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CFAK 88,3 FM: la meilleure radio universitaire au Québec
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La radio de l'Université de Sherbrooke a été nommée meilleure "Station de radio universitaire et collégiale de l'année - Marché central et régional". CFAK 88,3 FM obtient cet honneur pour une 2e année de suite. Pourtant, ça ne fait que 5 ans que cette radio est diffusée sur les ondes FM.

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Nouveau concours de musique à Sherbrooke: Pro-scène CKOY
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La "nouvelle" station de radio 104,5 CKOY organise un concours provincial de musique "dans le but d'aider les nouveaux groupes musicaux et chanteurs(ses) dans le domaine du rock au Québec"... et aussi, dans le but de remplir son mandat suite à ses engagements auprès du CRTC.
Contrairement au Festi Rock de Richmond, les artistes anglophones peuvent y participer. De plus, il y a deux catégories: auteur-compositeur-interprète et interprète. 15 000 $ et 50 heures d'enregistrement seront remis aux finalistes. Cela devrait intéresser les groupes en émergence qui ont un "son CKOY"... Ils ont jusqu'au 18 juillet pour s'inscrire.
La finale aura lieu le 22 août 2008 au Théâtre Granada de Sherbrooke. France D'Amour est la porte-parole de l'événement. Pour les détails, allez sur le www.ckoy.ca.

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Jeunesse culturelle
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À la suite d'une charmante invitation, je me suis rendu, il y a de cela quelques jours, dans une classe du niveau collégial du Séminaire de Sherbrooke pour jaser culture et médias avec des étudiants du profil Théâtre. Ce fut fort sympathique. Ayant un background en éducation, je trouve plutôt plaisant de me retrouver devant un groupe d'élèves.
Avant d'entamer l'échange, je les ai invités à m'écrire quelques phrases afin de répondre à la (très ouverte) question suivante: qu'est-ce que vous pensez du milieu culturel de notre belle région? Tout le monde m'a écrit un petit quelque chose. C'est pas mal fin.
J'ai trouvé leurs réponses plutôt intéressantes et je me suis dit que les points de vue de ces étudiants intéressés par les arts ont leur place dans cette chronique. Voici donc quelques-unes de leurs réponses...
Enthousiasme et optimisme
«La culture, c'est ce qui nous définit en tant que collectivité. Nous devons la mettre en relief par tous les moyens possibles. Je crois qu'elle se porte bien dans les Cantons-de-l'Est.»
«C'est tout ce qui regroupe les arts. Ça va du plus secret au plus voyant. En Estrie, tout se démarque!»
«C'est l'ensemble des activités et personnes reliées aux arts. Ici, c'est très bien développé, et ce, dans toutes les formes d'art.»
«Dans notre région, nous sommes très choyés puisque la culture est un point mis en valeur.»
«Le milieu culturel estrien est riche de plusieurs formes d'art. Partout dans notre région, on peut l'admirer et en profiter. C'est un heureux mélange de peinture, de théâtre, de musique... Bref, tout ce qui peut combler nos cinq sens.»
«Il y a beaucoup de jeunes artistes en devenir ici. Je pense que ce sont les jeunes peintres ou comédiens qui forment notre milieu culturel diversifié.»
Nuances...
«Notre milieu culturel est en développement.»
«Il est intéressant et diversifié, mais il manque de moments lors desquels tout le monde pourrait se regrouper et échanger, faire des liens...»
«Il y a plusieurs événements culturels en Estrie, sauf que les gens ne s'intéressent pas nécessairement aux productions d'ici.»
Art-Circuit
Je crois que les «bémols» soulignés par ces étudiants font beaucoup de sens. Tout n'est pas rose dans le merveilleux monde des arts. En Estrie, il est difficile de se faire connaître, d'obtenir du financement, d'atteindre un large public, d'avoir accès à des lieux de qualité... C'est encore plus difficile pour les jeunes créateurs...
Cela m'amène à vous parler d'Art-Circuit, un événement qui en est à sa neuvième édition et qui tente de pallier cette situation. Ce happening culturel qui a lieu chaque automne permet aux jeunes de Sherbrooke âgés de 15 à 25 ans de monter sur scène ou d'afficher leur art dans un contexte professionnel (à la Galerie Horace, au Théâtre Léonard-Saint-Laurent ou au Théâtre Granada). Au fil des ans, Art-Circuit a prouvé qu'il constituait un excellent tremplin pour les artistes en herbe d'ici. Ceux qui sont intéressés ont jusqu'au 19 mai pour s'inscrire. Il y a un formulaire à remplir; allez au www.summumcom.qc.ca pour vous le procurer ou pour plus d'information.
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Misteur Valaire: les rois de Sherbrooklyn
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Hier dans un Téléphone Rouge plein à craquer, les gars de Misteur Valaire ont prouvé une fois de plus qu'ils sont les rois de Sherbrooklyn malgré qu'ils soient devenus des montréalais. Le show que le groupe présente depuis un certain temps a gagné en fluidité en plus d'être bonifié d'excellentes nouvelles pièces. Si Misteur Valaire représente bien l'avenir de la musique au Québec, la prochaine génération aura de quoi s'activer sur le plancher de danse.

