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Pop Culture Mauricie
Pop Culture Mauricie
June 2008 - Messages
30 juin 2008, 11:36
Un robot particulièrement charmant

Avec ses impressionnantes ondées, la fin de semaine qui vient de passer était parfaite pour planifier une soirée cinéma. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait.

Dans une salle parsemée d'enfants, je suis allée voir WALL-E. Un vrai petit bijou d'animation, avec très peu de dialogues. Dès la première seconde, j'ai craqué pour ce robot rappelant vaguement Numéro 5 (Cœur circuit): sa petite voix métallique, son humour. Ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant de WALL-E, c'est qu'on nous y présente le revers d'une société de loisir et de consommation. Chez les humains, l'obésité est devenue la norme. Quant à la planète, elle se révèle tellement polluée que les hommes ont dû la quitter le temps que des robots comme WALL-E la nettoie.


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27 juin 2008, 4:24
FestiVoix: jour 1

Le Festivoix donne le coup d’envoi ce soir avec Dennis DeYoung et Trop loin d’Irlande. Vous trouvez la programmation complète à cette adresse: http://www.festivoix.com/.

Avis aux automobilistes: certaines rues sont (bizarrement) barrées. Sur l’heure du lunch, j’ai croisé deux automobilistes qui roulaient en sens inverse sur la rue Des Forges pour cette raison. Soyez vigilants!

 Par ailleurs, si vous préférez un voyage dans le temps, Village People se produit ce soir dans le cadre du Festival d'été de Shawinigan.

 

 


25 juin 2008, 3:49
Créer en famille

 

Comme journaliste, je me sens privilégiée de pouvoir assister depuis six ans à l'ouverture médiatique des expositions de l'Espace Shawinigan. Car chaque fois, l'artiste ou un conservateur du Musée des beaux-arts du Canada - parfois même les deux! - est sur place pour nous expliquer l'histoire et le procédé artistique de chacune des œuvres d'art présentées. Pour apprécier l'art contemporain, avouez qu'il n'existe pas de meilleure méthode! Dommage que la plupart des visiteurs doivent se contenter d'audioguides qui, bien qu'ils soient très utiles, ne remplacent pas la richesse d'un véritable échange. Plus que le résultat final, c'est souvent le parcours que l'artiste a emprunté pour y arriver qui rend son travail intéressant, unique. Lorsqu'on ne peut parler directement avec lui ou avec son «représentant», on perd souvent une grande dimension de son œuvre, voire la clé pour sa bonne compréhension.

 

Voir au-delà...

En raison de leur côté spectaculaire, les œuvres hyperréalistes de Ron Mueck attirent inévitablement la lumière des projecteurs sur elles. Partout, on véhicule les images du nouveau-né plus grand que nature, de la femme venant tout juste d'accoucher ou de la vieille dame semblant attendre patiemment le passage de la Faucheuse. Pourtant, le travail de Guy Ben-Ner, qui expose dans la deuxième salle de l'Espace Shawinigan, est tout aussi fascinant, sinon plus, puisque l'artiste y incorpore «la vraie vie».

Guy Ben-Ner réalise des vidéos d'art, des courts métrages. Ce que je trouve particulièrement touchant dans ses créations, c'est que l'artiste d'origine israélienne collabore toujours avec les membres de sa famille. Il ne les exclut pas de son processus créatif. Lors de la rencontre médiatique, le conservateur Jonathan Shaughnessy racontait d'ailleurs que M. Ben-Ner était devenu père alors qu'il était encore étudiant en arts. Comme il n'avait pu se résoudre à choisir entre devenir un bon artiste mais un mauvais père ou un bon père mais un mauvais artiste, il avait décidé de jumeler les deux rôles. Voilà pourquoi, selon les besoins du scénario, sa femme et ses deux enfants figurent dans ses films. Imaginez donc la tendresse et la complicité qui se dégagent de ses œuvres!

Dans une ère où l'individualisme et le célibat ont la cote, il y a quelque chose de marginal dans le travail de Guy Ben-Ner. Admettez qu'on a plus tendance à vouloir évacuer notre famille de notre sphère professionnelle qu'à vouloir l'y inclure. Pourtant, elle peut vraiment l'enrichir. Elle n'est pas nécessairement un boulet. Le travail de Guy Ben-Ner le prouve bien.


