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Pop Culture Mauricie
Pop Culture Mauricie
March 2004 - Messages
25 mars 2004, 12:00
Réalité virtuelle<br>Une rivière négligée?<br>Un rappel généreux
Réalité virtuelle
Depuis sa naissance, Internet ne cesse de donner vie à des projets abracadabrants; plusieurs individus croient encore qu'il est possible de s'enrichir en utilisant les forces de la toile. Souvent le Web est ainsi utilisé de façon maladroite, voire surestimé. Récemment, un passionné de l'art contemporain, Michel Therrien, a procédé au lancement d'une galerie d'art virtuelle: L'Espace contemporain, galerie d'art (www.lespacecontemporain.com)Ce site regroupe les œuvres de 15 jeunes créateurs québécois d'avant-garde dont quelques-unes d'une femme de Trois-Rivières. Il a comme objectif de faire découvrir autant l'histoire que les tendances actuelles de l'art contemporain. Il sert aussi de lieu d'échanges, de discussions. Une belle mission... Mais le concept et sa présentation ne réinventent pas le monde du Web. Il s'avère cependant intéressant d'avoir la possibilité d'acheter les toiles exposées, et ce, dans le confort de son foyer. Encore le côté mercantiliste de l'être humain qui refait surface? Eh bien, tant pis si c'est ça!

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Une rivière négligée?
La Mauricie est dotée d'un cours d'eau extraordinaire, la rivière Saint-Maurice. Ancrant une portion non négligeable de ses activités économiques dans le secteur touristique, la région devrait trouver les moyens de mettre en valeur cette grande richesse, et ce, sans nuire à son écosystème. Car, actuellement, les efforts semblent déployés ailleurs, à l'intérieur d'autres projets. Si les vacanciers s'arrêtent surtout dans la région lors de la pause-santé, ils ne pourraient sans doute pas résister à une escapade nautique à l'intérieur des terres de la Mauricie. Et combiné à des activités comme D'Arbre en arbre à Shawinigan, un périple sur les eaux de la plus importante rivière du territoire pourrait attirer plusieurs amateurs de plein air. Long de 560 kilomètres, le Saint-Maurice compte d'ailleurs de nombreuses réserves fauniques et parcs. Il ne reste qu'à trouver des solutions pour contourner les principaux obstacles (barrages, rapides...) qui le ponctuent. Un travail déjà effectué par l'organisme sans but lucratif Bassin versant Saint-Maurice, qui organisera une consultation publique le 27 mars afin de présenter son plan directeur traitant de l'eau et de la mise en valeur du bassin de la rivière Saint-Maurice. Renseignements: www.bvsm.ca

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Un rappel généreux
Certains commencent peut-être à en avoir assez d'entendre parler des nombreuses collectes de fonds pour COMSEP. Qu'on soit lassé ou non, de telles actions demeurent primordiales, surtout lorsqu'elles visent à remettre sur pied un organisme communautaire qui défend des valeurs de solidarité et d'entraide. C'est le juste retour du balancier. Ainsi, afin de permettre à l'organisation d'amasser les 300 000 $ nécessaires à la reconstruction de ses locaux (elle est d'ailleurs en voie d'atteindre son objectif), le Salon du livre de Trois-Rivières, la Maison Hertel-de-la-Fresnière et la photographe Claudine Juneau rappellent la tenue d'un encan ce 26 mars dès 17 h à la Maison Hertel-de-la-Fresnière. L'activité-bénéfice sera animée par Michel Chevarie, qui mettra aux enchères des ouvres signées par plus d'une quinzaine d'artistes réputés de la région. Des réalisations de Guy Bailey, Raymond Croteau, Monique Mercier et Francine Turcotte figurent parmi le lot. En organisant cet encan, ses instigateurs espèrent récolter une somme de 2000 $. Renseignements: (819) 376-5308.


