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C'est le temps des vacances...
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C'est à mon tour de prendre des vacances! Je serai de retour au bureau (et sur ce blogue) le 18 août. Tout de même, le prochain Voir Estrie sera distribué le jeudi 7 août.
Hum... Quelle sera la première activité de mon congé? Boire un mojito! Yé!
À bientôt!

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Aquart: art liquide
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L'événement Aquart est de retour cet été. Les 2 et 3 août, la carrière Flintkote de Thetford Mines se transformera en galerie d'art sous-marine au grand plaisir de ceux qui aiment l'art et la plongée. À la surface, il y aura également quelques spectacles (bien au sec cette fois). Tous les détails au www.aquart.ca.

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Mon étiquette, c’est ma mobylette
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Il n'y a pas si longtemps de cela, je faisais l'éloge de la vie de piéton à Sherbrooke dans cette chronique. Au risque de vous décevoir (et de perdre toute crédibilité), je dois avouer que j'ai mis mes bonnes habitudes de marcheur au rencart le temps d'une journée. On m'a offert une opportunité et j'ai cédé à la tentation (je suis parfois un gars facile...). Tel un junkie, j'ai goûté au vice et maintenant, j'en veux davantage. Plus précisément, la (très vilaine) compagnie Yamaha m'a prêté une mobylette de marque Vino (objet du démon à l'allure vintage) pour 24 heures et j'ai aimé ça...
Ce fut une journée bien remplie. Je suis allé montrer mon nouveau bolide à tous les copains aux quatre coins de la ville. Je me suis intentionnellement perdu dans le labyrinthe du campus de l'Université de Sherbrooke pour ensuite retrouver mon chemin jusqu'à la sortie. J'ai grimpé tous les niveaux des deux «monstres» du centre-ville (je parle ici des affreux stationnements à étages) pour ensuite redescendre jusqu'en bas. J'ai visité des quartiers que je ne connaissais pas et découvert de splendides parcs municipaux (je ne vous dis pas où ils se trouvent car je les garde pour moi). J'ai monté la côte King à la vitesse maximale (environ 35 km/h) et je me sentais le roi du monde (lorsque je descendais la même côte à une vitesse plutôt minimale, je me sentais un peu moins téméraire, mais bon...). Que d'aventures pour 5 ou 6 $ d'essence...
Pour être honnête, j'ai plus qu'aimé ça. Je compte bien me procurer une mobylette dans un avenir proche. Je devrais peut-être prioriser le vélo, mais je capitule face aux côtes sherbrookoises. C'est donc le début d'une dépendance... mais celle-ci n'est pas bien vilaine. Au contraire.
J'ai cet ami qui habite en périphérie de Sherbrooke. Lui et sa copine se partagent une voiture et un joli scooter. Sur le plan écologique et économique, c'est assurément mieux que deux automobiles. Tout le monde est heureux avec la combine... même leur fiston, qui voit le bolide comme un gros jouet. L'hiver, c'est l'autobus, la marche ou une coordination des horaires pour que toute la famille soit à temps au boulot... et à la garderie. Et ça fonctionne.
Nous serons plusieurs Sherbrookois à repenser notre mode de transport cette année. Dès le printemps prochain, je crois qu'il y aura de plus en plus de scooters dans nos rues. Un concessionnaire me disait que la mobylette est devenue un item familial: les adolescents l'utilisent tout comme papa et maman. Le prix de l'essence monte et les mœurs changent à leur tour.
Je ne pensais jamais dire cela, mais mon étiquette, c'est ma mobylette.

