les techniciens sont venus couvrir les différents éléments de sonorisation sur scène, alors que les musiciens continuait de jouer, encouragés par les cris du public conquis. "Vous restez, nous restons aussi!", a dit Manx avant de continuer son spectacle.
Bref, un moment plus qu'agréable, mais à la fin, j'étais trempée malgré le parapluie et mon courage s'était envolé pour la suite avec Los Lobos. Une prochaine fois, peut-être!
Petit mot croqué sur le vif qui m'a fait bien rire :
"If you get the blues remember blues is not about feeling bad, it's about making other people feeling bad!"
- Harry Manx
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Patrick Watson de connivence avec les dieux
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Il n'y a pas d'autres explications rationnelles, si vous voulez mon avis. La pluie qui a sévi toute la journée, et qui n'était devenue qu'une bruine pendant la prestation de Cinematic Orchestra, a été ravalée par le ciel alors que le magique et aérien Patrick Watson prenait les commandes de la scène du Pigeonnier, devant une foule vendue d'avance, comblée et en effervescence.
| |  Cinematic Orchestra Source: Vos photos du Festival d'Été de Québec Photo: Frédérick Jourdain
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Cinematic Orchestra avait préparé le terrain de belle façon avec leur musique minimaliste et enveloppante, aux accents jazzy par moments. Très smooth, certains m'ont fait remarquer qu'ils auraient aimé mieux que ça swing un peu plus et que le groupe s'essaie à des pièces de leurs premiers albums. Mais moi, je ne connais que Ma Fleur, le dernier opus du groupe, et j'ai été comblée par la musique qui emplissait l'antre du Pigeonnier et par la virtuosité des musiciens. Et les effluves de Marie-Jeanne m'ont fait comprendre que je n'étais pas la seule à me laisser aller en rêvasserie sur une musique qui s'écoute les yeux fermés.
Anecdote : quand j'ai rencontré les gars de Cinematic Orchestra au très chic bar le Sacrilège en fin de soirée (en passant, c'était LA place à être hier soir, car rien de moins que Pat Watson et sa bande y sont venus terminer la soirée), ils m'ont expliqué que le titre de leur dernier album était inspiré d'une chanson qui avait à l'origine le titre Mal Fleur. Et pourquoi en français? Il semblerait que Jason Swingcoe, un gars «très romantique» selon son compère Stuart, est marié avec une française et qu'il l'appelle «sa fleur». Les gars du groupe, en tournée intensive pour le prochain mois au Canada et en Europe, ont été bien impressionnés et charmés par les «petites lumières rouges qui scintillent».

Patrick Watson : STIGMAT PHOTO/ Larry Rochefort Photo: Larry Rochefort
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Revenons à Patrick Watson. Comme je suis sûre que mes compagnons de blogue aux oreilles aguerries Antoine et David trouveront les mots plus justes que moi pour décrire la musique de Watson, je me contenterai de dire :
Watson est ce farfadet sorti du pays des merveilles, version trash,
Avec sa cigarette à la bouche et sa voix d'ange
Avec son piano ensorceleur et son band qui garoche ça comme une tonne de briques
Avec le jeu de lumières qui faisait passer l'atmosphère de celle d'un cabaret enfumé à celle d'un show qui remplit le coffre et renverse le toupet en moins de deux.
Tout simplement exquis et intense.
Il est fou, déborde de sensibilité et de joie de vivre. Il était tellement heureux que le public de Québec, qu'il a qualifié de «meilleur au monde» se soit déplacé même sous menace de pluie torrentielle. Rencontré au Sacrilège, il volait d'une table à l'autre, verre à la main, et a avoué avoir «failli pleurer» à un moment tellement il était ému.
Et même a capella, sa voix cristalline résonnait dans le Pigeonnier. Comment peut-on avoir une voix aussi pure et fumer autant de cigarettes? Mystère. Les dieux doivent bien avoir quelque chose à voir là dedans aussi, je parierais.
