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La Fenêtre: vente aux enchères
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Serge Brunoni, André Pleau, Normand Boisvert, Luc Fournier, Akiko Sasaki, Marcel Dargis, Maurice Richard.... Voici quelques-uns des artistes dont les œuvres feront partie de la 8e édition de la vente aux enchères d'œuvres d'art de La Fenêtre, Centre d'immersion aux arts le dimanche 2 décembre. La totalité de l'argent amassé sera remis à celle-ci afin qu'elle puisse poursuivre sa mission d'offrir des ateliers d'art et des activités culturelles adaptés aux besoins des personnes vivant avec une limitation fonctionnelle. L'activité aura lieu à l'Hôtel Gouverneur de Trois-Rivières (975, rue Hart).

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Plus vrai que nature: Mueck à Shawinigan
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Après la très expérimentale expo de Carsten Höller - seuls les initiés à l'art contemporain avaient su apprécier -, l'Espace Shawinigan prend un tournant populaire cet été. C'est finalement le sculpteur hyperréaliste australien Ron Mueck qui occupera le lieu. Les trois œuvres, dont la marquante tête de bébé, qu'il y avait exposées au cours des dernières années avaient par ailleurs été saluées par le public.
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Passe-message
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Il n’y a pas si longtemps – une semaine en fait – se tenait la neuvième soirée Arts Excellence à la champêtre Maison de la culture Francis-Brisson du secteur Grand-Mère. Une soirée qui, à l'inverse de son slogan La culture s’étale, ne s’est pas trop étirée dans le temps, mais qui a su mettre en lumière l’étendue du talent des acteurs culturels de la Mauricie. C’est dommage cependant qu’un tel événement soit réservé à un cercle d’initiés – ce qui est tout à fait justifié en raison des coûts. Car plus qu’un moment où l’on se donne des tapes dans le dos, il devient parfois une intéressante tribune pour ceux qui espèrent davantage pour la culture en région, pour ceux qui se battent de manière quotidienne pour sa «survie». Oui, il arrive encore, à mon grand désarroi, qu’on voie la culture comme quelque chose d’accessoire, un luxe presque. Devant un budget déficitaire ou en déséquilibre, on choisit souvent de lui arranger le portrait; on lui fait une belle coupe rase. Or, comme l’a signalé la mairesse de Shawinigan, Lise Landry – j’avoue sincèrement avoir eu quelques frissons de fierté en écoutant son discours –, la culture est l’âme et l’identité d’une ville; par conséquent, il ne faut jamais charcuter son financement. Il s’avère effectivement assez difficile de s’imaginer sans âme. Et quand on réussit, l’image est horrible: de vrais zombies! Déjà que le Québec éprouve un mal identitaire, il ne faudrait pas empirer le problème!
SORTIR DE L’OMBRE Mais l’intervention que je voulais sortir de l’ombre est celle du comédien Patrick Lacombe, gagnant du Prix de création en arts de la scène. Sous les projecteurs, il a fait les remerciements d’usage, puis, à mon grand plaisir, a souligné les efforts d’un gars qui, bien qu’il bosse dans un sous-sol, réalise un travail fou pour la culture locale: Stéphane Bélanger. Ce comédien et metteur en scène entretient dans le sous-sol de l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses à Trois-Rivières, et ce sans aucune aide financière, un minuscule théâtre de 20 places, le Studio Théâtre. Ne comptant que sur sa passion, il reprend la mission accomplie pendant tant d’années par Jacques Crête avec L’Eskabel: offrir un lieu de diffusion en marge où il est possible d’expérimenter, de sortir des sentiers battus. Un créneau difficile – il est clair qu’on ne fait pas salle comble tous les soirs lorsqu’on endosse cette mission! –, mais combien nécessaire. Par exemple, deux des productions théâtrales en nomination lors de la soirée Arts Excellence avaient été présentées dans ce lieu. Petit incubateur culturel, le Studio Théâtre permet par ailleurs à des artistes de présenter leurs créations sans s’encombrer d’une structure administrative, de tout simplement essayer sans craindre de s’étrangler par la suite avec un déficit. N’est-ce pas merveilleux? Mais un homme seul, aussi enthousiaste soit-il, ne peut porter un théâtre pendant des années sur ses épaules. D’où l’importance que le milieu s’implique. Certes, la manière importe, mais celui-ci doit réussir à rendre le défi plus réaliste. Toute la communauté culturelle en sera gagnante. Comme le clamait M. Lacombe, il n’y aura jamais assez de lieux de diffusion!
