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Pop Culture Mauricie
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October 2008 - Messages
29 octobre 2008, 5:06
Du classique pour faire fuir les indésirables!

La Ville de Trois-Rivières diffuse désormais des œuvres classiques interprétées par l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières dans les cages d'escalier du stationnement Badeaux, pouvait-on lire ce matin sur Cyberpresse. Cette mesure aurait pour but de «chasser» les toxicomanes et les itinérants. Hum... Ça  fait une belle jambe au classique. Moi qui croyais que c'était Tom Jones qui faisait fuir les intrus!


29 octobre 2008, 3:36
Un rêve éveillé

Il m'est souvent arrivé de croire que la féérie n'appartenait qu'à la littérature et au cinéma. D'abord parce qu'en écriture, la folie n'a de limites que celles de l'auteur. D'un seul jet d'inspiration, ce dernier peut créer des avenues en velours rose bordées d'orchidées multicolores enracinées dans la neige ou faire le don de la parole aux oiseaux. Au cinéma, c'est un peu la même chose. Avec la magie des effets spéciaux et des costumes hors de prix, un film peut réussir, quand son scénario tient la route, à nous plonger dans un monde parallèle, dans un songe. Je pense à Harry Potter, à La Croisée des mondes.

Avant la semaine dernière, les arts de la scène n'avaient jamais eu cette force d'évocation pour moi; ils m'avaient toujours semblé trop près de la réalité. Avec Nebbia, le Cirque Éloize m'a néanmoins démontré qu'il était possible de créer un rêve en trois dimensions, un monde imaginaire digne des plus belles aventures de Peter Pan. Grâce à ses tableaux impressionnistes (une forêt d'assiettes pivotantes, une pluie de bouchons de liège), à ses éclairages vaporeux et à ses acrobates incroyables, j'ai coupé, le temps de la représentation, le cordon qui me liait à la terre. J'ai volé sans me poser de questions à travers la poésie qu'on me proposait: tutus blancs, balles volantes, personnages improbables... C'était si beau que j'avais envie de croire que c'était vrai, qu'il n'y avait aucun technicien, aucun éclairagiste, que les acrobates effectuaient leurs numéros sans peine, bref, que la vie recelait autant de fantaisie. Le paradis...

 

Les éternels insatisfaits

Mais comme on est toujours sur terre... Il paraît qu'un fort pourcentage de citoyens, en réaction à la rumeur d'élections provinciales le 8 décembre, se montrent peu intéressés à retourner aux urnes. J'en ai d'ailleurs entendu quelques-uns clamer lors de vox populi qu'ils étaient pas mal tannés d'aller voter et qu'ils n'avaient pas l'intention de répéter l'exercice après les récentes élections canadiennes. Ah bon? Je ne savais pas que c'était si exigeant de mettre une petite croix sur un bout de papier. C'est vrai que ça fait travailler les muscles de la main, mais de là à engendrer une tendinite... Honnêtement, je comprends mal cette attitude. Surtout qu'on peut difficilement se plaindre des longues files d'attente et de l'horaire restrictif des bureaux de scrutin. À moins que ça ne demande un trop grand effort de se faire une tête sur un candidat ou de réduire d'une quinzaine de minutes son temps de magasinage des Fêtes? Non, je ne crois pas que ce soit ça, le problème. Invité à Christiane Charette, André Pratte a mis, selon moi, le doigt sur le véritable bobo: cette lassitude de la population vis-à-vis de nouvelles élections souligne surtout son écœurement de la politique en général. Oups! Si Jean Charest cherche des prétextes pour déclencher une élection, on dirait bien que les électeurs font de même pour cacher leur désillusion.

Mais que ce soit en décembre ou au printemps, il va falloir se rendre aux urnes. N'oublions pas que c'est un gouvernement minoritaire qui est actuellement au pouvoir.


29 octobre 2008, 11:32
Arts Excellence 2008: les finalistes

Culture Mauricie a dévoilé hier les 19 candidats qui seront finalistes au 10e événement Arts Excellence. La soirée qui souligne le travail des artistes et des organismes culturels de la Mauricie aura lieu le 20 novembre prochain, à l'église de Champlain.

Voici les noms retenus:

Prix des métiers d'art

Jean Beaulieu

Rien ne se perd, tout se crée...

