Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Pop Culture Mauricie
Pop Culture Mauricie
February 2004 - Messages
26 février 2004, 12:00
Vision jeunesse<br>Le français, démodé?<br>À l'affiche...
Vision jeunesse
Au travail, les mots d'encouragement se font habituellement rares. Voilà pourquoi certains ont recours à la sympathique affiche d'une main photocopiée qui propose une généreuse tape dans le dos. Voulant éviter ces tristes situations et sortir de l'ombre les jeunes dynamiques âgés entre 16 et 35 ans, le Forum Jeunesse Mauricie (FJM) revient pour une quatrième année avec sa soirée reconnaissance Éclair de Jeunesse, prévue le 15 avril prochain. Un "gala" alternatif toujours bien articulé dont le président d'honneur est l'humoriste Steeve Diamond. Si un tel projet semble périlleux, le FJM réussit tout de même, le temps d'une soirée et des premiers jours qui la suivent, à faire reconnaître le potentiel de la relève (Jeune employé, Jeune employeur, Jeune bénévole, Jeune arts et culture, Jeune ambassadeur). De tels efforts méritent d'être soulignés, car peu d'organismes tournent leurs yeux vers la jeunesse, la majorité d'entre eux préférant rendre des hommages. Il est magnifique de croire que la relève a aussi droit à son petit moment de gloire, qu'il ne faut pas attendre la fin d'une carrière pour applaudir un travail bien réalisé. Vous connaissez un jeune qui est issu d'une des trois villes ou des trois MRC de la Mauricie et qui se démarque? N'hésitez pas à le mettre en nomination avant le 8 mars. C'est un geste qui peut faire la différence! Renseignements: (819) 691-4969.

Le français, démodé?
Le français est-il condamné à seulement être la langue de l'amour? Dans bien des domaines, on ne lui accorde que très peu d'attention. Par exemple, chez plusieurs jeunes musiciens, il souffre d'une impopularité alarmante. À un point tel que des formations composant en anglais sont prêtes à refuser un prix aussi important que celui d'enregistrer une chanson dans un studio professionnel, diffusée par la suite sur les ondes de la radio, tout simplement parce qu'elles doivent le faire en français. C'est du moins le problème auquel Dave Talbot, organisateur du concours amateur Les Mardis de la relève présenté chez Gambrinus, a été confronté à quelques reprises au cours des dernières éditions. Un fait assez désolant quand on sait que les autres groupes qui se rendaient en finale excellaient dans la langue de Molière. Mais, au fond, qu'est-ce qui rend le français peu attirant? Sa complexité, son manque de rythme ou bien le fait qu'il limite une carrière internationale (ce qui se révèle totalement faux, les marchés européens et asiatiques ouvrant de plus en plus leurs portes à la musique québécoise)? Cette année, Dave Talbot a pris les grands moyens: il a ajouté une clause qui oblige les gagnants à enregistrer en français à l'intérieur du formulaire d'inscription. Comme quoi des lois s'avèrent souvent nécessaires!

À l'affiche...
Doit-on se réjouir ou s'attrister du retour, après 50 ans, d'un cinéma dans la municipalité de Pierreville? L'idée, au premier abord, paraît extraordinaire: elle permet à une population rurale, qui devait parcourir une trentaine de kilomètres pour se rendre au complexe le plus proche (Sorel ou Drummondville), de profiter de projections de films dans son milieu. Mais, selon moi, cette excellente nouvelle en cache une autre un peu plus amère. Car l'arrivée de ce fameux cinéma se fait à l'intérieur du Vieux Théâtre de Pierreville qui, il n'y a pas si longtemps, se présentait comme un diffuseur de spectacles. Essuyant des pertes financières, l'entreprise non subventionnée a dû revoir sa mission. Voilà pourquoi elle s'est tournée vers de nouveaux champs d'activité: la location de salle et la mise sur pied d'un cinéma. Serait-ce que la culture ne peut survivre en dehors des zones urbaines ou bien que les citoyens ne prennent pas assez soin de leurs richesses culturelles? Bref, l'épisode du Théâtre de Pierreville annonce-t-il tranquillement la mort d'autres salles de spectacle établies en périphérie des villes importantes de la Mauricie? Malgré tout, l'initiative du cabaret de Pierreville, qui a su s'adapter au marché, demeure très louable. D'autant plus qu'il présentera autant des succès cinématographiques que des films de répertoire, dont La Face cachée de la lune de Robert Lepage.


