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Mon bilan culturel de 2008
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Voici un retour des plus subjectifs sur les événements culturels de 2008 en Estrie.
Des shows et des souvenirs
Mon meilleur spectacle de l'année, je l'ai vécu au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke grâce au chorégraphe belge Wim Vandekeybus et à Ultima Vez. Cette compagnie de danse fêtait ses 20 ans de création avec Spiegel (qui signifie «miroir»), un show rétrospective ultra intense et délirant. J'ai été marqué par cette chorégraphie dans laquelle les danseurs se lançaient des briques. J'en ai encore le frisson...

Côté musique, je garde un merveilleux souvenir de la première venue au Téléphone Rouge du groupe montréalais Plants and Animals. C'était euphorique et magique! Du folk progressif qui m'a fait danser et chanter en chœur avec une foule en transe!
Et que dire du passage de Mickaël Furnon, alias Mick est tout seul, au Théâtre Granada. Ce gars-là est une icône de la nouvelle chanson française et on l'a eu pour nous tout seuls le temps d'une soirée parfaite. Mémorable!
La plus grande découverte revient à l'humoriste André Sauvé, qui a brisé la glace avec son premier one man show au Vieux Clocher de Magog. Avec lui, on ne comprend pas tout, mais c'en est jouissif.
Sherbrooke-in
En Estrie, l'année musicale a été marquée par ces formations originaires de Sherbrooke et installées à Montréal (Misteur Valaire, La Patère Rose, Half Baked, Le Roi Poisson...) qui se disent de la scène Sherbrooklyn. Jamais on n'avait autant entendu parler des groupes de la scène sherbrookoise dans la presse québécoise. Est-ce que la hype était justifiée? Sûrement pas, mais on s'en fout.
Sans rien enlever à ces formations, il faut avouer que Sherbrooklyn n'est que la pointe de l'iceberg, car les bands à surveiller en 2009 résident encore à Sherbrooke. On n'a qu'à penser au Banjo Consorsium qui a rempli le Théâtre Granada au cours de l'été, à Pete Möss qui représentera le Québec à Nashville l'hiver prochain, et à Jake and the Leprechauns qui lançait à l'automne le meilleur album de la scène locale en 2008.
Mis à part Dactylo Fidelity et Les Chevettes, peu de groupes ont émergé de belle façon en 2008. Ce fut donc une petite année en ce qui a trait aux découvertes musicales. J'en espère davantage de 2009.
Voici mon top 5 des disques de la scène locale:
1- Jake and the Leprechauns - A Long Dash (Followed by Ten Seconds of Silence)
2- Half Baked - Sings the Century of Foam for Your Pleasure
3- Pete Möss - Presents Sober on Strike Episode 3
4- Dactylo Fidelity - Pièces de résistance
5- Le Roi Poisson - EP #1
ex æquo avec Welwitschia - Welwitschia
Un an au Centre
C'est le Centre des arts de la scène Jean-Besré qui a marqué l'année théâtre en Estrie. Tout au long de 2008, les compagnies théâtrales sherbrookoises ont pu bénéficier de ces nouveaux locaux. On a déjà commencé à constater que de bonnes conditions de travail permettent à nos artistes d'en arriver à des productions de qualité supérieure. Caribou d'André Gélineau, la dernière création des Turcs gobeurs d'opium, en est un bel exemple. Il faudra attendre 2009 pour voir Le Sourire de la morte d'André Ducharme, la nouvelle pièce du Double Signe qui s'annonce d'ores et déjà comme un grand cru.
2008, c'est également la réjouissante production Tante T du Petit Théâtre de Sherbrooke, le 10e anniversaire du Théâtre des petites lanternes, ainsi que la belle idée de présenter du théâtre d'été au Vieux Clocher de Sherbrooke. Des pièces comme Huit Femmes, on en prendrait chaque été!
Art paradisiaque
Mon année en arts visuels fut marquée par la venue de l'installation The Paradise Institute des artistes Janet Cardiff et George Bures Miller à la Galerie d'art de l'Université de Sherbrooke. Une salle de cinéma «trompe-l'œil» aménagée dans une immense boîte de bois qui nous a fait vivre un suspense onirique. Génial!
Sinon, j'ai aimé Salut Lemoyne! au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Quelle belle rétrospective de l'œuvre du regretté Serge Lemoyne!
Au rayon des découvertes, la peintre sherbrookoise Joanna Chelkowska part avec la palme d'or. J'ai adoré tous les tableaux et dessins de La République des rêves, son exposition présentée à la Nef.
Mon top 5 CD anglo
1- Bon Iver - For Emma, Forever Ago
2- Plants and Animals - Parc Avenue
3- Fleet Foxes - Fleet Foxes
4- She and Him - Volume One
5- The Dears - Missiles
Mon top 5 CD franco
1- Alain Bashung - Bleu pétrole
2- Karkwa - Le Volume du vent
3- Chocolat - Piano élégant
4- Alexandre Désilets - Escalader l'ivresse
5- Philippe B - Taxidermie
En vrac...
Mon livre de 2008: Poèmes du traducteur de Michel Garneau
Mon film québécois de 2008: Le Banquet de Sébastien Rose
Bon, j'arrête là. Sans rancune, 2008.
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The Banjo Consorsium: spectacle en janvier et nouvel album en février
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On peut lire sur la page MySpace du Banjo Consorsium que le prochain album de ce groupe sherbrookois sortira le 3 février 2009. Intitulé A Remixed One, ce nouvel opus consiste en une version remixée (on s'en doute...) du disque A Turning One. Plusieurs artistes de la musique électronique ont participé au projet: Oen Sujet, Millimetrik, Pheek, Akido, Stephen Beaupré, Apjiw, Frivolous, Vitaminsforyou, LeCantin, Offthesky et Color Cassette.
Les spectacles de cette formation au son folktronique sont toujours très courus à Sherbrooke. Le prochain sera au Théâtre Granada le samedi 17 janvier 2009 à 20h30.