 

Prix des arts visuels

Louise Boisvert

Guy Langevin

Henri Morrissette

 

Prix de littérature

Frédérick Durand

Pierre Labrie

Luc Martin

 

Prix de création en arts de la scène

Daniel Lemay

Baptiste Prud'homme

Les Sages Fous

 

Prix d'interprétation en arts de la scène

Baptiste Prud'homme

Caravane

 

Prix de l'initiative culturelle

Carrefour culturel Mékin'Art - MRC Mékinac

Les Productions de la Clef - MRC Maskinongé

Les Productions Sayart - Ville de La Tuque

 

Prix Culture Mauricie

Galerie d'art du Parc

Les Ateliers ART-GO

Orchestre  symphonique de Trois-Rivières


29 octobre 2008, 11:01
The New Cities signent avec SONY BMG

La formation électro-punk-pop de Trois-Rivières The New Cities vient de signer une entente avec SONY BMG/ Red Ink.  Le premier disque sous cette étiquette devrait sortir au printemps 2009. Le groupe souligne que la majorité de ses nouvelles chansons ont été enregistrées, qu'il ne reste surtout que du peaufinage.

Le nouveau site Web du groupe devrait être en ligne sous peu.

Photo (The New Cities): Marie-Michèle Bonneau


24 octobre 2008, 4:26
GalArt 2008

Le cinquième GalArt, organisé par le Conseil de développement culturel du Centre-du-Québec, a remis hier 17 prix de reconnaissance et mentions d'excellence aux artistes et intervenants culturels centricois. Entre autres, l'écrivain Louis Caron a reçu le prix Hommage et l'artiste en art actuel Chantal Brulotte, le prix à la création artistique. La soirée animée par l'humoriste Pierre Verville se déroulait au Théâtre Belcourt.


23 octobre 2008, 4:31
Fêtes du 375e: un documentaire sur Laviolette

Qui était Laviolette, fondateur de Trois-Rivières? Le mystère plane toujours; la plupart des historiens s'entendant pour dire qu'il n'est pas le Nicolas Goupil présenté dans les manuels scolaires. Intéressé à découvrir la véritable identité de Laviolette, l'enseignant en histoire au Collège Laflèche Yannick Gendron est donc parti à sa recherche. Le résultat de ses travaux sera dévoilé dans un documentaire intitulé Trouver Laviolette, réalisé par le producteur Pierre St-Yves. Le film sera présenté au grand public dans le cadre des festivités du 375e de Trois-Rivières en 2009.


23 octobre 2008, 4:10
Capitale culturelle du Canada: de nouveaux projets

La direction des Arts et de la Culture de Trois-Rivières a dévoilé ce matin davantage de détails sur deux autres projets qui s'inscriront dans les activités de Capitale culturelle du Canada en 2009.

D'abord quatre artistes (Roger Gaudreau, Henri Morrissette, Richard Normandin et Élizabeth Mathieu) ont été retenus pour présenter une maquette de l'œuvre d'art public commémorant le titre de Capitale culturelle du Canada du Parc des Chenaux. Le projet choisi devra entre autres être accessible à un large public.

Aussi, l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières ouvrira sa saison 2009-2010 avec Sur les rives du Saint-Maurice, un hommage à la cité de Laviolette, du compositeur trifluvien Jacques Hétu. Le concert qui sera dirigé par Jacques Lacombe aura lieu le 13 septembre 2009.  

 

Crédit photo (Jacques Lacombe): Philippe Champoux.


23 octobre 2008, 3:32
Prix littéraires du Gouverneur général: Steve Auger en nomination

Steve Auger, un jeune auteur de la région, s'inscrit parmi les finalistes des prix littéraires du Gouverneur général. C'est son recueil de poésie Le Rosier incendiaire publié aux éditions d'art Le Sabord qui a retenu l'attention du jury.


22 octobre 2008, 4:02
Valeurs nouvelles

Le faible taux de participation aux dernières élections inquiète beaucoup. Dommage qu'on n'en connaisse pas les causes exactes. Entre autres, il y a probablement un écœurement d'une part de la population qui a l'impression que, peu importe pour qui elle vote, ça reste du pareil au même, et un manque évident d'éducation politique. Sans résoudre totalement le problème, le programme québécois à la citoyenneté non partisan et sans but lucratif Électeurs en herbe amène une belle piste de solution: initier les jeunes de moins de 18 ans à l'exercice de la démocratie et leur faire connaître le fonctionnement de nos institutions démocratiques.