Solstice d'été
La semaine prochaine, c'est le «solstice d'été» pour le Voir Estrie. C'est comme ça que je nomme cette période au cours de la saison chaude durant laquelle il n'y a pas de publication. Le prochain numéro sera distribué le 7 août. D'ici là, soyez sages.
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Mobylette, femmes et Sherbrooklyn
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Vendredi, ce fut un grand jour pour moi car la compagnie Yamaha (il faut prononcer ya-ma-ha) m'a prêté une mobylette (et un casque, bien sûr). Je ne vous en dis pas trop car mon prochain Pop Culture risque de porter sur mes (més)aventures de scooter aux allures vintage. En tout cas, à rouler à 35 km/h sur la rue King, je me sentais le roi du monde. À suivre...
En soirée, pas de Fête du lac pour moi car il pleut (j'aurais pu mettre un parka, mais ça ne me tente pas). Je me suis donc rendu au Vieux Clocher de Sherbrooke pour la pièce de théâtre Huit Femmes. J'avais déjà vu le show l'hiver dernier au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke. Deux saisons plus tard, mon feeling est le même. Voici ce que j'en avais pensé: "À mon avis, Sherbrooke s'enligne pour un divertissement estival comme il n'a jamais eu: rassembleur, drôle et de bon goût! Les huit comédiennes offrent de solides performances. J'ai tout particulièrement aimé Sophie Faucher; malgré le fait que j'ai le "rire difficile", elle me faisait rigoler une réplique sur deux. La mise en scène fait quelques clins d'oeil au théâtre d'été, mais on ne tombe pas dans le cliché. C'est très efficace au niveau du suspense. Pour ceux qui n'ont pas vu le film (ou la pièce), toutes les femmes peuvent être la responsable du crime (le meurtre du seul homme de la maison). De plus, je trouve que l'adaptation québécoise est réussie; l'idée de situer l'histoire à North Hatley est particulièrement bonne. Le seul hic est que ça se déroule la veille de noël, mais on oublie cet élément assez rapidement." En allant voir la pièce à l'ancienne église de la rue Galt, je voulais voir comment le spectacle s'est adapté pour cette salle et si l'ambiance est bonne. À mon avis, le théâtre fonctionne avec la formule cabaret de l'endroit. Hier, il y avait une bonne foule pour applaudir les huit dames. Le théâtre en été semble être une voie à suivre pour le Vieux clocher de Sherbrooke.

Vers la fin de la pièce, on entendait les feux d'artifices de la Fête du lac des Nations; les murs du Vieux clocher en tremblaient. À la sortie, il était donc trop tard pour assister à ceux-ci. J'ai donc pris la direction du centre-ville pour une soirée Sherbrooklyn; Pleasure Zone's Boutique et Half Baked sont deux groupes de cette "écurie" et ils jouaient dans le cadre du OFF Fête du lac avec Parlovr, un groupe émergeant de la scène montréalaise. Pour un premier show Pleasure Zone's Boutique m'a drôlement épaté. Entouré de musiciens de Misteur Valaire et du Citoyen, le leader du groupe (Jerry Minogue) assurait joliment avec son grunge alternatif très rythmé. Bien hâte de revoir le groupe pour m'en faire une meilleure idée. Parlovr fut une belle découverte. Assurément, ça ressemble à Wolf Parade, mais il y a aussi un petit côté geek à la Weezer ainsi qu'une certaine joie de vivre (qui fait défaut chez Wolf Parade). Les chansons sont bonnes, mais il n'y a en pas beaucoup qui sortent du lot. Yann Godbout d'Half Baked me confiait avant son spectacle qu'il trouvait difficile de jouer après Parlovr qui donnait alors un foutu bon show. Il n'avait pas à s'en faire car en compagnie du batteur Pwell, Yann a offert à ses nombreux fans sherbrookois un spectacle en crescendo que j'oserais qualifier de meilleur show d'Half Baked depuis un bail (et des spectacles d'Half Baked, j'en ai vus à la tonne). J'entendais la rumeur qui voulait que la popularité du groupe monte en flèche dans la métropole et à voir le performance d'hier, je n'en doute pas. La formation a gagné en précision et n'a rien perdu du feu sacré. Peut-être que c'est moi, mais je trouve que Yann Godbout fait de plus en plus penser à Wayne Coyne des Flaming Lips en vieillissant (c'est un compliment). La grande question: quand aurons-nous droit à de la pyrotechnie lors d'un spectacle d'Half Baked?