23 juin 2008, 4:04
Julie Massicotte en rappel

À la demande générale, la chanteuse Julie Massicotte revient au bistro-bar Le Charlot de Trois-Rivières le vendredi 27 juin, à 21 h. Elle s'y produira en compagnie des musiciens Michel Bruno (Lynda Thalie), Jean-François Déry (Bob Harrisson), Maxime Lalanne (Marie-Mai) et Éric Senecal (Claire Pelletier).

Julie Massicotte, qui sera de la programmation du 400e anniversaire de Québec, lançait par ailleurs  un premier album éponyme en mai dernier.


19 juin 2008, 4:48
La Cathédrale de Trois-Rivières s'anime

Le samedi 21 juin, à  21h, le quatuor à cordes Rhapdosie  présentera un concert à la Cathédrale de Trois-Rivières à la lueur de chandelles. Dans cette ambiance propre à l'introspection, il proposera des musiques de film et des mélodies populaires. Des pièces de Charles Aznavour, Barbara Streisand et Édith Piaf seront au programme. Les billets seront vendus à la porte le soir du concert.


18 juin 2008, 4:54
La Roulotte à Bobby

Le 20 juin, deux artistes de Trois-Rivières cuisineront dans la «Roulotte à Bobby» des petites gâteries sculpturales. Suzie Bergeron et Henri Morrisette, alias Henriette et Bobby, inviteront le public à commander un plat parmi leur menu non conventionnel: des petites bêtes métalliques, des personnages autoportants... En moins de 15 minutes, la « sculpture-repas » sera prête! Au Parc portuaire, entre 18h30 et 21h.


18 juin 2008, 4:07
Des yeux neufs!

 

Avec le prix de l'essence qui ne cesse de grimper, l'industrie régionale du tourisme en profite pour mousser les trésors d'ici. Et avec raison, elle ne pouvait trouver de meilleur prétexte pour inciter la population à voyager... chez elle!

Car souvent, par besoin d'exotisme, on boude notre MAGNIFIQUE Mauricie. On préfère rouler une dizaine d'heures en direction des plages américaines ou se payer un luxueux séjour dans les Laurentides. C'est vrai que ça paraît bien lors d'un souper d'amis...  «Vous prévoyez faire quoi pendant vos vacances?» «Ah! On se loue un petit chalet en bordure de la mer...» 

J'avoue que de dire qu'on reste chez nous pour les vacances risque de faire peu de vagues dans notre entourage, voire d'attirer sa sympathie - c'est presque une punition d'opter pour les environs. Pourtant, choisir la Mauricie comme destination ne signifie pas l'ennui automatique. C'est même tout le contraire! Imaginez, sans trop gaspiller d'essence (donc d'argent!), on peut à la fois visiter une exposition internationale à l'Espace Shawinigan, se plonger dans la nature la plus sauvage en faisant du canot-camping au Parc national, déguster d'excellentes bières - dont certaines médaillées lors plus récent Mondial de la bière - dans l'une des deux microbrasseries de Shawinigan, voir du théâtre de rue au centre-ville de Trois-Rivières. C'est sans parler des excellents restos qu'on ne visite habituellement pas sans occasion spéciale! Et ce qui est encore plus merveilleux, c'est qu'en voyageant chez soi, on met une croix sur le facteur fatigue. Admettez qu'une cinquantaine de kilomètres en voiture, ça tombe moins sur le système que plusieurs centaines!

 

 

Décrocher!

L'idée de voyager localement m'habite beaucoup ces temps-ci d'abord parce que j'en entends beaucoup parler autour de moi, mais aussi parce qu'en assistant à une noce sur le site de l'Espace Shawinigan, j'ai capté au vol le commentaire d'une personne (probablement) originaire de l'extérieur. À la vue de la rivière Saint-Maurice et de la Promenade Shawinigan, cette dernière s'était exclamée d'une voix forte: «C'est vraiment beau ici!» Oui, c'est vraiment beau, la Mauricie! D'où l'intérêt de prendre du temps pour partir à la découverte de tout ce qu'elle offre. Car ce n'est pas dans le tourbillon quotidien que l'idée nous viendra de réserver pour un Tour de peur afin de connaître les lieux et événements un peu plus macabres de Trois-Rivières ou de trimballer la famille pour une visite au Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac. Il suffit seulement d'oser! Dépaysement garanti. 


