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NOSTALGIE ESTIVALE
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Si la neige est tombée à quelques reprises depuis les dernières semaines, le Centre des arts de Shawinigan conserve toujours son air d'été. Jusqu'au 17 décembre, il accueille deux expositions, dont une de l'Insectarium de Montréal. Intitulée Les Ornithoptères, des papillons aux ailes d'oiseaux, celle-ci regroupe 40 spécimens de papillons naturalisés. Comme son titre l'indique, elle présente des ornithoptères, des papillons que les premiers explorateurs confondaient avec la gent ailée lorsqu'ils étaient en vol. Protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, cette variété d'insecte, qui fait l'objet de recherches, est aujourd'hui menacée.
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LES PELLETEURS DE NUAGES
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Jusqu'à la veille de Noël, soit le 24 décembre, la galerie-boutique Les Pelleteurs de nuages de Nicolet présente ses coups de cœur: des clichés de Michel Pilon qui mettent en scène des acrobates, des poésies illustrées de Francis Pelletier, des ustensiles en bijoux de la forgeronne Marie-Josée Roy, les personnages quasi vivants d'Alejandro Boim... Au total, les œuvres de 14 créateurs qui explorent différents médiums sont réunies. Une aventure pour les yeux.
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TRÉSORS D'ICI ET D'AILLEURS
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Des poignées de porte, des paniers de basket, des clochers d'église... La vision qu'ont les jeunes de leur patrimoine semble multiple. C'est du moins ce que suggère la plus récente exposition du Centre d'exposition Raymond-Lasnier de Trois-Rivières: l'Expérience photographique internationale des monuments. Présenté jusqu'au 30 décembre, ce projet regroupe les œuvres gagnantes du concours du même nom. Surprenantes, ces dernières dévoilent ce que des "artistes" âgés de 9 à 23 ans, issus de 27 pays différents, considèrent comme leur héritage culturel. Un Trifluvien, José Antonio Preza, figure parmi les lauréats avec un cliché du fleuve pris un jour de brouillard. Instaurée il y a huit ans par le gouvernement de la Catalogne en Espagne, l'Expérience photographique brille jusqu'au Québec depuis 2000.
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L'art religieux, À l'unité, Des moules et des frites
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L'art religieux Le célèbre peintre Ozias Leduc, décédé en 1955, a consacré les dernières années de sa vie à la décoration de l'église Notre-Dame-de-la-Présentation à Shawinigan, dans le secteur Sud. Il y a réalisé 15 différents tableaux et un ensemble de motifs peints directement sur les murs. Afin de conserver le grand œuvre de l'artiste et de démocratiser la culture, le Comité de protection des œuvres d'Ozias Leduc organise pour la troisième année consécutive un concert-bénéfice le samedi 4 décembre, à 20 h, dans le lieu de culte. Il reçoit à la demande populaire le Chœur des pauvres de Saint-François, formation de 11 choristes qui avait rempli l'église shawiniganaise lors des Dimanches des artistes l'été dernier. Le groupe tissera son programme de la soirée à partir d'un vaste répertoire. Il interprétera tant des chants sacrés que des pièces populaires. Il ajoutera aussi une note festive à sa représentation en incorporant quelques chansons de Noël. Les billets seront en vente à la porte dès19 h le soir du spectacle. Il est aussi possible de les réserver au (819) 536-3652.
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À l'unité Le nouveau directeur général de la Conférence régionale des élus de la Mauricie, Réjean Côté, dévoile son léger penchant pour l'écriture. Il lance officiellement au Québec Rwanda_Ubumwe, les poseurs d'unité, roman qui a été publié aux éditions françaises L'Harmattan en mars dernier. L'homme, qui a longtemps œuvré sur la scène internationale, s'est appuyé sur ses expériences relatives aux droits de la personne et à l'édification de la paix et de la démocratie pour tisser son récit qui s'intéresse à l'histoire du Rwanda. Il peint une fresque du pays africain s'étendant sur plusieurs siècles. Adoptant comme toile de fond "l'histoire d'amour" d'un travailleur humanitaire québécois, il aborde les origines du Rwanda, la colonisation belge, la décolonisation ainsi que la révolution hutue. Le livre est disponible à la librairie Clément Morin de Trois-Rivières.
