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Quand la culture se rapproche...
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Après avoir promené des chaises artistiques inspirées de son logo un peu partout sur le territoire trifluvien, la Maison de la culture de Trois-Rivières ose une seconde action inusitée pour se rapprocher de la population. Exactement comme chez les disquaires, elle installe des postes d'écoute dans sept lieux propices à la détente: le Café Morgane des Forges, le Café Morgane Barkoff, le Café Morgane centre-ville, la bibliothèque du Cégep de Trois-Rivières, la bibliothèque du Collège Laflèche, la bibliothèque de l'Université du Québec à Trois-Rivières et le salon de coiffure O Carré. Les artistes en vedette - trois par poste - se produiront chez elle au courant de l'année. Par exemple, au moment où on a fait cette belle annonce, les disques d'Ian Kelly, de Catherine Durand et de Nicolas Pellerin occupaient l'espace au Morgane des Forges.
Cette main tendue vers le public s'inscrit dans une démarche de démocratisation de la culture, dans un désir de faire découvrir de nouveaux talents. Admettez que cette initiative est plutôt chouette. Je m'étonne que personne n'y ait pensé avant. Car pour raccourcir la distance qui existe entre la culture et monsieur et madame Tout-le-monde, on peut difficilement faire mieux. Qui n'a jamais succombé à la curiosité et mis les écouteurs en passant près d'un poste d'écoute?
Je me demande par contre si les lieux où sont installés les postes d'écoute rejoignent la même clientèle. Je remarque qu'on mise beaucoup sur des lieux branchés, jeunes, dynamiques. On gagnerait peut-être à en placer quelques-uns dans des endroits où la culture a souvent plus de difficulté à se frayer un chemin, où des individus aux champs d'intérêt différents se donnent rendez-vous: dans la salle d'attente d'un garagiste, d'un dentiste, etc. Malgré tout, j'ai hâte de savoir si cette initiative incitera davantage d'individus à fréquenter la Maison de la culture. Seul l'avenir nous le dira; un tel projet ne pouvant espérer des résultats à court terme. Mais nul doute que ce dernier en «convertira» au moins quelques-uns!
Un nouveau cœur
Si j'avais à décerner un prix orange cette semaine, je crois bien qu'il irait au projet d'aménagement de la place du Marché à Shawinigan, phase 2. Quelle bonne nouvelle d'apprendre que le cœur du centre-ville, peu invitant actuellement, devrait se remettre à battre. On prévoit en effet la construction d'une place publique en pavés, l'installation de mobilier urbain ainsi qu'un aménagement paysager entre la boîte à chansons Chez Victor et le futur Café Morgane. À cela devrait s'ajouter l'acquisition d'une horloge, d'une scène mobile et d'un système de projection sur écran géant. Et c'est sans parler des nouveaux luminaires qui seront installés à l'approche de l'escalier menant à l'avenue Hemlock.
Enfin, on a compris que c'est avec du monde qu'on attire le monde! Avec un centre-ville revitalisé, la ville de Shawinigan pourra tout espérer. Les Trifluviens n'ont-ils pas réintégré leur centre-ville après que ce dernier se fut refait une beauté?
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Projet d'amphithéâtre à Trois-Rivières: les ardeurs se refroidissent
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Il semble que le projet d'amphithéâtre sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent compte de moins en moins d'adeptes. C'est du moins ce que révèle le Nouvelliste ce matin, à la suite d'un sondage TVA Trois-Rivières - Cible recherche. Entre autres, 79% des 478 personnes interrogées croient qu'il y a amplement de salles de spectacles à Trois-Rivières. Une opinion que je partage également.
Je ne suis pas certaine qu'un lieu pouvant accueillir des milliers de spectateurs soit vraiment nécessaire. La salle Thompson offre déjà cette possibilité-là. Bon, cette dernière n'est pas en plein air, mais quand même... Cela ne m'empêche pas de trouver cet ambitieux projet intéressant. Imaginez le coup d'œil : une scène en bordure du Saint-Laurent!
Voyons donc ce que l'avenir décidera.
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Désirs de papier
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Curieuse synchronicité... La semaine dernière, dans ma chronique hebdomadaire, j'abordais l'actuelle pertinence du livre dans sa forme traditionnelle, et ce, même à l'ère de YouTube. Quelques jours plus tard, je tombe sur un communiqué des librairies indépendantes du Québec (LIQ) qui annoncent en grande pompe qu'elles prennent le virage numérique. À peine ai-je lu le grand titre que, déjà, j'appréhende la suite. Ça y est, mon fidèle pif m'a trompée: le livre papier commence à être sur son déclin... Zut!
Soyez rassurés, le bon vieux bouquin n'est pas en péril. En introduisant le livre numérique, les librairies indépendantes - L'Exèdre, Clément Morin, Paulines et du Centre du Québec en sont quelques-unes en Mauricie - ne signent pas l'arrêt de mort du support papier, bien au contraire. Elles s'adaptent seulement à un besoin grandissant. Admettez que c'est quand même intéressant d'avoir à la portée de la main toute une série de titres. Un clic et vous téléchargez à l'heure qui vous convient (minuit, par exemple!) un ouvrage sur les troubles du sommeil ou le dernier guide sur New York, votre destination du week-end. Quand le temps manque, le numérique s'avère une excellente solution. Pas besoin de fouiller toutes les librairies de la ville pour trouver LE bouquin que vous cherchez ni de raccourcir votre heure de dîner. Une visite sur www.livresquebecois.com et le tour est joué! Du moins, si le livre désiré fait partie des 1400 titres disponibles actuellement. Car ce ne sont pas toutes les publications qui existent sous la forme numérique (PDF). Surtout que le site se veut essentiellement un portail pour la littérature d'ici.
