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Spectacles d'été à Trois-Rivières
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L'été arrive ce week-end au centre-ville de Trois-Rivières.
C'est en effet samedi à 19h que démarre, avec les soirées Théâtre insolite, la programmation culturelle qu'a concoctée la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières pour la belle saison. Les arts de la rue (les productions du MAP) se partageront également cette plage horaire du 31 mai au 30 août. À ces activités s'ajouteront les Vendredis animés (du 20 juin au 29 août), les Dimanches jazzés (au Parc portuaire à 14h, du 22 juin au 16 août) et les Concerts champêtres (huit concerts présentés entre le 8 juin et le 7 septembre). Et c'est sans parler des nouvelles promenades historiques, Tessier et sa petite patrie, organisées dans le Vieux-Trois-Rivières (du 24 juin au 30 août).
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C'est fini!
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Le «concerto en coupures majeures pour budget au régime», voilà un classique que je connais bien. Et il joue, à mon grand regret, un peu trop souvent sur le territoire shawiniganais par les temps qui courent.
Un château de cartes
Il y a des instants où l'on préférerait avoir des cotons bien épais dans les oreilles pour ne pas entendre de telles nouvelles: fini, les expositions exclusives du Musée des beaux-arts du Canada à l'Espace Shawinigan! En raison de compressions budgétaires, l'institution muséale nationale a dû redéfinir sa relation avec le lieu d'exposition géré par la Cité de l'énergie, apprenait-on récemment. Elle coupe donc de moitié le budget alloué à ce dernier pour l'été 2008 avant de le réduire à zéro pour les années suivantes.
Après l'expo La Vraie Vie créée sur mesure pour lui, l'Espace Shawinigan devra se rabattre sur la banque d'expositions itinérantes du MBAC. C'est mieux que rien, comme on dit. Mais n'empêche qu'à partir de 2009, les expositions de l'Espace Shawinigan perdront leur caractère unique et cela aura automatiquement une incidence sur son nombre de visiteurs, voire sur tout le tourisme de la ville. Dès lors, plus aucun critique d'art ou journaliste de l'extérieur de la Mauricie ne fera le voyage expressément à Shawinigan; les médias nationaux garderont le silence sur les activités de l'ancienne aluminerie - pourquoi gaspiller de l'encre ou de la salive pour parler de quelque chose qui est recouvert d'une bonne couche de poussière? -; les vacanciers arriveront au compte-gouttes. Je suis sans doute pessimiste, mais il me semble que ça annonce à moyen terme la mort de l'Espace Shawinigan, du moins tel qu'on le connaît. Il m'apparaît impensable d'entretenir (avec tous les coûts que ça implique) un si vaste endroit pour accueillir une poignée de touristes l'été venu. Soit l'administration va devoir trouver l'argent ou les ressources nécessaires pour recevoir de nouveau des expos internationales ou nationales exclusives, soit elle va devoir user d'originalité pour développer un nouveau concept. Honnêtement, avec quelqu'un comme Robert Trudel dans les parages, l'avenir de l'Espace ne m'inquiète pas trop. À moins qu'il n'ait décidé de ranger les armes, cette fois...
Retour vers le futur
Aujourd'hui, il me paraît plutôt loin, ce jour de 2007 où le directeur de la Cité de l'énergie Robert Trudel, dans un élan de joie - il venait d'apprendre que le Musée des beaux-arts du Canada avait l'intention de renouveler pour cinq autres belles années son entente avec l'Espace Shawinigan -, avait planté un baiser sur la joue du directeur du Musée des beaux-arts du Canada Pierre Théberge en pleine conférence de presse. Oui, bien loin. Tellement que j'ai l'impression de l'avoir rêvé. J'éprouve d'ailleurs cette même sensation quand quelqu'un me rappelle qu'au début du siècle dernier, Shawinigan était l'une des villes les plus florissantes du pays. Ah oui, vraiment? C'est fou comme tout peut basculer en un instant à cause de l'argent. 
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Un coup de coeur
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Une bonne nouvelle parmi la tonne d'informations reçues aujourd'hui: le Musée québécois de culture populaire fait partie des 25 coups de cœur québécois du Sélection du Reader's Digest du mois de juin.