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Une revenante se refait une beauté
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Avant qu’on y organise la soirée Arts Excellence, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu parler de la Maison de la culture Francis-Brisson de Grand-Mère. Celle-ci était quasiment tombée dans l’oubli depuis qu’on avait décidé de suspendre ses activités culturelles, il y a deux ou trois ans. Même que je me demandais parfois si elle n’allait pas passer au bistouri comme l’Auberge Grand-Mère ou tout simplement devenir une maison fantôme. Or, le ministère québécois de la Culture, des Communications et de la Condition féminine a annoncé hier une contribution financière de 1,2 million de dollars pour la réfection du bâtiment – une belle cure de rajeunissement qui respectera son cachet historique et les nouvelles normes techniques. Mettons que c’est un sérieux coup pouce pour le projet estimé à 3,7 millions de dollars (rien de moins!). Là, il ne manque plus que l’aide du fédéral… Espérons qu’il se montrera généreux. Car j’ai bien hâte de voir à nouveau un spectacle dans ma ville natale! Et vous?
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Arts Excellence: une soirée concise!
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Comme une centaine d'autres amoureux de la culture, j'ai bravé la tempête hier soir pour assister à la 9e soirée Arts Excellence organisée par Culture Mauricie. Ça se passait à la Maison de la culture Francis-Brisson (une salle que plusieurs connaissent sous le nom de l'Assemblée Hall) à Grand-Mère. Contrairement à son slogan (La culture s'étale), la soirée fut concise et efficace. Il n'y a pas eu de longueur, ce qui est assez rare pour ce type d'événement. La mise en scène d'Éveline Charland était sobre, mais savait mettre l'accent sur l'essentiel. François Désaulniers a proposé quelques pièces de son répertoire musical. Aussi, des prestations théâtrales du sympathique duo que formaient Luc Kenline et Cyndi Rousseau tissaient de beaux liens entre les différents prix que voici :
Prix Hommage - Clément Marchand Prix à la création artistique en région - Réjean Bonenfant Prix des arts visuels - Guillaume Massicotte Prix des métiers d'arts - Sylvain Chiasson Prix de littérature - Paule Doyon Prix de création des arts de la scène - Patrick Lacombe Prix d'interprétation en arts de la scène - Les musiciens et choristes de l'OSTR Prix de l'initiative culturelle - Corporation touristique de Batiscan Prix culture Mauricie - Biennale international d'estampe contemporaine de Trois-Rivières Mention d'honneur du jury -École Saint-Eugène de Trois-Rivières
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OSTR: La tirelire déborde!
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On apprend aujourd'hui que l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières vient d'essuyer son déficit accumulé. Mieux, il profite maintenant d'un excédent d'un peu plus de 25 000$. Pas mal pour une institution dont on doutait de la survie il n'y a pas si longtemps.
Il est clair que l'arrivée de Jacques Lacombe à la direction artistique n'est pas étrangère à ce succès. Avec lui, l'organisation a fait un bond dans les ligues majeures comme on dit. Sans vouloir critiquer le travail magistral de Gilles Bellemare, je remarque que le maestro Lacombe a su cerner les intérêts des Trifluviens. Il arrive avec une vision neuve.
Après une telle nouvelle, je ne veux plus jamais entendre que la culture est née pour un petit pain!
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Jamais sans mon Tricot
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Quand on nous invite à un événement médiatique, on sort souvent l'artillerie lourde question de nous épater. On opte pour des bouchées fines, un lieu branché, une conviviale coupe de vin... Or, le rendez-vous auquel les organisateurs des Nuits polaires de Trois-Rivières nous ont conviés pour l'annonce des porte-parole de la deuxième édition qui se déroulera du 8 au 10 février était tout sauf tape-à-l'œil. Campé dans l'ambiance inusitée du Curling Laviolette, il proposait une expérience d'un tout autre ordre. Une fois le vestiaire improvisé passé, on plongeait au moins 25 ans en arrière. Comment faire autrement avec l'odeur persistante de boules à mites, la déco défraîchie, les petites chaises droites en bois? En fait, pour un parfait tableau kitsch, il manquait juste que l'on porte des pantalons à bretelles et de gros lainages aux motifs douteux (chevreuils, flocons de neige, skieurs...). Pourtant, dans cet établissement en marge des standards, on se sentait bien. Tout était là pour favoriser le contact humain, pour aller à l'essentiel. Il n'y avait aucune étiquette à respecter, aucun objet à casser, rien pour véritablement attirer l'œil, à part bien sûr le match de curling - quoique, ce matin-là, ça ressemblait plutôt à un champ de pratique! - et les individus autour. Du coup ça m'a rappelé comment le hyper léché, ça crée une froideur, une distance psychologique entre les visiteurs et le lieu; comment les choses «pas compliquées» font toujours plaisir. Rappelez-vous l'effet d'un bon chocolat chaud après une froide soirée de ski!