Le seul problème de la soirée d'hier fut la première partie, The New Cities. Malgré que les membres de ce groupe se donnent en spectacle, leur son à la Simple Plan ou The Killers a plutôt servi de faire-valoir aux héros de la soirée (je ne parle pas ici des Canadiens, mais de Misteur Valaire...).
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Faire toute la lumière sur Le vrai monde?
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Je trouve qu'il est toujours intéressant d'assister au théâtre de Michel Tremblay car les portraits semblent justes et les thèmes abordés s'emboitent telles les pièces d'un casse-tête qui dissimule un paysage du Québec d'autrefois. Toutefois, une fois la pièce terminée, j'ai souvent la réflexion que je ne fais pas partie du public cible de son théâtre. La réalité qu'il décrit est trop loin de la mienne. Mon attachement se limite donc à une certaine curiosité et une appréciation de son talent d'auteur. Le vrai monde? qui était présenté hier soir au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke était annoncé comme la pièce parfaite pour s'initier à Tremblay. J'étais initié, mais la pièce a confirmé mon sentiment.
J'ai aimé le jeu des comédiens, tout particulièrement celui des "personnages véritables". Je les trouvais davantage crédibles dans leur colère, leurs gestes, leurs émotions... quoique c'était peut-être voulu ainsi. Les "personnages imaginés" étaient moins en retenu car justement, ils disaient tout haut ce qu'ils pensaient tout bas. La dualité était évidente.
La mise en scène a donné lieu à de jolis jeux de miroir avec les vrais et les faux. Dès qu'un élément sortait du décor au centre de la scène, ça avait un bon impact! Le moment le plus fort fut lorsqu'un des faux s'attaque au décor; tout est mis à nu afin que la vérité sorte. Puissant!
Fait cocasse: un "spot" de lumière est tombé lorsque le comédien défaisait le décor. C'était clairement un incident! Une chance qu'un câble de sécurité retenait la lumière car les comédiens sont "du vrai monde" et qu'un "spot" sur le coco, ça doit faire bobo!

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Ultima Vez à Sherbrooke: soirée marquante
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Hier au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, la troupe belge de danse contemporaine Ultima Vez nous a offert une soirée inoubliable. Je crois que la mémoire de tous les spectateurs présents a été marquée au fer rouge par la performance des danseurs. Leurs mouvements étaient rapides, précis, audacieux... Les évocations étaient denses et puissantes, mais subtiles. Les 5 gars et 4 filles qu'on retrouvait sur scène hier doivent avoir une confiance aveugle en le metteur en scène Wim Vandekeybus, car il leur fait faire des choses étonnantes; ils mettent leur vie en danger pour effectuer les chorégraphies visiblement réglées au quart de tour, mais qui comportent inévitablement une part de danger, de hasard. Je pense bien sûr à cette chorégraphie durant laquelle ils se lancent des briques sur scènes. Je garde également des images très fortes de la «séquence des vestons» durant laquelle on entendait la voix rocailleuse du chanteur Arno, le Tom Waits belge. La violence extrême qu'évoquait la dernière chorégraphie risque également de me hanter pour un certain temps. L'humour était aussi au rendez-vous grâce aux interventions des danseurs lors des transitions. Voilà une célébration du corps et du mouvement qui marque... comme une brique en pleine face. Mon meilleur show de danse de la saison 07-08.

