September 2004 - Messages
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COSSINS POÉTIQUES...
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L'Atelier Silex, pour une cinquième année consécutive, organise Cossins poétiques et patentes à gosses. Prévu le 6 octobre à 18 h, l'événement de création spontanée réunira des membres de Silex ainsi que leurs invités, des gens issus du monde des arts et de la poésie. Son déroulement, inventif, sera fort simple. Les artistes présenteront d'abord leurs œuvres, puis les passionnés du verbe interviendront sur ces dernières en suivant leur inspiration du moment. Laurent Bélanger, Chantal Brulotte, Gilles Désaulniers, Roger Gaudreau et Marie-Josée Roy sont quelques-uns des créateurs qui participeront à l'activité. À eux se grefferont les poètes Paul Dallaire, Marjolaine Deschênes, Evelyn Gagnon, Louis Jacob et Pierre Labrie.
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LA COLLECTE
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Dans le cadre des activités qui soulignent son 25e anniversaire, l'Atelier Presse Papier de Trois-Rivières présente son projet La Collecte internationale, conçu et réalisé par Jo Ann Lanneville. Résultat de trois années d'échanges et de sollicitations auprès d'artistes des cinq continents, le projet réunit les estampes de 253 individus, dont une trentaine de l'atelier de la rue Saint-Antoine. Dérivé de l'exposition Deux, qui a voyagé aux quatre coins de la planète, il fait état de l'intérêt universel qu'ont les hommes pour la gravure, il reflète leur désir de laisser leur trace, de bien définir leurs couleurs. Les œuvres qui composent la Collecte ont toutes pour source d'inspiration le chiffre deux. Ensemble, elles créent une immense murale où se lisent les similarités et les différences entre les différents graveurs: les thématiques abordées, les techniques utilisées... Jusqu'à maintenant, l'exposition a foulé le sol du Luxembourg, du Danemark, du Brésil et de Belgrade. Elle se tiendra du 1er au 24 octobre à Trois-Rivières. Le vernissage aura lieu le 1er octobre à 17 h. Par ailleurs, plusieurs exemplaires des estampes de ce projet seront mis en vente à l'occasion de la collecte de fonds.
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Délire d'escribains<br>La mort vous va si bien
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Délire d'escribains Le Festival international de la poésie (FIP) semble un délicieux prétexte pour expérimenter de nouveaux concepts. C'est sans doute la raison pour laquelle l'artiste Louise Paillé, invitée par la Galerie d'art du parc de Trois-Rivières, s'est vu proposer de partager son espace d'exposition avec un poète. Adorant le travail d'équipe, elle a accepté la suggestion, mais à une seule condition: cette association spontanée ne devait pas être un simple jumelage, elle devait devenir une collaboration dynamique. Ainsi est né Délire2: la mathématique de l'escribain. De l'escribain? Imaginé par Carl Lacharité, poète "marié" à Louise Paillé le temps du FIP, ce terme composé des mots scribe, écrivain et escrime fait référence au duel engagé entre l'écriture, la forme plastique et l'image. La combinaison du talent des deux artistes trifluviens a engendré une série de mutations du texte Le Passage de L'Indiana de Normand Chaurette, des transformations créées à l'aide de règles précises (addition, soustraction, division, multiplication), à la manière de l'OULIPO. Installées dans trois pièces différentes de la galerie, les œuvres finales peuvent être touchées sans gants par le public. Il faut cependant faire l'effort de grimper sur un escabeau pour les contempler. Pierre Bruneau, Ekymose Laviolette, Monique Juteau et Jean-Pierre Gaudreau s'ajouteront en tant qu'escribains lors d'un happening le 7 octobre. Ils réaliseront chacun une courte performance. ooo La mort vous va si bien
Érick Laprade, connu en région pour son travail de démocratisation de la musique jazz, organise Mortel, un spectacle multidisciplinaire dans le cadre du Festival international de la poésie. Présenté le 5 octobre à la Maison de la culture de Trois-Rivières, l'événement aborde une thématique qui fascine le percussionniste depuis longtemps: la mort. Fuyant son côté morbide, Laprade a surtout voulu faire miroiter le mystère et la puissance de cette dernière. Il s'entoure ainsi des poètes Jean-Paul Daoust, avec qui il collabore pour la quatrième année, et Yves Boisvert. Les deux hommes réciteront des textes écrits spécialement pour le show. Leurs voix se mixeront à des pièces originales et à des œuvres de Messiaen, Carl Orff et Stravinski. En fait, ils seront accompagnés de quatre musiciens, soit Stéphane Milot, Martin Bournival, Philippe Roy et Érick Laprade lui-même. La représentation se divisera en deux actes. Elle racontera d'abord la mort, puis elle tombera dans un univers un peu plus vaporeux, les limbes. La cinéaste Carolane St-Pierre participera aussi au spectacle. Elle projettera sur grand écran certaines de ses créations qui suivront le rythme, le débit de Mortel. Un produit très contemporain.