C'est clair, la disparition du livre tel que nous le connaissons n'arrivera pas de sitôt. Mais je crois qu'il faut tranquillement se préparer à un changement. Petit à petit, le livre numérique va sûrement prendre davantage d'espace dans le marché. Un peu comme la musique. Une lente révolution engendrée pour des raisons écologiques ou marketing.
Lorsque je pense à l'avenir du livre, ça me fait toujours drôle d'envisager le numérique. J'avoue aimer la facilité avec laquelle on peut se le procurer. Par contre, je me vois mal passer des heures supplémentaires devant un écran. Surtout que le papier a le pouvoir extraordinaire de faire une coupure avec la modernité. Il me propulse ailleurs, en dehors du temps. Il est un véritable billet aller-retour vers un lieu qui ne ressemble en rien à mon quotidien.
Un matériau froid, rigide et sans âme peut difficilement rivaliser avec la sensualité du papier. Et malgré son côté pratique, il ne me poussera pas à faire partie des premiers lecteurs qui prendront le tournant du numérique, non! J'ai encore trop de plaisir à voir grossir ma bibliothèque!
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Rumeur littéraire
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Avez-vous déjà fait ce constat? Le dimanche matin, lorsqu'on ouvre les rideaux, le temps semble immobilisé. Dehors, la rue est déserte. Pas un passant ni même un chien. Seuls de faibles toussotements de moteur se tracent parfois un chemin jusqu'à nos oreilles. On dirait que la ville entière flâne au lit. Et pourtant, il y a des lieux qui fourmillent déjà, où des voix mâtinées de sommeil se mêlent à de lumineux éclats de rire.
C'est en effet avec beaucoup de surprise que j'ai poussé la porte du Clément Morin du boulevard des Forges dimanche matin dernier, quelques minutes avant les rencontres d'auteurs animées par Patricia Powers. Je m'attendais à un silence religieux, un peu comme dans les bibliothèques ou les églises. Mais c'est une douce rumeur qui m'a accueillie. Au rez-de-chaussée, on fouinait dans les rayons; à l'étage, les discussions allaient bon train. D'ailleurs, les tables du Café Morgane étaient déjà presque toutes occupées. Et ma montre n'indiquait que 10h...
Je n'en croyais pas mes yeux boursouflés par la fatigue!
Toujours actuelle
Ça me dépasse et m'enchante: à l'ère de YouTube, la littérature jouit toujours d'un évident pouvoir d'attraction. À voir l'assistance de l'activité littéraire, les gens aiment encore se perdre dans les pages d'un bouquin. Ils se déplacent même tôt le matin pour écouter des auteurs discourir sur la création de leur œuvre. Honnêtement, dimanche dernier, il y avait beaucoup plus de spectateurs qu'à bien des concerts de musique auxquels j'ai pu assister dans ma vie. Et ces gens étaient là, impatients d'entendre les écrivains invités. Ils n'assistaient pas à la rencontre parce qu'ils avaient gagné des billets dans un quelconque concours, non. Ils étaient là par intérêt, par curiosité ou par unique amour des mots, puisque l'activité était gratuite.
Les livres n'ont donc rien de vétuste, et ce, même si leur forme, leur support n'a pas changé depuis des siècles. Une couverture, des feuilles de papier. Je ne sais plus quel écrivain m'a dit cela un jour: «Un livre est tout ce qu'il y a de plus technologique; il te donne tout simplement accès à la pensée d'un autre individu, il te fait voyager dans son imaginaire, son cerveau.» Vu comme ça, on peut presque affirmer que la lecture, ça se rapproche un peu de la téléportation, non ? Je comprends qu'on craque toujours pour le livre!
Outre les rendez-vous de Patricia Powers, notez que Katia Courteau anime l'Heure du conte pour les petits (4 à 7 ans) le samedi matin de 10h à 11h. Au cours des prochaines semaines, elle fera découvrir Tortue Pingouin de Valerie Gorbachev (27 février), Coq Star de Tammi Sauer et Dan Santat (6 et 13 mars) ainsi que Le P'tit Bonhomme des bois de Pierre Delye et Martine Bourre (20 et 27 mars). Une belle façon d'initier les plus jeunes à la lecture. www.cmorin.qc.ca
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Français: langue seconde
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La polémique autour de la place quasi inexistante du français pendant la cérémonie d'ouverture des Jeux n'est sûrement pas près de s'éteindre. Comme la flamme olympique, elle devrait sans doute brûler encore quelques jours, et peut-être plus si le tir n'est pas rectifié pour la cérémonie de clôture.