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3e Carte Blanche du Petit Théâtre de Sherbrooke: Marcelle Hudon
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Les Cartes Blanches du Petit Théâtre de Sherbrooke se suivent, mais ne se ressemblent pas. C'est au tour de Marcelle Hudon de présenter son spectacle multidisciplinaire intitulé Les cinq points cardinaux: Le voyage en autobus. C'est ce vendredi 25 avril à 20h30 au Tremplin 16-30 (95, rue Wellington Sud). On annonce un show unique avec des marionnettes automates et du théâtre d'ombre. Une histoire sur le temps et le paysage qui défile lorsqu'on regarde dans le rétroviseur... Les curieux devraient se rassasier.

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Festival de musique classique au centre-ville de Sherbrooke
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L'École de musique de l'Université de Sherbrooke dévoilait aujourd'hui la programmation de son Festival de musique. Du 10 mai au 6 juillet, la population sherbrookoise pourra assister à plusieurs concerts et événements au centre-ville de Sherbrooke, pour la plupart gratuitement. Les organisateurs ont dévoilé une programmation éclectique, orientée autour des œuvres du compositeur romantique, Brahms.
Des concerts, conférences et tables rondes seront donc offerts à plusieurs endroits du centre-ville, soit La NEF, le théâtre Granada, la Place de la Cité, la Brûlerie de café de Sherbrooke et l'église St-Patrick.
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Art-Circuit: inscriptions jusqu'au 19 mai
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Les jeunes artistes sherbrookois de 15 à 25 ans ont jusqu'au 19 mai pour poser leur candidature à la 9e édition d'Art-Circuit qui aura lieu le 28 septembre prochain au centre-ville de Sherbrooke. Toutes les disciplines sont acceptées et l'inscription est gratuit. Depuis 8 ans, Art-Circuit a fait ses preuves; c'est plus de 500 artistes en herbe que l'événement a accueillis jusqu'à ce jour. Inscrivez-vous! Tous les détails à l'adresse suivante: www.summumcom.qc.ca.
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Festival Orford: bon comme de la brioche
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La musique classique évoque entre autres chez moi des sorties qu'on faisait en famille lorsque j'étais gamin. J'ai un vague souvenir de spectacles qui se déroulaient les dimanches en avant-midi à l'ancienne Salle Maurice-O'Bready sur la colline universitaire sherbrookoise. Si je creuse encore dans ma mémoire, il me semble que c'était très peu cher, voire gratuit (difficile de me rappeler puisqu'à l'époque, ce n'était évidemment pas moi qui payais). La série de concerts s'appelait Sons et Brioches si je ne me trompe pas, car en plus des spectacles de musique classique, on y servait du café et des beignes... Pourquoi ne servait-on pas de brioches? Ce mystère me hante encore... J'imagine que Sons et Beignes, ça faisait moins winner...
Aujourd'hui, cette série de concerts n'existe malheureusement plus. Je suppose que le financement a fait défaut à un certain moment. Dommage. Une chance que d'autres organismes tiennent le fort afin que la musique classique soit «vivante» en Estrie.
Classique estival