ooo Des moules et des frites Véronique Marcotte, qui a entre autres orchestré le show d'ouverture de la Maison de la culture de Trois-Rivières et la plus récente édition du Salon du livre de Trois-Rivières, est bien connue pour son implication culturelle dans la région. Pourtant, plusieurs oublient la véritable profession de la jeune femme: auteure. Dès le 4 janvier prochain, cette dernière profitera de deux mois de "calme" afin de rédiger son troisième roman. Choisie parmi 47 écrivains québécois pour l'originalité de son projet littéraire, elle s'envolera pour Bruxelles, en Belgique. Elle sera la première boursière de la province à habiter un nouveau studio de la Maison internationale des littératures Passa Porta. Fort heureuse du déroulement des événements, Véronique souligne que ce sera la première fois de sa vie qu'elle aura l'occasion de se consacrer à temps plein à l'écriture. Par ailleurs, comme elle sortira son deuxième bouquin aux Éditions XYZ en mars prochain, elle sera invitée à en faire la promotion au Salon du livre de Bruxelles. Une nouvelle qui l'enchante.
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La glace est brisée<br>Raconte-moi une histoire<br>Bilan historique
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La glace est brisée Alors que son frère Sylvain lance un album-compilation de ses succès de 1994 à 2004, François Cossette présente son tout premier spectacle de compositions le 20 novembre au Maquisart de Trois-Rivières. Après avoir passé trois ou quatre années à peaufiner son matériel, il dévoile enfin sa véritable personnalité musicale. "C'est du pop rock pincé de blues. Il y a aussi un peu de latin... Mais je crois que "pop rock pincé de blues" reste la meilleure définition", souligne le musicien. "Oui, il y a des chansons happy; je ne chante pas les déboires de mon introspection. Je dénonce des choses. Je parle entre autres du matérialisme dans ma chanson Confort." Ce plongeon en solo n'est pas sans lui donner quelques vertiges. Le guitariste, qui s'est fait remarquer dans la revue musicale Showtime, estime cependant avoir acquis la maturité nécessaire pour délaisser l'interprétation et se consacrer à ses propres textes pendant une heure et demie sur scène. Partageant son temps entre la vie artistique et l'acquisition d'un baccalauréat en enseignement de l'anglais, il place tranquillement les morceaux du puzzle dans le but d'enregistrer un album. ooo Raconte-moi une histoire
La lecture ne fait pas d'adeptes dans toutes les familles. En effet, dans les milieux défavorisés, où le nombre d'analphabètes se révèle plus élevé, la valeur donnée aux bouquins est souvent moindre. Il arrive d'ailleurs qu'aucun livre neuf ne se retrouve à l'intérieur de ces foyers. Afin de développer l'amour des mots chez les jeunes de moins de 12 ans, la Fondation pour l'alphabétisation organise la sixième édition de La Lecture en cadeau. Ce projet organisé à la grandeur de la province invite les gens à acheter un livre jeunesse de leur choix et à le remettre à la caisse d'une des librairies participantes. Là, on leur donnera un sac contenant une carte pour écrire une dédicace à l'enfant et une carte postale afin de recevoir de ses nouvelles. En Mauricie, les librairies Clément Morin de Trois-Rivières et de Shawinigan, L'Exèdre et Archambault participent à la collecte, qui se déroulera du 26 novembre au 9 janvier prochain. L'an dernier, l'organisme avait recueilli 18 500 livres, dont 969 dans la région. "C'est bien, mais on pourrait faire mieux!" s'exclame Sophie Labrecque, présidente-directrice générale de la Fondation, en parlant de la Mauricie, sa terre d'origine. Ainsi, en 2004-2005, l'objectif est augmenté à 1500 volumes. Les livres amassés seront redistribués dans les quartiers défavorisés du territoire au mois de mai 2005. Renseignements: 1 800 361-9142. ooo Bilan historique La municipalité de Saint-Narcisse souffle sur sa 150e bougie cette année. Afin de souligner cet anniversaire particulier, elle organise dans son église un spectacle son et lumière qui raconte, en 75 minutes, son passé. Les représentations ont lieu les 19, 20 et 21 novembre à 16 h 30, 19 h et 21 h. L'ex-directeur de l'information à la station de télé