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Contre la Maison Francis-Brisson?
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Il y a déjà quelque temps que la Ville de Shawinigan désire procéder à la réfection de la Maison Francis-Brisson, l'un des plus importants joyaux patrimoniaux du secteur Grand-Mère. Mais comme un peu plus de 3,7 millions sont nécessaires aux travaux, la municipalité, qui détient un engagement du gouvernement québécois, attend qu'Ottawa délie aussi les cordons de sa bourse.
Puis-je vous dire que j'ai drôlement réagi quand, en feuilletant le Nouvelliste de samedi, je suis tombée sur les commentaires du député sortant dans Saint-Maurice, Robert Deschamps, à propos du projet? Selon le politicien, Shawinigan n'aurait pas besoin d'une seconde salle de spectacles. D'ailleurs, il se questionne sur la rentabilité d'un tel projet. «Écoutez, le gouvernement fédéral n'embarquera pas là-dedans. Est-ce que cet argent ne pourrait pas améliorer notre Centre des arts?» pouvait-on lire dans le quotidien régional. À ce que je sache, il n'existe pas de salle de spectacles intermédiaire à Shawinigan? Et la Maison Francis-Brisson est un bâtiment historique. Va-t-on la laisser pourrir sous prétexte qu'il existe déjà un lieu de diffusion culturel? J'espère que non! Ce site a longtemps accueilli des artistes, mais aussi des réunions d'affaires, des mariages, des bals, des événements spéciaux... Des missions qu'il pourra sans doute reprendre s'il retrouve son air d'antan.
Il y a des jours où je me demande si Monsieur Deschamps travaille vraiment pour son comté...
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Microsonic: 3e soirée
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C'est finalement Dan Lemay qui a remporté la troisième soirée du concours Microsonic au Pub Broadway de Shawinigan. Le musicien folk, qui lançait l'album Dans mon char cet automne, se mesurait alors à la formation trifluvienne The Terryans.
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Microsonic: la suite
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Le concours Microsonic se poursuit toujours au Pub Broadway à Shawinigan. Jeudi dernier, la formation Perceptions a tiré son épingle du jeu. Demain, ce sont Dan Lemay et Terryans qui s'affronteront dès 21h.
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Dialogue de sourds
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Les Nouveaux Compagnons avaient misé sur un gros coup cette saison en mettant en scène la pièce Oleanna de l'auteur américain David Mamet. Mais en raison d'une mésentente à propos des droits d'auteur, trois des sept représentations n'ont jamais été présentées devant public. Si les droits avaient été accordés à la troupe au coût de 2700 $ pour sept soirs dans une salle de 247 places, ils lui ont été retirés quand son metteur en scène Éric Ahern a rectifié sa demande.
Cet imbroglio était prévisible. Quand j'ai appris la nouvelle, je me souviens avoir dit à mon chum en rentrant du travail: «Finalement, on ne sortira pas ce soir. Les Nouveaux Compagnons ont annulé toutes les représentations restantes d'Oleanna. Ils n'ont pas divulgué la raison, mais d'après moi, ça doit concerner les droits d'auteur. Quand j'ai rencontré le metteur en scène la semaine dernière, il attendait toujours une confirmation du coût de ces derniers si la troupe jouait dans une salle de 80 au lieu de 250 personnes. D'après moi, il a frappé un nœud!» Malheureusement, je ne me trompais pas.
Le reste de l'histoire, on la connaît... Choqués de la décision du conseil d'administration des Nouveaux Compagnons d'annuler les dernières représentations, soit celles des 13, 14 et 15 novembre, Éric Ahern et le comédien Patrick Lacombe ont fait une sortie publique, traînant du coup dans la boue le nom de la plus vieille compagnie de théâtre de Trois-Rivières.
Les pendules à l'heure
En réponse aux propos tranchants des deux hommes de théâtre qui auraient voulu poursuivre les représentations de la pièce sans les droits - ils étaient confiants que tout se règle à l'amiable -, les membres du C.A. ont organisé une rencontre avec les médias en début de semaine. Ainsi, ils ont livré leur version des faits. «Nous, on voulait respecter l'auteur. Mais parce qu'on est corrects, ça nous retombe dessus et ça fait boule de neige», a commenté la directrice artistique des NC, Maïthé Larouche, visiblement déçue de la tournure des événements.