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Le sourire de Tcheka
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Il y a de ces artistes à qui on pardonne tout. Tcheka est un de ceux-là. Avec 45 min de retard et une quarantaine de personnes qui l'attendaient sous la pluie en faisant le pied de grue, on aurait pu penser qu'il se confondrait en excuse et que le public lui en voudrait quelque peu. Mais non! Le plus nonchalamment du monde, il est arrivé sur la scène du carré d'Youville, a pris sa guitare et a fait le plus beau des sourires aux parapluies et impers postés devant lui avant d'envelopper de sa musique légère comme l'air le trop rare public chanceux d'assister à une prestation fraîche comme la pluie de juillet et lumineuse comme le soleil qu'il y avait dans le regard de ce mi-homme, mi-garçon débarqué du Cap-Vert.

Tcheka Photo: Renaud Philippe
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C'est qu'il a du charme, le petit bonhomme! Déhanchement par-ci, petit regard coquin par là, le tout accompagné d'un sourire auquel on ne pouvait que répondre quand il nous regardait droit dans les yeux (avec quelques 50 personnes au plus fort du spectacle qui a duré un bon 45 minutes, ce n'était pas difficile de squatter la première rangée et de se laisser éblouir par ces dents d'une blancheur immaculée!). «Pour la ponctualité, on repassera!», a glissé le présentateur du festival avant l'entrée sur scène de l'artiste. Mais pour l'enchantement et la joie qui pétillait hors des instruments, on a été servis!
Parlant portugais (l'île a été une colonie portugaise pendant plusieurs siècle et est devenu indépendant en 1975 seulement) et quelques mots de français, le chanteur a la voix ensorcelante, scintillante et sensuelle et on le suivrait bien demain matin au Cap-Vert aller danser toute la journée et la nuit au son de sa musique venue d'un autre monde. Rafraîchissant!
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Quand la canne à sucre devient sirop
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Quoi de mieux que d'écouter de la musique cubaine quand le soleil brille sur place d'Youville, en plein festival d'été? Que de se déhancher au rythme des sonorités latinos, Buena Vista Social Club en tête? .
Erreur ! Hier après-midi, le son cubain tant attendu s'est plutôt fait attendre, alors que Carlos Varela nous enveloppait de sa pop cubaine bien ficelée, mais plutôt décevante en fin de compte. De différent de notre bonne vieille pop américaine ou canadienne, il n'y avait par moments que le langage. Et le charme de la langue espagnole passé, le ton restait sirupeux et les arrangements, assez quétaines merci.
 Carlos Varela
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Mais bon, ne soyons pas trop sévère, car l'ensemble s'écoutait assez bien et l'ajout du piano à certaines pièces parvenait parfois à faire disparaître le côté trop pop pour faire apparaître un côté plus festif, et les festivaliers qui remplissaient la place d'Youville ne demandaient que ça. Les Cubains étaient nombreux parmi la foule, quelques-uns agitaient un drapeau au-dessus leur tête, et ils ont sûrement été les seuls à comprendre les interventions du chanteur, qui ne parlait qu'espagnol, et ce, malgré les efforts infructueux de la jolie choriste pour traduire le tout dans un anglais approximatif.
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Autre erreur, de mon bien humble avis : avoir fait jouer Joseph Arthur alors que le soleil plombait toujours. Le rock aux accents britanniques du groupe et surtout leur look totalement urbain, lunettes de soleil immenses en prime, se mariait étrangement à la lumière du jour. On les aurait imaginé à l'Impérial, ou au Pigeonnier pour fermer le bal, enveloppés par la nuit. Tout ça cadrait mal et la bassiste - la seule à ne pas avoir enfilé ses lunettes soleil - paraissait comme une nymphe nocturne perdue dans la lumière du soleil. Contraste quand même intéressant mais.
| |  Joseph Arthur
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J'ai plus ou moins aimé, je ne connaissais pas du tout et il m'a semblé que Joseph Arthur et son band n'apportait rien de nouveau sous le soleil. Peut-être que si j'étais restée un peu plus longtemps, mon jugement aurait changé, ou peut-être aurais-je dû enfiler mes lunettes de soleil pour y voir plus clair, mais après 5-6 tounes, j'ai décollé vers les Plaines.