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Lions, hippies, BV3 et pluie
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Jeudi. J'arrive sur le site de la Fête du lac des Nations alors que Marco Calliari débute son spectacle que je préfère écouter d'une oreille tout en me baladant dans le parc. Je prends une bière à un bar tenu par le club Lions de Sherbrooke (plusieurs associations gèrent les kiosques de boisson pour se faire un peu de sous). Je laisse un bon pourboire. Un gentil monsieur me laisse alors sa carte d'affaire et me dit de l'appeler si je veux faire partie du club. Je suis tenté.
Ma promenade me mène jusqu'au Bistro SAQ où Taafe Fanga effectue un gros "tam jam" qui sonne plutôt bien. C'est "baba cool"! Les hippies se déhanchent et les gens sont heureux. Moi, je bois ma bière des Lions et j'ai l'impression de faire partie du club. Pas celui des hippies, mais bien celui des Lions (grrr).
Je retourne à mon spot de mercredi pour voir les feux. Même pas besoin de bousculer les gens car l'endroit est libre (je blague car je ne suis pas du type à bousculer les festivaliers). Les pétards sont moins réussis que la veille, mais c'est un peu plus synchro et le musique est moins pénible (au lieu de Van Halen et Céline Dion, on a eu droit à un medley d'artistes présents à Woodstock en 69). Crime... je crois que je vais me proposer comme juge l'an prochain. Je serais cruel, mais juste.
Je cherche la tente média pour voir le spectacle de Bran Van 3000, mais il ne semble pas y en avoir. La tente tout en haut de la pente du parc est réservée pour un party privé qui accueille "le meilleur de la jeunesse" (je suis ironique car je suis fâché de ne pas avoir pu entrer). Je croise des "amies média" (car la compétition n'existe pas dans mon coeur) et on va se positionner pour voir le show. Belle foule! BV3 me fait sourire. Sur scène, ça trime dur pour faire lever le party et ça fonctionne bien. J'ai l'impression qu'on nous sert de la quantité (ils sont plus de 10 sur scène) avant la qualité (ce n'est pas très tight et tout les chanteurs font du surplace lorsqu'ils ne chantent pas), mais les retrouvailles sont joyeuses. James Di Salvio est en feu et la pluie qui tombe alors sur lui n'y change rien. Pour ma part, je suis fait en chocolat et une fois trempé, je retourne chez moi. La marche sous la pluie est tout de même agréable et je me dis que ce fut une très belle soirée.

La nuit, je rêve que je suis un Lion.
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Lac, feux, plantes et animaux
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Retour sur ma soirée d'hier. J'ai déambulé pour la première fois cette année sur le site de la Fête du lac des Nations. Sur mon passage, des effluves de pogos et de queues de castors viennent jusqu'à mon nez. Les ados se promènent en meutes et les petites familles se tiennent par la main. Grâce à mon cellulaire fourni par le travail (merci Voir), je réussis à rejoindre des amis à l'avant de la scène du spectacle de Pascale Picard Band. Ce n'est pas la première fois que je vois le spectacle, mais à chaque fois, je suis impressionné par le fougue scénique de cette fille. Il serait bien de proposer de nouvelles reprises (Portishead et These boots are made for walking de Nancy Sinatra, c'est bien mais on en revient...). De plus, est-ce que quelqu'un peut dire au guitariste que c'est possible de jouer debout!? À moins d'avoir un problème d'équilibre, il n'y a pas d'excuse...