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Culture gratuite<br>Graffitis libres
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Culture gratuite Les Journées de la culture, qui visent la démocratisation de la culture en facilitant l'accès aux lieux de diffusion, reviennent pour une huitième édition. Ainsi, du 24 au 26 septembre, plusieurs activités se dérouleront tout à fait gratuitement au Québec. En Mauricie, plusieurs villes et villages seront de la partie. Comme il s'avère plutôt laborieux de relater les différentes activités qui se tiendront sur le territoire, voici quelques événements qui se démarquent par leur originalité. Tout d'abord, les Archives nationales du Québec (Mauricie et Centre-du-Québec), sur la rue des Forges à Trois-Rivières, présentent l'exposition Une histoire en eau majeure, qui parle de l'importance du fleuve Saint-Laurent et de ses affluents dans le développement régional au XXe siècle, le vendredi 24 septembre. Le Centre d'exposition sur l'industrie des pâtes et papiers, situé au Parc portuaire de Trois-Rivières, s'impose quant à lui avec les deux thématiques qu'il a exploitées l'été dernier: le conte et les insectes. Le 25 septembre, il propose un après-midi tout en légendes avec Michel Deschênes. Puis, le lendemain à 14 h, il présente une conférence sur le virus du Nil en compagnie de Jean-Pierre Bourrassa, entomologiste et professeur émérite de l'UQTR. Aussi, les 25 et 26 septembre, l'artiste Dominique Roy anime un atelier durant lequel les 15 ans et plus ont la possibilité de créer des sculptures et des modelages à partir de matières végétales, chez Gauthier Fleurs et Jardins à Trois-Rivières. Finalement, l'Église Notre-Dame-de-la-Présentation de Shawinigan, propriétaire de la dernière grande œuvre d'Ozias Leduc, ouvre ses portes le 26 septembre. Pour la programmation complète: www.journeesdelaculture.qc.ca.ooo Graffitis libres Ternie par les propos et les gestes de certains individus, la culture hip-hop trimbale avec elle son lot de préjugés. Un boulet qu'elle traîne à tort? Peut-être. Si quelques adeptes se plaisent à explorer son côté sombre, d'autres cultivent ses effets positifs. C'est le cas de Jeunesse Hiphop Mauricie, nouvel organisme à but non lucratif, qui considère ce courant comme une solution au problème de délinquance. Ainsi, calquant le modèle européen, il désire amener les jeunes à s'épanouir par le moyen de la scène et des arts visuels propres au hip-hop, en plus de promouvoir cette culture en organisant une série d'événements ponctuels. "C'est une porte pour s'exprimer; c'est une tribune, la culture hip-hop", soutient Dany Carpentier, fondateur de Jeunesse Hiphop.