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12 juin 2008, 4:13
Une nouvelle galerie à Champlain

Une nouvelle galerie a ouvert ses portes ce matin à Champlain: La Galerie du Presbytère. Aménagée dans le presbytère de la municipalité, elle accueille l'Expo bénite jusqu'au 29 juin. Cette exposition rassemble les œuvres d'artistes de Champlain (Marie-Jeanne Decoste et Guillaume Massicotte, pour ne nommer que ceux-là). Deux autres événements artistiques suivront au cours de l'été.


12 juin 2008, 3:49
Ozias Leduc accueille Ozias Leduc

Tout l'été, une exposition temporaire sera consacrée au peintre Ozias Leduc à l'église Notre-Dame-de-la-Présentation de Shawinigan (le dernier grand projet de Leduc). Intitulée Ozias Leduc et l'art du portrait, elle réunira une dizaine de dessins et de peintures réalisés par l'artiste décédé en juin 1955. Bien entendu, toutes les œuvres sont des portraits! Elles ont, pour la plupart, été créées sur commande ou pour des personnes de son entourage. Du 14 juin au 28 septembre.


11 juin 2008, 4:25
Diffusions Plein Sud: 2008-2009

L'été n'est pas encore arrivé que déjà les salles de spectacle de la Mauricie dévoilent leur programmation automnale. Diffusions Plein Sud ne fait pas exception à la règle. L'organisme a annoncé ce matin les concerts de: Daniel Lavoie (le 6 septembre), Bharath & his Rhythm Four (le 13), Soleil Tzigane (le 27), Alain Caron et François Bourassa (le 4 octobre), Danielle Oddera (le 18), Ecos de PortoAlegre (le 25), Valérie Milot et Antoine Bareil (le 8 novembre), Caïman Fu (le 15 novembre), Tricot Machine (le 29) et les Cuillères à carreaux (le 6 décembre). Info : www.pleinsud.ca.

 

Sur la photo: Daniel Lavoie.


11 juin 2008, 4:03
Savoir remettre à demain

Le Festival international Danse Encore s'est achevé sur une note très positive. Il semble en effet que tout le monde soit reparti chez lui avec le sourire: les médias, le public et même les organisateurs! Je ne fais pas exception à la règle. Cette 14e édition m'a laissé un excellent souvenir. La performance de la compagnie de Vancouver Kidd Pivot continue d'ailleurs de me hanter. Même après plusieurs jours, je poursuis ma réflexion sur les trois mouvements qu'elle a présentés à la Maison de la culture de Trois-Rivières.

C'est fou, mais je viens de constater qu'on n'assiste pas à un spectacle de danse comme à un show de musique ou à une pièce de théâtre. Pour apprécier l'art du mouvement, il faut accepter de s'ouvrir, d'être déstabilisé, voire de ne pas tout comprendre. En fait, il faut se mettre dans le même état d'esprit que lorsqu'on va visiter une exposition; c'est clair qu'on n'aimera pas l'ensemble, mais certaines œuvres nous toucheront pour une raison ou pour une autre. En ce qui concerne Kidd Pivot, je m'attendais à tout et à rien. J'avais entendu énormément de commentaires positifs à son égard - la compagnie a remporté de nombreux prix. Mais je n'en savais pas davantage; je ne l'avais jamais vue en spectacle. Je ne connaissais donc ni le sujet de prédilection de sa chorégraphe Crystal Pite ni ce qu'elle tentait d'exprimer par son travail. Et honnêtement, je m'en foutais un peu. J'avais juste envie de plonger dans son univers sans trop me poser de questions, sans m'imposer une lecture. D'ailleurs, ce que j'ai décodé à travers son langage chorégraphique me suffit amplement: j'en ai pour des semaines, peut-être des années à ruminer tout cela dans ma tête. J'ai trouvé que le travail de Crystal Pite illustrait de façon éloquente comment l'homme se dénature. Il veut être tout à la fois: homme, reptile, insecte, animal, machine. Il pose donc des gestes qu'il ne devrait pas poser. Conséquence: le monde s'écroule.