Voici la page en question pour les curieux...

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Centre des arts: programmation 2008-2009
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Hier, lors d'un lancement public, la Corporation culturelle de Shawinigan dévoilait la programmation 2008-2009 du Centre des arts. Monsieur Mono, Yves Lambert et le Bébert Orchestra, la danseuse Margie Gillis, Gaële, Fred Pellerin, l'humoriste Nabila Ben Youssef, Catherine Major, Louis-José Houde ne sont que quelques-uns des artistes qu'elle recevra. Pour la programmation complète : http://www.cultureshawinigan.ca.
Sur la photo: Gaële.
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Richard Desjardins au lac Castor
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La coopérative Aux Berges du lac Castor à Saint-Paulin organise une 9e édition de concerts estivaux. Elle recevra d'abord Tricot Machine et Pépé et sa guitare le 12 juillet. Puis, Richard Desjardins s'y arrêtera en formule solo le 16 août. Gaële (lauréate du Festival en chanson de Petite-Vallée en 2005) assumera la première partie.
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Fèves au lard et pouding chômeur
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Il y a quelques années, avec une trentaine d'individus de la Mauricie, j'assistais à une conférence de presse du Musée du bûcheron à Grandes-Piles. Ce jour-là, avant d'amorcer son discours, une personne de l'administration avait alors demandé à tous ceux qui avaient déjà visité le Musée de se manifester. Ai-je besoin de vous dire que la réponse fut peu expressive? En fait, ça s'était résumé à quelques marmonnements, rien de plus.
Je ne vous l'apprends sans doute pas, mais le Musée du bûcheron est davantage fréquenté par les touristes européens que par les gens de la région. Il renferme pourtant une grande page de notre histoire. Avec sa vingtaine de bâtiments et ses artefacts, il retrace la vie des bûcherons et des draveurs en Mauricie des années 1850 - à cette époque, ni Grand-Mère ni Shawinigan n'avaient été fondées - à 1950. Il n'est donc pas étonnant que sa direction mise sur son 30e anniversaire de fondation pour attirer les citoyens des environs. Car si le pouding chômeur et les sciottes paraissent moins sexy que des sushis et un iPod, il n'en demeure pas moins qu'ils restent des éléments importants de notre passé, de notre culture populaire.
«On veut intéresser les gens à venir ici, à venir voir ce que nos ancêtres, nos grands-parents ont souvent fait comme travail. Même si on habite proche, on ne connaît pas vraiment l'histoire des bûcherons», m'expliquait Catherine Denis du Musée. «Nous, ce qu'on veut faire avec le 30e, c'est donner un deuxième souffle au Musée. On veut le relancer pour que la population le redécouvre. Parce que souvent les gens nous disent qu'ils sont venus une fois dans les débuts, sans plus. On veut les réinviter à venir. Depuis, il y a des améliorations qui ont été apportées sur le site. Il y a par exemple de nouveaux artefacts qui sont en place, et c'est sans parler des nouvelles activités de cet été.»
La fête!
Pour ses 30 ans, le Musée a décidé de s'amuser tout l'été, jusqu'au 15 octobre. Il rouvrira les portes du Chaland, une ancienne boîte à chansons aménagée dans sa grange. «On veut relancer une programmation régulière avec des spectacles à tendance traditionnelle et folklorique...» Il fera donc appel à des talents locaux: les frères Lemay (Daniel et Michel), Baptiste Prud'homme - il a récemment lancé son premier album, Vendanges acoustiques - et Jean Paquin. Il mettra aussi l'accent sur les menus traditionnels de son restaurant, la Cookerie: fèves au lard du chantier, steak du garde-feu, saucisses de bison, brunchs... Une excellente idée qui, je trouve, permet de garder vivantes nos bonnes vieilles traditions culinaires. Admettez que les occasions où l'on se cuisine de la soupe aux pois ou du ragoût de boulettes deviennent de plus en plus rares!
Sinon, une activité qui me semble particulièrement sympathique, c'est le concours amical de godendards et sciottes qui sera organisé le 9 août entre les familles souches du village: les Pruneau, Parent, Vaugeois, Boisvert... On verra alors qui est le plus fort!
