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Un rendez-vous panquébécois<br>La machine Val Salva<br>Folies flamenco
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Un rendez-vous panquébécois Cette semaine, tous les yeux se tourneront vers la Mauricie. Et c'est pour une raison des plus positives. La région reçoit le 5e Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle, un véritable happening artistique, du 27 au 30 mai. Déjà, des retombées économiques de près de un million de dollars sont estimées pour le territoire. Un montant énorme. Cela s'explique, entre autres, par la venue d'environ 900 jeunes artistes originaires du Québec et de la Saskatchewan. Ceux-ci monteront sur différentes scènes réparties dans les villes de Shawinigan et de Trois-Rivières. Ils se produiront à l'auditorium de l'école secondaire des Chutes, au Centre des arts de Shawinigan, à l'auditorium de l'Académie des Estacades et à la salle J.-A.-Thompson. Contrairement à l'événement Secondaire en spectacle, le Rendez-vous panquébécois n'a rien d'un concours. Il met plutôt en lumière le talent de jeunes qui excellent dans des créneaux aussi variés que le chant, la danse, le cirque, le théâtre... Les spectacles sont présentés les 28 et 29 mai. Des artistes en émergence, dont le Duo impromptu, participeront à ceux-ci. Deux jours pour faire d'agréables découvertes et pour montrer à ces jeunes le côté chaleureux de la Mauricie. Réservations : (819) 539-6444, 1 866 416-9797. ooo 
La machine Val Salva Combative et dynamique, la formation trifluvienne Val Salva vient de larguer une véritable bombe. Après un dur labeur, elle sort un deuxième album, dont le titre n'est pas sans rappeler un vocabulaire guerrier: Le Bouclier. Ce nouvel opus, toujours aussi varié musicalement, permet de comprendre qu'elle est capable de grandes choses, et ce, bien qu'elle porte le chapeau de l'indépendance. Il faut en effet beaucoup de détermination pour réaliser tout soi-même (organisation de spectacles, relations avec les médias, enregistrement de l'album...), surtout lorsqu'on travaille aussi à plein temps. Car se lancer dans une telle entreprise demande de faire de nombreux sacrifices et de consacrer une bonne partie de ses temps libres à la musique. Question de souffler un peu, Val Salva cèdera cependant la tâche de distribution à l'entreprise Local Distribution dès le 8 juin. Le Bouclier sera ainsi disponible d'un bout à l'autre du Canada. Une excellente nouvelle pour ce groupe qui multiplie sans cesse le nombre de ses représentations afin d'acquérir le plus d'expérience possible. ooo 
Folies flamenco Le Festival international de danse Encore arrive à grands pas. Mais les vrais amateurs de danse ont probablement l'impression qu'il tarde encore un peu trop. Le spectacle de l'École de danse flamenco Doña Sonia del Rio de Trois-Rivières les fera donc patienter. Unique en région, cette dernière présente pour la première fois le travail de ses élèves, majoritairement des femmes âgées entre 20 et 35 ans, ce 29 mai à 20 h, à l'auditorium du Pavillon De La Salle de Trois-Rivières. Une vingtaine d'artistes se retrouveront sur scène, dont le seul élément masculin de l'équipe. Des danseurs de toutes les cuvées participeront à l'événement, qui sera agrémenté de costumes colorés et de rythmes flamencos. En effet, des musiciens professionnels accompagneront le groupe: le chanteur El Chele et la guitariste Caroline Plante. Doña Sonia del Rio animera la soirée. Elle en profitera pour raconter l'abc du flamenco. Et elle effectuera peut-être quelques pas de danse. Rien de mieux pour s'initier à cet art!