Moi, j'ai failli m'étouffer avec mon café quand j'ai lu dans un quotidien que David Atkins, l'homme derrière cette soirée grandiose, se disait très étonné de la réaction des francophones. Jamais il n'avait pensé que ça les choquerait. Ben voyons donc! Il évacue presque complètement la langue française de cette vitrine mondiale qu'est la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques et il démontre de la surprise. Même la nation autochtone était mieux représentée que les francophones du Canada! Et pour mieux faire passer la pilule, il ajoute que la plus importante portion du spectacle était d'inspiration québécoise. Ah, vraiment? Est-ce qu'on parle des violoneux habillés comme la chienne à Jacques avec des mohawks sur la tête? J'ose espérer que non. Dans mon cas, ça n'a pas vraiment ravivé ma flamme patriotique. J'ai même eu la réflexion suivante en voyant la représentation de La Chasse-Galerie: «Ah... les Canadiens anglais ont aussi cette légende dans leur folklore.» C'est dire comment je sentais les allusions à la culture québécoise! Une fleur de lys dans les prairies canadiennes.
Par ailleurs, mettons une chose au clair: le français, ce n'est pas juste une spécificité québécoise. Il existe des communautés francophones PARTOUT au Canada: dans le sud de l'Ontario, les Maritimes, en banlieue de Winnipeg, dans l'Ouest canadien... Le Nouveau-Brunswick ne s'affiche-t-il pas comme une province bilingue? On ne peut donc pas se sauver des blâmes en rappelant qu'on s'est largement appuyé sur la culture québécoise pour bâtir le spectacle. Et si on le fait, du coup, on ferme les yeux sur tout un pan de l'histoire canadienne, on refuse de voir une réalité.
Avec tout ce bruit, j'espère que la direction artistique des J.O. comprend le message: la langue française doit avoir la place qui lui revient, une place équivalente à celle de l'anglais, à la cérémonie de clôture. Surtout que le français est l'une des deux langues officielles des J.O. On ne veut donc pas voir de danseurs supposément nés à Québec ou à Matane ni des comédiens dont les chandails ont été confectionnés à Montréal, non! Tout ce qu'on désire, c'est entendre la douce musique de la langue de Molière dans nos oreilles. Cette demande est légitime, il me semble.
Une disparition
Dans la veine des «coupures», l'émission de radio à saveur locale L'Express du matin disparaîtra des ondes de CHLN 106,9 FM dès lundi prochain. Elle sera remplacée par le show de Paul Arcand. Une triste nouvelle qui m'a rappelé l'époque où Radio-Canada diffusait l'émission de René Homier-Roy en Mauricie. J'adorais mes matins en sa compagnie. Puis, un automne, la société d'État a ouvert un bureau à Trois-Rivières. Du coup, nos réveils ont pris une nouvelle saveur... locale. J'étais un peu fâchée de ce changement, boudant presque le 96,5. Mais aujourd'hui, je monterais aux barricades si on m'annonçait l'abandon de cette émission du matin. Honnêtement, une personnalité connue n'arrivera jamais à battre le sentiment d'appartenance qu'on a pour un produit local. Jamais.
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Les hauts et les bas...
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Je ne peux m'empêcher ce petit clin d'œil au rafraîchissant téléroman Les Hauts et les Bas de Sophie Paquin en pensant aux nouvelles culturelles de la Mauricie des derniers jours. Si la culture était un personnage, elle en aurait sans doute long à raconter sur ses plus récentes rencontres et ses amours perdus. Nul doute qu'elle aurait glissé un mot sur Julie Hamelin, chanteuse jazz à la voix enveloppante qui lançait son premier album, Smooth Road, dans l'ambiance décontractée du restaurant Le Rouge Vin. Elle aurait applaudi la nomination de Mireille Pilotto au poste de directrice générale de la Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières. Elle aurait aussi livré quelques anecdotes croustillantes sur les gagnants des finales locales de Cégeps en spectacle. Mais elle aurait surtout insisté sur sa «rupture» quasi inévitable avec le Symposium de peinture de la Mauricie. D'ailleurs, on peut facilement l'imaginer dans un spa quelconque - à l'Auberge Le Baluchon, tiens! - en compagnie de son fidèle ami Martin, essayant de trouver mille et une solutions des plus farfelues pour éviter ce cul-de-sac.
Malheureusement, on ne se trouve pas dans une fiction. Il n'existe aucune Sophie Paquin pour venir à la rescousse du Symposium. Cet événement artistique qui a coloré 14 printemps au Centre des arts de Shawinigan risque de mettre réellement un terme à ses activités. Et ce n'est pas parce que le Symposium traîne une dette astronomique ni parce que la population a commencé à le déserter. Non, la fin tragique de l'événement repose uniquement sur un manque de relève au sein du conseil d'administration. Ses actuels bénévoles, des gens à la retraite dont certains ont soufflé leurs 70 bougies depuis belle lurette, sont fatigués. Ils n'ont plus l'énergie nécessaire pour assumer les lourdes tâches comme la recherche de financement. Pour eux, l'heure est venue de remettre le flambeau à une génération plus jeune, qui n'est pas au rendez-vous. C'est d'ailleurs pour cette même raison que la 15e édition n'avait pas eu lieu l'an dernier.
Honnêtement, j'ai du mal à croire que personne n'ait envie de prendre le relais, tant l'activité jouissait d'une popularité évidente. C'est vrai que s'impliquer dans un projet, ça demande du temps. Une denrée rare lorsqu'on doit s'occuper de tous nos «amis» Facebook...