18 mars 2004, 12:00
Made in Trois-Rivières<br>Trip à quatre mains!<br>De la fiction à la réalité<br>
Made in Trois-Rivières
Alors que l'industrie du disque connaît de sérieuses difficultés au Canada, Martin Grandbois se lance dans un périple des plus hasardeux: il vient de mettre sur pied Disque Musivox, une étiquette 100 % trifluvienne. Le premier artiste signé sous cette étiquette sera l'un des ex-ténors de l'humour, Louis-Philippe Beaulieu. Quoique le concept nous remplisse de fierté, il n'est pas sans laisser planer des doutes quant à sa durabilité. Le marché semble trop étroit pour que s'y greffent de nouveaux joueurs... surtout en région. Grandbois, lui, ne croit pas qu'il faille absolument avoir pignon sur rue à Montréal pour se faire un nom. Inconscience ou témérité? Sans doute un peu des deux. Mais, ce qui porte davantage à réflexion, c'est de constater à quel point les nouvelles entreprises du genre se donnent un mandat social, du moins en Mauricie. Souvent ces dernières misent sur le fait qu'elles ne veulent pas exploiter les artistes, qu'elles désirent développer des ententes qui permettent aux créateurs de toucher un montant juste pour leurs réalisations. L'intention s'avère merveilleuse. Cependant, cela est-il vraiment possible? Et si oui, pour combien de temps?

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Trip à quatre mains!
Étonnamment, l'orgue n'est pas une affaire de têtes blanches. Beaucoup de jeunes semblent intéressés à perpétuer le répertoire de cet instrument grandiose, mais difficile à maîtriser, et ce, bien que sa pratique ait seulement lieu dans les églises. Une fascination née d'une peur que ce dernier ne tombe dans l'oubli? Peut-être. Mais il y a sans doute plus que ça: un goût pour le sacré, la beauté de l'objet, sa puissance... Plus surprenant encore, Pro Organo organise, ce 21 mars à 20 h, un concert avec un couple de jeunes organistes de la région de Québec, Dominique Gagnon et Esther Clément. Lors de cette soirée, ces deux musiciens se lanceront dans un exercice assez tordu. Ils présenteront, à la cathédrale de Trois-Rivières, un concert axé sur des pièces pour orgue à quatre mains (Rutter, Merkel, Mullet, Denis Bédard, André Prévost et Jean-Philippe Soucy). Ce type de répertoire n'est joué que par peu de gens, vu sa complexité. En fait, il s'avère moins ardu d'accompagner un autre musicien que d'entreprendre une telle aventure. Le jeu du duo sera projeté sur écran géant. Tout laisse croire que les sceptiques seront alors confondus...

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De la fiction à la réalité
Après la télévision, c'est au tour de la radio de flirter avec les reality shows. Sensibilisée au besoin criant de médecins dans la région, Énergie 102,3 s'est lancée dans une opération charme de quatre semaines auprès de quatre finissants en médecine familiale afin qu'ils viennent pratiquer à Trois-Rivières. Une sorte de version maison du film de Jean-François Pouliot La Grande Séduction. Cette initiative est purement mauricienne et rappelle le rôle social que les médias ont le pouvoir de jouer dans la communauté. Contrairement aux insipides émissions de l'instantané auxquelles la télé nous a habitués, Opération séduction sert une cause juste au lieu de satisfaire un simple besoin de voyeurisme. Elle mobilise la population autour d'un point névralgique. Et chacun, touché par la situation, semble vouloir faire son bout de chemin pour que Trois-Rivières sorte enfin de la noirceur, du moins en ce qui concerne le domaine de la santé. Déjà des professionnels et des organismes ont offert gratuitement leurs services si l'un des candidats acceptait de faire carrière en région. Merveilleux! Voilà que le gros bon sens triomphe: les gens d'une région se rassemblent pour sauver autre chose qu'un pion du petit écran, c'est-à-dire la vie de ses citoyens.


