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Pop Culture Mauricie
Pop Culture Mauricie
August 2008 - Messages
27 août 2008, 1:38
Les impatients

Déjà... Avec la 75e Classique internationale de canots de la Mauricie, les Délices d'automne et la fin des représentations d'Eclyps, l'été tire sa révérence - pourtant, j'ai l'impression qu'il n'a jamais commencé, mais ça, c'est une autre histoire. Samedi dernier, pour souligner le dernier voyage des Sélénites de la saison 2008, la Cité de l'énergie a d'ailleurs mis le paquet, conviant la population à de grands feux d'artifice le long de la promenade du Saint-Maurice à Shawinigan. Je peux vous dire qu'ils étaient nombreux à s'être massés, un peu avant 22 h 30, en bordure de la rivière, face à l'amphithéâtre, et dans le parc des Vétérans. Certains étaient debout, accostés à la balustrade, d'autres confortablement assis dans des chaises de parterre. Une vraie fête. Puis, les dernières minutes de la production sont arrivées, engendrant comme à l'habitude l'envoi d'une série de pétards. Peut-être était-ce psychologique, mais j'avais l'impression que les usuels feux - Eclyps se termine comme dans les contes de fée par un mariage pompeux - avaient doublé de volume. Donc quand la scène pivotante a sombré dans le noir complet et qu'une pluie d'applaudissements a suivi, j'étais certaine, tout comme plusieurs individus autour de moi, que je venais d'assister AUX feux d'artifice. Surtout qu'après quelques minutes d'attente, il ne se passait pas grand-chose.

Les absents ont toujours tort!

Bon, j'étais un peu déçue de si peu d'éclat, mais quand même satisfaite de l'agréable moment passé en bordure du Saint-Maurice. La soirée était chaude et la lune orangée, superbe. Et comment me plaindre d'un spectacle gratuit? Bien, certains ont quand même réussi à le faire avec panache. «Ouin... c'était laid. Ça n'a rien à voir avec les feux de Grand-Mère», maugréaient des passants en marchant vers leur voiture. Non, ce n'était pas Grand-Mère. Mais était-ce écrit à quelque part que la Cité de l'énergie promettait de lui faire compétition? En tout cas, moi, je n'ai jamais rien lu ni entendu de tel.

Le plus drôle, c'est que, alors que plusieurs citoyens vociféraient et prenaient le chemin du retour, les feux tant attendus n'avaient même pas encore illuminé le ciel! Ce n'est que plus tard après la fin d'Eclyps qu'ils ont éclaté. Puis-je vous avouer que j'ai souri un brin en entendant la première déflagration? Du coup, je me suis dit que la patience était vraiment une vertu payante. D'ailleurs, j'aurais dû le deviner, les Trudel font toujours les choses en grand!


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26 août 2008, 4:31
La Maison de la culture a 40 ans

La Maison de la culture de Trois-Rivières célèbre cet automne son 40e anniversaire. C'est le 20 juillet 1968 que le lieu de diffusion, l'un des premiers centres culturels du Canada, ouvrait ses portes. Au fil des ans, il a vu défiler des artistes comme Beau Dommage et Pat Metheny.  Il porte officiellement le nom de Maison de la culture de Trois-Rivières depuis 1997.

Pour souligner cet anniversaire particulier, plusieurs activités gratuites seront organisées chaque fin de semaine de septembre: trois représentations de la pièce Juke-Box de Voxart (les 6 et 7), l'exposition Entrez chez Lasnier et l'activité familiale Art Académie (les 13 et 14), activités pour les tout-petits à la Bibliothèque Gatien-Lapointe (du 19 au 21) et visite des coulisses de la salle Anaïs-Allard-Rousseau (le 27 et 28).