Mea culpa
Bon, je l'avoue, cette flèche lancée en direction des utilisateurs du populaire site généralise un peu la situation. Il serait faux de dire que tout le monde préfère tisser des liens sur la Toile plutôt que de se lancer dans l'action. Des instigateurs de projets, animés par la jeunesse de surcroît, ça existe encore. La preuve: la deuxième édition du Symposium de sculptures de glace du Carré Willow, à Shawinigan. Avis aux intéressés, l'événement se déroule du 12 au 14 février. www.troududiable.com
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Une vieille agonie
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Cette semaine, Le Nouvelliste relevait une situation regrettable. Le 31 décembre dernier, avec la fermeture de Musigo à la Plaza de la Mauricie, la ville de Shawinigan perdait son unique disquaire.
Si la nouvelle circulait déjà, elle n'était pas connue de tous. J'avais fait le constat quelques semaines auparavant en allant chez mon libraire préféré. En voyant le local vide, j'avais ressenti une légère tristesse, surtout pour les employés qui venaient de perdre leur gagne-pain au lendemain des Fêtes, mais peu de surprise. Les rares fois - j'ai horreur du magasinage! - où j'avais passé devant ce commerce, il n'y avait qu'un ou deux clients qui fouinaient dans ses maigres rayons. Honnêtement, cette mort était prévisible. On peut d'ailleurs se réjouir qu'elle n'ait pas eu lieu plus tôt.
À Shawinigan, le milieu de la vente de disques agonise depuis longtemps. Même pendant l'âge d'or du vinyle ou de la bonne vieille cassette, les disquaires du coin n'ont jamais semblé réaliser des profits astronomiques. Quelque part à la fin des années 80 ou au début des années 90 - désolée, ma mémoire fait défaut -, Filion fermait ses portes. À la Plaza, les entreprises du genre changeaient sans cesse de bannière. C'est sans parler de L'Auditif sur l'avenue Saint-Marc, une vraie caverne d'Ali Baba, qui rendait l'âme après quelques années de vie. Le manque de sensibilisation à l'achat local, voire à l'achat tout court - le piratage d'albums reste encore un problème -, ne date donc pas d'hier.
Des habitudes
Il faut se rendre à l'évidence, les Shawiniganais ont développé leurs habitudes de consommation. Et l'achat de disques ne semble pas en faire partie. Est-ce en raison d'une offre visiblement pauvre, des prix peu alléchants ou d'un manque d'intérêt? Je ne sais pas. Mais si, tel que mentionné par la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie, Isabelle Rouette, des pressions étaient faites auprès du Centre local de développement du Centre-de-la-Mauricie pour trouver une forme de remplacement au défunt Musigo, il serait peut-être intéressant de répondre à la question. Autrement, on risque de se retrouver devant un cul-de-sac identique dans un avenir rapproché.
En attendant, le Walmart du boulevard Trudel devient «la» référence en matière de CD. C'est regrettable. D'abord parce que ce type de magasin ne tient que les meilleurs vendeurs, mais aussi parce que les artistes locaux auront un obstacle de plus pour se rendre au cœur des consommateurs; ils devront travailler encore plus fort pour dénicher des lieux où mettre leurs albums en consigne. Mais si c'est le choix qu'ont fait les Shawiniganais... Il faut parfois cesser de se battre contre le courant et suivre la vague. Curieusement, il arrive que ça nous mène vers des endroits insoupçonnés.
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Revenir chez soi
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En partant pour mon congé de maternité, j'avais fait la promesse intérieure de ne pas utiliser le mot bébé dans ma chronique de retour. Je voulais à tout prix éviter de tomber dans le gnangnan. À cette époque, bien que mon fils s'agitait soir et matin dans mon ventre tendu, je ne savais pas encore ce que ça signifiait, devenir maman. Non, je n'avais aucune idée de comment ce petit bout de chair allait chambouler ma vie et ma vision de celle-ci. Je ne connaissais rien aux nuits blanches, à l'inquiétude engendrée par un simple rhume, à l'instinct démesuré de protection, à la nécessité de vivre l'instant présent, à ces choses anodines qui deviennent de grands moments, à l'amour inconditionnel. J'étais d'ailleurs loin de me douter que l'arrivée de mon bonhomme irait jusqu'à modifier mes priorités. «Et si je devenais mère au foyer, est-ce que ça te dérangerait?» me suis-je surprise à demander un jour à mon chum. Une question qui doit brûler les lèvres de plusieurs nouvelles mamans. J'avais tellement peur de ne pas voir grandir mon garçon.