VRAI À 100 %!
Cette belle simplicité allait bien sûr de pair avec la convivialité des Nuits polaires, mais surtout avec ses nouveaux porte-parole: la formation trifluvienne Tricot Machine. Vous auriez dû voir avec quelle candeur Matthieu Beaumont, la part masculine du duo, a soumis sa candidature pour le tournoi de soccer lors de la conférence de presse, et comment Catherine Leduc, en tissant quelques fils autour du commentaire, a rendu la situation encore plus rigolote. Ça sentait la bonne humeur, le bonheur sans flafla. Des fois, ça manque, cette belle spontanéité. On adore les gens «vrais», mais on s'enfarge constamment dans les fleurs du tapis. Belle contradiction. D'ailleurs, j'ai bien aimé la réaction de Catherine Leduc à la question d'un journaliste qui lui demandait si avoir remporté le titre de révélation de l'année à l'ADISQ avait changé quelque chose pour eux. Les yeux lumineux, elle n'a pas nié qu'elle s'était levée avec une certaine pression le lendemain du gala, mais qu'elle essayait de s'en défaire: «Si Tricot Machine ça fonctionne, c'est parce que c'est simple.» Elle avait plus tard ajouté: «On souhaite que ça donne aux gens le goût de faire les choses à leur manière.» Tiens, c'est en plein ce que fait l'équipe des Nuits polaires!
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Trois dans un!
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Il est clair que ceux qui avaient prévu d'aller voir l'Avare, Michel Lauzière ou Richard Séguin au Centre des arts de Shawinigan doivent être déçus. Car tous les shows qui étaient planifiés entre aujourd'hui et le 25 novembre sont annulés. La bonne nouvelle: c'est pour une bonne cause! On fait actuellement des rénovations à la salle Philippe-Filion. On la réaménage afin d'offrir au besoin une configuration de 400 places. Bref, on ajoute un rideau au parterre. Cela permettra un compromis entre la salle à 950 personnes et l'intime formule cabaret. C'est vraiment une bonne idée; ça coûte pas mal moins cher que de développer une nouvelle salle de spectacle!
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Le coeur a ses raisons
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Il n'y a pas que chez Ford que des idées font du chemin. À Shawinigan, une graine ne cesse de germer. Le concept J'aime Shawi, un projet tout simple à la base, prend des proportions incroyables. Même des connaissances de Montréal, dont les racines proviennent de la Ville de l'Énergie, m'en parlent. C'est peu dire... Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler du projet, J'aime Shawi est une initiative de Stéphane Daoust, un photographe qui carbure à l'énergie du Grand Shawinigan. Dès qu'il y a un événement quelconque - il en crée d'ailleurs lui-même - sur ce territoire, vous êtes quasi assurés de l'apercevoir parmi la foule avec sa caméra et son dossard à l'effigie du petit frère de "I love New York". Jusqu'à maintenant, plusieurs centaines de citoyens d'ici et d'ailleurs - "Il n'est pas nécessaire d'y demeurer pour aimer Shawi ", rappelle M. Daoust - ont posé avec le gros coeur rouge. Les gars de Misteur Valaire, Julie Boulet et même Jean Chrétien font partie du lot. Toutes les photos sont accessibles sur www.jaimeshawi.com. Au départ, j'avais perçu ce concept comme un habile coup de marketing - ce qu'il est assurément. Mais avec le temps, je constate que J'aime Shawi se révèle beaucoup plus que ça: il répond à un réel besoin identitaire. On aurait dit que des centaines d'individus attendaient la naissance d'un tel projet pour sortir du placard, pour clamer haut et fort leur sentiment d'appartenance envers cette ville. C'est comme s'ils avaient enfin le droit de dire sans qu'on pouffe de rire que: "Oui, Shawinigan, avec son haut taux de pauvreté, ses projets qui traînent en longueur et ses nombreux locaux vides ne brille pas autant qu'on le voudrait, mais malgré tout, on en est fiers!" Il est vrai qu'on véhicule surtout une image négative de Shawinigan, une ville où tous les rêves étaient permis il y a 100 ans. Justement, quand il explique son projet, Stéphane Daoust écrit: "J'aime Shawi naît à une époque où la critique est plus facile que de passer à l'action." Effectivement, on a souvent tendance à montrer du doigt, à soulever des problèmes sans tenter de leur trouver des solutions. Ainsi, le photographe a choisi de bouger et de mettre en lumière les initiatives constructives réalisées par les différentes communautés présentes sur le territoire. Voilà qui est tout à son honneur... Personnellement, j'ai un grand attachement pour la ville élargie de Shawinigan. Quand j'étais petite, la 6e Avenue à Grand-Mère était bourrée de commerçants dynamiques qui s'entraidaient. On assistait au même phénomène sur la 5e Rue à Shawinigan. Aujourd'hui, quand je marche dans ces rues, je me demande parfois si tout ne s'en va pas à la dérive. Heureusement, quelques hommes d'affaires croient toujours au potentiel de cette ville. Et le concept J'aime Shawi souligne à sa façon que ces derniers n'ont pas tort: ils sont des milliers à aimer la belle ville de Shawinigan!