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Gala d'intronisation: le programme
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Le Panthéon de la musique classique de Trois-Rivières a dévoilé ce matin le nom des artistes qui participeront au Gala d'intronisation, le dimanche 1er juin à la salle J.-Antonio-Thompson à 14 h. Ainsi, la soprano dramatique colorature Marielle Fortier-Landry, Les Petits Chanteurs de Trois-Rivières, l'Orchestre des Jeunes Philippe-Filion, la pianiste Louise Andrée Baril, l'organiste Raymond Perrin, le pianiste Michel Kozlovsky, la harpiste Valérie Milot, l'organiste Michelle Quintal et le groupe vocal Trois Quatre participeront à la fête.
Sur la photo: Valérie Milot. Crédit: Gilles Roux.
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Les Grands Prix: un beau 15e!
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C'est enchantée que je suis sortie de la soirée des 15e Grands Prix culturels de Trois-Rivières hier. Une belle main d'applaudissement à Charles Guillemette pour sa mise en scène originale et dynamique. Imaginez, on a eu droit à un «carré de sable » et à un cercueil sur scène! Un bravo particulier au Band Zen pour sa musique électro-jazz, à Patrick Lacombe pour ses talents d'animateur, à McLeod pour ses textes... En fait, j'applaudie le travail de tous les artisans de cette soirée particulière.
Voici par ailleurs les grands gagnants de cette 15e édition :
Prix des arts visuels Stelio-Sole
Jo Ann Lanneville, Le monde barbelé :champs de la disparition
Prix de la littérature Gérard-Godin
Luc Martin, Les habits de glace
Prix du Patrimoine Benjamin-Sulte
Les Barbares obliques, Tour de peur
Prix des arts de la scène
Fabiola Toupin, Je reviens d'ici
Prix de l'initiative Éducation-Culture
École Saint-Eugène, Terre des hommes
Prix Arts-Affaires
Sylvie Morin et Jean-Pierre Tremblay
Prix de la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec
Mylène Gervais
Prix Trois-Rivières Sans frontière
Biennale internationale d'estampe contemporaine
Grand Prix de la culture Le Nouvelliste
Le Salon du livre de Trois-Rivières
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Changer d'image
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Un soir que j'écoutais distraitement la télé, une publicité, par son raffinement et la beauté de ses images, m'a accrochée. On y voyait le corps légèrement dévoilé d'une femme baigné dans une lumière quasi divine, puis les yeux expressifs d'un enfant qui avait la carte du monde dessinée sur son visage. Je me souviens avoir pensé: «Ah! Quel grand musée du Québec peut bien faire de la promotion pour sa nouvelle expo?» Finalement, ce n'était pas un musée, mais le... Symposium de peinture de la Mauricie!
C'est drôle parce que l'image que le Symposium m'avait laissée au fil des ans se trouvait à l'antipode de cette pub branchée. L'événement qui célèbre son 14e anniversaire ce printemps provoquait chez moi un long bâillement. Pour moi, c'était le rendez-vous des élèves du cours de peinture 101, des «tripeux» de peinture à numéros et des nostalgiques de La Petite Maison dans la prairie. Et ce, même si quelques artistes intéressants y avaient participé au cours des dernières années. Jamais il n'y en avait eu assez pour que j'accepte de changer mon fusil d'épaule.
Or, en quelque 30 secondes, la pub télé du Symposium a fait disparaître le préjugé que j'entretenais envers lui. Plus encore, elle m'a donné le goût de m'y rendre pendant sa tenue au Centre des arts de Shawinigan, du 16 au 19 mai.
Du lustre
Pour une fois depuis des lustres, j'ai l'impression que le Symposium s'adresse à l'amateur d'art, à celui qui regarde au-delà du sujet, qui s'intéresse à la technique, à la lumière. Ce sentiment est d'ailleurs accru par le contenu de la programmation. Il me semble qu'on pousse d'un cran en organisant une conférence sur le marché de l'art avec le fondateur de l'Académie des beaux-arts du Québec, monsieur Louis Bruens, le dimanche 18. Sans critiquer les démonstrations de toutes sortes, je trouve qu'une telle activité permet à l'événement de se distinguer d'autres symposiums et de mettre davantage en valeur le travail des artistes peintres qu'il reçoit.