Les deux premières activités de l'organisation se tiendront ce week-end. Jeunesse Hip-hop lancera le bal avec un affrontement amical entre deux DJ de renom, DJ Nerve et DJ Blast, le 24 septembre au D'Artagnan's à Trois-Rivières. Puis, l'organisme poursuivra le 25 septembre avec Art d'la rue, une démonstration professionnelle de graffitis au Parc portuaire de Trois-Rivières. Cette dernière mettra à l'avant-plan quatre artistes qui s'exécuteront sur une toile au lieu de laisser leur signature dans un lieu inusité: David Brown, Dominic Janvier, Martin Gagnon et Ahcer. Cet exercice servira, entre autres, à démystifier le graffiti. "Je veux montrer comment ça peut faire une belle famille. Quand tu mets tous ces éléments (rap, breakdance, design de mode, platinisme et graffitis) ensemble, tu vois que c'est une culture complète", conclut Carpentier.
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La danse-galerie!<br>Cinéma pour les nuls?<br>Cachez ce sexe...
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La danse-galerie! Encore une fois, la danse sort de son cadre traditionnel. Le 16 septembre à 20 h, les artistes Anne Briant et Danielle Carpentier, en collaboration avec Corpus Rhésus Danse, troquent la scène d'une salle de spectacle pour un lieu qui laisse énormément d'espace à la création et à la spontanéité. Intéressées à sensibiliser la population à la danse contemporaine, elles présentent donc Les Chantiers suspendus à la Galerie d'art du Parc de Trois-Rivières pour une troisième édition. Cet événement qui laisse place à l'improvisation propose de découvrir le monde chorégraphique des danseurs professionnels de la région et d'ailleurs. La prestation de la mi-septembre met en vedette: Marie-Josée Poulin, Arielle Warnke St-Pierre, Mélanie Therrien, Sonia Montminy, Annie Lalancette, Jean-François Dufour et Karine Cloutier. Le poète de Trois-Rivières Guy Marchamps se greffe aussi au rendez-vous. Il réalise les liens entre les quatre numéros en lisant quelques-uns de ses textes. Durant le spectacle d'une durée d'une heure et demie, le public est invité à se déplacer sur les différents étages du centre d'exposition. Un concept qui semble avoir fait ses preuves. "Les gens aiment ça. Le fait de passer d'une pièce à l'autre leur donne l'impression de faire une incursion dans l'univers du danseur. Les gens entrent chez lui... Ils ont l'impression d'être transportés ailleurs!" explique Ghislain Turcotte de Corpus Rhésus Danse. ooo
Cinéma pour les nuls? La perfection ne s'obtient jamais du premier coup. Désirant aider les réalisateurs de courts métrages amateurs, Alain Ricard du Studio Ricard à Louiseville organise un événement au titre pour le moins saugrenu: le Festival "Film poche". Présenté le 18 septembre dans l'ambiance du cabaret du Studio, ce rendez-vous convivial réunira sous le même toit des mordus de cinéma de la région. S'éloignant de la formule Kino, il invitera les apprentis vidéastes à montrer leurs créations (scolaires, personnelles...) devant le grand public. De fait, ces derniers auront alors la chance de voir sur écran géant leur matériel, en plus de discuter avec des individus qui nourrissent la même passion qu'eux. Une courte formation sur le montage sera proposée au cours de la soirée. Ne pouvant être présents, des réalisateurs professionnels comme Guylain Côté (TQS) et Frédéric Dion feront parvenir à Alain Ricard quelques exemples de films réussis qui seront montrés lors du Festival. Malgré le nom surprenant de son projet, l'organisateur ne projettera pas les pires créations pendant toute une soirée. Il admet que les films, qui auront une durée de une à 15 minutes, souffriront peut-être de légères imperfections, mais ils auront la qualité de s'articuler autour d'un scénario. Au total, une dizaine de courts métrages devraient être au programme. Une première tentative qui pourrait faire boule de neige... ooo
Cachez ce sexe... Zone Érogène, l'ouvre de Gisèle Richer, a été retirée de la salle d'exposition principale du Centre d'exposition Art-image de Gatineau. Pour la voir, les spectateurs devront plutôt se faufiler le long d'un petit muret. La raison de cette mascarade? L'ouvre, bien nommée, comporte entre autres des objets rappelant les organes génitaux mâles et femelles. Ce n'est pas la première fois que l'ouvre est frappée de censure. Lors de sa présentation à Trois-Rivières en 2002, elle avait été déplacée dans le hall d'entrée de la Maison de la culture pour éviter que les honnêtes contribuables fréquentant l'Hôtel de ville ne soient choqués...
