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Pop Culture Mauricie
Pop Culture Mauricie
October 2005 - Messages
27 octobre 2005, 12:00
ANDRÉ AU BAR LE MAGOG
Le quatuor André, après avoir taquiné le marché avec son mini-album Dans le sous-sol de Carlos en 2003, arrive avec un premier vrai disque aux accents folk-rock, Les Derniers Modèles de la mode masculine. Jongler avec les limites de l'absurde semble une véritable ligne de conduite pour les musiciens du band dont le nom provient d'une drôle d'histoire. "Quand Maxime (Philibert) avait des courts métrages à faire dans ses cours d'anglais au secondaire, pour niaiser, il appelait tous ses personnages André Côté, sans exception. Donc, on juge maintenant qu'André Côté, c'est le summum du nom propre mondial", explique l'un des musiciens du groupe, Louis Therrien-Galasso. Pour la réalisation de cet opus, la joyeuse équipe a bénéficié de l'aide d'Éric Goulet, connu pour son travail avec Les Chiens, Vincent Vallières et Yann Perreau. Le groupe est en spectacle au Bar Le Magog ce vendredi avec Fred Belley.
27 octobre 2005, 12:00
Orgue et compagnie!, Ma vie rêvée
Orgue et compagnie!

Avec les années, la notoriété de l'orgue a perdu quelques plumes. Les foules ne se déplacent plus autant qu'avant pour entendre sa voix grave et soutenue. Constatant que des trésors dormaient dans plusieurs églises de la région, Philippe Bournival (orgue), Magali Lemieux (voix), Sébastien Deshaies (guitare) et François Toutant (violoncelle), forts d'une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec, ont décidé de mettre sur pied Orgue et compagnie. Ce projet consiste en neuf concerts gratuits et a pour objectif de faire redécouvrir à la population la beauté de ses orgues. "L'idée du projet est de rapprocher les gens des orgues des différentes paroisses. Il faut le dire, il y a de magnifiques orgues en Mauricie. Casavant y a vraiment installé beaucoup d'orgues. Je voyais ça, quasiment toutes les paroisses ont des orgues extraordinaires. Pis les gens n'ont plus l'occasion de les entendre. Souvent, c'est une madame qui dépanne; elle vient jouer, elle fait son gros possible, mais elle n'est pas nécessairement une organiste professionnelle. Certaines paroisses ont même délaissé leur orgue. Elles l'entretiennent un peu, mais ça reste en haut. Et avec Vatican II qui voulait que la musique se rapproche de la foule, elles ont mis plutôt des petits orgues électroniques en avant dans la nef", raconte Magali Lemieux. Ainsi, de la fin octobre à mai, le quatuor visitera les lieux de culte de Saint-Narcisse (30 octobre), de Sainte-Flore (13 novembre), de Saint-Stanislas (29 janvier), de Sainte-Anne-de-la-Pérade (26 février), de Louiseville (9 avril), de Pointe-du-Lac (28 mai), de Champlain (à déterminer) ainsi que les églises Saint-Laurent de Trois-Rivières (12 mars) et Saint-Zéphirin de La Tuque (21 mai). Les joyeux musiciens trimballeront des œuvres classiques populaires comme la Toccate et Fugue en ré mineur de Bach. Ils se feront également un devoir d'interpréter des compositions d'artistes de la Mauricie. Les différentes pièces seront liées par des textes de Réjean Bonenfant, d'Yves Boisvert, de Carl Lacharité et de Jean Laprise, spécialement commandés pour l'occasion.

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Ma vie rêvée

Julianna Joos s'intéresse aux thèmes des vanités de la Renaissance dans Songes d'une vie, exposition qu'elle présente du 29 octobre au 9 décembre à la Galerie d'art Le Sabord. Une fusion entre Alice au pays des merveilles et la danse macabre? En fait, l'artiste s'est librement inspirée du tableau Le Rêve du chevalier d'Antonio de Pereda. Elle a ainsi transposé dans des tapisseries, images travaillées à l'ordinateur, le contenu d'un songe. Elle aborde entre autres les thèmes de la lenteur et de l'érotisme.

20 octobre 2005, 12:00
Une ligue d'improvisation musicale, Des muffins au four!
Une ligue d'improvisation musicale

À partir du vendredi 21 octobre, une toute première ligue d'improvisation musicale s'organise en Mauricie, la LIMFES (prononcez: la lymphe). Dérivée du Festival L'Esprit du son, elle mettra au défi quatre équipes constituées de quatre musiciens et d'un réserviste. Les rencontres auront lieu le troisième vendredi de chaque mois dans l'environnement de la Chasse-Galerie à l'UQTR. La saison régulière se clôturera par une grande finale qui se tiendra lors du FES au mois de mars prochain. Lors des soirées animées par Steve Frigon, les participants seront invités à jouer de manière spontanée selon des règles précises et des thématiques des plus farfelues. "C'est souvent d'imiter des démarches ou des stéréotypes. Il y a quelque chose de bien amusant. C'est sûr que, quand on essaye de faire des thèmes ou des contraintes, on pense à comment ça va être rendu et aux possibilités. On s'amuse beaucoup à travailler les contrastes de styles", soutient Sébastien Dulude, un des instigateurs. Actuellement, deux équipes restent encore à être formées. "C'est informel encore. On veut d'une part que les équipes soient souples, au cas où un musicien aurait une "guigue". C'est le vendredi soir... Les équipes vont être flottantes. Et on compte justement sur la présence de tous les musiciens qu'on connaît lors des premiers matchs. On veut qu'ils aient le goût de partir leur équipe." Info: www.uqtr.ca/espritduson.