 

Le pouvoir d'une œuvre

C'est curieux, à la fin de la prestation de Kidd Pivot, j'étais charmée par la qualité d'interprétation de ses danseurs et les images que j'avais vues à travers les différents tableaux. Cependant, si quelqu'un m'avait demandé ce que signifiaient les trois œuvres présentées, j'aurais répondu bêtement: «Je ne sais pas.» Comme une photo qui se révèle doucement, ce n'est que rendue à la maison que j'ai commencé à mettre des mots sur ce que j'avais vu. On aurait dit que mon inconscient avait besoin d'une petite pause digestion. Comme quoi une œuvre, voire un art demande parfois un peu de temps pour être apprivoisé. Avis aux adeptes du «ici, maintenant» ou du tout mâchouillé d'avance!


10 juin 2008, 3:32
MRC des Chenaux: les activités estivales

C'est dans le décor champêtre (voire sauvage, puisqu'un ourson s'est joint de loin à la fête!) du Vieux Presbytère de Batiscan que la MRC et le CLD des Chenaux lançaient ses activités culturelles et touristiques pour la saison estivale. Entre autres activités, il y aura le Symposium de peinture des Fleurs et des Jardins de Sainte-Anne-de-la-Pérade (les 14 et 15 juin), Les mercredis de l'Agora  de Saint-Narcisse (Tricot Machine figure parmi la dizaine d'artistes invités de juin à août), et l'événement Phares sur Champlain (du 8 au 10 août). Info: http://www.mrcdeschenaux.ca


4 juin 2008, 3:02
Encore!

Avec les bulletins météo qui reportent sans cesse l'arrivée du temps chaud, n'avez-vous pas l'impression d'être comme le cheval qui court après la carotte, et d'espérer l'impossible? Je commence d'ailleurs à croire que l'été est devenu un mythe. Se pourrait-il? Car il me semble que chaleur rime habituellement avec Festival international Danse Encore (FIDE). Dire que celui-ci donne le coup d'envoi de ses activités le jeudi 5 juin! Hum... il y a quelque chose qui cloche! Mais peu importe qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il grêle - quoiqu'un soleil de plomb serait fortement apprécié, surtout pour les shows extérieurs -, la programmation de ce 14e festival pourra à elle seule faire grimper la température d'une dizaine de degrés. Je vous le jure.

 

Toujours animé, le FIDE

Au néophyte, les artistes qui participent au FIDE cette année ne disent peut-être pas grand-chose. Ce sont néanmoins des invités de marque que l'événement trifluvien reçoit. Parmi eux, le virtuose Desmond Richardson (codirecteur de Complexions Contemporary Ballet), Jason Samuels Smith (leader dans l'univers du tap dance), Kidd Pivot (avec Crystal Pite, le coup de cœur de la dernière édition du festival) et l'incontournable en matière de danse contemporaine au Québec, la compagnie montréalaise Coleman Lemieux & Compagnie. Alors, si vous n'avez jamais tenté l'expérience Danse Encore, c'est le moment ou jamais de le faire. L'ambiance (surtout lors des deux soirées Mondor et du Gala Desjardins où des danseurs de divers styles se côtoient) risque d'être particulièrement hot.

Les représentations du FIDE sont toujours très animées - ça m'étonne chaque fois. Ça crie, ça siffle, ça sautille, ça hurle, ça applaudit! On se croirait à un vrai show rock! À l'image de la danse, les gens de la foule s'expriment avec leur corps en entier. Mais ne mettez pas ça sur le compte de l'alcool; beaucoup de mineurs composent l'assistance. Non, les spectateurs, dont plusieurs viennent du milieu de la danse, sont simplement heureux d'être là. Ils célèbrent. Et le mercure monte.

Photo (Crystal Pite): Chris Randle.


4 juin 2008, 10:43
Lorraine Beaulieu et Philippe Boissonnet en Argentine

Pour une deuxième fois depuis le début de l'année, deux artistes de la Mauricie, Lorraine Beaulieu et Philippe Boissonnet, exposeront à Buenos Aires en Argentine. La première présentera Chronique atmosphérique, trois installations intégrant un procédé photographique sur tissus. Le second, quant à lui, proposera différentes installations vidéos et photographiques avec Cette étrange légèreté du monde. L'expo aura lieu du 12 juin au 30 juillet à la Galaria Arte&Arte.

 

Photo d'une installation de Lorraine Beaulieu.