Ici, en Mauricie, 10 établissements dans 3 circonscriptions ont participé à cette enrichissante initiative. Soutenus par le Forum jeunesse de la Mauricie, ils ont suivi la campagne électorale fédérale puis organisé une simulation de scrutin. Au total, quelque 1405 électeurs en herbe ont apposé une croix sur un bulletin de vote fictif. D'ailleurs, il est intéressant de comparer leurs choix - par conséquent, leurs valeurs sociales - aux résultats réels en Mauricie. D'abord, pas de surprise, 31 % des jeunes ont préféré le Bloc québécois. Suivent ensuite le Nouveau Parti démocratique (22 %), le Parti libéral du Canada (18 %) et le Parti vert du Canada (17 %). Le Parti conservateur du Canada arrive bon dernier avec 11 %. On est loin du portrait du 14 octobre dernier, où les candidats conservateurs talonnaient ceux du Bloc québécois dans la région! 

 

Les surprises du futur

En observant ces résultats, je me demande s'ils ne donnent pas un avant-goût de ce que nous réserve l'avenir, côté politique. Car les valeurs qu'on défend jeune ne changent pas vraiment quand on vieillit. Au contraire, elles se cristallisent, prennent davantage d'espace dans notre vie. Et la génération montante, frileuse devant les idées de droite, semble accorder beaucoup d'importance à l'environnement et aux valeurs sociales, ce qui explique l'impopularité du clan Harper auprès d'elle. D'ailleurs, le programme Électeurs en herbe - 20 000 jeunes de la province y ont participé - a obtenu sensiblement les mêmes résultats pour le Québec en entier: BQ (30 %), NPD (21 %), PLC (20 %), PVC (15 %), PCC (12 %) et autres (2 %). D'où ma question: le visage politique pourrait-il changer dans 10 ans ou 20 ans? Le NPD pourrait-il faire une montée au Québec? Peut-être... Seul l'avenir nous le dira. En attendant, reste à savoir si l'arrivée du nouveau chef au Parti libéral du Canada modifiera le «jeu».

 

 


15 octobre 2008, 2:21
Une bonne thérapie

 

Je me rends bien compte qu'il existe des sujets dont on a rarement envie de parler. La maladie et la mort en font partie. Ces sujets nous effrayent tellement qu'on les pousse très souvent à grands coups de balai sous le lit. Le problème, c'est qu'on ne peut pas passer toute une vie à cacher de la poussière sous un matelas. Un jour ou l'autre, il faut faire le ménage, autrement on étouffe, on développe des allergies. D'ailleurs, plus il y aura de «vieux minous», plus le nettoyage sera long...

Si je pense à ça, c'est que j'ai assisté la semaine dernière à l'une des représentations d'Incandescence au Petit Théâtre de la Rue, un nouveau lieu de diffusion sympathique niché au cœur d'une maison unifamiliale à Pointe-du-Lac. Ce texte, écrit et joué par Reynald Viel des Productions des Mots...Céans, s'inspirait du parcours véritable de Marc, un homme atteint du cancer.

Je me souviens de ma première réaction lorsque j'ai appris que le théâtre démarrait sa programmation avec une pièce sur la maladie et, par conséquent, sur la mort: j'ai figé. Je me suis demandé qui allait avoir envie de se faire balancer ces sujets en pleine gueule alors qu'on n'en parle souvent qu'à demi-mot. Peut-être étais-je trop sensible? Heureusement, les «moi, je ne serais pas capable d'aller voir ça» de mon entourage, tout en confirmant mes appréhensions, m'ont rassurée sur mon émotivité. Après tout, j'avais apprécié la trame du film de Julian Schnabel, Le Scaphandre et le Papillon.

 

La mort vous va si bien

Ainsi, c'est beaucoup plus pour vivre l'expérience d'une nouvelle salle de spectacle que j'ai assisté à Incandescence. Comme j'étais mal à l'aise avec le sujet de la pièce, je m'étais même forgé une petite carapace. Et pourtant... Rien de cela n'était nécessaire puisque Incandescence se veut d'abord et avant tout une rencontre avec la vie, avec l'amour. En écoutant le récit raconté avec intensité par Viel, je n'avais pas envie de me boucher les oreilles, non, je ressentais plutôt le besoin de remercier la vie pour tout ce qu'elle m'avait offert jusqu'à maintenant: du plus petit rayon de soleil après la pluie à mon plus beau voyage. En fait, Incandescence m'a, à sa manière, réconciliée davantage avec la mort, bien qu'il reste BEAUCOUP de travail à faire de ce côté. Comme quoi affronter nos peurs, en parler, s'avère toujours bénéfique.