Étrangement, plus la conversation s'animait, plus on comprenait que les deux parties ne s'étaient pas parlé depuis le litige. Du coup, cette histoire devenait absurde. Je constatais que les mauvaises personnes avaient été invitées à cette mise au point. Ce sont Éric Ahern et Patrick Lacombe qui auraient dû se retrouver autour de la table. Pas les journalistes. En fait, je comprenais que d'un côté comme de l'autre, on utilisait les médias pour régler ses comptes, pour faire passer ses opinions sur le sujet. Honnêtement, j'avais l'impression de me retrouver au primaire, dans la cour de récré, à jouer au messager pour deux clans en guerre. Oh, la la...
Dans le fond, une petite jasette à froid n'aurait sans doute pas fait de tort aux deux parties. Cette histoire, aussi triste soit-elle, aurait dû être réglée à l'interne et non sur la place publique. Bon, le temps des Fêtes arrive. Ne serait-ce pas le moment de passer l'éponge sur les «erreurs» du passé et ouvrir le dialogue?
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L'Ultimatum: la fin
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Le 18 mars dernier, Dany Carpentier, alias Naïd, s'était lancé un défi : décrocher un contrat de disque au plus tard le 18 novembre 2008 et raconter le fruit de ses démarches chaque semaine sur le Web. Au lendemain de la date fatidique, le rappeur de Trois-Rivières crie : «mission accomplie». Il signale que plusieurs offres sont sur la table et qu'il espère maintenant arriver à une entente.
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Deux prix pour Le vent t'emmène ailleurs
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Le court métrage Le vent t'emmène ailleurs, écrit et réalisé par Sylvain Robert de la coopérative trifluvienne Newton Communications, a remporté le prix Meilleur film de fiction ainsi que Coup de cœur du jury de Caméra verte 2008, un concours de courts métrages environnementaux présenté par l'Office National du Film. Le film sera disponible pour visionnement sur le site Parole citoyenne dès le 20 novembre.
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Fredmania
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Je suis une Mauricienne pure laine. À part un exode obligatoire de quatre ans pour mes études universitaires, j'ai toujours vécu dans la région. J'ai donc été témoin de ses différentes métamorphoses. Prenons par exemple Saint-Élie-de-Caxton. Lorsque j'étais enfant, cette destination correspondait au néant. La route sinueuse pour s'y rendre se distinguait par ses arbres touffus et ses lacs; c'était superbe! Mais une fois sur place, la seule activité envisageable était de faire le plein d'essence à la station-service du village. Pas extra pour une gosse de huit ans. C'est plus tard, alors que je terminais mon baccalauréat et que je m'ouvrais à la culture dite «émergente», que j'ai redécouvert la municipalité pour son bijou qu'était la Pierre angulaire. Cette salle de spectacle avait été érigée en pleine nature et proposait une scène intimiste surplombée par un roc. Là, j'ai vu des artistes tels que Michel Rivard, Michel Faubert et Fredric Gary Comeau.
Cette chapelle culturelle a malheureusement fermé ses portes il y a environ deux ou trois ans. Comme sa programmation n'offrait plus rien de consistant - sans doute en raison de difficultés financières -, j'avais cessé de m'y rendre depuis longtemps. Ainsi, j'ignore si le village a souffert d'une diminution évidente de visiteurs. Sauf qu'une fois la Pierre disparue, il n'y avait plus grand-chose pour attirer les touristes à Saint-Élie...
Un sauveur est né?
Par chance, il s'est produit un petit, voire un grand miracle: le succès de Fred Pellerin. Et le conteur, qui avait toujours été impliqué dans la municipalité, a décidé de le mettre à profit pour elle. Ainsi, il a participé à la mise sur pied d'une visite estivale audioguidée de Saint-Élie et de ses légendes, y a présenté une série de spectacles pendant deux étés. Depuis, le nombre de touristes est en croissance. On pouvait d'ailleurs lire dans notre quotidien local que ce dernier aurait augmenté de 35 % en 2008 comparativement à l'année passée, pour un total de 13 500 touristes. Pas mal! Et ces statistiques continueront de progresser puisque la municipalité reprend le concept des visites, mais avec une saveur des Fêtes: la féerie de Noël.
En effet, du 6 décembre au 6 janvier, elle offrira des balades à bord de voitures tirées par des tracteurs dans ses rues. Ces promenades s'inscriront dans un forfait qui comprendra aussi un souper aux parfums d'autrefois animé en musique par le groupe De temps antan, à la Station touristique Floribell. Avec le film Babine qui sort partout au Québec à la fin du mois, cette nouvelle initiative tombe à point.
Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que la Fredmania dure encore longtemps, question que la réputation de Saint-Élie perdure. Autrement, j'ai peur que tout soit à recommencer.