22 août 2008, 4:00
Work in progress

Tout ce qui est un peu brouillon ou en construction me plaît: un joli message écrit sur une vieille facture, une œuvre inachevée, un vêtement aux coutures saillantes...  Ces choses, en étant imparfaites, semblent avoir une âme. Ainsi, j'aime bien arpenter le site de certains festivals alors que tout est encore en montage. Voir la scène se monter doucement sous mes yeux, entendre les premiers tests de son, sentir le «stress» positif des fourmis qui s'affairent me grisent. C'est d'ailleurs dans cet état d'esprit que j'étais ce midi en marchant au Parc portuaire, site qui recevra le Festival urbain (www.festivalurbain.com) du 22 au 24 août. Par ailleurs, l'événement hip-hop aura l'honneur de recevoir l'artiste engagé Armand Vaillancourt - il est l'auteur de la sculpture Québec libre! installée à San Francisco.  Samedi, l'homme créera une œuvre en direct, tout en intégrant les jeunes à son projet.

 Photo (source): wikipédia.org


20 août 2008, 4:33
Au revoir Monsieur l'éditeur!

Gaston Bellemare, après 37 ans de labeur, quitte les Écrits des Forges (www.ecritsdesforges.com). J'admets que j'ai appris la nouvelle avec une légère pointe de tristesse. Mais celle-ci s'est vite estompée quand j'ai su que c'est  le poète Stéphane Despatie (aussi l'un des fondateurs du Marché de la poésie à Montréal) qui prendra le relai comme directeur général. Honnêtement, je suis certaine que la maison d'édition trifluvienne sera entre bonnes mains.

 

Photo: Gilles Roux.


20 août 2008, 1:56
L'extension de la lutte

Plus jamais je ne prends de vacances en même temps que les Jeux olympiques. Il m'a suffi d'ouvrir une fois le téléviseur pour développer une dépendance. Ces «machines humaines» m'impressionnaient tellement que, dès que j'avais un moment de libre à la maison, je m'installais sur le sofa, d'abord en déséquilibre, puis finalement de manière plus confortable.

Si l'objectif de départ était d'être au parfum des plus récents médaillés, je me laissais toujours emporter par la magie des Jeux, finissant par oublier le temps. Voir en rediffusion deux ou trois fois les mêmes performances m'agaçait à peine! J'espérais tellement assister en direct à une victoire du Canada. Ainsi, je me suis découvert de nouveaux intérêts comme la lutte et le plongeon. Avant, je n'avais d'yeux que pour la gymnastique. En fait, je crois que ce sont surtout les portraits d'athlètes - les petites capsules journalistiques - qui m'ont donné envie de suivre les JO. Ah, le pouvoir du human interest! En connaissant mieux le parcours sportif et la vie des olympiens canadiens, j'éprouvais le besoin d'assister à chacune de leurs épreuves. Assise devant la télé, j'avais l'impression de leur apporter un peu de mon espoir et de mon soutien personnel. Ouin...

 

Mise à jour...

Mais après plusieurs jours passés devant le petit écran, puis-je vous affirmer que c'est avec bonheur que je retrouve mon poste de travail, avec ses nombreux courriels et messages vocaux? Enfin, je reprends contact - un peu mollement certes, puisque je suis encore en mode vacances - avec la vraie vie et, surtout, avec les dernières nouvelles mauriciennes. J'applaudis ainsi le travail des étudiants de l'UQTR qui ont réalisé la très jolie affiche du 375e de la ville de Trois-Rivières; je salive déjà en parcourant le programme de la neuvième édition des Délices d'automne, du 30 août au 1er septembre - quelle bonne idée que l'espace des Délices en bouteilles, qui réunira une quinzaine de producteurs de vin, de cidre et de bière du Québec et d'ailleurs! -; mais je m'étonne aussi que le conseil de la Ville de Trois-Rivières aille de l'avant avec le projet Trois-Rivières sur Saint-Laurent, alors que plus de 3000 personnes ont manifesté leur désaccord. Hum... Mon petit doigt me dit que je vais vite oublier les Olympiques. L'automne va être chaud, très chaud.