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Inscriptions pour la Course Estrie 2009
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Si «tu as du film au ventre», c'est le temps de t'inscrire pour la prochaine édition de la Course Estrie. Pour les cinéastes en herbe, il s'agit d'une belle occasion pour réaliser des films dans un cadre professionnel en plus de recevoir une formation de l'INIS. Allez au courseestrie.com pour tous les détails. Vous avez jusqu'au 6 avril pour vous inscrire.

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Jake and the Leprechauns recommandé par CD Baby
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A Long Dash (Followed by Ten Seconds of Silence), le plus récent disque du groupe folk-rock sherbrookois Jake and the Leprechauns, se retrouve parmi les «editor's picks» de CD Baby, un important magasin virtuel de musique indépendante. Voici la critique:
«Take a bit of Sufjan Stevens, a taste of Wilco, and a smattering of My Morning Jacket, and filter it through a Quebecois group of multi-talented musicians and you get this admirable new album from Jake and the Leprechauns. It's filled with great songs and singing, impeccably recorded by Arlen Thompson (of Wolf Parade), and the band, and mixed by Mark Lawson (Arcade Fire, Islands, Beirut).»

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Dans les bas-fonds, tout est bon
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Cette semaine, j'ai visité les bas-fonds de Sherbrooke... et j'ai aimé ça! Plus underground que ça, tu meurs (quoique six pieds sous terre, ce n'est pas si creux que ça). En fait, il s'agit d'un endroit situé en plein cœur du centre-ville qui se compare à la caverne d'Ali Baba tellement l'allure extérieure ne laisse aucunement présager des trésors qui se trouvent à l'intérieur. De plus, il faut savoir comment y pénétrer. Pour y arriver, pas de mot de passe ou de cerbère de la porte à courtiser, mais un escalier à descendre au 50, rue Wellington Nord.