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Oleanna: les représentations annulées
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Pour une raison majeure, Les Nouveaux Campagnons viennent d'annuler toutes les dernières représentations (13, 14 et 15 novembre) de la pièce Oleanna à la Maison de la culture de Trois-Rivières. Voici, en partie, ce que le communiqué disait: " Les Nouveaux Compagnons sont désolés des inconvénients reliés à cette décision de nature contractuelle qui nous demande d'agir de manière telle, et ainsi protéger les intérêts de la Troupe et de ses membres."
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Un drôle de combat
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Il n'est pas toujours nécessaire de louer une comédie pour se marrer. Quelquefois, la réalité suffit. La fin de semaine dernière, en revenant d'un souper au resto, j'ai assisté à un combat inusité: sous la pluie, un pingouin et un ours polaire se chamaillaient avec vigueur. Non, je n'étais ni dans un zoo ni sous l'influence de quelque substance illicite que ce soit. Je circulais seulement en plein centre-ville de Shawinigan par un soir venteux. Mais que voulez-vous, comme l'Halloween a mis la clef dans la porte, Noël a pris le relais, et ce, qu'il neige ou pas. Ainsi, quelques citoyens ont déjà installé leurs décorations et leurs structures gonflables aux couleurs des Fêtes, d'où la drôle de scène que j'ai observée. Oui, déjà...
Je comprends qu'on veuille prendre une légère avance avant l'arrivée du froid et de la première bonne bordée de neige, mais est-ce vraiment obligatoire de sortir l'attirail le 1er novembre au matin? Ne pourrait-on pas attendre un peu? Juste pour donner l'occasion à la magie de Noël de se faire désirer, de naître doucement. Au pire, on aménage tout, mais on allume l'interrupteur un mois plus tard. Car de voir des pères Noël, des bonhommes de neige, voire des ours polaires enjoués (!) sur un gazon jaune ou de l'asphalte sans aucune trace de glace, ça m'éteint. C'est comme si des amis se pointaient à la maison, avec leur pyjama et leur sac de couchage, plusieurs semaines avant un surprise party. Pour tuer l'effet de surprise, il n'y aurait rien de mieux! Même qu'après quelques jours, tu dois secrètement rêver qu'ils retournent tous chez eux. Mais imaginez surtout l'effet que ces décorations peuvent avoir sur les enfants, attachantes «bibittes» assoiffées de consommation: on les incite à rêver au faste du 24 décembre au soir deux mois plus tôt. Pauvres petits et, par ricochet, pauvres parents, de qui on exige une patience élastique.
Comme dans une maison, ne devrait-il pas y avoir un respect des zones communes? Pas de bébelles de Noël dans les rues avant le 15 novembre ou la première neige. Qu'en dites-vous? De cette manière, nos yeux pourraient avoir un petit break de stimuli. D'autant plus que, pour l'instant, les ornements des Fêtes ne sont pas très charmants sous la pluie!
Chacun son rythme
N'empêche que si vous faites partie de ceux qui fêteraient Noël 365 jours par année, vous serez heureux d'apprendre que le Musée des religions du monde de Nicolet présentera une nouvelle exposition sur ce thème dès le 18 novembre prochain. Intitulée À chacun son Noël: crèches et traditions du monde, celle-ci rassemblera une trentaine de crèches provenant de différents pays. Elle racontera aussi l'origine de plusieurs traditions telles que la messe de minuit et le bas de Noël. L'événement se déroulera jusqu'au 11 janvier. Du coup, le Musée accueillera jusqu'au 4 janvier le Salon de Noël 2008 et ses quelque 16 artisans (vaisselle, bijoux, sculptures à partir d'objets recyclés, savons artisanaux... ). Avis aux intéressés. Dans mon cas, je vais attendre que le calendrier indique «décembre» avant d'aller y faire un tour.
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SEM: 30 ans
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Malgré une existence en dents de scie, la Société des écrivains de la Mauricie célèbre ses 30 ans. L'organisme qui a été fondé par Jean Panneton, Alphonse Piché, Alexis Klimov, Claude Marville, Joseph-Louis Beaumier et François de Vernal organise ainsi un spectacle littéraire le jeudi 27 novembre à la Maison de la culture de Trois-Rivières, à 20h: Le visage à trois faces. La mise en scène a été confiée au poète et homme de théâtre Gilles Devault,qui a voulu une étroite collaboration entre la musique, les arts visuels et la littérature. «L'idée, c'est de rendre compte du passé et de ce qui se fait maintenant » a-t-il confié en conférence de presse ce matin.
Jean Laprise, Nathalie Houle, Fabiola Toupin, Carolane St-Pierre et Gilles Roux sont quelques-uns des artistes qui se joindront à la fête. Pour l'occasion, des lectures de textes de Judith Cowan, de Louis Caron, de Paule Doyon, de Sébastien Dulude et de Clément Marchand seront au programme.