CKTM, Daniel Brouillette, a été approché pour concevoir le projet. L'homme, qui est originaire du territoire et qui a déjà réalisé un son et lumière pour les 100 ans d'engagement des Filles de Jésus, s'est entouré d'une équipe de professionnels. Plusieurs bénévoles ont aussi participé à l'aventure depuis le mois d'août dernier. Ils ont mis à profit leur savoir-faire et ont relevé les différents défis techniques lancés par Brouillette. Donnant vie à un show rempli d'émotions, ce dernier fait découvrir, par le biais d'images et de textes, les personnalités qui ont marqué Saint-Narcisse, l'histoire collective du village ainsi que son église, témoins silencieux du passage des générations. Les billets sont vendus au coût de 12 $ à la Tabagie-dépanneur Cossette. Par ailleurs, le spectacle Saint-Narcisse en sons et lumières constitue la deuxième des quatre grandes activités des célébrations des Saisons du 150e.
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Armés jusqu'aux dents?<br>Tout court!<br>Chez soi
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Armés jusqu'aux dents? Le monde de la coopération internationale au Québec est de plus en plus préoccupé par l'utilisation de la force comme moyen de lutte contre le terrorisme. Ainsi, il axe les huitièmes Journées québécoises de la solidarité internationale sur "le militarisme comme frein au développement". Du 11 au 21 novembre, le Comité de solidarité de Trois-Rivières participe à l'événement. Voulant sensibiliser la population à un sujet chaud de l'actualité, il organise une série d'activités dans la région. Quelques-unes sont d'ailleurs intéressantes à noter à l'agenda. Le jeudi 11 novembre, Louis Marchildon, professeur au Département de physique et expert en matière de système de défense antimissile, donnera à l'UQTR une conférence-débat sur le bouclier antimissile. Le dimanche suivant, soit le 14 novembre, des conteurs et des personnes ayant vécu des situations de guerre prendront une partie de l'après-midi pour se questionner sur la paix. Ces témoignages auront lieu à la Pierre angulaire de Saint-Élie. Finalement, un apéro-causerie à propos des impacts de la guerre sur les jeunes Africains sera organisé à la Maison de la culture de Trois-Rivières avec Yeleen, le groupe hip-hop engagé du Burkina Faso, le 19 novembre. Pour connaître la programmation complète: 373-2598. ooo Tout court! Le troisième Festival du film court de Victo (FFCV), dont les porte-parole sont les comédiens Martin Laroche et Julie LeBreton, présente du 18 au 21 novembre près d'une centaine de courts métrages québécois et internationaux. Lors de l'ouverture officielle, plusieurs réalisateurs seront présents au Grand Auditorium du Cégep de Victoriaville, dont le comédien Patrick Goyette et Simon-Olivier Fecteau. Membre des Chick'n Swell, ce dernier proposera Les Derniers Jours, premier court métrage qu'il a produit en solo. Cette année, le rendez-vous ajoute une nouveauté à sa programmation. Désormais, un bloc entier sera consacré à l'art du documentaire. Il sera d'ailleurs possible de voir deux productions québécoises: La Lettre, témoignage d'un jeune Amérindien, et Il fait soleil chez toi. Solidifiant ses partenariats avec la France, le FFCV glisse aussi à l'intérieur de son horaire les meilleures créations françaises du Off-Courts de Trouville. Pour connaître la programmation complète: www.festivalfilmcourt.ivic.qc.ca. ooo Chez soi
Après une tournée estivale au Nouveau-Brunswick à l'occasion du 400e anniversaire de l'Acadie, les Violons de Shawinigan se produisent maintenant sur leur terre d'origine, soit à Trois-Rivières, dans le foyer de la Salle J.-A.-Thompson. Ce dimanche 14 novembre, ils s'insèrent dans la programmation des matinées musicales de l'OSTR, les Muffins aux sons. Ils interprètent différentes pièces issues du folklore québécois, acadien, irlandais et écossais. La Galope de La Malbaie, le Reel de la tempérance et Carnaval sont quelques-uns des morceaux de leur répertoire. Dirigé par Monique Gagnon-Carbonneau, l'ensemble réunit une quinzaine de musiciens âgés de 10 à 17 ans. Par ailleurs, l'organisme Les Ateliers de violon de Shawinigan, dont font partie les jeunes artistes, fête cette année ses 25 ans.