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De St-Élie à Montréal
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C'est quand même sympa; Les Tireux d'Roches joueront sept soirs à la Place des arts de Montréal au mois de décembre. Chaque fois, ils recevront un conteur invité. Marco Calliari, Kim Yarochevskaya, Alain Lamontagne sont quelques-uns des artistes qu'ils accueilleront.
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L'heure de gloire de Shawi!
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C'était un mercredi particulièrement animé, hier, à Shawinigan. Au même moment, il y avait deux lancements fort attendus: celui de Bryan Perro pour Créatures fantastiques du Québec au Trou du diable et celui de Louise Lacoursière pour la biographie de Roland Leclerc, Par-delà l'image, à l'église Notre-Dame-de-la-Présentation. Dans les deux cas, la population a répondu à l'appel. Il y avait du monde! Les deux endroits étaient plein à craquer! Ouf! Qui a dit qu'il ne se passait jamais rien à Shawi?
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Maux de langue
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J'ai mal à ma langue... À quelques jours d'intervalle, deux importantes compagnies ont livré sur notre territoire du matériel publicitaire soit dans un français douteux, soit dans un anglais impeccable. La première, Canadian Tire, envoyait récemment aux clients du Service auto une carte où apparaissait la phrase suivante: "Venez nous visite a Canadian Tire Shawinigan, pour prendre l'advange des offres spéciales". L'autre, c'est Fisher-Price qui a distribué des guides unilingues anglais aux portes de plusieurs foyers trifluviens. Déjà que je supportais mal que de grandes chaînes comme HomeSense ou Future Shop conservent leur bannière anglophone au Québec - Staples ne traduit-il pas pour Bureau en gros? -, là, je sens que des crocs me poussent soudainement. Oui, j'ai envie de mordre! Car quand il est question de marketing ou de services à la population au Québec, il me semble que ce n'est pas "téteux" que de vouloir se faire répondre ou être approché en français. D'autant plus qu'il existe une loi à cet effet: la loi 101. Mais j'ai l'impression que, plus que son contenu, on en retient juste le numéro. Dommage, car la langue française est notre outil de communication, notre héritage... DE PETITS DETAILS... Quand des citoyens se plaignent à l'Office québécois de la langue française, ça me rassure. Je me dis qu'il y en a plusieurs qui gardent espoir et travaillent à la sauvegarde du français. Car, bien qu'on soit plusieurs millions à parler cette langue au Québec, je me demande si dans un siècle, ce nombre ne sera pas en chute libre. J'entendais récemment à la télé ou à la radio qu'un pourcentage plus élevé d'immigrants choisissaient finalement l'anglais comme langue d'accueil au Québec. Cela en inquiète plusieurs; à moyen ou long terme, cette situation pourrait placer les francophones en minorité. Et dans le cas où ça arriverait, je me questionne sur ce qu'il adviendrait de nos droits et de nos lois. Ils disparaîtraient sans doute... C'est pourquoi il me paraît important qu'on exige des services en français; qu'on mène de petites batailles lorsque nécessaire; qu'on grogne un peu pour signaler que notre langue, on y tient, qu'elle n'est pas qu'un vulgaire bibelot. Si personne ne se plaint, on se fera "envahir" toujours un peu plus; le français perdra du terrain. Car qui ne dit mot consent. Chaque petit détail linguistique compte... Autrement, chaque entorse finit par faire partie de notre quotidien et on cesse de la voir. Jusqu'au jour où ce sera au tour du français d'être l'exception... Non, il n'y a jamais rien d'acquis.