11 mars 2004, 12:00
Sortir du silence<br>Pénurie de bénévoles<br>Alerte rouge au MAL
Sortir du silence
Il s'avère presque inutile de le rappeler, mais la culture bat de l'aile à Shawinigan. Depuis septembre dernier, cette dernière se fait muette, laissant toute la place aux sports et aux actuels débats politiques dans le comté de Saint-Maurice. Pendant longtemps, seule l'annonce de la mise en opération de la corporation culturelle, qui tarde à se former, aurait pu raviver l'espoir d'un plus grand dynamisme de la ville en ce qui concerne les arts et spectacles. Heureusement, le Comité de protection des œuvres d'Ozias Leduc vient mettre un peu de baume sur la situation. L'organisme, composé de membres très actifs, arrive avec deux nouvelles expositions d'envergure à l'église Notre-Dame-de-la-Présentation. Dès le 5 juin, il y présentera les Ouvres majeures de la collection L'Union-Vie, une vingtaine de tableaux d'artistes contemporains du Québec tels Riopelle et Duguay, ainsi qu'une exposition de pièces de céramique datant de la fin du XIXe siècle, en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada. Grâce à cet événement et à L'Arche de Noé, organisé prochainement à la Cité de l'énergie, Shawinigan pourrait retrouver le temps d'un été sa fierté culturelle. Croisons-nous les doigts pour que ces différentes activités créent un effet d'entraînement.

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Pénurie de bénévoles
Assistons-nous à un nouveau phénomène? Les bénévoles commenceraient-ils à souffrir de surmenage? C'est du moins le constat que nous pouvons faire à la suite de l'annonce du non-retour de la Foire agroalimentaire du Grand-Saint-Esprit. L'événement, qui aurait célébré sa 11e année d'existence cet automne, fera relâche pendant une année complète faute de relève. Les neuf membres du conseil d'administration montraient des signes d'essoufflement. Le même problème était relevé par les organisateurs du Festival de la galette de sarrasin de Louiseville en octobre dernier. En fait, il semble devenir de plus en plus difficile de dénicher des bénévoles pour organiser un événement d'envergure. Est-ce parce que les individus manquent de temps ou bien parce qu'ils trouvent inintéressant de s'impliquer dans leur communauté? À moins que cela ne constitue un effet pervers de l'exode des jeunes? Car étonnamment les deux activités se tiennent en milieu rural. Bref, il faut peut-être beaucoup plus que des campagnes de recrutement. Travailler à raviver le sentiment d'appartenance des jeunes à l'égard de leur milieu d'origine serait sans doute une avenue à emprunter pour remédier à la situation. Mais cela ne reste qu'une piste de solution...

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Alerte rouge au MAL
Le milieu des arts est inquiet. Le Mouvement pour les Arts et les Lettres (le MAL) tire la sonnette d'alarme. Représentant plus de 15 000 artistes et travailleurs culturels ainsi qu'une dizaine d'organismes, le MAL s'inquiète quant au sort qui sera réservé à la culture dans le prochain budget provincial. Le MAL évalue que déjà, le ministère de la Culture et des Communications devra gérer un trou budgétaire de 35 millions de dollars dû "à la hausse des coûts de système et à l'augmentation inévitable des budgets d'immobilisations". Du coup, il faudra couper dans les programmes et plusieurs événements artistiques risquent de disparaître. Depuis le début de l'année, le MAL mène une campagne de mobilisation. Après l'Alerte jaune (une campagne de sensibilisation) et l'Alerte orange, les membres du mouvement sont désormais passés à l'alerte rouge avec une grande manifestation qui a eu lieu mardi dernier, dans les rues de Montréal. Espérons que le message soit "clair"! Partagez vos réactions sur www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=29969. Renseignements: www.mal.qc.ca. (N. Mavrikakis et V. Quintal)