Mais comme dans la plupart des histoires, un déclic s'est produit et mon désir de réintégrer le marché de l'emploi s'est rapidement mis à grandir. Pour moi, ça a été une entrevue avec Fred Pellerin à la radio de Radio-Canada un midi où je m'apprêtais à partir en randonnée. Une saison dans la vie de Fred Pellerin, je crois. Celui-ci y racontait à chaud et avec passion son périple en France. Il parlait de son succès inopiné, de sa famille, de la langue française, de cette France qui se désintéresse du sort du Québec, village gaulois au cœur d'une mer d'anglophones. Assise dans ma voiture, j'hésitais à rompre le contact tellement j'étais captivée par ses propos. Tout était dit avec tant d'honnêteté, sans filtre d'usage. L'homme s'offrait dans sa plus grande simplicité. Ce jour-là, je me suis rappelé comment il était agréable et fascinant d'avoir accès à l'esprit d'un créateur, comment le métier de journaliste culturel était enrichissant. J'ai alors pensé aux artistes et institutions culturelles d'ici: oui, j'aurais beaucoup de plaisir à les retrouver! Ça me faisait d'ailleurs sourire d'imaginer toutes les belles histoires que j'aurais à raconter à mon petit bonhomme. Curieusement, il n'en fallait pas plus pour dire adieu au blues du retour. Merci Fred.
1, 2, 3...
C'est donc avec beaucoup d'enthousiasme et un œil nouveau que je reprends la barre de ce journal. Le mandat, lui, reste toujours le même: faire état du foisonnement culturel de la région. Aussi, j'aimerais adresser un second merci à Kevin Laforest, mon remplaçant, qui a gardé le fort au cours de la dernière année. Je crois que le milieu culturel mauricien ne pouvait être mieux servi.
Voilà, à partir d'aujourd'hui, je plonge, le cœur léger. Tout léger.
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Pour une dernière fois
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Le 22 janvier 2009, je signais ma toute première chronique dans le Voir Mauricie. Presque exactement un an plus tard, voici qu’est publiée ma dernière, alors que je m’apprête à redonner les rênes du journal à ma collègue Karine Gélinas. Vous vous rappellerez qu’elle avait quitté son poste de rédactrice en chef en janvier dernier afin de donner naissance à un beau bébé puis de profiter de son congé de maternité… Quoique le terme congé n’est probablement pas approprié dans ce cas-ci, s’occuper d’un nouveau-né étant selon ce qu’on m’en dit aussi prenant que n’importe quel emploi à temps plein! M’enfin, Karine sera de retour dès la semaine prochaine pour échanger avec vous à ce sujet et, évidemment, à propos de la culture telle qu’elle se manifeste hebdomadairement dans la région. Pour ma part, vous devriez encore apercevoir mon nom en ces pages de temps à autre, étant donné que je demeurerai à l’emploi de Voir en tant que pigiste. Avant de m’en aller, j’aimerais profiter de cette dernière chronique pour remercier tous ceux et celles qui ont contribué à faire de la dernière année l’une des plus agréables de ma vie, certainement au point de vue professionnel, mais aussi de façon plus personnelle. On a beau tenter de demeurer objectif, de garder ses distances, d’éviter de se lier d’amitié avec les artistes (j’entends encore Lester Bangs scander: «You can not make friends with the rock stars!» dans Almost Famous)… Le fait demeure que tout journaliste culturel qui se respecte occupe cet emploi parce qu’il aime passionnément la musique, le cinéma, la littérature, et ainsi de suite. De même, les créateurs qui nous entourent le font généralement par passion avant tout, surtout en ce qui concerne les artistes émergents et locaux, qui sont rarement rendus au stade où la fortune et la gloire les étouffent! Bref, j’ai rencontré une foule de gens non seulement talentueux et inspirés mais aussi franchement sympathiques au cours des 12 derniers mois, et j’espère continuer de pouvoir apprécier leurs spectacles, disques, livres, pièces de théâtre, films et expositions dans le futur, que ce soit dans le cadre de mon travail ou pour mon simple plaisir.
BERNARD ÉMOND À CINÉ-CAMPUS
Ciné-Campus recevra de la grande visite ce dimanche, alors que le cinéaste Bernard Émond viendra y présenter son plus récent long métrage, le magnifique La Donation. Sacré meilleur film québécois de 2009 par Voir, ce dernier volet de la trilogie thématique amorcée avec La Neuvaine et Contre toute espérance offre une réflexion profonde sur le sens de la vie, tout en étant empreint d’émotion. Si vous avez manqué La Donation lors de sa sortie en salle en novembre dernier, voici l’occasion idéale de vous rattraper avant la prochaine Soirée des Jutra, où le film d’Émond sera assurément en lice pour de nombreux prix, notamment pour les impeccables performances d’Élise Guilbault et de Jacques Godin. Le 24 janvier, dès 16h, à la salle Léo-Cloutier du Séminaire Saint-Joseph.
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Les Nouveautés de l'ONF 2010
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Fondé
en 1939, l'Office national du film du Canada fêtait son 70e
anniversaire l'an dernier. Si l'âge d'or de cette institution, soit les années
1950 et 1960, époque où les Groulx, Brault et Jutra y ont développé le cinéma
direct, est derrière elle, aujourd'hui encore, l'ONF demeure un environnement
de travail exceptionnel pour nos cinéastes, particulièrement dans les domaines
du documentaire et de l'animation.
On
se doit par ailleurs de saluer les efforts de l'ONF pour demeurer actuel et
accessible, notamment en diffusant des centaines de ses productions en ligne au
www.onf.ca, en lançant une application
pour iPhone qui est rapidement devenue très populaire, et en allant rencontrer
le public là où il se trouve. Dans cette dernière catégorie, un des beaux
succès est la série Les Nouveautés de l'ONF à Trois-Rivières, dont la 13e
édition est en cours à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la
culture.