19 février 2004, 12:00
L'art qui sauve<br>Petit accent français<br>Sur l'heure du lunch
L'art qui sauve
C'est étonnant de voir à quel point la population se mobilise afin d'aider COMSEP à se reconstruire. Dans la communauté culturelle de Trois-Rivières, les activités-bénéfice ne cessent de se multiplier. Des gestes qui permettent de croire à nouveau en la solidarité humaine... La photographe Claudine Juneau s'inscrit dans cette belle vague d'entraide. À la suite de l'incendie qui a ravagé les locaux de l'organisation à caractère social, elle a décidé de faire sa part et d'organiser une exposition-bénéfice. Elle reprend donc des œuvres de son photo-documentaire Salud Cafe! prises au Café COMSEP, auxquelles s'ajoutent des clichés inédits. Le projet, intitulé L'art peut-il servir à quelque cause?, est présenté jusqu'au 16 avril à la Maison Hertel-de-la-Fresnière de Trois-Rivières. Vers la fin mars, une collection de créations d'artistes du territoire (Guy Bailey, Fontaine Leriche et Raymond Croteau, entre autres) s'y greffera. Celles-ci serviront de "nourriture" pour un encan silencieux dont les profits iront à COMSEP.

Petit accent français
Si la programmation hivernale de la salle de spectacle du Centre des arts de Shawinigan manque un peu de texture, son centre d'exposition se targue d'un impressionnant dynamisme. Il revient d'ailleurs pour une cinquième année consécutive avec une thématique mettant en vedette un pays. C'est pourquoi, du 20 février au 28 mars, ses salles prendront un petit accent français. Outre une activité spéciale sur l'histoire du vin le 7 mars, l'événement présente trois expositions différentes, dont Tendances françaises, qui regroupe les œuvres d'artistes contemporains de Bordeaux, et Mille et une fragrances, une production maison destinée à faire découvrir l'univers du parfum (son histoire, sa création, l'art du flaconnage et les gammes actuelles de parfum). Pour connaître une autre culture tout en restant chez soi.

Sur l'heure du lunch
La fermeture temporaire de la Maison de la culture de Trois-Rivières aura eu du bon, du moins pour les amateurs de culture. Car, quoique la situation ait causé quelques casse-tête aux organismes qui y logeaient, elle les a aussi obligés à faire preuve de créativité et à fréquenter de nouveaux espaces. Amputé d'une salle de spectacle qu'il utilisait souvent pour ses différents récitals, le Conservatoire de musique s'est ainsi associé au Musée québécois de culture populaire afin de présenter une toute nouvelle série de concerts, qui a commencé le 11 décembre dernier: les Lunchs musicaux. Au dire de la maison d'enseignement, le concept fonctionne plutôt bien. Des tables ont même dû être ajoutées lors de la dernière représentation pour accueillir toutes les personnes qui s'étaient déplacées. Rien d'étonnant, puisque le Conservatoire comble un besoin: il rend agréable l'heure du dîner en présentant gratuitement (contribution volontaire) des concerts de qualité tout en invitant le public à trimbaler son goûter. Le prochain concert aura lieu ce vendredi 20 février, de midi à 13 h. Il mettra en vedette deux professeurs de l'institution, la pianiste Denise Trudel et le violoncelliste Jean-Christophe Guelpa. Ils interpréteront la Sonate pour violoncelle et piano de Sergueï Rachmaninov, en plus de commenter leur programme. Pour connaître toute la programmation des Lunchs musicaux: www.culturepop.qc.ca.

12 février 2004, 12:00
Ligue d'improvisation de Paris<br>Sébastien Deshaies<br>Festival du pic à glace
Style parisien
C'est toujours touchant de voir des cousins de longue date effectuer un rapprochement, surtout lorsque la scène laisse une large place à l'inattendu... Fait exquis, une équipe de la Ligue d'improvisation de Paris quitte ses pénates afin de venir se mesurer à la Ligue d'improvisation mauricienne. Une première pour la formation française, qui se déplacera aussi à Montréal, à Québec, à Victoriaville et à Jonquière. Ainsi, la rencontre entre les deux ligues dévoilera au grand jour une manière de jouer propre à chacune des deux cultures. Le match se déroulera le 15 février, dès 20 h, au Maquisart. L'équipe de Trois-Rivières sera alors composée de Martin Francoeur, de Marie-Andrée Leduc, de Philippe Gauthier et de France Levasseur.

Incompris!
Méconnue, boudée pour son apparence trop pop, la guitare classique se couvre encore de marginalité. Sébastien Deshaies, dernier élève à avoir été inscrit au Conservatoire de musique de Trois-Rivières dans cette discipline, en fait cependant son étendard depuis quelques années. Il raconte que l'étiquette s'avère souvent amusante à porter, plusieurs croyant qu'il fait partie de la nouvelle vague de chanteurs qui savent gratter seulement deux ou trois accords. Mais, le commentaire le plus farfelu que le jeune homme ait entendu se révèle celui d'une personne persuadée que sa guitare était un violoncelle! Le 14 février, le musicien profitera d'une invitation de La Pierre angulaire de Saint-Élie pour réconcilier, une fois de plus, le public avec la guitare classique. Il concoctera un programme axé sur les émotions et le romantisme au cœur duquel se listeront des pièces latino-américaines. Une belle découverte!