Le Centre d'arts Orford propose l'une des plus belles célébrations musicales de la province. L'été, les mélomanes des Cantons-de-l'Est ne sont jamais en reste, car le Festival Orford offre chaque année des concerts de musique classique d'une qualité exceptionnelle et ce, depuis 57 ans. Cette semaine, on dévoilait la programmation de ce prestigieux événement. Je me permets de vous en souligner les grandes lignes dans le cadre de ce Pop culture.
L'édition 2008 du Festival Orford a beaucoup plus de tonus que celle de l'an dernier grâce aux nouveaux (et nombreux) commanditaires. Elle aura également une plus longue durée, car il y aura des spectacles jusqu'en octobre pour la Fête des vendanges et la Flambée des couleurs. Quelle bonne idée!
Le jazz occupe une belle place dans la programmation. Vic Vogel et le Jazz Big Band (le 20 juin) ainsi que le Trio Oliver Jones (le 19 juillet) y vont chacun à leur manière d'un hommage à Oscar Peterson.
C'est toutefois le classique qui est de mise à Orford. Plusieurs grands maîtres prennent d'assaut la scène du Centre d'arts. Le pianiste André Laplante a offert lors de la conférence de presse un aperçu de ce qu'il présentera en compagnie du violoncelliste Brian Manker le 21 juin prochain. Angèle Dubeau et la Pietà célébreront leur 10e anniversaire le 27 juin. Les Violons du Roy démystifieront les Variations Goldberg le 4 juillet. Anton Kuerti et son piano auront carte blanche le 5 juillet. Le New Zealand String Quartet sera exceptionnellement de passage au Québec le 11 juillet. Le Trio Hochelaga et Albert Millaire mélangeront la musique et le littéraire le 26 juillet. Le grand Louis Lortie se retrouvera à trois reprises dans la programmation, pour Visions de Prague (2 août), Mort à Venise (8 août) et Vienne la magnifique! (10 août), des concerts-voyages comme seul Orford sait nous en offrir. Il y en a d'autres, mais je m'arrête là...
Surveillez également les concerts Orford sur la route (www.arts-orford.org). Les spectacles de cette série sont gratuits, mais apportez votre propre brioche...
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Éric Lapointe vend sa peau à Sherbrooke
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Les billets pour le spectacle d'Éric Lapointe qui aura lieu le 18 octobre prochain au Théâtre Granada de Sherbrooke, sont en vente à partir d'aujourd'hui au guichet du Granada, à la boutique Au Tourne-Livre et sur le réseau Ovation. Rappelons que le chanteur lance cette semaine, son nouvel album intitulé Ma Peau. Fait à noter: la pochette du cd est métallique... les aimants peuvent coller dessus!!!

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Théâtre La Marjolaine: La fête des pères
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Le Théâtre La Marjolaine d'Eastman a dévoilé cette semaine la pièce qui sera jouée au cours de l'été 2008. Il s'agit de La fête des pères, une comédie de Jean-Raymond Marcoux, tout spécialement écrite pour La Marjolaine; on peut donc parler d'une création. La mise en scène est d'Yvon Bilodeau. C'est l'histoire de cinq compagnons qui vivent quelques mésaventures lors d'un voyage de pêche. Luc Chapdelaine, Jean-Pierre Chartrand, Normand Chouinard, Paul Dion et Antoine Durand sont les comédiens qui taquineront le poisson... et le public. Une «pièce de gars» qui plaira aux hommes parfois réticents face au théâtre et aux femmes, car elles sont bien curieuses de savoir ce que les hommes se disent entre eux, au dire de Marc-André Coallier. Pour un cinquième été, il est à la tête de ce merveilleux théâtre. Ça débute le 18 juin à Eastman, mais auparavant la troupe effectue une mini-tournée (Asbestos le 1er mai, Victoriaville le 2 mai, Terrebonne le 3 mai et Joliette le 29 mai). Pour plus de détails, consultez le www.lamarjolaine.info.