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Premier constat : y fait frette !!! Comment ai-je pu oublier qu'il faut s'armer de gilets de laine et de bons souliers quand on prévoit passer quelques heures sur les Plaines? J'en ai récolté une voix éraillée ce matin et un rhume en perspective.
| |  Big Chief Bo Dollis & The Wild Magnolias
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J'ai écouté le premier band de loin et me suis réchauffée avec un shooter de jack daniel - des shooter girls sur les plaines, on aura tout vu quand même! C'était un band de la Nouvelle-Orléans qui s'appelle Big Chief Bo Dollis & The Wild Magnolias. Dans le genre blues solide, on ne peut faire mieux, mais comme je suis plus ou moins attirée vers le genre, j'ai écouté d'une oreille distraite. Les Plaines ne cessaient de se remplir, pourtant l'ambiance tardait à prendre son envol. Il faut dire que la moitié du 'parterre' étant occupé par l'empire des chaises pliantes, ça ne levait pas trop fort.
Est-ce que je vous ai dit que la soirée en était une bénéfice pour la cause du désastre qui a eu lieu en Nouvelle-Orléans? Il fallait donc payer 10$ de plus pour entrer, en plus du macaron, mais semblerait que 70 000 personnes étaient présentes (selon le Journal de Q.), ce qui n'est pas autant qu'à Manu Chao, mais quand même.

Zachary Richard
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Zachary Richard et Francis Cabrel ont commencé le tout de belle façon en chantant 'La promesse cassée' et ils nous ont fait un joli discours sur le comment et le pourquoi de leur collaboration. J'ai eu plein de temps pour penser aux résonnances entre les deux artistes pendant le show de Richard, parce que bon, il est bien gentil Zachary mais ses tounes ne sont pas trop dans mes cordes, alors j'avais plutôt la tête ailleurs. Et j'en suis venue à la conclusion : c'est vrai qu'ils se ressemblent. Un accent français un peu cassé (l'un vient de Toulouse, l'autre des bayous), des hommes qui ont à coeur des causes sociales - car même si on ne retient souvent de Cabrel que ses innombrables chansons d'amour, c'est quand même lui qui a écrit 'Ma place dans le trafic' (Je suis un mutant, un nouvel homme/Je ne possède même pas mes désirs/Je me parfume aux oxydes de carbone) et 'Répondez-moi' (Mais la dernière des fées cherche sa baguette magique/Mon ami, le ruisseau dort dans une bouteille en plastique/Les saisons se sont arrêtées aux pieds des arbres synthétiques), chansons écologiques avant l'heure. Bref, leur alliance est logique, naturelle, même, à bien y penser.

Francis Cabrel
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Mais que voulez-vous, nostalgie d'adolescence oblige, c'est Francis Cabrel que j'attendais avec impatience, assumant sans problème mon côté profondément quétaine à ses heures. Il est finalement arrivé très tard (10h30 passés) et je commençais à avoir les pieds engourdis par le froid et la position debout. Après quelques chansons qui ne sont pas trop mes préférées, Francis a finalement fait plaisir à ses fans en s'asseyant seul avec sa guitare pour enfiler trois succès immortels : 'Petite Marie', 'L'encre de tes yeux' et la très triste 'C'était l'hiver'. Le choeur de la foule qui chantait 'Petite Marie' fut le moment magique de la soirée, on aurait entendu une mouche voler, tellement le bavardage s'est éteint l'espace d'un instant sur les plaines. Faut dire qu'on la connaît par coeur, celle-là. Sacré Francis, quand tu nous tiens!
«J'ai beaucoup aimé chanter avec vous!», a-t-il lancé aux sages festivaliers avant d'enchaîner avec 'Encore et encore', MA toune que j'ai chanté avec plaisir, les souvenirs anciens défilant dans ma tête. Ah, ces chansons qui nous ramènent dans notre passé.
Ensuite, le spectacle n'était pas fini, mais je n'en pouvais plus, je suis donc partie afin d'éviter la cohue de la sortie sur les notes de 'Sarbacane', direction dodo bien mérité.
Ce soir, vais-je affronter la pluie pour aller entendre les géniaux Cinématic Orchestra et Patrick Watson ? Bien sûr que oui, et je suis prête à parier que je ne serai pas la seule. Pour les plus frileux, la soirée hip hop à l'Impérial avec, entre autres, mes amis de CEA s'annonce également tentante.