Trip de glace
Ce ne sont pas des fanatiques du film Basic Instinct, mais bel et bien des amateurs de plein air qui se rassembleront, les 14 et 15 février, pour le cinquième Festival du pic à glace. Orchestré sur les terrains de Maïkan Aventure à Trois-Rivières, en bordure de la rivière Saint-Maurice, l'événement donnera sans doute quelques sueurs froides aux spectateurs des deux compétitions d'escalade de glace, soit la Coupe du Québec (troisième étape) et la Coupe Maïkan Aventure (challenge amical). À moins qu'une température aussi peu clémente que celle de l'an dernier les fasse fuir... Deux jeunes de la région, Christian Girouard et Thierry Dufour, participeront à l'importante Coupe du Québec et s'attaqueront ainsi à la chandelle de glace du site, l'une des plus hautes structures artificielles au Québec. Les deux jours d'activités seront pimentés d'un diaporama des meilleurs grimpeurs de glace du Québec, présenté le 14 février Chez Gambrinus, et d'une initiation gratuite à ce sport extrême, le 15 février dès 9 h. Rien de mieux pour satisfaire une carence en sensations fortes!


5 février 2004, 12:00
À la maison!<br>Rats de laboratoire<br>De bonnes causes
À la maison!
Pour une flopée de musiciens, Montréal apparaît comme un incontournable. Adoptant une pensée sans doute marginale, le jeune auteur-compositeur-interprète de Saint-Tite François Désaulniers a fait le pari de vivre de sa passion en région. De retour en Mauricie depuis deux ans, le guitariste, qui a une formation en littérature et en création théâtrale, visite ainsi les petites salles du territoire, comme La Pierre angulaire à Saint-Élie-de-Caxton. Il s'arrêtera le 6 février au Conseil des arts et de la culture de Shawinigan et interprétera 23 de ses compositions. Quelque peu influencé par le travail de son comparse, le bassiste Sébastien Saliceti, l'artiste multidisciplinaire a développé un répertoire aux sonorités jazz qui mêle la chanson française et humoristique.

Rats de laboratoire
Les cyberrelations sont un phénomène en pleine expansion. En seulement deux ans, près de deux millions de sites Internet utilisés à cet effet se sont ajoutés aux quelque 2000 existants, raconte la psychologue Guylaine Bouchard, responsable de recherche à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Un accroissement monstre! Si ce type de fréquentation est devenu monnaie courante, les études sur le sujet demeurent quasi inexistantes. Le Laboratoire de psychologie du couple de l'UQTR devient donc pionnier dans le domaine, alimentant depuis septembre dernier, sous la direction du professeur Yvan Lussier, une recherche sur les relations intimes sur le Net. Bâtie autour de trois (et bientôt quatre) questionnaires, celle-ci vise entre autres à dresser un portrait des utilisateurs. Curieusement, la réponse de la population s'avère très satisfaisante. Pour participer à l'étude: www.uqtr.ca/cybercouple.

De bonnes causes
Les gens de la Mauricie se sentent-ils l'âme généreuse? Au cours des prochaines semaines, des spectacles-bénéfices se succéderont sur les deux principales scènes trifluviennes. D'abord, l'artiste Corneille se produira le 6 février au Maquisart afin de sensibiliser les jeunes contre le piratage et d'amasser des fonds pour l'organisme Sidaction Mauricie. Deux causes qu'il défend depuis toujours. Quatre formations dont deux de la région (DJ Sugar Web et Hom'de Ground) réaliseront la première partie du show, qui sera entrecoupé de capsules sonores laissant la parole à des intervenants reliés à l'une des deux thématiques. Puis le 8 mars, dans le cadre de la Journée internationale de la femme, la Maison Carignan, un centre de thérapie et de désintoxication, orchestrera une soirée qui rassemblera une brochette de personnalités connues à la salle J.-A.-Thompson: Marie-Chantal Toupin, Breen Leboeuf, Laurence Jalbert et Dan Bigras. Finalement, le 10 mars, près d'une dizaine d'artistes de la région se réuniront de façon bénévole pour donner un coup de main à l'organisme COMSEP, qui a récemment vu ses quartiers généraux rasés par les flammes. Ce spectacle organisé par l'équipe du Maquisart s'articulera entre autres autour de Fabiola Toupin, François Cossette et Stéphane Larivière. Véritable magicien, Jacques Crête s'occupera de la mise en scène de la soirée, qui sera ponctuée de quelques surprises. Les billets sont vendus au coût de 25 $. Tout l'argent récolté sera remis à l'organisme communautaire de Trois-Rivières pour qu'il se refasse une santé.