Jusqu'au
26 janvier, on peut y découvrir une sélection de longs métrages documentaires,
chacun précédé d'un court métrage d'animation. Présentées tout à fait
gratuitement, les soirées de projection incluent de surcroît des rencontres
avec les artisans des films. Ainsi, ce jeudi 14 janvier, le réalisateur Manuel
Foglia accompagnera son Chers
électeurs, un
portrait empreint d'incrédulité amusée du quotidien de deux députés provinciaux
qui, malgré les grands idéaux brandis lors de leurs discours publics, ont
finalement bien peu de pouvoir. Précédé de Robe de guerre de Michèle Cournoyer.
Le mardi
19 janvier, la réalisatrice Hélène Choquette viendra nous présenter Avenue Zéro, un documentaire au sujet de
la traite de personnes, une réalité sordide qui n'épargne malheureusement pas
le Canada, où des immigrants, des femmes et des enfants sont couramment réduits
à l'état d'esclaves. Précédé de L'homme qui dort d'Inés Sedan.
Le
jeudi 21 janvier, c'est sur le sort des jeunes garçons maltraités et exploités
à travers le monde qu'on se penchera dans Des billes, des ballons et des
garçons, en
compagnie de la réalisatrice Marquise Lepage. Précédé de Train en folie (Runaway) de Cordell Barker, qui
pourrait valoir à l'ONF sa 71e nomination aux Oscars (le film a été
retenu en première ronde par le jury de la catégorie du meilleur court métrage
d'animation des Academy Awards).
Enfin,
le mardi 26 janvier, la réalisatrice Marie Cadieux nous offrira, 40 ans après
le documentaire de Michel Brault, un nouvel hommage au dialecte parlé par les
Acadiens du sud-est du Nouveau-Brunswick dans Éloge du chiac - Part 2. Précédé de Vive la rose de Bruce Alcock.
Toutes
les représentations débutent à 19h30 et incluent aussi, en complément de
programme, la diffusion d'extraits d'Il était une fois Trois-Rivières, la série de capsules
historiques qu'ont créée le scénariste Alexandre Dostie, le réalisateur David
Leblanc et le producteur délégué Luc Bourque dans le cadre du 375e.
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Lendemain de veille
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Ça y
est, après presque 12 mois passés à célébrer le 375e anniversaire de
la fondation de Trois-Rivières (je dis «presque 12 mois» parce que les
festivités se sont grandement calmées pendant les derniers mois de 2009,
probablement à cause des élections municipales), nous voici de l'autre côté de
cette année charnière.
Deux
options s'offrent aux dirigeants de la ville: bâtir sur ce qui s'est fait
pendant la dernière année et en remettre avec d'autres grands rassemblements
populaires, ou simplement effectuer un retour à la normale. Dans un cas comme
dans l'autre, 2010 ne pourra faire autrement que de se dérouler dans l'ombre du
375e.
Peu
probable en effet qu'on ait droit à un évènement aussi extraordinaire que le
spectacle exclusif que le Cirque du Soleil nous a présenté au stade
Fernand-Bédard (deux fois plutôt qu'une!). Puis même si l'on décidait de monter
de nouvelles créations à grand déploiement telles que Le Phénix de Jean-François Bastien et Tapiskwan Sipi de Christian Laflamme et
Charles Guillemette, je ne crois pas qu'on puisse recréer la fébrilité associée
au prétexte historique de ces deux productions qui ont marqué la dernière
année.
Par
contre, on pourrait certainement réinvestir la part du budget des fêtes du 375e
qui était consacrée à bonifier les différents festivals et fêtes de quartier de
Trois-Rivières, faisant desdites éditions bonifiées le nouveau standard pour
ces évènements. Après tout, la majorité des intervenants semblent s'entendre
pour dire que le succès a été au rendez-vous presque partout en 2009 et que les
retombées économiques ont été substantielles, sans compter ce fameux «sentiment
de fierté et d'appartenance» avec lequel le maire Yves Lévesque nous
a rebattu les oreilles toute l'année. Pourquoi ne pas tenter de poursuivre dans
cette voie?
Québec
a prouvé qu'il y avait une vie après le 400e, alors je ne vois pas
de raison pour que le 376e de Trois-Rivières ne soit qu'un déprimant
lendemain de veille. Allez, deux aspirines, un grand verre d'eau et on se remet
à la fête!
SYNAPTIC.TV
Le
réalisateur, designer graphique et intégrateur multimédia Olivier Bonenfant,
bien connu des habitués de Kino3R (il y a remporté la Palme du meilleur film et
le Prix du public en 2008 pour La
Course des ombres),
a décidé d'entamer l'année avec un projet ambitieux. Depuis le 1er
janvier, il a entrepris de mettre en ligne deux courts métrages
hebdomadairement sur son site Synaptic.tv, et ce, pendant sept semaines
consécutives. Évidemment, on devine que plusieurs, voire la majorité de ces
films ont été tournés préalablement, mais le projet demeure quand même impressionnant.