Ouais, je suis allé faire un tour à l'ouverture de Boquébière. Tous les jours de la semaine, je passe devant un trou béant qui cache le seul «local sous-terrain» du centre-ville, aujourd'hui occupé par cette nouvelle microbrasserie où l'on peut boire et casser la croûte. J'étais donc curieux de voir ce que les propriétaires de cette coopérative en avaient fait... tout en buvant un pot ou deux.
Menu d'audace
C'était audacieux d'installer un commerce à cet endroit, mais je crois que ça en valait le coup. Le local est grand en plus d'être fonctionnel. Les planchers de béton donnent un look industriel, soutenu par l'éclairage et les couleurs du décor. Le bois du bar et des tables conçus par un ébéniste du coin amène quelque chose d'organique à l'ensemble. En guise de façade, une porte de garage vitrée qui sera des plus utiles lors de la saison chaude. Sur les murs, des boîtes de lumière de l'artiste sherbrookoise Isabelle Gilbert sont joliment mises en valeur (voilà qui ravit l'amateur d'art que je suis).
En consultant le menu, on comprend rapidement que Boquébière cherche à mettre en valeur les produits de la région afin de s'y enraciner. C'est le terroir dans toute sa splendeur, sans la connotation «cabane à sucre». La charcuterie, le pain, le fromage, la tisane... tout provient des Cantons-de-l'Est. Plusieurs commerçants du centre-ville ont également été mis à contribution, comme La Brioche Pralinée et Choco-là. Même les t-shirts des employés de Boquébière viennent de glori.us, la boutique voisine. C'est beau à voir toute cette entraide. Je suis d'avis que le salut du centre-ville de Sherbrooke passe par cette complicité entre commerçants.
Bières locales
Et la bière dans tout cela? Eh bien, elle est foutrement bonne! La blonde se boit à gros goulots et la noire a tout un caractère avec son goût fumé (il y en a d'autres, mais je voulais me rendre chez moi sain et sauf). Les recettes du brasseur Michaël Parent ne dérogent pas de l'idée de départ: le plus d'ingrédients possible proviennent de la région. Ainsi, on n'utilise pas de sucre dans les bières de Boquébière, mais du sirop d'érable ou du miel, car on en produit dans les Cantons-de-l'Est. Voilà qui est noble!
Les propriétaires de cette coopérative jouent sur un terrain différent de celui des autres microbrasseries du centre-ville (Le Siboire et La Mare au Diable), car ils ont un permis de brassage industriel qui leur permettra d'embouteiller et de distribuer leur doux breuvage.
Ainsi, même si je pourrai avoir des bières de Boquébière dans mon frigo, je crois bien que j'irai souvent faire un tour dans les bas-fonds de Sherbrooke... Il a un je-ne-sais-quoi du feu bar Les Graffitis, ce local. Longue vie à Boquébière.
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Un air de ruine-Babine
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Désolé de faire mon rabat-joie, mais je me suis plutôt ennuyé en allant voir Babine au cinéma hier. C'est un bel univers, mais vraiment pas un grand film. J'avais parfois l'impression d'écouter un long épisode de L'auberge du chien noir... mais avec une petite dose de fantastique. Tout de même, j'ai aimé le jeu de quelques comédiens (on réussit à croire au Babine de Vincent-Guillaume Otis).