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Chaude était la nuit
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Déjà de loin, en tournant le coin de la rue St-Joseph, j'ai vu la foule qui s'agglutinait dehors, en train de fumer et de prendre l'air après le show des Lesbians on Estasy. L'Impérial, total opposé d'hier soir, était plein à craquer. La salle ne suffisait plus à contenir la masse de monde qui déferlait et surfait sur la vague. La rue St-Joseph était tout simplement bloquée par les spectateurs qui n'en pouvait plus de la moiteur d'une salle achi-surchauffée.
Entrée à l'intérieur et le bar grouille de couches de monde qui demandent à boire. Me suis frayée un chemin à travers la foule et suis allée me poster tout près de la scène, avec ma bière d'eau de vaisselle à la main, en attendant le grand tremblement de We are Wolves

We are Wolves : . Photo: Guillaume D. Cyr
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De l'énergie. Un mot pour décrire la performance de ces loups montréalais. Une tonne d'énergie qui déferle sur les spectateurs, une guitare lourde, un clavier électronique qui discorde agréablement, un chanteur qui gueule dans son micro avec sa voix métallique ou écho, un batteur debout derrière sa batterie à taper comme un déchaîné - «C'est comme le rock après l'explosion post-moderne», s'auto-décrit le groupe sur leur site internet... La chaleur qui monte, et l'Impérial était devenu une piste de danse, une marée humaine qui en demandait encore plus pour se dandiner et sautiller au rythme des loups.

We are Wolves : . Photo: Guillaume D. Cyr
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Me suis un peu tapée sur les doigts d'avoir manqué Artist of the year, dont on m'a dit le plus grand bien, et Lesbians on Estasy, qui ont secoué semble-t-il les murs à les faire craquer.
Et l'after-party tant promis est advenu. Les festivaliers sont restés, trop heureux de voir à l'oeuvre les djs de Ninja Tune qui mixent comme des dieux mais qui faisaient un peu trop dans l'électro-techno à mon goût... et il faut dire qu'ayant dépensé toute mon énergie à me faire aller sur We are Wolves, j'avais plutôt envie de m'asseoir que de continuer à rythmer la musique dans un Impérial encore plein à craquer malgré l'heure tardive.
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Africa, je suis à toi!
Il faut dire que cet après-midi, je me suis gavée d'afro-beat et que j'avais déjà usé mes jambes à suivre les instruments endiablés des musiciens de Femi Kuti & The Positive force.  Mahmoud Ahmed
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Un peu plus tôt dans l'après-midi, j'avais surtout fait danser mes oreilles en écoutant Mahmoud Amhed, tout simplement exquis dans son boubou blanc et sa veste colorée. Beaucoup de saxophone, assez de monde pour un après-midi sur Place d'Youville, une voix basse et caverneuse qui survolait la musique, et surtout un personnage qui m'a fait sourire, avec ses mimiques et ses petits mouvements de danse venus de contrées lointaines qu'il venait exécuter en avançant sur le bord de la scène, en appelant les festivaliers à en faire autant. Charmant.
| |  Femi Kuti
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Mais c'est Femi Kuti qui m'a littéralement enlevé les mots de la bouche et plus particulièrement les 3 hallucinantes danseuses, choristes, percussionnistes, habillées de leurs plus beaux atours qui l'accompagnaient. Que quelqu'un qui peut se déhancher aussi efficacement en exécutant en même temps des mouvements lancinants et langoureux avec le haut de leur corps en restant aussi fluide et dans le rythme se manifeste, et qu'il m'apprenne !!!
Flabergastée, j'ai passé plus de temps à les regarder qu'à m'attarder aux autres musiciens (ils étaient combien, 5,6 ?) qui battaient la candence avec trompette, guitare électrique, et etc. pour un Femi Kuti en pleine forme, qui sautillait de son micro à son clavier et qui a fait lever la foule en moins de deux. Le carré était bondé et ça dansait franchement, malgré l'averse qui a sévit quelques minutes.
Aujourd'hui, vais aller m'essayer au son cubain avec Carlos Varela et puis avec Joseph Arthur un peu plus tard au carré, dont on m'a dit beaucoup de bien mais que je ne connais pas. Et vous me traiterez de quétaine, mais je me précipite ensuite aux plaines chanter sur les immortelles tounes de Francis Cabrel qui ont tant marqué mon adolescence...
Ciao!