Surtout
que ces 14 nouvelles réalisations s'ajouteront à une quinzaine d'autres déjà
disponibles sur le site. Soulignons par ailleurs que Bonenfant fait preuve
d'une grande polyvalence dans ses films, flirtant avec pratiquement tous les
genres imaginables: comédie, drame, action, horreur, science-fiction,
vidéoclip, documentaire, publicité, animation... Bref, on vous conseille de
visiter régulièrement Synaptic.tv au cours des prochains mois pour découvrir
tout ça.
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2000-2010
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Il y
a bientôt 10 ans, nous entrions dans l'an 2000, non sans une certaine fébrilité.
Les années ne sont qu'une série de chiffres, certes, mais la vitesse à laquelle
elles se succèdent nous fait quand même réaliser le passage du temps. Et après
tout, il s'agit d'une excuse aussi bonne qu'une autre pour prendre une pause et
faire le bilan, en se rappelant où on était et ce que l'on faisait à une autre
époque, ce qui permet de mettre en perspective notre situation présente.
Dans
mon cas, au tournant des années 2000, je m'accrochais aux dernières bribes de
mon adolescence, arpentant plus souvent qu'à mon tour les bars de Montréal avec
mes amis. Venant tout juste de terminer mes études et ayant récemment quitté mon
emploi au cinéma Paramount, je me retrouvais un peu perdu «au milieu des
possibles» (merci Émilie Proulx), étant libre de
faire ce que je voulais, oui, mais ne sachant pas trop en quoi cela
consisterait exactement.
Dix
ans plus tard, l'avenir m'apparaît moins incertain, ma carrière de journaliste
me rendant très heureux et la dernière année que j'ai passée à Trois-Rivières
m'ayant permis de me ressourcer de bien des façons. Sans pour autant pouvoir
prétendre savoir exactement ce que la prochaine décennie me réserve, j'ai au
moins une meilleure idée de ce que je veux.
On
pourrait probablement dire la même chose de nos artistes à la une, les Cowboys
Fringants, qui ont en grande partie composé la trame sonore des années 2000
pour moi et toute une génération de Québécois. Du Spectrum à la salle
J.-Antonio-Thompson en passant par le Stade Du Maurier, le Centre Bell, le parc
Jean-Drapeau et maints autres endroits, j'ai bien dû voir les Cowboys en
spectacle 10 fois en 10 ans. J'ai suivi leur évolution de band de party à
groupe engagé et, franchement, cette «expédition» a été des plus agréables, surtout
que les chances sont bonnes qu'elle ne fasse que commencer. On s'en reparlera
en 2020!
BOXING DAY MUSICAL
Je
n'aurais pas assez de toute une chronique pour lister tous les événements auxquels
Le Hic! a été associé ces 12 derniers mois, mais ce qui ne fait aucun doute,
c'est que la vie culturelle de la Mauricie n'aurait pas été aussi stimulante en
2009 si ce n'avait été de ce collectif multidisciplinaire. Qui plus est, alors
que presque tout le monde ne pense déjà plus qu'aux vacances, aux partys et aux
échanges de cadeaux, Le Hic! nous prépare un dernier happening avant la fin de
l'année: le Boxing Day musical!
Cette
émission de radio des plus atypiques regroupera des artistes de divers horizons
(électro, spoken word, kraut-jazz, etc.) qui offriront des performances
spontanées en studio. On nous promet par ailleurs une vente aux enchères, des
«fioritures de fin d'année» et plusieurs autres surprises.
Le
dimanche 27 décembre, dès 21h, sur les ondes de CFOU 89,1 FM ou en direct au www.cfou.ca.
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La révolution 3D
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J’ai longtemps détesté les films en 3D. Du moins, tant qu’il a fallu porter ces petites lunettes en carton avec une lentille rouge et une bleue qui fatiguaient les yeux et causaient des maux de tête. J’ai par ailleurs toujours trouvé ridicule comment les personnages des films en 3D s’efforçaient trop souvent de lancer des objets vers le public sans aucune justification diégétique valable.
Pour moi et nombre d’autres cinéphiles, Robert Zemeckis est celui qui a tout changé. Son film Boréal-Express (2004) a en effet été le tout premier à faire usage de la technologie IMAX 3D. Cette dernière implique la projection simultanée de deux images polarisées perpendiculairement et le port, par les spectateurs, de lunettes spéciales munies de verres qui sont eux aussi polarisés, ce qui crée l’effet tridimensionnel. Le résultat est sidérant, nous plongeant entièrement dans l’univers dépeint à l’écran. Autre point en faveur de Zemeckis, dont les longs métrages suivants, La Légende de Beowulf (2007) et Un conte de Noël (2009), ont aussi été lancés en IMAX 3D: le cinéaste ne laisse jamais l’aspect gadget de la technologie prendre le dessus sur le reste. Même si ces trois films étaient projetés de façon conventionnelle, ils demeureraient formidables pour leur récit captivant et leur mise en scène inventive et dynamique. Le 3D est au service des réalisations de Zemeckis, jamais le contraire.
REALD Mentionnons tout de suite qu’il n’existe qu’une poignée de cinémas IMAX au Québec, soit à Montréal, Québec et Gatineau. Une option plus que satisfaisante s’offre toutefois aux habitants de la Mauricie: le RealD, offert au Cinéma Biermans de Shawinigan depuis mai et au Cinéma du Cap de Trois-Rivières depuis octobre. Utilisant une forme de polarisation circulaire de l’image par un projecteur numérique et des lunettes aux verres polarisés, le RealD se rapproche assez bien de l’expérience IMAX 3D.