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Philosophie western<br>Incantations intra-terrestres...
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Philosophie western Les cow-boys sont de retour! Du 9 au 19 septembre, le Festival western de Saint-Tite réveille le mythe du Far West pour une 37e année. Dans les rues principales du petit village de la MRC de Mékinac, les activités liées à la thématique du western se multiplient donc. Encore une fois, les neuf rodéos professionnels, qui mettent à l'épreuve des participants du Canada, des États-Unis, de l'Australie et du Brésil, constituent l'attraction majeure de l'événement. L'organisation affirme d'ailleurs travailler fort afin d'améliorer ce classique. Quelques nouveautés se greffent aussi au programme principal, comme la soirée de conte "Le festival fait la légende", le 13 septembre. Ravivant entre autres de vieilles histoires de la région, les Tireux d'Roches, Martin Shad Ferron, Jean-Marc Chatel et Alexis Le Conteur plongeront dans la mémoire collective. Le rendez-vous western revient également avec un spectacle qui cible les adolescents et les jeunes adultes. Ce sont les Trois Accords, invités depuis peu, qui se chargeront de survolter la foule le 12 septembre. Outre le grand déjeuner des cow-boys et le concours de musique Prix Étoiles Galaxie, Saint-Tite accueillera le championnat canadien de danse country les 17 et 18 septembre, une importante compétition mettant en vedette le champion du monde. Renseignements: www.festivalwestern.com
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Incantations intra-terrestres... Le Festival international de musique universelle revient pour une deuxième édition au Café-bar Zénob de Trois-Rivières le 14 septembre à 20 h.
Il se déroulera un soir de pleine lune sous le thème "Incantations aux intra-terrestres". Encore une fois, l'absurde et l'improvisation rythmeront l'événement, qui accueillera une vingtaine d'artistes majoritairement originaires de Trois-Rivières, dont le percussionniste Christian Laflamme. Ainsi, l'organisateur de l'étrange rendez-vous, Francis Arseneault, espère que les participants réaliseront un clin d'œil, dans leurs créations spontanées, aux êtres imaginaires qui vivent dans les catacombes de la terre. "Quand on improvise, c'est toujours un peu mystique. On ne sait jamais à quoi s'attendre!" avoue-t-il. Contrairement au premier Festival, des poètes se joindront à la représentation. Parmi eux, Carl Lacharité et Guy Marchamps. Le responsable précise cependant que l'accent de la soirée sera mis sur la musique, soit de courtes improvisations de trois minutes. Les passionnés du verbe collaboreront seulement à titre d'accompagnateurs. Aussi, la jeune artiste peintre Karine Roberge produira une œuvre en direct. Un événement qui s'annonce déstabilisant.
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Beaucoup de place dans un grand vide
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Artiste émergent qui a participé à maintes manifestations culturelles à travers le monde, François Mathieu débarque à l'Atelier Silex avec Beaucoup d'espace dans un grand vide. Présentée jusqu'au 29 septembre, cette exposition s'intéresse au renoncement de la société à pratiquer une religion. L'homme qui détient un baccalauréat spécialisé en arts plastiques et en philosophie de l'Université Laval a ainsi réfléchi à l'avenir du patrimoine sacré, en plus d'essayer de comprendre ce que peut bien exprimer cet abandon des lieux spirituels.