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Pensées hybrides<br>En affaires
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Pensées hybrides Dans une ère où l'on désire tout faire soi-même, le marché de l'art en prend parfois pour son rhume. Si les collectionneurs continuent d'acheter, les néophytes préfèrent souvent mettre leurs propres talents à l'essai plutôt que de débourser quelques sous pour une œuvre originale. Ainsi, les jeunes artistes doivent user d'imagination afin d'amener le grand public à s'intéresser à leurs réalisations. Eh bien, Marie-Ève Proteau, bachelière en arts visuels, et Nicolas St-Pierre, diplômé du Centre de formation professionnelle en ébénisterie de Louiseville, ont peut-être trouvé la formule gagnante! Ils ont combiné leurs talents respectifs et ont donné vie à Sarbacane, un projet qui a officiellement démarré en 2002 avec l'aide du programme Jeunes Volontaires. Ils ont développé une magnifique collection d'objets à mi-chemin entre l'ameublement et l'art. Les passionnés montrent ainsi que ce dernier peut servir à autre chose qu'à être simplement regardé, qu'il peut être fonctionnel. Leurs premières créations, toutes travaillées à partir de bois exotiques, sont présentées jusqu'au 3 juin au 1260, rue Notre-Dame, à Trois-Rivières: des tableaux accompagnant joliment les meubles, une commode au look étrange, une chaise orangée à laquelle est intégrée une œuvre d'art, une série de sourires en boîte... Une délicieuse découverte!ooo En affaires Avec l'arrivée prochaine de l'exposition L'Arche de Noé à la Cité de l'énergie, un engouement pour l'art et pour la mythologie semble se développer. Désirant exploiter un créneau régional et amener la population à réfléchir davantage sur une idée commune, Stéphane Chiarello, directeur général du Conseil des arts et de la culture de Shawinigan-Sud (CACSS), vient de choisir Les Douze Travaux d'Hercule comme thématique du premier concours annuel de peinture de l'Association des gens d'affaires de Shawinigan-Sud. Si les peintres doivent respecter le sujet imposé et les dimensions de la toile (12 X 14 pouces), ils ont cependant la liberté de choisir leur médium de travail. Un prix variant entre 100 $ et 200 $, déterminé par un encan chinois, sera offert aux quatre gagnants lors de la Foire de Shawinigan-Sud, les 5 et 6 juin. Toutes les toiles reçues seront d'ailleurs présentées sur le parvis de l'église Saint-Viateur. Une belle occasion pour les créateurs de vendre leurs œuvres et de se faire connaître par les gens d'affaires! Les artistes intéressés à participer au concours doivent résider en Mauricie et sont invités à s'inscrire au bureau du CACSS avant le 28 mai 2004. Renseignements: (819) 537-4222.
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Deux pôles négatifs<br>Aire positive<br>Sauvegarder la biodiversité!
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Deux pôles négatifs Fort attendu, Cime et Racines n'aura pas lieu comme prévu au mois d'août prochain. Une grande déception pour une série de créateurs des quatre coins du monde qui espéraient travailler sur le site du Parc nature la Gabelle cet été. L'événement bisannuel, qui a pour objectif la mise en valeur d'un lieu du patrimoine local par des moyens artistiques, a dû être annulé à la suite de circonstances hors du contrôle de l'organisation. Deux raisons ont motivé cette lourde décision. D'abord, la grève des employés municipaux de Saint-Étienne-des-Grès ne semblait pas vouloir toucher à sa fin. Comme le parc se trouve à cheval entre Notre-Dame-du-Mont-Carmel et Saint-Étienne-des-Grès, l'équipe du symposium devait nécessairement compter sur l'aide des cols bleus et sur la machinerie lourde des deux municipalités. Également, une subvention de Patrimoine Canada, qui permettait l'embauche d'une ressource, se faisait (trop) attendre. "On a attendu jusqu'à la dernière minute avant d'annuler", souligne Guy-Luc Beaupré, directeur de la Corporation récréo-touristique de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Mais les artistes invités ont commencé à montrer leur impatience. Ils demandaient de signer les contrats. Afin de ne pas se mettre les pieds dans les plats, l'organisation, qui avait pourtant réussi à attirer des créateurs de renom, a ainsi préféré reporter l'événement à l'été 2006. Ce n'est que partie remise!ooo Aire positive Si la Corporation récréo-touristique de Notre-Dame-du-Mont-Carmel semble un peu déçue de cette annulation, elle peut garder le sourire en pensant à son projet d'embellir la Gabelle. Avec l'aide de huit participants de Connexion compétence, un programme permettant la réintégration sociale de jeunes décrocheurs, elle construit, sur les terrains du Parc nature la Gabelle, un belvédère ainsi qu'une scène de spectacle suspendue. Le but visé est d'aménager un site qui accueillera une foule d'environ 5000 personnes. L'été prochain, un bâtiment de service, un restaurant et un lieu de rassemblement s'ajouteront au portrait. De beaux développements pour la culture en dehors des principales villes de la région. ooo Sauvegarder la biodiversité! Depuis quelques années, le mot biodiversité prend de plus en plus de valeur dans la langue courante. Des masses d'individus ont en effet compris l'importance de protéger les différentes espèces animales et végétales qui peuplent la planète. Le même raisonnement devrait être fait pour les entreprises muséales de la région. Si le Centre de la biodiversité confirme l'ouverture de sa 8e saison le 23 mai prochain, il ne nie pas connaître de petites difficultés financières, et ce, même s'il voit son taux d'achalandage augmenter. L'été dernier, 14 000 visiteurs ont fréquenté le centre d'interprétation, et ce, malgré le refus de 2500 élèves à cause d'un manque d'espace. Ainsi, l'établissement mise sur différents moyens pour se refaire une santé financière, dont son premier souper-bénéfice. Ce dernier aura lieu le 28 mai prochain à l'Auberge Godefroy. Il reste quelques billets disponibles. Alors, pourquoi ne pas faire sa part pour la sauvegarde d'un centre dynamique et apprécié du milieu? Réservations: (819) 222-5665.