Crédit photo (Louis Caron) : Jean-Guy Thibodeau
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Plein les oreilles
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Ce midi, en allant chercher mon allongé du jour dans un café que j'aime bien, j'ai éprouvé un petit malaise. Car comme toile de fond, on diffusait la musique d'un poste 100% anglophone. Je n'ai vraiment rien contre la musique anglophone, d'autant plus que j'en consomme. Mon problème, c'était les longs commentaires dans la langue de Shakespeare entre les chansons. Bonjour l'immersion! En fait, j'étais un peu surprise, car ça me donnait l'impression qu'on faisait la promotion d'une langue autre que le français, que les postes francophones n'avaient rien de bon à offrir. Je me sentais à des lieues du centre-ville de Trois-Rivières. Mais bon, c'est bien personnel...
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Et si on mettait de la couleur?
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Comme on n'annonce pas du beau temps samedi, je vous propose une exposition plutôt chouette que j'ai visitée la semaine dernière: Encéphalogrammes d'Arthur Desmarteaux (rassurez-vous, c'est un pseudonyme) au Centre de diffusion Presse Papier. L'artiste de Montréal, qui explore le monde de la marionnette dans une autre vie, y présente une trentaine d'estampes. Des œuvres ultra-colorées très proches de la bédé qui font tantôt un clin d'œil à la culture populaire, tantôt à des sujets plus sérieux. Mais une chose est sûre, on sort de l'expo avec le sourire aux lèvres.
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Microsonic: un premier gagnant
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Hier soir, le Broadway Pub à Shawinigan donnait le coup d'envoi de son concours Microsonic. Les groupes Léo Vingt-Trois et La Menor Idea avaient été choisis pour briser la glace. Le vainqueur? C'est La Menor Idea qui a conquis le cœur du jury.
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On se décoince!
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Quoi de plus protocolaire qu'un concert de musique classique. Les musiciens doivent respecter un code vestimentaire, une façon de se présenter sur scène; le public, lui, n'applaudit pas quand bon lui semble, il doit attendre la fin d'une pièce pour démontrer son enthousiasme, retenir ses commentaires et ses envies de bonbon jusqu'à la dernière note d'un mouvement.
Vous ne me croirez peut-être pas, mais tout ce cérémonial ne m'agace pas. Même que j'apprécie parfois cet accès de discipline et de conformisme qui, je trouve, manque dans notre société d'aujourd'hui. Il reste que j'ai applaudi l'entorse que l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières a faite au protocole à l'occasion de Mascarade, son concert du 31 octobre dernier. Ce soir-là, le chef d'orchestre et tous les musiciens avaient troqué leur uniforme habituel pour un déguisement d'Halloween. Princesse, sapin de Noël, cycliste, gars à la coupe Longueuil, citrouille et plusieurs autres personnages amusants interprétaient les œuvres de François Dompierre, Liszt, Debussy, Khatchaturian, Wagner, Strauss et Sarasate.
Tous les moyens sont bons
Au premier coup d'œil, il était plutôt difficile de retenir un petit rictus. Ce n'est pas tous les jours qu'un casse-noisette dirige un orchestre et qu'une fermière bien portante agit comme premier violon! D'ailleurs, je me suis souvent demandé pendant le concert si la plupart des musiciens se sentaient à l'aise dans leur costume, si ce dernier ne nuisait pas à l'exécution de leurs mouvements. Imaginez, une membre de l'OSTR a passé toute la soirée avec des verres fumés! J'espère qu'elle y voyait quelque chose. Mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour donner une image plus décontractée, voire plus accessible, de la musique classique! D'autant plus que des efforts de démocratisation de la musique classique s'avèrent particulièrement nécessaires si le constat que j'ai fait ce soir-là est bon: l'Orchestre semble souffrir d'un manque cruel de relève, du moins en ce qui concerne son public. Lors de Mascarade, je pouvais compter sur mes doigts... et mes orteils (pour être généreuse) les individus de 40 ans et moins. Si ça continue, dans 20 ou 30 ans, les concerts de l'OSTR ne se donneront plus à la salle J.-Antonio-Thompson, mais à la Maison de la culture! D'où l'importance, pour l'OSTR, de se rapprocher de monsieur et madame Tout-le-monde. Et Dieu sait qu'il y travaille fort!
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François Avard: reporté
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La rencontre littéraire qui devait avoir lieu ce soir avec François Avard à la Maison Hertel-de-la-Fresnière est reportée au mardi 2 décembre, à 19h. Une raison hors du contrôle l'auteur est à l'origine de ce changement.
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