13 août 2008, 1:02
Un phénomène

 

J'ai toujours été étonnée par l'influence, voire le pouvoir, que peut exercer un (seul!) artiste sur une masse de gens. Certains fans adopteront la même coupe de cheveux, courront toutes les boutiques possibles à la recherche d'un article rare ou militeront pour la cause endossée par leur idole. En apprenant que Paul McCartney, lors de son passage à Québec, avait attiré des gens d'aussi loin que les États-Unis ou l'Ouest canadien, j'ai eu un petit vertige. Pour voir gros comme une souris sur une scène «un gars qui chante», des individus, le cœur battant, avaient parcouru des milliers de kilomètres, parfois dormi sous les étoiles et joué du coude pour avoir une place de choix. C'est fou quand on y pense. Il reste que l'ex-Beatle se veut une légende vivante du rock. Alors quand, à plus petite échelle, Fred Pellerin, un «conteux», pas un chanteur qui a vendu un million d'albums ni un humoriste aux propos bien gras, réussit à attirer des gens de l'extérieur de la Mauricie dans son village à Saint-Élie-de-Caxton - on s'entend que ce n'est pas Disneyland! -, ça me renverse!

 

Destination: Saint-Élie

J'étais de la soirée de la première de son spectacle L'Arracheuse de temps, le 6 août dernier. Autour de moi étaient surtout assis des citoyens de Saint-Élie. Mais il y avait également un couple venu de Montréal sans billet, qui miraculeusement avait trouvé une place dans la rangée F. Visiblement heureux, il racontait à la femme du maire qu'il était au courant que le spectacle annonçait «complet», tout comme le reste des représentations de la salle des Bizouneries Caxton. Il avait quand même eu envie de tenter sa chance. Qui sait, on l'autoriserait peut-être à regarder le show debout à l'arrière? Non, mais, il faut être fan pas à peu près! Car le gentil duo aurait pu se taper un aller-retour stérile Montréal-Saint-Élie.

Ce mercredi-là, il y avait du monde! Jamais, même dans les belles années de la Pierre angulaire, je n'avais vu autant de voitures dans le rang 7.  Après le show, une longue filée de lumières rouges se suivaient à la queue leu leu. Dire que ce tableau quasi improbable va se reproduire plusieurs fois ce mois-ci. C'est extraordinaire!

 

Le secret d'un succès

Existe-t-il un secret derrière ce succès? Pellerin bouillonne de talent. Son imagination n'a de limite que sa folie. Sa personnalité attachante y est sans doute aussi pour quelque chose. Et avec L'Arracheuse de temps, ce gardien de la mémoire continue de nous charmer, d'autant plus qu'il jongle maintenant avec les rires et... les larmes. La mort est le sujet central de sa quatrième production. Comme la plupart d'entre nous, on le sent parfois fragile, pas totalement à l'aise avec l'idée de la vraie mort, celle qui existe en dehors des contes. Mais qui peut se dire totalement immunisé contre la peine que crée la faucheuse lorsqu'elle enlève un être proche? Qui? Au fond, je suis certaine que c'est cette part d'humanité, cette sensibilité qui nous plaît tant chez le conteur.


8 août 2008, 11:04
Jonas au Grand Prix de Trois-Rivières

Le rockeur Jonas chantera au Grand Prix de Trois-Rivières le vendredi 15 août sur la scène du parc Portuaire, à 21h30. Sa prestation qui s'inscrit dans le cadre de la soirée BRP-Bombardier produits récréatifs - entre autres au menu un défilé nautique - sera gratuite. C'est l'ex-académicien Jean-François Bastien qui assurera la première partie, dès 20h.


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6 août 2008, 1:55
La vie en gris

Les gens qui ne voient que le mauvais côté des choses, ça m'agace. Comme si la vie ne pouvait être qu'un feu roulant de catastrophes, voire un complot contre l'humanité! Franchement... Basculer dans l'autre extrême, et remercier le ciel de toutes les merdes qui nous tombent sur la tête, n'est certes pas mieux. Reste que j'ai énormément de respect pour les gens qui s'adaptent.