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Osez!<br>Sortie funèbre<br>Guitares endiablées
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Osez! Instauré par le Réseau Centre, le concept des spectacles "100 % garantis" fonctionne plutôt bien depuis son lancement au Moulin Michel. Jusqu'à maintenant, personne n'a demandé à être remboursé lors d'une des soirées visant à faire découvrir de nouveaux artistes, soutient la directrice du lieu de diffusion de Bécancour, Rita Bergeron. Comme quoi l'équipe du Moulin a du flair! La responsable souligne en effet que la sélection des shows qui portent le sceau de garantie se fait instinctivement. C'est donc avec confiance qu'elle présente le deuxième coup de cœur de sa programmation automnale le 6 novembre: le Vancouverois d'adoption Celso Machado. "Je suis prête à mettre ma tête sur le billot!" rigole-t-elle. Le guitariste de renommée mondiale, dont plusieurs compositions se retrouvent sur les compilations de l'étiquette Putamayo, joue en solo. Pourtant, lorsqu'il s'exécute, il donne l'impression d'être accompagné de plusieurs musiciens. Percussionniste imaginatif, multi-instrumentiste, il réussit à donner une âme aux musiques traditionnelles du Brésil qu'il interprète: la samba, la bossa nova, le baiao... Des mélodies qui rappellent étrangement Bosco et Gilberto. ooo Sortie funèbre Avec son projet La Chambre mortuaire, l'artiste d'origine belge Xavier Rijs chercherait-il à prolonger l'atmosphère étrange qui anime la fête de l'Halloween? Pas tout à fait. En résidence à l'Atelier Silex de Trois-Rivières depuis le mois d'octobre dernier, le créateur européen rend plutôt hommage à un être vivant qui est nécessaire à l'existence humaine et qui porte en lui le sens du monde: l'arbre. Il a ainsi conçu une chambre funéraire. Il a disposé en cercle 12 stèles, des sculptures qu'il a fabriquées à partir de matières de végétaux "morts". L'artiste dévoilera totalement le résultat de ses réflexions et de ses expérimentations lors de son vernissage le 10 novembre à 19 h 30 à la salle d'exposition de la rue Père-Frédéric. Claire Tremblay, connue dans la région comme hautboïste, ajoutera une touche musicale à l'événement. Elle jouera du didgeridoo sur une trame électroacoustique d'André Jacob pour la soirée. Renseignements: www.oculiartes.org. ooo 
Guitares endiablées Bien que la musique métal fasse de moins en moins partie des conversations, il existe toujours un public qui apprécie son rythme. De fait, Trois-Rivières Metalfest revient pour une quatrième fois au Maquisart. Calquée sur la formule de l'année dernière, qui avait été présentée à guichets fermés, cette édition se déroule sur deux jours, soit les 5 et 6 novembre, au lieu d'un seul. Ainsi, un maximum de fans de métal pourront assister à l'événement, qui réunira différents groupes de la province et des États-Unis. Au total, 14 formations participeront au rendez-vous. Elles monteront tour à tour sur scène pour une période de 25 à 60 minutes. Quo Vadis, Misery Index, Unexpect, A Perfect Murder, Magister Dixit, Augury et The Payback joueront le vendredi. Cryptopsy, Ghoulunatics, Despised Icon, Anhkrehg, GFK, Torn Within et Mythosis prendront le relais le lendemain. Les portes de la salle de spectacles ouvriront les deux soirs à partir de 17 h et elles se fermeront aux petites heures du matin, vers 1 h. Renseignements: www.troisrivieresmetal.com.
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