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L’Estrie en technicolor
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Cette saison, le milieu culturel des Cantons-de-l'Est occupe une place assez intéressante au petit écran. Ce n'est pas souvent le cas; les émissions faites en région ont une durée de vie plutôt variable. C'est un peu comme la toute première neige, il faut en profiter pendant que ça passe....
Avez-vous visionné Sortir à Radio-Canada Estrie? Je suis tombé sur cette émission à quelques reprises. Ça passe tous les jeudis à 18h30. La pétillante Anick Moulin anime ça de très belle façon. J'aime qu'elle reçoive un seul artiste par émission. Cela permet une longue entrevue et la discussion va plus en profondeur qu'à l'habitude, un peu comme dans The Hour, un super talk-show du réseau anglophone de Radio-Canada, animé par l'incroyable George Stroumboulopoulos (duquel je suis un fan).
Je me rappelle en avoir beaucoup appris sur Stéphane Laforest, le chef de l'Orchestre symphonique de Sherbrooke, lors de son passage à Sortir. Même chose pour Cœur de pirate qui était là la semaine dernière. Ainsi, malgré que ce ne soient pas tous les aspects de cette émission qui m'enchantent, je suis bien content qu'elle soit produite en région et j'espère qu'elle est là pour rester.
La Course au petit écran
Je suis également plutôt enthousiaste par rapport à un autre projet télévisuel qui donnera une certaine visibilité aux Cantons-de-l'Est ainsi qu'à sa vitalité culturelle. Dès le samedi 13 décembre à 22h30, le Canal Vox diffusera sur son réseau national une série de sept émissions sur les participants de la Course Estrie 2008. Cette compétition amicale qui donne la chance à de jeunes cinéastes de faire des courts métrages sur les différentes MRC de la région passe donc du grand au petit écran. Ainsi, la Course Estrie ne se limite plus à un sprint estival, c'est devenu un marathon qui s'échelonne sur toute l'année!

Chaque émission d'une demi-heure portera sur un candidat et, par le fait même, une MRC. On pourra y voir le documentaire et la fiction tournés par le cinéaste en herbe au cours de l'été 2008. Les films seront commentés par des gens de renom du milieu du cinéma québécois (Michel Brault, Hugo Latulippe, Philippe Falardeau...) qui ont été jumelés aux participants. Ceux-ci ont été filmés «à chaud» alors qu'ils recevaient les critiques de leur «parrain». Ça occasionne de beaux moments de télévision.
Rock Laflamme et Charles Muzard (un ancien participant de la Course Estrie) ont réalisé les émissions et c'est Geneviève Côté qui s'est chargée de l'animation. Le résultat a beaucoup de gueule!
Saga
Cette même Geneviève Côté anime depuis quelques semaines une nouvelle émission en partie culturelle sur les ondes de TQS Estrie. Ça se nomme Le Reflet de l'Estrie. J'aurais bien aimé pouvoir vous en parler, mais l'émission est diffusée le dimanche à 9h30... et moi, je dors encore à cette heure.
Cette diffusion matinale me fait penser à l'histoire du roman Saga de Tonino Benacquista, dans laquelle un feuilleton diffusé à une heure pas possible devient un véritable culte. Je souhaite le même engouement pour Le Reflet de l'Estrie, mais le plus simple serait de déplacer cette émission à une heure plus convenable...
AGENDA /
Oubliez le magasinage et allez voir un spectacle. Voici quelques suggestions:
- La Ligne orange de Mes Aïeux mène au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke ce jeudi 11 décembre à 20h.
- Le samedi 13 décembre à 20h, le Carole Therrien Trio (qui comprend Alain Bédard et Yves Léveillé, rien de moins) sera à La Caravane de North Hatley.
- Les Cowboys Fringants donnent une ultime supplémentaire au Vieux Clocher de Sherbrooke le 13 décembre à 20h30.
- De merveilleux conteurs offriront leurs histoires de Noël le 13 décembre à 20h à la salle de Littorale.
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Isabelle Boulay: à Sherbrooke le 21 février
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Isabelle Boulay sera au Théâtre Granada le 21 février avec son spectacle Ta route est ma route. Réservez vos billets rapidement car les sièges seront réservés pour ce rendez-vous avec la grande gagnante du gala de l'ADISQ 2008.