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Une sculpture de David Suzuki
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Ce matin, j'ai reçu le nouveau numéro de la revue Art Le Sabord. Un numéro magnifique où, sur la couverture, on reconnaît la silhouette de l'environnementaliste David Suzuki sculptée par Joe Fafard. Pour les curieux, la revue sera en kiosque dès le 16 novembre.
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Renan Luce: le spectacle à Trois-Rivières
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J'avais particulièrement hâte de voir Renan Luce sur scène; j'avais acheté l'album Repenti quelques semaines plus tôt et avais visionné l'une de ses prestations sur MySpaceTV. J'étais vendue! Hier soir, lors de son passage à la salle Louis-Philippe-Poisson, il me m'a pas déçue. Charismatique, fort sympa, il nous a livré chacune de ses chansons comme de délicieuses boîtes à surprise. De temps à autre, un spectateur riait aux éclats, un autre chuchotait à l'oreille de sa voisine comment il trouvait la chanson belle. Pour ceux qui auraient manqué Renan Luce, la rumeur court qu'il pourrait revenir au printemps. Croisons-nous les doigts.
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Dis-moi qui tu es!
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Quand j'étudiais au collège, l'un de mes enseignants en littérature répétait souvent que lorsqu'on écrivait, on "s'écrivait". Il n'avait pas tort dans un certain sens. Chaque fois qu'on se lance en création, on compose à partir de soi: de son vécu, de ses expériences, de son vocabulaire. On ne peut faire fi de son identité propre. Notre classe sociale, le lieu où l'on a grandi, les voyages que l'on a faits, tout influence notre façon de voir le monde et de l'analyser. Mais il ne faudrait pas tomber dans le piège qu'un livre (ou toute autre réalisation) se veut le miroir parfait de son auteur. Autrement, on pourrait se questionner sur la vraie nature de certains écrivains comme Patrick Senécal, qui dévoile un tempérament vif et jovial même s'il publie des romans d'horreur, ou, plus près de nous, Sandra Rompré-Deschênes, Trifluvienne d'origine qui sortait récemment La Maison mémoire, un bouquin pour le moins cruel. MAUVAIS REFLEXE C'est d'ailleurs à la suite d'un entretien que j'ai eu avec elle que je me suis mise à réfléchir sur l'affiliation hâtive que l'on faisait souvent entre une oeuvre et son auteur. Par exemple, Sandra Rompré-Deschênes, qui jouit pourtant d'une fine silhouette, me racontait que certains éditeurs avaient refusé de la publier parce qu'ils sentaient son récit un peu trop autobiographique. Ah, bon! Comme s'il fallait absolument avoir plusieurs kilos en trop pour comprendre la détresse d'une obèse; avoir manqué d'amour de ses parents pour parler avec justesse de la solitude et de l'isolement! Coudon, se peut-il qu'en observant, en lisant et en nourrissant un intérêt pour les relations humaines, on puisse arriver à un résultat tout aussi convaincant? Je crois que oui. Pareil à un comédien, un auteur peut explorer des lieux étrangers, se composer un univers. Léo Ferré n'a-t-il pas écrit de magnifiques chansons d'amour? Or, il était reconnu pour son penchant misogyne, pour sembler préférer les bêtes aux femmes. C'est peu dire... Mais pourquoi a-t-on ce curieux réflexe d'association? Pour se prouver qu'on sait lire l'âme humaine? Pour se rassurer? Au fond, ça doit être cela: on aime toujours savoir à qui on a affaire. C'est sécurisant. De cette manière, on n'a pas l'impression de faire entrer un inconnu (aussi virtuel soit-il) dans son intimité. Car, si certaines oeuvres nous laissent carrément indifférents, d'autres réveillent de doux souvenirs ou picorent dans notre part d'ombre. Et ça, peu de gens ont le droit de le faire. D'ailleurs, dans le cas du livre, cette intimité partagée va encore plus loin; outre la vue, le sens du toucher est stimulé. On a le contact du papier sur la peau, les mots à quelques centimètres du coeur. L'auteur est tout près de nous. Pareil à ses personnages, on l'imagine... Voilà pourquoi si on ne pousse pas la curiosité plus loin que son travail, on peut avoir toute une surprise! BRAVO ! La nouvelle est sur toutes les lèvres depuis dimanche soir: la formation trifluvienne Tricot Machine a remporté deux Félix, dont celui de la Révélation de l'année. Wow! Ce dernier trophée, elle le méritait amplement. Rappelons-nous qu'au moment de lancer son premier album éponyme, elle n'était connue ni d'Ève ni d'Adam. Pourtant, quelques semaines plus tard, elle était déjà la coqueluche des médias.
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