Ce fut ensuite le tour des feux. Je n'avais jamais regardé ceux-ci de si proche (j'étais à deux pas de l'eau du lac). C'est très bien... On a eu droit à des pétards "nouvelle génération". Je comprends la population d'être au rendez-vous à chaque soir cette semaine.
Pour le restant de la soirée, j'ai fait faux bond à Dumas car l'un de mes groupes préférés, Plants and Animals, jouait au OFF Fête du lac (Dumas étant un mélomane, je suis sûr qu'il me pardonne). Depuis l'hiver dernier, j'ai apprivoisé son album Parc Avenue et c'est devenu le CD que j'écoute le plus régulièrement. On m'avait dit du bien de son spectacle, mais je ne m'attendais pas à ce que les trois membres du groupe soient des magiciens. Oui, Plants and Animals, c'est de la magie. Magie qui dépasse tous les feux d'artifices de la planète. Le show d'hier est mon moment fort en musique de 2008 jusqu'à maintenant. Vivement le retour de ce groupe à Sherbrooke! Je ne crois pas qu'ils seront difficile à convaincre car les musiciens semblent avoir appriécié leur soirée autant que la foule (en délire).

Aujourd'hui: BV3! ...à suivre.
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(André (Sauvé))
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Au lieu d'aller au parc Jacques-Cartier de Sherbrooke pour assister au triomphe des amis de Pete Möss en ouverture de la Fête du lac des Nations (je me reprendrai mardi prochain, le 22 juillet à 20h, car le groupe sera à la Place de la Cité pour un spectacle gratuit), je me suis rendu hier à Magog. Petit souper sympa au nouvel emplacement du resto les Péchés de Pinocchio sur la rue Principale (il faut goûter à La bonté divine! en entrée; le petit flanc de foie gras niché sur un tartare de canard est totalement divin... d'où le nom...). Ensuite, direction Vieux clocher de Magog pour le spectacle d'André Sauvé. La rumeur veut qu'on aime ou qu'on n'aime pas ce nouvel humoriste. Moi, j'aime. En entrevue, il fut gentil, brillant, généreux... Mais qu'en est-il sur scène? Hé bien, il fut gentil, brillant, généreux... et plus encore.
Les textes de Sauvé sont des prétextes à ouvrir des parenthèses sans nécessairement les refermer. C'est bien plus que de passer du coq à l'âne car toute l'étable y passe. Au coeur de sa folie, il reste un certain questionnement sur la recherche de soi, visiblement la principale activité de l'humoriste. Alors qu'on pensait surtout accrocher aux mots de Sauvé, c'est son non-verbal qui nous a charmé. Son passé de danseur de danse traditionnelle indienne fait en sorte qu'il livre une performance physique étonnante. Le numéro sur le divan est impressionnant car il débite son texte tout en effectuant des cabrioles. Vraiment réussi. Je retiens également le numéro lors duquel il nous explique comment partir une collection, celui qui se déroule à l'épicerie et le petit dernier qui implique plusieurs variantes du plus célèbre poème de Nelligan ("Ah... comme la neige a neigé...").
Il y a du Dany Turcotte (surtout pour son personnage de Dany Verveine), du Kramer (de Seinfeld), du Pierre Légaré, du Yvon Deschamps et du Marc Labrèche dans l'humour d'André Sauvé, mais l'hybride est totalement unique. Le "rodage" de ce one man show à Magog s'annonce aucunement pénible pour l'humoriste et son équipe car la spectacle est déjà solide dans son ensemble. J'ai un peu moins aimé les "personnages secondaires" ainsi que l'intro du spectacle, mais rien pour amoindrir le plaisir qu'on retire de ce show.