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Chi-Chi Doggie
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Native du Texas, Bonnie Baxter, qui réside à Val-David depuis la fin des années 60, cumule les expositions individuelles et collectives présentées au Québec et au Canada. Ancienne étudiante du Cranbrook Art Academy au Michigan et de l'Université du Kansas aux États-Unis, l'artiste a développé un fort intérêt pour la vidéo, la performance et les nouveaux médias au fil de sa carrière. De passage à l'Atelier Presse Papier de Trois-Rivières, elle s'éloigne de sa démarche habituelle et renoue avec la gravure, moyen d'expression primaire. Elle propose Chi-Chi Doggie, voyageur à contrecœur jusqu'au 26 septembre. Cette exposition s'articule autour d'un minuscule jouet chi-chi que la femme a récupéré il y a quelques années. Cet objet s'apparente curieusement à une "sorte de passeport des zones troublées de sa carte mentale".
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Record urbain<br>Cinéphiles en voie de disparition?
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Record urbain Tout est possible, cela va sans dire... Fréquenté par trois générations de clients, le café-bar L'Embuscade évolue dans le paysage trifluvien depuis maintenant 20 ans. Cela constitue un véritable tour de force, la vie d'une telle entreprise étant habituellement bien éphémère. Son désir de promouvoir la culture en marge d'un cadre sérieux est peut-être à l'origine de son succès... Qui sait? Dès ses débuts, l'établissement de la rue Badeaux se révèle très actif en ce sens: il organise des expositions et présente des spectacles originaux (Susie Arioli, Madcaps...). Fondé en 1984, le café-bar L'Embuscade a travaillé pour faire sortir l'art contemporain de l'ombre et pour le rendre accessible à ses hôtes. Une ligne de conduite qu'il a toujours conservée. Aujourd'hui, il peut donc se vanter d'avoir exposé les œuvres de plus de 300 artistes. Il a aussi innové en présentant des performances artistiques, des séances de body painting, des jams sessions... Afin de souligner son 20e anniversaire, le café-bar a organisé une série d'événements artistiques à son image, dont des spectacles de blues, de rock et de musique alternative, qui auront lieu pendant le mois de septembre. Cependant, pour les connaître, il faut rester alerte et surveiller les différentes publicités. ooo Cinéphiles en voie de disparition? Mais où sont passés les jeunes cinéphiles? Depuis quelques années, Ciné-Campus, véritable institution dans le domaine du cinéma de répertoire, remarque que le nombre de ses membres étudiants est en chute libre. Par exemple, l'an dernier, il comptait seulement 180 étudiants parmi ses 2180 membres. Un fait assez paradoxal, lorsque l'on sait que l'organisation a été fondée par l'abbé Cloutier pour les jeunes des différentes institutions scolaires de Trois-Rivières en 1967. L'homme désirait alors éveiller les élèves à la culture cinématographique et les faire voyager. Mission que Ciné-Campus respecte toujours. Pourtant les jeunes ne répondent pas à l'appel. Pourquoi? Les vraies raisons demeurent encore nébuleuses, mais l'organisme situé au Séminaire Saint-Joseph croit qu'il existe un manque en ce qui concerne sa promotion dans les écoles. Ainsi, il tentera cette année un rapprochement avec les étudiants, par l'entremise de leurs enseignants. "Il faut travailler à le faire connaître", soutient Lyne Larose, responsable. "Les jeunes qui s'abonnent restent!" De fait, Ciné-Campus doit répondre à un besoin, car plusieurs de ses fidèles (jadis étudiants) s'abonnent depuis ses débuts. Afin de rajeunir son club, l'organisme invite donc la population à parler de lui. Et question d'être accessible, il offre la carte de membre à 28 $ aux étudiants à temps complet. Un coût des plus raisonnables pour avoir accès à 32 films. Renseignements: (819) 373-4211.
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