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Gagner sa réputation<br>Shawinigan: ville de culture<br>Tout un clin d'oeil
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Gagner sa réputation Le concours Les Mardis de la relève, bien qu'il évolue en marge, commence à se bâtir une réputation auprès des jeunes musiciens. Avant tout intéressé à dénicher de nouveaux talents francophones, il s'avère un excellent tremplin pour les groupes émergents de la Mauricie. En plus de proposer une expérience de scène à tous les participants, il se targue de donner un bon coup de pouce aux grands gagnants. Il permet en effet à ces derniers d'enregistrer une chanson en français au studio New Rock, qui sera par la suite diffusée sur les ondes de CHOI Radio X. Un moyen intéressant pour se faire entendre, affirme Michel Lemay, chanteur de L'Empreinte Galactique, groupe qui a remporté les honneurs cette année. La formation de la région shawiniganaise, qui sera aussi en finale à Envol et Macadam, compte d'ailleurs sur les différents concours auxquels elle participe pour se faire connaître. Car, si le fait de s'autoproduire lui amène une grande liberté d'action, il limite le groupe dans ses aspirations. Ainsi, L'Empreinte Galactique vise un premier album d'ici l'hiver prochain. "J'attendais de faire du bruit avant d'approcher les maisons de production", déclare Lemay. Shawinigan: ville de culture La Ville de Shawinigan vient de lancer sa première politique culturelle, un an et demi après celle de Trois-Rivières, qui s'était révélée pionnière dans le domaine au Québec. Après plusieurs mois de consultation, elle livre un document qui témoigne de son désir de développer les arts, les lettres et la culture sur son territoire ainsi que de mettre en valeur son patrimoine. Ainsi, elle insiste sur trois axes: l'accessibilité, la connaissance et la conservation. Bien que la mise sur pied de cette politique s'avère un premier pas important, il faut encore se questionner sur la façon par laquelle les différents points vont s'exprimer concrètement. Un tel travail sert avant tout à définir des objectifs généraux. Espérons que ces derniers se matérialiseront rapidement, la ville présentant quelques lacunes du côté de la culture. À quand une programmation consistante au Centre des arts? À quand les premiers spectacles à la Maison de la culture Francis-Brisson? Car pendant que les lois de la bureaucratie se manifestent, des résidents sont privés de leur principale nourriture intellectuelle et ils développent une nouvelle habitude, celle d'aller se rassasier ailleurs!
Tout un clin d'oeil La polyvalence deviendrait-elle nécessaire dans tous les secteurs économiques? Depuis quelques années, certains propriétaires de restaurant se découvrent de nouveaux talents et égayent l'ambiance de leur établissement en chantant. Un concept convivial qui en fait sourire certains, mais qui crée aussi de véritables adeptes. Ainsi, dans la lignée d'un Claude Perron (Auberge La Boulangère), Yvon Beaulieu et son épouse Clairette Biron, les hôtes du Manoir Bécancourt, partagent leur passion pour la musique avec leurs clients. Ils arrivent même avec une version améliorée de leur revue musicale Clin d'œil en musique, durant laquelle ils interprètent une série de classiques issus des comédies musicales et des musiques de film, ainsi que des standards jazz et des pièces d'opéra. La grande première aura lieu ce samedi 8 mai et soulignera la fête des Mères. Trois autres représentations se tiendront successivement aux mois de septembre, d'octobre et de novembre. En somme, serions-nous en train d'assister à la démocratisation de l'art? À moins que ce ne soit une manifestation de la culture du faire-tout-soi-même? Dans le cas des propriétaires du Manoir Bécancourt, c'est plutôt l'expression d'un amour pour la chanson!
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