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Les nuits de l'Impérial
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Deux jours que le festival est commencé et n'ai pas pu profiter encore du festival dû à ces circontances contre lesquelles on ne peut rien. Qu'à cela ne tienne, suis descendue à l'Impérial hier soir pour voir ce qu'il en était du night live du festival.
Au programme, deux djs : 100 % Dynamite, deux gars qui habitent la ville de Québec mais originaires de France, et Khiasma, connu à Montréal pour organiser les soirées Baile MTL et
pour s'occupper de MASALA sur CISM, une émission de radio/blog.
Les danseurs sont peu nombreux lorsque je mets les pieds à l'Impérial, vers 23h30. Une cinquantaine de personne à peine se tiennent principalement au bar et descendent timidement vers la piste de danse. Que cette salle est grande et vide lorsqu'elle n'est pas bondée! Sur les trois palliers, les tables ont été tassées dans un coin pour laisser place à la foule, mais foule il n'y a pas, conséquemment, on s'y sent un peu perdu.
Les djs de 100% Dynamite réussissent quand même à faire grouiller la foule bigarrée, qui est venue sans aucun doute continuer la soirée amorcée sur la plaines avec Manu Chao. La piste de danse se gonfle peu à peu et les gens se trémoussent sur les beats dansants et funky qui se succèdent agréablement. Petit bémol cependant, malgré leur entrain, les djs ne semblent pas encore maîtriser parfaitement leurs mix, alors que le passage d'un morceau à l'autre manque parfois de fluidité... Mais chapeau pour avoir réussi à réchauffer la salle, ce qui n'est pas rien.
 Khiasma
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L'arrivée de Khiasma, décrit sur le site du festival comme «mélangeant sans distinction des sons du monde entier bien fournis en beats et en basse et offrant des mix efficaces où les danseurs vont du Brésil à l'Inde, pour revenir à Montréal en passant par le Sénégal et les Caraïbes», sonne les 1 hre du matin. Le beat est entraînant et on se surprend même à descendre de notre estrade pour aller s'essayer les pieds sur le plancher de danse. La musique fait s'ébrouer les danseurs, dont le nombre atteint son apogée, alors que quelque 70 personnes occupent l'espace du premier pallier, face à la scène. Les morceaux glissent les uns sur les autres sans accroc et le dj mix ses beats «qui viennent de partout dans le monde!», lance-t-il au micro, dans un exercice de haute voltige très bien réussi. Mais l'heure tardive semble avoir raison de la vigueur des festivaliers et la piste se dégonfle aussi vite qu'elle s'est remplie. Et l'envie de boire de la bière cheap dry ou light - festival et monopole obligent! - se faisant hésitante, je quitte pour un monde meilleur prendre un dernier scotch, fidèle à la tradition du festival qui est de peu dormir, de boire un peu trop et de se remplir les oreilles de musique.
La conclusion ? Ça ne fait que commencer. Si les gens qui viendront voir Artist of the Year, Lesbians on Esctasy et We are Wolves restent pour entendre les djs de Ninja Tune, la soirée devrait lever beaucoup plus. Et il faut dire qu'avec la disparition de Rouje, qui a fermé ses porte cet été le temps de faire peau neuve, l'Impérial se veut un digne remplaçant pou reprendre le flambeau de la vie électro-dansante-funky de la capitale. Reste à savoir si la foule suivra pour insuffler un peu d'âme à l'immense salle de la rue Saint-Joseph... et si la basse-ville peut se targuer d'avoir assez attrait magnétique pour attirer les festivaliers des plaines jusque dans les méandres de la ville. Mais avec la programmation qui a été concoctée par JC et Bastien, ça ne devrait pas tarder.
Ce soir, direction Femi Kuti et peut-être un peu de Rachid Taha avant de descendre à l'Impérial.
Ciao!
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5,4,3,2,1... c'est parti!
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Moins de 24 h avant que commence officiellement ce 40e festival d'été. David Desjardins, Antoine Léveillée, Xavier Richard et Iris Gagnon-Paradis sont sur la ligne de départ, prêts à courir le marathon musical et à s'emplir les oreilles encore et encore, d'une scène à l'autre. Pendant leur périple, ils s'arrêteront de temps en tems, histoire partager sur ce blogue leurs trouvailles, surprises, aventures, et autres aléas qui croiseront leur route.
Bon festival!
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