Je reviens de vacances, sûrement comme bon nombre d'entre vous. Depuis mon retour au bureau, je reçois toutes sortes de messages de sympathie: «Ah! j'espère que tu as passé de belles vacances sous la pluie» ou «Ça a dû être plate cette semaine, car il mouillait». Vraiment, il pleuvait? Vous allez me dire que je vis dans un monde parallèle, mais j'ai seulement un vague souvenir d'ondées... C'est vrai que le beau temps n'occupe pas une bien plus grande place dans ma mémoire - quoique j'ai réussi à attraper un coup de soleil! -, sauf que j'ai su tirer profit de la météo. Qu'aurais-je pu faire d'autre? Je n'avais nullement envie de me morfondre, le nez derrière la fenêtre, pendant mes précieux jours de congé. Oh, non!  C'était hors de question. Alors, même quand le ciel semblait incertain, je sortais un parapluie à la main ou un imper dans le sac à dos. D'ailleurs, les activités que mon chum et moi avions choisies pour nos vacances s'adaptaient à toutes les conditions: croisière, visite du site historique de Grosse-Île - les cours d'histoire générale du Québec et du Canada donnés au secondaire nous en apprennent bien peu sur le passé de notre province -, balade en canot, cueillette de bleuets, baignade sous la pluie - l'eau du lac n'en paraissait que plus chaude -, lecture et j'en passe. Les moments où les rayons nous doraient la peau se révélaient peut-être rares, mais nous étions toujours confortables. Pas de chaleur accablante ni de sensation de déshydratation ou de suffocation. Juste du temps frais qui nous donnait envie de bouger.

 

Du bon dans tout

Je ne vous cacherai pas qu'on aurait préféré faire du camping sauvage ou en bordure du fleuve. Mais bon, il faut bien s'adapter au climat. Difficile de lutter contre plus grand que soi. On a donc utilisé ce prétexte - le temps de chien - pour se payer du luxe, et on ne regrette pas d'avoir opté pour des nuits loin des moustiques et de l'humidité. Comme quoi il y a toujours du bon dans toute chose!

Par ailleurs, il semble que je n'ai pas été la seule à revisiter mes plans estivaux, l'achalandage des musées et lieux culturels de la région étant à la hausse. Qui aurait cru que la pluie rapprochait la population de la culture! J'en suis la première étonnée, mais merci dame Nature!


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5 août 2008, 3:46
Encore Ah! Les baby-boomers!

Trois nouvelles supplémentaires de la comédie musicale Ah! Les baby-boomers!  s'ajoutent à la programmation du Théâtre du Cégep de Trois-Rivières, les 7, 8 et 9 novembre. Depuis sa création en 2007 par Gilles Richard, la production qui met en scène 30 choristes a été présentée dix fois devant une salle comble.


4 août 2008, 3:58
Félix Leclerc commémoré à... Trois-Rivières

Le 20e anniversaire de décès de Félix Leclerc, natif de La Tuque, ne passera pas sous silence dans la région. L'atelier Tirelou (2821, rue Notre-Dame-Est) de Sainte-Marthe organise une activité spéciale le vendredi 8 août : le 5 à 7 Le petit bonheur. Pour l'occasion, des membres de l'atelier proposeront une exposition inspirée des chansons de Félix. Le musicien Gaétan Leclerc, fidèle interprète de son oncle, se joindra à la fête. Un arbre sera également planté à la mémoire du grand chansonnier.


4 août 2008, 3:02
Décès de l’artiste Louise Lavoie Maheux

L'artiste Louise Lavoie Maheux n'est plus. Femme très impliquée dans le milieu des arts de la Mauricie, elle était des membres fondateurs de l'atelier Presse Papier de Trois-Rivières. Parmi ses réalisations, outre ses expositions nationales et internationales, elle comptait le symposium de sculptures dont les œuvres figurent toujours près du parc Portuaire.

 

Photo: http://sites.rapidus.net/atelier.presse.papier/PageMembres/LouiseLavoieMaheux.htm