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Art et revendications
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Au cours de la fin de semaine, j'ai parcouru la plus récente parution d'une revue américaine que j'affectionne tout particulièrement. Cette publication, qui met de l'avant la scène musicale indépendante, se nomme Under the Radar, et le dernier numéro s'intitule «The Protest Issue 2008». On y jase du lien étroit entre le monde de la musique et celui de la politique en cette période (interminable) d'élections américaines. Ainsi, plusieurs groupes et chanteurs (Isaac Brock de Modest Mouse, Michael Stipe de R.E.M., Chris Walla de Death Cab for Cutie, Conor Oberst de Bright Eyes...), reconnus pour leurs positions tranchées à l'égard de la politique ou leurs implications dans différentes causes humanitaires, sont interrogés quant à la pertinence de ces prises de parole partisanes.
Malgré un dossier exhaustif, plusieurs questions restent sans réponse précise (cela va de soi). Est-ce que l'opinion d'une «vedette» peut influencer la population? Considérant la visibilité que les médias leur accordent, est-ce la responsabilité des artistes de s'impliquer politiquement ou socialement? Le débat est ouvert et je me permets de ramener ça à mon terrain de jeu, l'Estrie. Comme je suis ratoureux...
L'Estrie p(artisane)
Je crois très fortement en la résonance que peut avoir un message véhiculé par la culture. Je suis donc d'avis que la prise de position par le milieu des arts est importante lorsqu'il y a débat public, et ce, même (voire surtout) dans un contexte régional. Le dossier du Mont-Orford est un bon exemple, même s'il était également d'intérêt provincial. En prenant le bord des écologistes, plusieurs artistes (Richard Séguin, Clémence DesRochers, Serge Postigo, Marina Orsini, Vincent Vallières...) ont réussi à sublimer le débat entourant cette saga politique, sociale et environnementale qui se déroulait dans les Cantons-de-l'Est. Si on avait eu uniquement droit aux opinions des politiciens et des économistes, je ne crois pas que les conclusions auraient été les mêmes.
L'apport des artistes de la région aux réflexions concernant nos enjeux collectifs importe, car ce sont de libres penseurs. Mais sont-ils vraiment libres à ce point? Le milieu culturel des Cantons-de-l'Est étant en partie dépendant des subventions que lui accordent les différentes instances gouvernementales, il serait étonnant que des comédiens, des auteurs ou des musiciens de la région prennent position contre un dirigeant qui lui a offert du financement. Ça prendrait un brin d'audace. De plus, nos artistes locaux ne sont pas des «vedettes» à la Bono et ne peuvent pas tout se permettre; leur implication serait citoyenne et non dans le but de bénéficier d'une grande visibilité.
Malgré tout, je pense qu'il serait intéressant que notre milieu culturel s'implique davantage socialement et politiquement. Par exemple, je trouve amusant d'imaginer des artistes de l'Estrie appuyer un candidat lors d'une élection municipale. L'idée d'un Richard Séguin qui appuie le parti du Renouveau sherbrookois, c'est peut-être moins glamour que Bruce Springsteen qui s'associe à Barack Obama, mais avouez que ça dynamiserait le débat.

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Deux jours à tuer: une fête mémorable
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Dimanche pm. Je me rends à la Maison du cinéma pour voir Deux jours à tuer de Jean Becker. Le # sur mon billet me mène jusqu'à une petite salle du cinéma de la côte King. C'était plein... archiplein! Pas un siège de libre une fois tout le monde installé. Il faudrait opter pour une plus grande salle car le mot se passe: ce film est excellent!
En plus de nous offrir une excellente performance de Marie-Josée Croze (la préférée de plusieurs cinéphiles québécois), ce long-métrage comporte ce que le cinéma français a de mieux à offrir: des dialogues humains qui basculent du ludique au tragique, et qui nous font passer du rire aux larmes. Le drame est immense, mais Albert Dupontel joue (brillamment) un homme tellement cynique qu'on ne peut pas s'empêcher de rigoler. La séquence du souper de fête est mémorable. On passe donc par toute la gamme d'émotions. La photographie du film est également fort jolie grâce à certains paysages majestueux. En conclusion: le meilleur film français que j'ai vu depuis un bail. Ne ratez pas ça...