4 mars 2004, 12:00
En chute libre<br>Hors zones!<br>En avant les bibites!
En chute libre!
Il y a visiblement un manque en ce qui concerne le cinéma de répertoire à Trois-Rivières. Cette situation s'explique sans doute par des raisons financières. Seul Ciné-Campus, campé à la Salle Léo-Cloutier du Séminaire Saint-Joseph depuis 36 ans, défend encore de façon régulière cet étendard. Une bataille qu'il continue de mener même s'il est parfois à bout de souffle. Avec l'arrivée des magnétoscopes dans les années 80, l'organisme a vu la quantité de ses membres chuter. Des 10 000 adeptes qu'il comptait lors de ses débuts florissants, il n'en reste plus que 2000. Un nombre qui lui permet tout juste de demeurer en vie. Comme il ne reçoit aucune subvention, Ciné-Campus organise chaque année une soirée-bénéfice afin d'amasser quelques sous pour poursuivre son humble mission, soit offrir du cinéma de qualité autre que les grands succès du box-office. Le 12 mars, il présente ainsi La Face cachée de la lune de Robert Lepage, précédé d'extraits vidéo de la pièce de théâtre du même nom. Toute la population est invitée à la projection. Souvent, nous avons la fâcheuse habitude d'attendre qu'une organisation disparaisse pour réfléchir sur son importance. Alors avant qu'une telle chose n'arrive au Ciné-Campus de Trois-Rivières, essayons de le soutenir du mieux que nous le pouvons, car il est essentiel qu'une entreprise fasse la promotion du cinéma de répertoire dans la région. Trois-Rivières n'est-elle pas une ville d'histoire et de culture?

Hors zones!
Le jeune Complexe culturel Félix-Leclerc, connu aussi sous le nom de la Corporation de développement des arts et de la culture de Ville de La Tuque, a raflé deux nouveaux prix (le Prix Diffuseur de l'année et le Prix Initiative) lors de la récente édition du gala des Prix RIDEAU. Comble du bonheur, il s'était aussi distingué l'année dernière en gagnant le Prix Partenariat. Jamais, dans toute l'histoire de RIDEAU, association qui regroupe les diffuseurs de spectacles, un tel événement ne s'était produit, soit qu'un de ses membres remporte trois récompenses en si peu de temps. Et il semblerait qu'une seule médaille manque à la collection du complexe de La Tuque: le Prix Reconnaissance, qui souligne des années de labeur. Qu'il est rassurant de voir qu'une salle de spectacle établie dans une zone moins populeuse réussit à se démarquer sur la scène provinciale! Cela démontre que la culture n'est pas nécessairement laissée-pour-compte dans toutes les villes éloignées, qu'il y a une place de qualité pour elle, même dans un lieu que plusieurs considèrent comme le royaume du véhicule tout terrain. Finalement prise en charge par des gens dynamiques et motivés, elle a peut-être la possibilité de survivre dans toutes sortes de milieux.

En avant les bibites!
Après le projet chaotique de la Cité l'Émerillon, à propos duquel on se demande encore s'il aboutira un jour, le maire Yves Lévesque se risque maintenant à divulguer son intention de mettre sur pied un centre d'exposition d'insectes au parc portuaire. Un insectarium à Trois-Rivières? L'idée paraît intéressante, mais il manque quelques justifications avant de procéder à sa réalisation. D'abord, pourquoi une initiative autour des bibites? La région souffre assez de leur présence durant l'été que j'ai du mal à imaginer ses citoyens faire la queue afin d'aller les contempler, d'autant plus qu'il existe déjà un Insectarium à Montréal. On raconte que c'est à la suite d'une rencontre avec le chasseur d'insectes Georges Brossard, lors de la projection du film Le Papillon bleu, que l'homme de tête aurait eu cette idée. S'il avait rencontré un passionné des félins en allant voir Miaou!, aurions-nous eu droit à un musée du chat? J'ose espérer que non. Il existe sans doute un moyen pour dynamiser le parc portuaire, mais ce n'est sûrement pas l'arrivée d'une tonne de bibites qui réussira un tel tour de force. Il faudrait un projet un peu plus unique, qui répondrait vraiment aux besoins de la population.