Par ailleurs, je vous invite à rendre visite à Josée Dargis et Luc Légaré, codirecteurs du Petit Théâtre de la Rue (www.lepetittheatredelarue.com), un théâtre pouvant accueillir une vingtaine de spectateurs. L'acoustique est géniale! Et lorsqu'on sort de chez eux, on a vraiment l'impression d'avoir vécu une expérience hors de l'ordinaire.


10 octobre 2008, 3:48
FIPTR: une plaie toujours ouverte

Ma dernière chronique «Entretenir de vieilles rancunes» a fait réagir la poète et comédienne Marjolaine Deschênes, qui se sent incendiaire, révoltée.  Sur son blogue, elle souligne «l'immense bêtise qui entoure, selon la perspective choisie, le Festival international de poésie de Trois-Rivières» et le fait que «la poésie n'appartient pas, n'a jamais appartenu et n'appartiendra jamais à Gaston Bellemare, ni à personne.»

 

 

 


8 octobre 2008, 3:47
Entretenir de vieilles rancunes

L'an dernier, on se souviendra que ça avait déclenché un tollé: Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie de Trois-Rivières (FIPTR), avait lancé quelques pointes bien aiguisées en direction du premier Off Festival de la poésie organisé par le café-bistro Le Charlot. Le percutant quolibet de «parasites» avait retenu l'attention des médias, ce qui avait eu comme effet de choquer bien des gens. Douze mois plus tard, la poussière était retombée et la sortie maladroite du  fondateur du FIPTR, oubliée. Mais voilà que pour donner le coup d'envoi de la deuxième édition du Off, qui a lieu du 2 au 11 octobre, ces organisateurs ont mis en ligne sur YouTube trois publicités vidéo qui ne sont pas sans rappeler les événements «malheureux» de 2007. Ces capsules satiriques s'articulent autour de gens ordinaires qui se voient interdire de lire ou d'écrire de la poésie par un drôle de personnage, qui ne se gêne pas pour les traiter de «non-poètes» et de «parasites».

Sauf devant l'amusant court métrage de la boîte aux lettres qui refuse d'avaler les textes écrits par monsieur et madame Tout-le-monde, j'ai ressenti un léger embarras en visionnant les publicités du Off. J'avais l'impression qu'on essayait d'entretenir de vieilles rancunes, qu'on rouvrait bêtement une blessure qui avait commencé à cicatriser. Leurs auteurs affirment pourtant le contraire. Ils signalent que la controverse est chose du passé et qu'ils avaient plutôt envie de faire rire le public. Mais en reprenant intégralement les propos de Gaston Bellemare, ils créent davantage un malaise. Car on se demande si on assiste à un règlement de comptes ou à une plaisanterie. Entre les deux, la ligne est trop mince... Beaucoup trop. Si la tempête de l'automne dernier figure au tableau des souvenirs, pourquoi lui faire référence d'une façon si grossière? Il me semble que ce sujet reste particulièrement délicat. Il aurait par conséquent mérité d'être traité avec plus de finesse. La pub de la boîte aux lettres va selon moi dans cette direction. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle m'a fait rire.

 

Se souvenir

Il ne faut pas oublier que la controverse de l'an dernier est surtout née du choc de deux visions, qui méritent d'être respectées. Si le Off donne une voix aux poètes de l'ombre, le fait d'être invité au FIPTR demeure un privilège énorme pour les poètes accomplis (lire «qui ont publié»). Ainsi, on peut mieux comprendre que Gaston Bellemare ait pu percevoir le Off comme une épine dans son pied. Voilà pourquoi, avec un peu de recul, je suis certaine qu'il ne cherchait pas à mépriser les «non-poètes». Sa colère devait plutôt être dirigée vers les organisateurs du Off qui, sans le vouloir, risquaient de faire du tort au Festival international de la poésie.