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Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke: financement d'un demi million de dollars
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Le Musée de Sherbrooke obtient du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF), un montant de 500 000 $ pour le renouvellement de son spectacle interactif. Le Musée compte deux expositions permanentes, Au fil des saisons qui présente la faune et la flore du Sud du Québec et Mon incroyable cerveau, un spectacle interactif. À cette programmation s'ajoute toujours une ou deux expositions itinérantes telles Nature Extrême et Microbes à la une! qui font partie de la programmation de cet été.
Avec l'appui du MCCCF, le Musée est maintenant en mesure d'entreprendre le renouvellement de son spectacle interactif. Ce multimédia proposera un voyage dans le temps inoubliable à la découverte de la vraie nature de la gorge de la rivière Magog et de la région. Il introduira aussi les enjeux actuels reliés à l'eau potable, à la protection de nos lacs et de nos rivières. L'innovation du projet résidera particulièrement dans son traitement muséographique très technologique. Un ensemble d'activités culturelles et éducatives viendra compléter le spectacle. Le projet de renouvellement est estimé à 719 000 $ et l'inauguration est prévue pour février 2010.

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5e Festival des Rythmes d'Afrique de Sherbrooke
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Du 29 juillet au 3 août, le Festival des Rythmes d'Afrique se déroulera un peu partout au centre-ville de Sherbrooke. Presque tous les établissements du coeur de la ville auront droit à un spectacle: Loubards, Beaux Dimanches, Contact, Téléphone Rouge, Tapageur, Living... Il y aura également des activités à la place de la Cité. Pour tous les détails, visitez ce site: www.rythmesdafrique.com.

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Mercredi dans la cité
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Mercredi dernier, je me suis fait une journée Concerts de la cité. Sur l'heure du dîner, je suis allé à l'avant de l'hôtel de ville pour écouter le tour de chant de mon collègue Tristan Malavoy. Première constatation: il est très bien entouré. Son pianiste et son bassiste sont d'excellents musiciens originaires de Sherbrooke. Ils nous ont offerts quelques-uns des Carnets d'apesanteurs (le titre de l'album), une nouvelle chanson, ainsi qu'une reprise de Jean-Louis Murat... mais la pluie a mis un terme à ce (trop court) concert. On pourra se reprendre car Tristan sera d'un spectacle-événement dans le cadre des Correspondances d'Eastman (le 7 août).
Le risque d'averse a déplacé le programme double de la soirée, The Banjo Consorsium et Alexandre Désilets, au Théâtre Granada. Même s'il s'agissait d'un show gratuit, je fus épaté du nombre de personnes présentes. Le 1er étage était plein et on m'a dit que le balcon l'était aussi (un employé de l'endroit parlait de 600 ou 700 personnes). Les sherbrookois du Banjo Consorsium n'ont pas donné leur meilleur spectacle de l'année dû à certains problèmes techniques et quelques faux pas, mais ils ont été impressionnants encore une fois. Beaucoup de gens découvrait le band et l'opération séduction a vraiment bien fonctionné. Une ovation debout a conclu la performance du Banjo Consorsium.
Quant à Alexandre Désilets, il avait la tâche difficile de poursuivre la soirée. J'aime beaucoup son disque Escalader l'ivresse et j'aurais aimé en penser tout autant de son spectacle, mais ce ne fut pas le cas. La musique ne semblait pas au service de sa voix. Certains effets qu'il faisait avec celle-ci tombaient à plat. Je l'ai trouvé un peu trop... maniéré dans sa façon de chanter. De plus, j'avais de la difficulté à croire à l'univers de cet auteur-compositeur-interprète aux allures de bodybuilder. Il y eut tout de même de très bons moments et je suis pas mal sûr que les choses se placeront pour lui. Il s'agissait du premier spectacle de sa "tournée". On lui donnera volontiers une seconde chance.