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Des muffins au four!

L'Orchestre symphonique de Trois-Rivières a remis son tablier et a cuisiné sa nouvelle série de Muffins aux sons. Le premier spectacle est présenté le dimanche 23 octobre à 11 h, au foyer de la Salle J.-A.-Thompson. C'est la pianiste cubaine Marita Rodriguez qui donnera le coup d'envoi. Professeure à l'Institut supérieur des arts de La Havane, cette soliste et chambriste de renom jouit d'un vaste répertoire musical qui oscille entre Mozart et les compositeurs de son pays. Son concert sera suivi d'un léger goûter. La famille Beaudoin (13 novembre) et Steve Normandin (4 décembre) sont les autres artistes qui monteront sur scène cette saison.


13 octobre 2005, 12:00
Talents à vendre, Complément vert!
Talents à vendre                          

La culture s'exprime partout où elle peut, les lieux de diffusion étant plutôt limités. Passionnée de musique, Sophie Marchand donne par ailleurs un coup de pouce aux artistes de la relève. Chaque jeudi, elle transforme sa boutique de CD usagés de la rue Royale à Trois-Rivières en une petite salle de spectacle où elle accueille des musiciens d'ici et de la jeune scène québécoise. Un concept un peu spécial? Pas vraiment selon la jeune femme: "Je voulais me concentrer sur du travail de création. Je voulais mettre un peu l'accent sur le message. Tu te dis: "C'est curieux dans une boutique." Mais, jusqu'à maintenant, ce que les participants ont apprécié - parce qu'ici, il n'y a pas d'alcool -, c'est que les gens qui viennent peuvent vraiment écouter." Au cours des prochaines semaines, elle recevra l'auteur-compositeur-interprète François Désaulniers (13 octobre), Jean-François Fortier (20 octobre) et Antoine Corriveau. À cela s'ajoute une soirée "à micro ouvert" le premier jeudi de chaque mois. Là, des créateurs moins connus ont la possibilité d'interpréter une ou deux chansons. "C'est pour donner la chance à ceux qui ont des compositions, mais qui n'ont pas nécessairement le bagage pour faire un show complet, de partager avec un certain auditoire. En même temps, ça donne la chance aux bands de la région qui se cherchent un nouveau membre de créer des liens."

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Complément vert!                                

David Girard
Après un premier album aux influences aquatiques, l'artiste indépendant David Girard tourne maintenant au vert. Il présente Vertbeat, enregistrement inspiré par un sujet qui lui tient à cœur: l'environnement. Dans le cadre d'une mini-tournée, il s'arrêtera au Zénob de Trois-Rivières. Le 20 octobre prochain, il interprétera ses nouvelles pièces, qui s'inscrivent dans le courant de la musique électronique. Il sera alors accompagné du guitariste Miguel Puerto et de la violoncelliste Marisol-Josée. Deux courts métrages de Cimon Charest réalisés à partir de ses compositions seront également projetés lors de cette soirée.


6 octobre 2005, 12:00
Faire le point
Au premier coup d'œil, Trois-Rivières semble une ville parfaite, une ville sans problème apparent de pauvreté. Pourtant, l'organisme communautaire à but non lucratif Point de rue travaille activement auprès des individus en situation d'exclusion sociale, depuis 1993. S'il se consacrait exclusivement au travail de rue, il a élargi son éventail de services à partir du début des années 2000. Depuis, il invite les gens qui le fréquentent à réintégrer une vie sociale en s'impliquant dans le journal La Galère ou dans l'atelier Margi'Art. Question de maintenir l'organisation en vie, une activité-bénéfice est orchestrée le jeudi 6 octobre en collaboration avec Voir. Des personnalités connues issues des milieux économique, culturel, sportif et politique proposeront l'édition actuelle du journal contre une contribution volontaire.

Plus qu'une simple campagne de financement, cette activité a aussi un objectif de sensibilisation. "L'idée est de faire un pont entre la marge et le reste des gens, soutient Jean Lamarche de l'équipe de Point de rue. On veut aussi que les gens voient que c'est collectif, la rue. On dit souvent que la rue appartient à tout le monde. Mais ça veut dire des responsabilités. On est responsables du plus petit d'entre nous." Jean Beaulieu, leader du projet Margi'Art et camelot d'un jour, a rapidement compris ce principe. Depuis 2003, il accueille des jeunes de la rue dans son atelier et les initie à l'art du vitrail. Il produit avec eux des œuvres dignes de vrais professionnels. Une façon de faire rayonner leur potentiel et de montrer une image plus positive des marginaux. "Ça nous concerne tous. Ils sont dans la rue. Astheure, qu'est-ce qu'on en fait? On peut se virer de bord et se dire qu'ils mangent de la merde. Mais ce n'est pas ça qu'on veut. Au contraire, on veut se regrouper et faire vraiment changer les affaires. Si tout le monde se regroupait, il y a plein de problèmes qui se régleraient vite." Jean Lamarche renchérit: "C'est encore plus vrai dans une ville moyenne comme Trois-Rivières parce qu'on les connaît, les gens. C'est souvent un neveu, un voisin... C'est là qu'on voit que l'exclusion ne tient pas à grand-chose. Ça tient à une peine d'amour, à la perte d'un emploi ou à l'apparition soudaine d'une maladie mentale. Tsé, ça peut arriver à tout le monde, du surmenage..." En fait, personne ne décide de se retrouver dans la rue par simple plaisir. "Ça peut être par réaction, mais pas par choix. Tu ne peux pas choisir de ne pas manger, de dormir dehors. Tu peux le faire au nom de la liberté, mais, ce plaisir-là, c'est le voile du désespoir."