En tout cas, le public est au rendez-vous. Pour les films d’horreur destinés aux adolescents (le remake de Meurtres à la St-Valentin, par exemple), on parle parfois de près de 12 fois plus d’entrées pour les copies en 3D que pour celles en 2D, et pour les films familiaux (Là-haut, L’Ère de glace 3, etc.), les salles les présentant en 3D sont généralement de deux à trois fois plus fréquentées que les autres. «Les commentaires sont très, très bons», m’a confié Raffaele Papalia, le président de Ciné Entreprise, la chaîne de cinémas dont fait partie le Cinéma du Cap. «Mais le vrai test, ça va être ce vendredi avec Avatar», a-t-il ajouté, faisant référence au film-évènement de James Cameron qui s’annonce pour être le film en 3D le plus populaire à ce jour. D’une façon ou d’une autre, les technologies RealD et IMAX 3D semblent là pour rester. «Toute l’industrie du cinéma croit beaucoup au 3D. Dix-sept films vont prendre l’affiche en 3D l’année prochaine», précise Raffaele Papalia. Quelques titres? Alice au pays des merveilles de Tim Burton, Shrek 4, Histoire de jouets 3, Tron 2… J’ai comme l’impression qu’on va passer pas mal de temps avec des lunettes 3D sur le nez en 2010!
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T-Rès show?
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Quel bonheur jeudi dernier que de voir et entendre Cœur de pirate jouer devant une salle comble à la Maison de la culture. Parce que Béatrice et ses musiciens étaient super (leur interprétation de l’inédite Place de la République était particulièrement exquise), parce que c’est agréable de voir le public être vraiment au rendez-vous après avoir assisté à tant de spectacles où l’assistance était modeste ces derniers temps (comme je vous en faisais part dans une récente chronique), mais aussi parce que le simple fait que le spectacle ait eu lieu a quelque chose d’un miracle, considérant la vague de concerts annulés qui a affligé Trois-Rivières dernièrement. Jean Leloup devait être à la salle J.-Antonio-Thompson le 21 novembre: la grippe l’a forcé à remettre ça à janvier prochain. Le même soir, Lacuna Coil devait jouer au feu Complex: le show a d’abord été déplacé à la salle Théo, puis carrément annulé. Fred Fortin devait être à L’Embuscade le 28: le spectacle a été retiré de l’horaire à la dernière minute parce que son guitariste Olivier Langevin était, tout comme Johnny Guitar, aux prises avec une grosse grippe. Les membres de l’excellent groupe émergent Mille Monarques flirtaient avec une date au Nord-Ouest Café en décembre: ils ont finalement reporté leur visite chez nous à 2010.
Le comble: Malajube, qui devait potentiellement s’arrêter à Trois-Rivières le 17 décembre, encore là au Complex, se contentera finalement d’un arrêt à Victo le 11 et d’un autre à La Tuque le 12. Rencontré à Montréal à la fin novembre, un des membres du band me confiait que ça ne marchait qu’en festival à Trois-Rivières pour eux, faisant par ailleurs écho au refrain familier qui veut que depuis la fermeture du Maquisart, il n’y a plus réellement de salle propice à ce type de show ici.
Est-ce pour la même raison que les tournées actuelles de certains des artistes québécois les plus stimulants du moment, que ce soit Xavier Caféïne, Dumas ou Daniel Boucher, n’ont pour l’instant pas annoncé de spectacles en Trifluvie? Pas si vite. Au fil de mes conversations avec des gens du milieu (relationnistes, agents de tournée, etc.), on m’a rappelé qu’il est souvent ardu d’accorder les disponibilités des artistes avec celles des diffuseurs, et on attend d’avoir trouvé la date idéale pour tout le monde avant d’annoncer la venue d’un spectacle ici. Dans ces cas-là, il nous faudra donc seulement nous armer de patience. J’émettrai tout de même une hypothèse: se pourrait-il que ce soit spécifiquement les mélomanes de 25-35 ans qui manquent à l’appel? Car de ce que j’en sais, les plus âgés n’ont pas de difficulté à remplir la salle J.-Antonio-Thompson (amenez-en des Salvatore Adamo et des Michel Louvain!). De même, les concerts d’artistes attirant un public en grande partie adolescent (Cœur de pirate par exemple) remportent généralement beaucoup de succès. Ce semble surtout être pour les shows destinés aux jeunes adultes que le bât blesse…
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La flamme à Trois-Rivières
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En décembre 1987, à la veille des Jeux olympiques d'hiver qui ont eu
lieu à Calgary au début de 1988, la flamme olympique était passée par
Trois-Rivières. 22 ans plus tard, à quelques mois des Jeux de Vancouver
2010, le relais de la flamme s'est arrêté à nouveau chez nous ce soir. Un spectacle spécial a été organisé pour l'occasion; voici quelques images que j'en ai prises:
Dany "Naïd" Carpentier
High-Shop
Ingrid St-Pierre et Marilyn Berthiaume
Yann Mathieu et la flamme olympique
Miga!
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