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Alexandre Désilets et Banjo Consorsium: ce soir au sec
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Avec toute cette pluie qui tombe, le Concert à la brunante de ce mercredi 9 juillet (The Banjo Consorsium et Alexandre Désilets) qui devait avoir lieu à la place de la Cité, sera présenté ce soir au Théâtre Granada de Sherbrooke à 20h. C'est gratuit!

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Marche ou crève?
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Depuis environ trois ans, j'habite à deux pas du centre-ville de Sherbrooke. Les bureaux de Voir Estrie étant situés sur la rue Wellington Nord, je me rends donc au travail à pied, et ce, tous les matins. Ainsi, ma voiture prend la poussière dans mon stationnement et la hausse du prix de l'essence me fait bien marrer (c'est rendu à combien, déjà?).
J'adore ma vie de piéton. Après le boulot, je me ramasse parfois un pain à la boulangerie La Brioche pralinée sur Frontenac (leurs croissants aux amandes sont déments). Il m'arrive également de monter la côte Marquette pour acheter des fruits de mer au Marché de poissons. Si j'ai une petite épicerie à faire, je me rends jusqu'aux Délices des Nations. Marcher au centre-ville, c'est aussi croiser des amis sur les terrasses et s'arrêter pour un verre ou une bouffe, c'est constater qu'il y a un spectacle en face de l'hôtel de ville et s'asseoir pour y assister, c'est arrêter au Musique Cité pour acheter un disque vinyle commandé quelques jours auparavant, c'est se rendre à la Maison du cinéma pour un film quand on se fait prendre par la pluie...
Lorsque Jean Perrault, le maire de Sherbrooke, a annoncé qu'il songeait à transformer la Wellington Nord en artère piétonnière, très égoïstement, j'ai trouvé l'idée excellente. Sans les voitures, mon mode de vie ne serait que bonifié. Toutefois, je sais très bien que ce n'est pas tout le monde qui voit les choses ainsi... car on n'habite pas tous le centre-ville. De plus, certains commerçants qui misent sur le va-et-vient des automobilistes sont craintifs et je les comprends.
Malgré tout, je trouve intéressant que le maire propose ce projet à la population (un «couple» qui fonctionne en est un qui a des projets, non?). Tout de même, il serait bien d'en savoir un peu plus sur ses intentions. Outre reproduire l'ambiance des rues piétonnes de Montpellier, un tel investissement doit viser des retombées tangibles. Le but est-il de redorer le blason de la ville? Après l'abandon de l'idée d'offrir le transport en commun gratuit pour toute la population (quel dommage), un centre-ville avec une rue piétonnière permettrait d'identifier un peu plus Sherbrooke comme une ville en santé, verte, écolo... Pourquoi pas...
Si l'intention est d'attirer davantage de gens au centre-ville, je crois qu'il y a encore du chemin à faire quant à la revitalisation du centre-ville avant d'y interdire la présence des voitures. La phrase-cliché de circonstance est: ne mettons pas la charrue devant les bœufs. Il faut un gros «nanane» pour que les gens prennent l'habitude de fréquenter le centre-ville à pied. Encore aujourd'hui, plusieurs vitrines de la Wellington sont plus tristes qu'un clown triste. Toutefois, on est sur la bonne voie. Grâce au dynamisme des nouveaux restaurateurs et commerçants, je crois que l'ambiance festive qui règne autour de l'hôtel de ville s'étend de plus en plus à tout le centre-ville.
Mais bon, que ce projet de rue piétonnière marche ou crève, moi, je continuerai de marcher.

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1ère Biennale d'art actuel extérieur de Sherbrooke
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La 1ère Biennale d'art actuel extérieur de Sherbrooke aura lieu au parc Blanchard les 26, 27 et 28 septembre (durant les Journées de la culture). Modeste pour la première année, ce sera «un événement plus qu'une exposition, une action urbaine à la fois pointue et populaire qui questionne notre présence dans un lieu et dans un milieu de vie». L'artiste Jacques Desruisseaux est impliqué dans ce projet.

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