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Du théâtre en Tibicik à Sherbrooke
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Ce soir et demain (18 et 19 avril), les Productions Tibicik présente la pièce Et maman là-dedans? au Théâtre Léonard-Saint-Laurent de Sherbrooke. C'est une création et ça débute à 20h. Il s'agit d'une "comédie absurde qui intègre le théâtre et le conte". Rendez-vous y en marchant ou en conduisant votre bagole, mais sachez que le "tibicik" est de mise...
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Daniel Bélanger au Granada: spectacle reporté
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Le spectacle de Daniel Bélanger au Théâtre Granada de Sherbrooke prévu pour le 24 avril a été reporté au 27 novembre. Les billets vendus pour le 24 avril seront honorés et la vente continue pour le 27 novembre. Les détenteurs de billets peuvent obtenir un remboursement via la billetterie du Théâtre Granada.

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Pages Jaunes culturelles
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Que vous soyez à La Tuque, Coaticook ou Matane, si vous ouvrez le plus récent bottin téléphonique au tout début de la section des Pages Jaunes, vous trouverez un charmant clin d'œil au milieu culturel des Cantons-de-l'Est. Plus précisément, il s'agit d'un court portrait de la troupe sherbrookoise du Théâtre des petites lanternes, ainsi que d'une photo tirée d'une de ses productions, La grande cueillette des mots, c'est pas des paroles en l'air!.

Je trouve plutôt sympathique cette présence estrienne (et culturelle de surcroît) dans le seul «livre» que tous les Québécois possèdent. Ça m'a donné l'envie d'aller à la rencontre d'Angèle Séguin, directrice générale et artistique du Théâtre des petites lanternes, afin de jaser théâtre, implication communautaire... et Pages Jaunes.
Faire la différence
La troupe se retrouve dans le bottin car elle a reçu une distinction pour son engagement social. «Quand on a su qu'on recevait ce prix, ça a été une belle surprise», se rappelle Angèle Séguin. Le Théâtre des petites lanternes est une compagnie professionnelle de théâtre, mais c'est aussi une entreprise culturelle d'économie sociale. Le prix Faire la différence, remis par les Pages Jaunes, est une belle reconnaissance du travail effectué avec le milieu. «Ce qui nous anime le plus est de trouver comment le théâtre peut être un porte-voix à tout ce qui se passe actuellement dans la société. On essaie, dans notre travail avec les milieux, de faire rayonner leurs préoccupations sociales et humaines. Un prix comme celui-là vient décupler ce rayonnement. Tout le monde y gagne.»
Je trouve formidable qu'on mette en lumière ce qu'accomplit le Théâtre des petites lanternes, qui en est à sa 10e année d'existence. On entend (trop) peu souvent parler de ses productions... mais c'est normal, car celles-ci se tissent avec les milieux afin que la «lecture» de la société soit des plus actuelles. «C'est un très long parcours. Notre processus de diffusion est également particulier, car c'est nous qui interpellons les milieux. Si on décide qu'on fait une tournée, on va les approcher en leur demandant: "Est-ce que ça fait du sens qu'on vienne jouer chez vous?"»
Impact est la plus récente création professionnelle des Petites lanternes. Elle s'adresse aux jeunes de 11 à 15 ans et aborde des sujets qui témoignent de la nouvelle réalité de la jeunesse québécoise: hypersexualisation, cyberpornographie et consommation. Ce «théâtre forum» est actuellement présenté un peu partout au Québec et sera joué dans différents milieux en Estrie l'automne prochain... à la demande des établissements scolaires d'ici qui, on l'imagine bien, ont grand besoin d'un coup de main afin d'aborder ces sujets plutôt délicats.
Théâtre noble
Faire du théâtre engagé n'a rien de très... glamour, et c'est très bien comme ça. L'art n'est pas qu'une affaire de tapis rouge et de vedettes éphémères. La culture peut être une occasion de rapprocher les gens, de communiquer, de réfléchir, d'évoluer... Ainsi, je suis d'avis que le Théâtre des petites lanternes incarne ce qu'il y a de plus noble dans l'art. Même les Pages Jaunes me donnent raison.
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