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La pop romantique de Sébastien Lacombe
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Sébastien Lacombe était en spectacle à la petite salle du Vieux Clocher de Sherbrooke mercredi dernier. J'y suis allé un peu à reculons car je ne connais pas beaucoup cet auteur-compositeur-interprète, mais j'étais apte à la découverte en cette soirée plutôt froide. Je me suis donc joint à la belle petite "foule sentimentale" qui occupait toutes les tables de l'endroit au style cabaret.
Il a plusieurs très belles chansons à son répertoire ce Sébastien Lacombe. On reconnaît facilement ses extraits radio; il en a quelques-uns. À certains moments, il me faisait penser à Daran, mais en beaucoup moins rock. C'est une pop romantique qu'il nous a offert. Le potentiel est grand. En spectacle, c'était un peu «coincé» par moment, mais il n'y a rien qui grince... à part cette reprise de Leonard Cohen.

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Le nouveau Future Shop ouvre ses portes et propose des surprises
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Si un geek sommeille en vous (il n'y a pas de honte à ça), vous savez sûrement déjà que c'est aujourd'hui que le nouveau Future Shop ouvre ses portes au 3450, boulevard Portland à Sherbrooke. On parle d'un espace 50% plus grand.
Les célébrations de réouverture durent toute la fin de semaine. Il y a des offres pour les premiers clients, des rabais, des concours et la chance de rencontrer des célébrités (showbizzzz!). Marie-Chantal Toupin signera des autographes ce vendredi à partir de 18h. Dimanche à 14h, ce sera au tour de Carey Price du Canadien de Montréal.
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Cœur de Pirate: Sherbrooke vogue avec Béatrice Martin
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Hier, ce n'était pas la rentrée sherbrookoise de Cœur de Pirate. C'est l'été dernier lors du OFF Fête du lac qu'on a pu voir Béatrice Martin pour la première fois au Téléphone Rouge. Il y a quelques mois, disons qu'elle n'avait pas livré la marchandise. Il fallait être mentaliste pour entendre son filet de voix. De plus, son arrogance ne la rendait aucunement sympathique. Mettons ça sur le dos de l'immaturité et d'une certaine gêne.
Ce jeudi 4 décembre, on a eu droit à un tout autre spectacle. La salle de spectacles était remplie comme jamais; le Téléphone Rouge était visiblement trop petit pour contenir le phénomène. Avec un album qui se vend bien et une belle visibilité médiatique, la chanteuse a su trouver son public.
Sur scène, Béatrice Martin affichait plus de confiance et sa voix portait davantage. Elle réussissait même à faire rire la foule avec ses petites anecdotes. J'étais épaté de voir toutes ces jeunes filles chanter les paroles des pièces qu'on retrouve sur l'album. On dirait bien qu'elles sont plusieurs à se reconnaître dans les histoires d'amour adolescent de Béatrice Martin.
J'ai aimé Pour un infidèle chanté en solo (sur l'album, elle interprète cette chanson avec Jimmy Hunt de Chocolat) et C'était salement romantique était vachement bien en rappel.
Oui, Cœur de Pirate a une place de réservée sur le quai sherbrookois. Parions qu'elle viendra nous piller assez souvent au cours de la prochaine année.

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The Beach Boys: vente de billets reportée
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En raison d'un conflit d'horaire, il se peut que le spectacle des Beach Boys prévu le jeudi 16 juillet 2009 dans le cadre de La Fête du Lac des Nations soit remis au vendredi 17 juillet. C'est pour cette raison que la vente des billets du spectacle est reportée.
Sachez que seuls les festivaliers qui désirent assister uniquement au spectacle des Beach Boys devront faire l'achat de ce billet de spectacle. Tous les gens qui détiendront leur passeport 2009 pourront assister au spectacle, sans se procurer un billet à part.