 

Tout le monde en parle

N'empêche qu'avec ce nouveau coup d'éclat, l'équipe du Charlot se paye une belle publicité pour son Off Festival qui «rivalise» avec un géant de la poésie. De cette manière, ses activités ont beaucoup moins de chances de se noyer parmi celles, très nombreuses, du FIPTR. Mais ses organisateurs réussissent surtout l'essentiel, soit de rappeler que leur événement est démocratique, qu'il s'adresse à tous. Dommage quand même qu'ils tapent sur un vieux clou...
6 octobre 2008, 3:42
Alain Caron et François Bourrassa à Gentilly en décembre

Le spectacle du duo jazz Alain Caron et François Bourassa, qui devait avoir lieu le 4 octobre dernier au Moulin Michel de Gentilly, a été reporté au vendredi 5 décembre prochain.

D'ici là, le bassiste Alain Caron se gardera fort occupé. À la mi-octobre, il amorcera entre autres une tournée en Europe avec le FG and Natural High Trio avant de s'envoler vers la Chine.


6 octobre 2008, 2:35
Alex Perron: annulé

Le spectacle d'Alex Perron qui était prévu le 10 octobre prochain au Théâtre Belcourt est annulé. Les détenteurs de billets doivent communiquer avec le Théâtre pour se faire rembourser. 

Les fans de l'humoriste devront donc patienter jusqu'au 17 avril pour le voir dans la région. Il se produira alors sur la scène du Théâtre du Cégep de Trois-Rivières.


1 octobre 2008, 1:53
Boîte à surprises!

 

Rien de mieux qu'une semaine qui commence sur les chapeaux de roues. Vous savez, lundi, je suis tombée sur une nouvelle étonnante, mais ô combien réjouissante. En fait, c'est comme si j'avais appris que le Parti conservateur du Canada venait de changer son fusil d'épaule et promettait de débloquer des fonds supplémentaires pour la culture s'il se retrouvait au pouvoir le 14 octobre.

Par voie de communiqué, j'ai su que Shawinigan figurait parmi les meilleures villes (de 50 000 habitants et plus) au Québec. Et pour ajouter à ma surprise, elle ne se trouvait pas au 50e ou au 20e rang, mais bien au 2e (!), et ce, devant Trois-Rivières, bonne 8e. Ayoye! Ça devait bien faire des lustres que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi positif sur cette ville.

Les images des bâtiments vides de la Belgo et de la démoralisante rue Saint-Marc me venant en tête, j'ai eu comme premier réflexe de me dire qu'il y avait sans doute une erreur, que le dossier de la ville devait probablement aller dans une autre pile moins glorieuse. Et pourtant, non. Mandatée par le Journal de Montréal, la firme Confluence Communications s'est basée sur 16 critères pour arriver à ce classement, dont la santé, les parcs, le nombre de pompiers par habitant. Elle n'a pas seulement analysé la situation économique de Shawinigan (plutôt chancelante depuis cet hiver, bien que la relève se retrousse les manches); elle a surtout retenu sa «candidature» en raison de ses parcs et de ses faibles coûts de logement.

Il est vrai qu'on oublie parfois que Shawinigan ne se résume pas seulement au quartier Saint-Marc - qui mériterait davantage de verdure et moins de fumée en provenance de Rio Tinto Alcan. La ville inclut aussi la jolie promenade du Saint-Maurice, les paisibles secteurs Grand-Mère (reconnu pour ses excellents restos) et Shawinigan-Sud ainsi que le magnifique village de Saint-Jean-des-Piles, situé à quelque cinq minutes du Parc national de la Mauricie. En fait, peu importe où l'on se trouve sur le territoire de la ville, en roulant seulement une trentaine de kilomètres, on peut aboutir à un lieu superbe, bordé par la nature ou la rivière Saint-Maurice. Comme petit paradis, difficile d'avoir mieux.

Un autre fait de cette étude m'a également décroché un sourire: Shawinigan a obtenu une excellente note pour son offre culturelle. Avec la Corporation culturelle de Shawinigan qui innove sans cesse, la Cité de l'énergie, l'Espace Shawinigan, il aurait sans doute été difficile de faire piètre figure. N'empêche qu'une tape dans le dos, ça fait toujours du bien, surtout lorsqu'elle vient d'un inconnu!

 Photo (crédits): www.citedelernergie.com