Cette anecdote me confirme le pouvoir des apparences, et ce, bien qu'on dise que l'habit ne fait pas le moine. Avec son image revampée, le Symposium de peinture de la Mauricie attirera assurément un plus grand nombre d'amateurs d'art, de collectionneurs et d'adeptes du bon goût. En fait, la pub me paraît tellement recherchée qu'elle renvoie à l'idée d'un tout nouvel événement de prestige. Ce qui me fait dire que ceux qui boudaient le Symposium auront peut-être envie de pousser la curiosité plus loin, et de renouer avec lui. Espérons cependant que cette image de marque ne freinera pas Monsieur et Madame Tout-le-monde. Car les musées et établissements du genre en gênent parfois quelques-uns.
Mais peu importe, je lève mon chapeau à ce changement de look réussi! y
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Des prix et des oranges
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Je suis allergique aux concours. J’ai pourtant accepté de faire partie du jury de la finale de la 11e édition des Mardis de la relève au Gambrinus. Lors de cette soirée, des bands pour le moins éclectiques étaient en compétition. Il y avait Thorn Acoustic, un mélange de Pearl Jam et de métal acoustique, Mary-Go-Run, de la vraie dynamite, ainsi que les Mallèchés (sic), une brillante rencontre entre Johnny Cash et Richard Desjardins (pour rependre les mots d’un de mes collègues). Avec des genres aussi différents, imaginez le casse-tête pour désigner un gagnant. L’ambiance était surchauffée. Déjà une demi-heure avant l’entrée en scène du premier band, la microbrasserie avait l’air d’une fourmilière, le bruit en plus. Un stylo à la main, j’attendais tout en me demandant de quoi aurait l’air cette finale. Il y avait des fans partout dans la salle, des gens des médias. Un caméraman de la télévision locale circulait entre les tables; ce qui donnait d’ailleurs du lustre à l’événement. Cette simple vision me confirmait que le concours avait grandi. Autrefois, l’événement n’attirait que trop peu de journalistes. Pendant les quelque 30 minutes précédant le premier accord du concours, mes pensées vagabondaient dans tous les sens. Je pensais au soutien technique, aux musiciens sans doute nerveux, mais surtout à l’importance que ces derniers pouvaient accorder à un événement comme ça. Prenaient-ils cela comme un défi, une occasion de plus de monter sur scène? Jouaient-ils leur raison d’être? Se sentaient-ils vraiment en compétition ou voyaient-ils ce concours comme une rencontre amicale? Je me demandais tout cela parce que, bien que ça fasse plaisir, je n’ai jamais carburé aux prix et j’ai toujours trouvé qu’il était difficile, voire inapproprié, de comparer des pommes et des oranges. Car tout peut être «bon», mais pour des raisons et des occasions différentes. En contemplant la foule, j’espérais donc que le choix qui serait fait en fin de soirée ne freine pas quelqu’un dans sa démarche artistique. Quelqu’un avait-il vu ces points d’interrogation dans mes yeux? Puisque deux bands, pendant leur prestation, ont insisté sur le fait que les Mardis de la relève étaient avant tout une compétition amicale. D’ailleurs, quand les prix ont été respectivement remis aux Mallèchés (gagnants), Mary-Go-Run (deuxième place) et Thorn Acoustic (troisième place), on ne sentait aucune animosité, aucune colère. Et le lendemain, ça m’a fait plaisir de découvrir ce mot de Dan Mallèché dans ma boîte de courriel: «Hey! Félicitations aux autres bands. On a eu chaud et c’était vraiment pas gagné d’avance. Une bonne main d’applaudissements au Gambrinus et aux organisateurs des Mardis de la relève.» Hum… J’aime bien ce genre de réaction!
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Monique Juteau au top!
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La poète de Bécancour Monique Juteau m'a écrite pour me dire que son succulent recueil Des lieux, des villes, un chou-fleur était actuellement au somment du palmarès des ventes à Librairie Clément-Morin (http://www.cmorin.qc.ca). Pas mal pour de la poésie!
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