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Archi-taxi
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Ce n'est même pas moi qui ai abordé le sujet. J'étais dans un taxi qui me menait tranquillement (mais sûrement) à un garage situé aux confins de Sherbrooke où ma rutilante se faisait chausser pour l'hiver. Le chauffeur et moi surfions avec aisance d'un sujet à l'autre; nous étions devenus les «meilleurs amis du monde». Alors que l'ambiance était à son paroxysme, il me fit la déclaration suivante: «Les architectes sherbrookois n'ont vraiment aucune originalité.» Disons que ça a créé un froid... et mis un terme à notre «idylle». J'aime que mes amis chauffeurs de taxi y aillent de généralisations disgracieuses, mais étant un ambassadeur de la reine des Cantons-de-l'Est, je me suis senti piqué au vif, d'autant plus que j'ai beaucoup de respect pour quelques architectes sherbrookois.
Au lieu de débarquer tout de go d'un véhicule en marche, je lui ai demandé (avec un peu d'émotion dans la voix) quelle construction il avait en tête pour y aller d'une telle affirmation. Mon chauffeur faisait référence à la nouvelle pharmacie au coin de King et de Jacques-Cartier. Il est vrai que cet édifice ne fait pas l'unanimité avec ses murs de briques qui sont situés trop près des trottoirs. Je suis d'accord qu'il aurait été intéressant d'offrir autre chose qu'une «masse beige» aux abords du carrefour le plus achalandé en ville. Ça manque de finesse...
La réconciliation fut donc possible à bord du taxi. J'ai finalement laissé un bon tip...
Prix d'architecture
Pour la petite histoire, sachez que j'ai répliqué à mon conducteur qu'il devrait mettre le blâme non pas sur les architectes, mais sur tous ceux qui leur mettent des bâtons dans les roues. Ça prend plus d'une autorisation avant qu'un projet sur papier se concrétise. Ils sont plusieurs à mettre leur nez dans le boulot de ces artistes du 3D et à exiger des modifications. Ça doit être des plus frustrant! Les prétextes sont souvent rationnels et objectifs (des budgets à respecter par exemple), mais parfois ils sont plutôt subjectifs (comme l'harmonisation avec l'architecture déjà en place). Les architectes se doivent donc d'être vaillants et convaincants s'ils veulent que leurs idées se matérialisent sur les chantiers de construction.
La Ville de Sherbrooke a justement décidé de célébrer la crème de ses architectes en instaurant les Prix d'architecture sous la présidence de l'historien Jean-Pierre Kesterman. Très belle idée! Il y a plusieurs catégories et différents critères d'admissibilité. Le 6 février 2009, on connaîtra les lauréats parmi nos artisans du bâtiment.
J'espère que cette célébration des réalisations architecturales à Sherbrooke amènera un désir encore plus grand de contemporanéité dans les nouvelles constructions. C'est bien beau d'avoir un patrimoine et de vouloir le conserver, mais je crois que la fierté des Sherbrookois à l'égard de l'architecture de leur ville va de pair avec une certaine audace.

AGENDA /
Des idées de sorties? En voici quelques-unes:
- L'ingénue Cœur de pirate sera au Téléphone Rouge ce jeudi 4 décembre à 21h30.
- L'hétérogène Chœur des sangs mêlés montera sur la scène du Tremplin le vendredi 5 décembre à 20h.
- La formation Lurons Lurettes chantera Noël à la Maison des arts et de la culture de Brompton le dimanche 7 décembre à 11h.
- Allez faire un tour au Festival de la BD de Cowansville; ça se termine le 7 décembre.
- ...Et n'oubliez pas d'aller voter le 8 décembre!
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The Banjo Consorsium sur une nouvelle compil allemande
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Le groupe sherbrookois The Banjo Consorsium se retrouve à nouveau sur une compilation européenne. C'est sur le site allemand Phlow, un weblog sur la musique offerte gratuitement sur le net, qu'il est possible de télécharger la compil Fall is for Lovers - A Collection Of Catchy Pop Tunes. On y retrouve la chanson Grizzly du Banjo Consorsium, un groupe au son qu'on qualifie de folktronique.
C'est cet hiver que devrait paraître le prochain album du Banjo Consorsium, A remixed one. Il s'agira une version remixée du disque précédent, A turning one.

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